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Juste un esprit , livre ebook

64

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Français

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2024

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« Vous croyez aux esprits ? Ce n'était pas le cas d'Aaron avant sa rencontre avec Hina ! Ce jeune lycéen va voir sa vie chamboulée par sa rencontre avec une élève qui ne devrait plus être là et par les créatures qui l'accompagnent. Arrivera-t-il à retrouver une vie normale ? Le voudra-t-il ? »
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Date de parution

28 août 2024

EAN13

9782931283059

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Clémence Bouhier
Juste un esprit
Fairy Hope
ISBN Numérique : 9782931283059
Chapitre 1

La nuit dans ce lycée, on raconte qu'une jeune fille aux longs cheveux sombres s'y promène en chantant. Son chant est si triste. Celle-ci est accompagnée de deux petits esprits. On dit que si tu croises son regard qui est de la même couleur que l'améthyste, elle te maudit et une rose noire apparaît sur ta poitrine. À ce qu'il paraît, lorsque la rose fleurit complètement, elle vient te chercher où que tu sois et te dévore. On la surnomme la rose noire.
Lucie, une jeune fille aux cheveux blonds coiffés en une queue de cheval, pose ses mains sur le bureau d'Aaron en concluant cette légende. Un garçon peu enthousiaste face à son récit. Aaron passe sa main dans ses cheveux bruns pour les ramener en arrière. Elle le fixe de ses yeux marrons, ils pétillent. Son sourire est éclatant. Rien qu'à son expression, on peut constater qu'elle aime ces histoires effrayantes.
– N'est-elle pas intrigante ? Ça serait incroyable si je pouvais la voir en vrai.
Lucie croise les doigts en le souhaitant de tout son cœur. À son comportement, on peut se dire qu'il lui manque une case. Un jeune homme aux cheveux bruns du nom de James, le deuxième ami d'Aaron, ajoute son grain de sel ce qui énerve fortement Lucie. Il l'observe de ses yeux bleus d'un air blasé.
– Ce n'est que le résultat des rumeurs. Personne ne sait si elle est bien réelle.
– Évidemment qu'elle existe ! Sinon d'où sortiraient tous ces ragots ?
– Cela peut tout simplement être une fille qui chante dans les couloirs vides à la fin des cours. Aucun élève ne l'a réellement croisée, ils n'ont entendu que sa voix.
– Je n'y crois pas ! Je suis sûre qu'elle existe !
Ils se disputent une énième fois pour des histoires étranges. L'un n'y croit pas tandis que l'autre affirme le contraire. Aaron est mal à l'aise entre ses deux amis qui s'agacent et les gens qui les observent. Il frotte ses cheveux, cherchant une solution. Il finit par intervenir pour calmer le jeu.
– Arrêtez, vous attirez trop l'attention… ça ne sert à rien de vous prendre la tête.
Lucie et James s'a paisent un instant en lui lançant un regard. Ils se jettent sur lui, ils désirent chacun un allié. Aaron se retrouve coincé entre les deux. Ça ne pouvait pas être pire.
– Tu es d'accord avec moi, n'est-ce pas ? Ajoute Lucie.
– Dis-lui qu'elle se fait des films, rétorque James.
– Désolé je suis neutre, je vous laisse régler ça entre vous, je n'ai pas envie de me mêler à vos disputes. Le cours va bientôt commencer, allez à vos places.
Après s'être lancés un regard noir, ses deux amis s’exécutent. Chacun retourne à sa place, l'un devant le tableau et l'autre à droite de la pièce. Le professeur entre dans la classe, ainsi le cours débute. Aaron soupire de soulagement. Il ne sait plus comment les calmer. Ses yeux bruns se posent sur sa voisine, endormie sur son bureau. Une touffe de cheveux noirs sur la table, on ne voit même plus son visage. Le vacarme de Lucie et James n'a pas l'air de l'avoir dérangée. Aaron tapote doucement son dos.
– Réveille-toi, le cours commence.
Elle grogne puis ouvre délicatement les yeux. Sa chevelure est complètement décoiffée. Sa mèche tombe sur son œil gauche.
– Ah merci, t'es sympa, sa voisine lui sourit.
– Je t'en prie. Avec ce prof, il vaut mieux rester éveillé.
