Embrasse-moi !
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Description

Après un été mouvementé, Grace, Sienna et Amy se retrouvent à Londres pour une nouvelle année riche en émotions !
À la Fashion Academy, l’étau se ressert autour de Grace qui doit redoubler d’inventivité pour réussir. Sienna, de son côté, a du mal à se remettre du piratage de son site, et peine à faire avancer son projet d’agence. Quant à Amy, elle s’interroge sur Charlie depuis que celui-ci est l’objet d’une enquête pour cyberpiratage. Heureusement, l’amitié est plus forte que tout ! Et l’amour aussi ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 19 janvier 2016
Nombre de lectures 144
EAN13 9782215132707
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sommaire

Trois mois plus tôt, août, un été mouvementé
Questions en tourbillons
Le déclic
Escarpins
Des étoiles plein les yeux
3 heures du matin
Sur terre ou sur Vénus ?
Bulles ensoleillées
Se remettre en question
Soupçons

Septembre – Octobre, un automne à Londres
Home, sweet home
Projets
Au pied du mur
Le fil de l’inspiration
Une bonne surprise
Une rencontre pas comme les autres
Passionnée
La vérité, toute la vérité…
Une bonne fée
Jooba

Notes
À propos de l'auteur
Copyright
Dans la même collection
Pour Louise, alias Perce-­Neige. Passionnée, écrivain en herbe déjà chevronnée.
Je remercie aussi Patricia, qui a indirectement inspiré Grace et sa collection de bijoux…
Enfin, un grand merci à Raphaële Glaux, mon éditrice.
Prologue

Londres, 14 Lambay Crescent, 5 novembre
Grace se cala dans le canapé et prit son chat sur ses genoux. Didon se lova contre son ventre et, dès qu’elle commença à le caresser, ronronna doucement. Un moment de pur bonheur… Elle renversa la tête en arrière, ferma les yeux un bref instant et soupira d’aise.
– Enfin en vacances ! Je suis HS !
– Miss HC est HS ? plaisanta Amy qui disposait trois tasses de thé sur la table basse.
C’étaient de jolies tasses chinoises, finement décorées. La théière était tout aussi belle, blanche et rose. Le breuvage infusait. Trois minutes, pas plus, faute de quoi, le thé serait trop fort. Amy respectait ce rituel quoi qu’il arrive.
– Ne m’appelle pas comme ça, toi aussi, protesta Grace.
Elle se redressa, et Amy lui lança un coup d’œil moqueur.
– Miss HC, miss Haute Couture… Je croyais que tu aimais bien !
– Bof.
– Tu le lui as dit ?
– Bien sûr ! Au risque de le vexer.
– S’il se vexe pour si peu…
– Il est super-sensible.
Amy sourit.
– Autant que toi ?
– On est différents. En fait, non, on est pareils… mais différents ! En tout cas, je sais que je peux compter sur lui. Ça me change !
En prononçant ces paroles, Grace songea à tout ce qui s’était passé depuis son retour à Londres. Sa rentrée à la Fashion Academy, le programme de deuxième année à intégrer, sa déception suite à la manière dont les professeurs avaient accueilli son projet… Elle qui croyait être soutenue !
Et puis son incroyable histoire d’amour…
Last but not least 1 , le problème de Charlie, devenu aussi leur problème. Sienna, Amy et elle-même se sentaient aussi touchées que concernées, bien que Charlie ait essayé de les tenir à distance. Pour les protéger ? Ou parce qu’il avait honte ? Les deux, peut-être.
Oui, heureusement, les vacances de la Toussaint commençaient ce soir. Dix jours de relâche !
« De presque relâche », se rappela Grace. Elle devrait continuer à travailler. Dessiner, coudre, réfléchir… Créer, encore et encore. Sauf qu’elle n’aurait pas à se lever à 6 h 30 du matin et qu’elle pourrait aller le voir, lui qui lui manquait tant, tout le temps…
– Tu ne rentres pas en France ? demanda Amy, interrompant ses réflexions.
– Non, mes parents savent que j’ai trop à faire. J’irai à Noël. Et toi ? Quand rentres-tu ?
– Je ne retournerai pas chez moi avant Pâques. Mais ça ira… Je suis bien, ici. À Taïwan, dans ma famille, j’ai l’impression de redevenir ado, limite petite fille ! confia Amy en versant le thé.
– Pourquoi ? Ils te surveillent ? plaisanta Grace.
Amy hocha la tête.
– Tu rigoles, mais Jim, mon frère, se la joue un peu trop Big Brother is watching you.
– Ça veut dire quoi ? Il t’espionne ?
– Pas loin. Quand il a découvert pour Charlie…
Elle laissa sa phrase en suspens.
– Tout se finira bien, tu verras, promit Grace, espérant ne pas se tromper.
Amy esquissa une moue dubitative. En legging noir et sweat gris clair, elle venait de faire du yoga, comme chaque jour. C’était sa manière de tenter de maîtriser son anxiété, plus forte ces derniers temps. Il y avait de quoi. Tous ces chamboulements, dans sa vie… Ce stress !
– Par moments, j’ai encore des doutes, avoua-t-elle. Ça me change.
– Tu n’en avais pas, avant ?
– Quoi, des doutes ? Non, j’éprouvais une confiance totale et absolue, limite aveugle. Mais j’ai découvert le vrai Charlie…
À ce moment-là, Sienna les rejoignit, un grand sourire aux lèvres. Elle apportait un plateau garni de cookies tout juste sortis du four.
– Et voilà mon œuvre ! annonça-t-elle fièrement. Bon, certains sont un soupçon cramés, mais tant pis ! Vous parliez de quoi, au fait ?
– Devine, marmonna Amy.
Sienna hocha la tête.
– OK. On connaîtra le verdict tout à l’heure, non ?
– En principe, répondit Amy.
– C’est ce que Charlie a dit, rappela Grace en contemplant les biscuits ratatinés, noircis sur le bord. Hum, hum…