– Tu as raison, je n'ai pas envie de me faire remarquer. Tu me réveilleras donc quand je me rendormirai.
– Hein ? Pourquoi moi ?
Elle l'observe étonnée par sa réaction, puis lui adresse un grand sourire.
– Parce que tu as eu la gentillesse de le faire et tu es assis à côté de moi.
Elle baille pendant un instant sous le regard perdu d'Aaron. Sa voisine s'étire en poussant des petits bruits. Ça perturbe un peu le jeune homme. Il a l'impression qu'il ne pourra pas avoir le dernier mot. Il se concentre donc sur le son de la voix de son professeur et prend des notes. Il repense aux paroles de Lucie.
– Ces choses comme les fantômes, je n'y crois pas vraiment. Pourtant cette ville regorge de rumeurs comme sur cette mystérieuse fille. Tout le monde pense que c'est un esprit qui hante l'école. Comment pouvons-nous en être certains ? Avons-nous des preuves ? Murmure-t-il pour lui-même.
Sa voisine le contemple quelques minutes lors de son monologue à peine audible. Un petit sourire se dessine sur ses lèvres.
La journée se termine. Aaron sort du bâtiment avec James et Lucie. Son amie replace sa frange sous le regard blasé de James. Encore. Pendant une mini dispute entre les deux, Aaron cherche un stylo dans son sac, il a besoin de noter quelque chose sur sa main. Le jeune homme ne fait plus attention à eux et ne prend pas la peine de les écouter. Aaron se rend compte qu'il a oublié son crayon dans sa dernière salle de cours. Il prévient ses deux amis.
– Je reviens, j'ai oublié quelque chose.
– Tu veux qu'on t'attende ? Prononce James.
– Non, partez sans moi.
– Alors salut ! On se voit demain ! Dit Lucie.
– Si tu es bloqué dans le lycée, appelles-moi.
– Pas de problème ! Rassure Aaron.
Il salue James et Lucie puis court dans le bâtiment. Il n'y a presque plus personne dans les couloirs, ça lui fait bizarre. Tout le monde se précipite de partir à la fin des cours. D e toute façon qui voudrait rester ? Le soleil commence déjà à se coucher. Arrivé devant la salle, il l'observe rapidement.
– Ah le voilà !
Il récupère son crayon par terre près d'une des tables de cours puis se dirige vers le couloir, heureux que cela ait été vite. Il avait eu peur de perdre beaucoup de temps. Il n'aurait pas aimé rester bloqué dans le lycée.
– Les étoiles qui guidaient notre chemin sont maintenant cachées par ces nuages. Ce monde n'a plus d'avenir, il a sombré dans l'obscurité.
Une voix mélodieuse et triste résonne dans l'allée. Intrigué, il se dirige vers celle-ci.
– S'il existe un seul espoir, je veux le devenir. Devenir cette lumière oubliée.
Dans une pièce, assise sur la fenêtre, Aaron voit la silhouette d'une jeune fille. Deux petites choses volent à ses côtés. Son chant s'arrête quand son regard croise celui d'Aaron. Il n'arrive à s'en détacher. Malheureusement il ne parvient pas à la reconnaître à cause de la nuit qui tombe. Les lumières éteintes n'arrangent pas sa vision.
– C'est toi qui es t venu à moi, prononce-t-elle doucement.
Un choc se provoque en Aaron. Sa poitrine est douloureuse. Il a si mal qu'il ne tient plus debout et pose un genou à terre. Il ne comprend pas ce qu'il lui arrive. Un bruit de douleur sort de sa bouche.
Aïe.
La silhouette rigole doucement. Cette situation a l'air de l'amuser. Aaron essaye tant bien que mal de déceler cette personne. Malheureusement, il a de plus en plus de difficulté à l'entrevoir. Il parle difficilement à cause de la douleur.
– Qui… qui es-tu ?
– Ne l'oublie pas, dit-elle sans se préoccuper de ses mots.
Aaron s'écroule de tout son long sur le sol. Curieuse, la silhouette s'en approche. Ses deux esprits tournent autour l'observant de plus près. Elle dégage délicatement l'une des mèches de cheveux d'Aaron afin de voir son visage inconscient. Un sourire malicieux se dessine sur les lèvres de la mystérieuse silhouette.
Ce jour-là Aaron a fait sa rencontre. Une créature toute aussi attirante qu'effrayante. Un sourire carnassier sur le visage afin d'exprimer ses m auvaises intentions. Ce soir-là il a été maudit par la prétendue rose noire.
Chapitre 2