– Comment ça « Hum, hum » ? Tu critiques ? s’exclama Sienna, faussement indignée. Puisque c’est comme ça, interdiction d’en goûter !
– Je parie que même s’ils ne sont pas beaux, ils sont délicieux, affirma Amy, de nouveau enjouée. Ne pas se fier à l’apparence, règle numéro un ! C’est valable pour tout : les gens, les gâteaux…
– Ah, toi, au moins, tu es une vraie amie ! Tu m’encourages ! ajouta Sienna sur un ton de défi. Je vous signale que la pâtisserie et moi, ça fait deux… J’apprends !
Grace se mit à rire.
– Tu sais bien que je ne suis pas plus douée que toi !
– Parce que tu insinues que je ne suis pas douée ? rétorqua Sienna.
Grace l’observa, désemparée par la vivacité de son ton. Vêtue d’un jean et d’un pull ample, ses courts cheveux noirs en bataille, Sienna semblait si différente de la mannequin archisophistiquée – et maigre ! – qu’elle avait rencontrée l’année précédente. Elle était un peu plus en chair, et ça lui allait très bien ! Mais du coup, elle défilait moins, ce qui ne semblait pas la gêner. Évidemment, elle préparait un autre projet passionnant. Et ce projet la rendait encore plus dynamique… et autoritaire ; sûre d’elle… à outrance ?
– Je n’insinue rien ! Tu es vexée ?
Sienna haussa les épaules et croqua un cookie.
– Mmm… Delicious. Et les pépites de chocolat sont excellentes.
– Je confirme, renchérit Amy après avoir goûté à son tour.
– Sienna, ne me dis pas que je t’ai vexée ! insista Grace, décontenancée.
Elle se pencha pour saisir sa tasse de thé, et Didon bondit par terre, mécontent d’avoir été dérangé. Il resta assis quelques secondes, se lécha la patte droite puis se dirigea vers le radiateur électrique qui répandait une douce chaleur. Le nouveau convecteur imitation poêle à bois – il arborait de fausses bûches rougeoyantes – avait été installé cet été par Mme Dudley, la propriétaire. La maison du 14 Lambay Crescent, leur maison depuis un an maintenant, s’était avérée glaciale durant l’hiver dernier. Elles avaient attrapé rhume sur rhume à cause des courants d’air et du manque d’isolation. Mme Dudley avait promis d’intervenir, et elle avait tenu parole.
– Non, non, rassure-toi, de vexation il n’y a point ! chantonna Sienna en haussant les épaules. J’ai l’habitude, avec toi.
– Pardon ? fit Grace, perplexe. Tu as l’habitude de quoi ? À mon tour de te demander ce que tu insinues !
Sienna échangea un bref coup d’œil avec Amy qui se contenta de lever les yeux au ciel. Oh là là ! qu’est-ce que ça signifiait ?
– OK, sois franche, reprit Grace. Si quelque chose ne va pas, Sienna, si tu as des reproches à me faire, dis-le moi ! On a toujours été franches l’une avec l’autre !
Mais à ce moment-là, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Grace, Sienna et Amy se regardèrent. Il était bientôt 21 heures, c’était forcément Charlie.
Amy se leva d’un bond et gagna le couloir. « Qui est-ce ? » demanda-t-elle quand même prudemment avant d’ouvrir. Grace et Sienna l’entendirent rire, puis elle revint en tenant la main de Charlie. Tous deux souriaient. Charlie portait une casquette sur ses cheveux blonds, et ses yeux brillaient de joie. À côté de lui, si grand et mince, Amy paraissait minuscule, fragile et heureuse… Très heureuse, tout à coup.
Manifestement soulagée.
– Salut, la bande des trois ! déclara Charlie. La bande des trois géniales. Je vous dois vraiment une fière chandelle. Que serais-je devenu sans vous ?
Trois mois plus tôt Août Un été mouvementé
« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
A NTOINE DE S AINT -E XUPÉRY Le Petit Prince
1
Questions en tourbillons
Île de Taïwan, Tainan, 3 août
L’e-mail s’afficha à 22 h 07 sur le portable d’Amy. D’abord, elle crut avoir mal lu, mais non, l’expéditeur était bien charlie@miller.com . Qui se trouvait juste à côté d’elle…
Sur le petit écran, les mots semblaient surlignés, phosphorescents :

En raison du piratage de plusieurs sites de financement participatif hébergés par la même plate-forme sur Internet, et des plaintes consécutives, nous menons depuis plusieurs semaines une enquête d’envergure. Votre nom apparaît dans la liste des développeurs informatiques concernés, et votre déposition s’avère indispensable. À ce titre, vous recevrez une convocation au commissariat de Hampstead prochainement, ainsi qu’une copie papier de ce courriel. Nous vous remercions de vous tenir à notre disposition…

– Qu’est-ce que ça veut dire ? murmura-t-elle, abasourdie.
Elle relut l’adresse de l’expéditeur du message que Charlie venait de lui transférer : l.bloom@cyberpolice.com .
– Pourquoi tu reçois ça ? Et pourquoi tu me l’envoies ?
En face d’elle, affalé sur le canapé, Charlie sirotait un thé glacé. Apparemment tranquille, mais il agitait le pied droit. Quelques instants plus tôt, Amy avait remarqué ce signe de nervosité chez son petit ami, qu’elle avait attribué à la fatigue. L’appartement du 78 Chung Tao Road était climatisé, dehors, la température frôlait les 40 °C. Ils venaient de rentrer à la hâte : Charlie ne supportait pas cette chaleur étouffante, et malgré leur objectif plutôt motivant – trouver des costumes pour un festival de mangas –, il avait préféré retourner chez les parents d’Amy. Le cosplay 2 attendrait.
– Alors, tu me réponds ? s’impatienta Amy. C’est quoi, ce mail ? Cette enquête ?
Charlie fit glisser son téléphone sur la table basse d’un geste dégoûté.
– Ben, tu as lu, non ?
– Oui, mais tu crois que j’y comprends quelque chose ?
Charlie se racla la gorge, s’ébouriffa les cheveux. Amy l’observait, peu à peu envahie par un étrange sentiment d’incrédulité. Elle parcourut de nouveau le message.
– C’est vraiment la cyberpolice ?
– La police du Web, mouais, fit Charlie, très embarrassé. Ils savent tout sur tout le monde. Tu appuies sur la touche u de ton clavier, c’est enregistré quelque part et tu es fiché sans le vouloir…
– Qui est fiché ? demanda Jim, le frère d’Amy, en s’engouffrant dans le salon à cet instant-là.
De la sueur perlait sur son front. Il revenait de la salle de gym située au rez-de-chaussée de leur immeuble. Mince, pas très grand, musclé et robuste, il avait les traits plus typés que ceux d’Amy : il ressemblait davantage à leur père chinois qu’à leur mère, originaire d’Angleterre.
– Charlie a un petit problème, dit Amy, consciente de minimiser la vérité.
« On a un problème », aurait-elle dû préciser. Mais elle préféra ne pas inquiéter Jim. Ce n’était pas le moment : il avait décidé de partir voyager en Europe pendant plusieurs semaines, se détachant enfin de leurs parents. Il s’était toujours senti concerné par leur mésentente, il avait essayé de les aider… Et peut-être que ça avait marché car aujourd’hui, M. et Mme Wang ne voulaient plus divorcer. Ils consultaient un psychologue et faisaient le maximum pour sauver leur couple. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’Amy avait souhaité passer les vacances à Tainan avec Charlie. Elle avait eu envie de se sentir de nouveau en famille, de montrer à son père et à sa mère qu’elle les aimait et qu’elle était heureuse qu’ils se soient retrouvés.
Hélas, entre Charlie et elle, c’était apparemment l’inverse qui se produisait. Elle avait espéré que ce séjour lui plairait, qu’il désirerait découvrir le pays et ses coutumes… Mais il restait scotché à ses jeux vidéo, à chatter en ligne pendant des heures, le casque vissé sur les oreilles, comme si elle n’existait pas. Qu’ils soient à Taïwan, au cœur de l’Asie, si loin de la Grande-Bretagne, ne changeait rien à ses habitudes.
– Petit problème ? répéta Jim. À ta mine, little sister , je n’en suis pas si sûr…
Amy se força à sourire. Jim la connaissait bien. Il avait trois ans de plus qu’elle, et une licence de philosophie. Il analysait et réfléchissait beaucoup. Beaucoup trop ! Quelquefois, il se torturait l’esprit en vain, cherchant des solutions à toutes sortes de problèmes théoriques. Pour sa part, elle préférait méditer, peindre et dessiner. Ces derniers jours, elle avait d’ailleurs créé des styles de tatouages qui plairaient sûrement à Grace : des félins en mouvement ou en sommeil ; des chats, tigres et lions colorés.
– Ce n’est vraiment pas grave, t’inquiète, affirma-t-elle.
Jim l’observa fixement, devinant sans doute qu’elle taisait la vérité. Discret, il n’insista pas, mais jeta un coup d’œil perçant à Charlie.
– OK, je vais prendre une douche ! À tout à l’heure.
Dès qu’il eut quitté la pièce, Amy reporta son attention sur Charlie, qui détourna les yeux, gêné. Elle sentit sa gorge se nouer. Oh là, oui, c’était sérieux… Jamais il n’évitait son regard. En une fraction de seconde, plusieurs questions s’enchevêtrèrent dans son esprit. Comment allait-il se tirer de ce pétrin ? Comment Sienna réagirait-elle ? Et Grace ? Et Cara ? Elle pensait souvent à ses amies. Elle leur rapporterait des soieries, peut-être des foulards, des mooncakes 3 porte-bonheur…
Soudain, elle eut hâte de s’installer de nouveau dans sa petite maison de Londres, avec Sienna et Grace. En moins d’un an, toutes deux étaient devenues comme des sœurs. Mais depuis le mois de juillet, elle ne leur avait donné aucune nouvelle : elle était triste et déçue de ce qui se produisait avec Charlie, et ça la minait. Elle préférait ne pas en parler. Pas pour l’instant.
– Tu te rends compte de ce qui m’arrive ? reprit Charlie, interrompant ses pensées. Je voulais rendre service à ta copine, et voilà le résultat… Ça se retourne contre moi.
– Justement, je n’y comprends vraiment rien du tout ! Pourquoi tu es soupçonné ? s’indigna Amy. Tu as créé le site de Sienna et il a été piraté. L’argent qu’elle avait reçu a été volé ! Et maintenant, la police veut te convoquer… mais pourquoi ?
Charlie soupira, mal à l’aise. Il but plusieurs gorgées de thé glacé avant de répondre.
– C’était un site de crowdfunding 4 . Les gens ont soutenu son projet, ils ont versé des sommes… Et ça a attiré des escrocs. Parce que la plate-forme qui hébergeait ce site n’était sans doute pas fiable.
– Et tu l’ignorais ? Toi, le pro de l’informatique ? Le geek ? s’étonna Amy.
Charlie lui lança un regard sombre.
– Geek ?
– C’est ce que tu es…
– Geek ! Étiquette mégapéjorative ! Moi, mademoiselle, je suis étudiant en systèmes informatiques et communicants.
– Mais tu vas rentrer en troisième année !
– Et alors ? Ce n’est pas pour ça que je connais tout ! La programmation, les codes, je maîtrise, oui, mais parfois, il se passe des choses qu’on ne contrôle pas.
Amy se tut, envahie par un mélange de découragement et de perplexité. Elle aimait Charlie mais elle détestait cette facette de sa personnalité. Il refusait d’admettre qu’il ne pouvait pas se passer de jouer en ligne ou d’être simplement connecté. Il était addict . Et associé à une histoire de piratage qui impliquait Sienna…
Bon sang, pour que la cyberpolice s’intéresse à lui, c’est qu’il avait dû faire quelque chose de mal !
Elle se leva et regarda par la fenêtre. En contrebas de l’immeuble, il y avait une cour arborée où les enfants pouvaient jouer en fin de journée, quand la chaleur diminuait. Au loin, à la périphérie de la ville, des gratte-ciel s’élevaient sous le ciel blanc de chaleur. « Non, c’est sûrement une erreur… Il doit être innocent ! » se dit-elle alors, en appuyant le front contre la vitre.
– Amy, tu m’en veux ? demanda Charlie.
Elle ne répondit pas.
– Amy !
Le cœur battant, elle conserva le silence encore quelques secondes puis elle se retourna et soutint le regard de Charlie. Elle détestait montrer sa colère. Elle avait été élevée ainsi… Ne pas trahir ses émotions, surtout négatives, garder son calme… Mais brusquement, un tourbillon l’envahit.
– Oui, je t’en veux ! Tu aurais dû être prudent !

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