Aaron marche dans la cour en soupirant. Par chance, il n'a pas encore croisé ses deux amis. Il peut réfléchir en toute tranquillité à ce qu'il lui est arrivé hier soir. Ses souvenirs sont un peu flous, il ne s'en souvient plus trop. Juste l'image de la silhouette effrayante d'une jeune fille.
– Je n'arrive pas à croire que cette histoire sur la rose noire puisse être vraie.
Il se rappelle de ce qu'il s'est passé ce matin dans la salle de bain. Il enlevait tranquillement son tee-shirt comme à son habitude, puis il avait aperçu dans le miroir une rose pas encore éclose sur sa poitrine. Choqué, il l’avait regardée de plus près.
– C'est quoi ça !?
Il avait crié assez fort pour qu'on frappe à la porte de la pièce.
– Mon chéri, tout va bien ?
– Euh oui oui, j'ai juste été surpris par ma tête, avait-il dit avec un rire nerveux.
Sa mère s'en été allée, rassurée par sa réponse. Il avait l'air comme d'habitude. Aaron avait attendu qu'elle parte avant de toucher cette marque, toujours aussi confus . Il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Sa vision lui jouait-elle des tours ?
– Ça ressemble à un tatouage. Mais je n'ai pas le souvenir de m'en être fait un cette nuit.
Il avait posé ses mains sur le lavabo en ayant une révélation. Il s’était mis à angoisser. Si sa réflexion était exacte, ça avait un lien avec ce qu'il lui était arrivé la veille.
– Ne me dis pas que ça a un rapport avec cette silhouette… Est-ce que j'aurais rencontré la rose noire sans le vouloir !? Aaron avait placé l'une de ses mains sur sa tête. « Reprends-toi, il doit y avoir une bonne explication. »
Suite à tout cela il avait filé rapidement à l'école. Aaron soupire encore une fois en y repensant, sans se rendre compte que ses amis l'ont enfin rejoint. Ils le fixent, attendant qu'il sorte de sa réflexion. Mais aucune réaction. James décide de l'interrompre.
– Tu en fais une de ces têtes.
– Ah salut, désolé j'étais perdu dans mes pensées.
– C'est ce qu'on voit, le contrôle de maths te stresse ? Ajoute Lucie.
– Non je suis prêt.
Les trois am is se dirigent vers l'entrée du bâtiment sous le regard d'une silhouette. Celle-ci les observe du toit de la bâtisse. En entrant, Aaron met sa main dans sa poche et sent un bout de papier. Étrange. Intrigué, il le sort. Peut-être sa mère qui lui a laissé une liste de course. Ça lui arrive souvent depuis qu'il est lycéen.
Rejoins-moi derrière le bâtiment à la pause du midi.
Surpris, Aaron regarde autour de lui. Il ne sait pas comment ce morceau de feuille a atterri dans sa poche. Le jeune homme n'a pourtant rencontré personne

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