Tous pour Mouche !
69 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Tous pour Mouche !

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
69 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

Les aventures de Nina, Lucille et Clément, les pétillants triplés qui font mouche !

La vie suit son cours à Castelroc et petit à petit, les triplés prennent leurs marques entre gammes, entrechats et plaquages ! Mais un mystérieux voleur de bijoux menace la tranquillité du pensionnat… Les triplés viendront-ils à bout de ce mystère ? Une aventure menée tambour battant !

Découvrez les nouveaux héros de Nathalie Somers, l’auteur de la série Le Roman des filles !


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 juin 2015
Nombre de lectures 185
EAN13 9782215130413
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Le malicieux journal des sœurs Mouche au collège de Castelroc – Tous pour Mouche !
Vacances de la Toussaint à la maison !
Turlututu ballon pointu !
Le retour !
L’abominable Tribarnek
Le petit salon
Casse-Noisette
Olé !
Dur, dur !
Le rugby facile
Éruptions volcaniques
On prend les mêmes et on recommence
Cœur à cœur pour sœur à sœur
Cher journal…
Au voleur !
бабочка ou Babouchka ?
À tricheur, tricheur et demi !
Confidences pour confidences
Disparition mystérieuse
Souvenirs, souvenirs…
Plaquer ou ne pas plaquer, là est la question…
Chuuuuuuuuuut !
Fugue pour deux mineures
Pataquès à Castelroc !
J’accuse…
Tentation
Mystérieuse musique
L’heure fatidique
Une journée «rock’n’roll »
Jamais deux sans trois
Un voleur sachant voler…
Épilogue
Copyright
Dans la même collection
Vacances de la Toussaint à la maison !

« A ïe, aïe, aïe ! En avant ! En avant !
– Mais non Jean-Pierre, en arrière, en arrière !
– Non, non, “en avant” mon cher Patrick, c’est évident… »
La porte de la chambre s’ouvrit et la voix de Lucille s’éleva :
– Tu es sur YouTube, Nina ? demanda-t-elle. Qu’est-ce que tu regardes ? La bande-annonce de Danse avec les stars ? Un pas en avant, deux pas en arrière, trois pas sur le côté ? C’est une nouvelle danse ?
Nina, le front plissé par la réflexion, lui fit signe de se taire. Sur ses genoux, son petit frère Mathéo, âgé de deux ans, affichait le même air concentré.
– Chuuut Luce, dit-il d’un air important, « il faut écouter, j’te dis ».
Un sourire éclaira le visage de Lucille. À l’évidence, Mathéo ne faisait que répéter une phrase que Nina avait dû lui seriner. Sans insister, la jeune fille rejoignit sa sœur jumelle devant l’écran d’ordinateur. Elle éclata aussitôt de rire en découvrant ce qui la passionnait tant. Nina regardait bien une vidéo sur YouTube. Mais il s’agissait d’un match de rugby et non d’une démonstration de tango !
Avec un soupir de frustration, Nina appuya sur la touche « pause ».
– Rhâ, c’est malin de rire aussi fort ! Je n’ai rien entendu de ce qu’ils disaient. C’est un match super important, Castres-Toulouse, et je veux voir comment les Toulousains s’y prennent pour marquer un essai à la 42 e minute. Sur mon coach de rugby.com, ils disent que c’est un modèle du genre…
Lucille, qui était habituellement la plus posée des deux, redoubla de rires. Vexée, sa sœur rétorqua :
– Pas la peine de pouffer comme une madeleine…
– « comme une baleine », corrigea Lucille avant de repartir de plus belle à rigoler.
– … je suis en train de devenir une vrai « pro » du rugby, poursuivit sa sœur sans se soucier de l’interruption. Regarde toutes les notes que j’ai prises !
Fièrement, elle montra les pages d’un petit carnet fleuri rempli de son écriture serrée (« de vraies pattes de Mouche », disait sa mère en riant).
– Excuse-moi, dit Lucille en se calmant enfin, je ne voulais pas me moquer, en fait j’admire ton acharnement à vouloir comprendre ce sport. Quelles drôles de règles du jeu : pourquoi donc est-il interdit de faire des passes vers l’avant ? Ça me semble quand même plus logique de faire des passes en avant quand on avance, que des passes en arrière !
Mathéo, soudain lassé par ces discussions auxquelles il ne comprenait rien, se laissa glisser des genoux de sa sœur et se faufila hors de la chambre en déclarant :
– J’ai faim. Je veux un gâteau.
Nina le regarda sortir en pensant qu’il avait bien de la chance que ses parents tiennent un salon de thé. Des gâteaux, il y en avait toujours !
Haussant les épaules, elle finit par répondre à sa jumelle :
– Je ne cherche pas la logique. C’est du sport, donc c’est forcément un truc bizarre.
Lucille souleva les longs cheveux bruns de sa sœur et passa le bras autour de ses épaules.
– Je sais que tu n’aimes pas le sport, et je trouve que tu as beaucoup de mérite de passer autant de temps sur le Net pour apprendre tout ce qu’il faut savoir sur le rugby.
Nina pencha la tête de côté pour l’appuyer contre celle de sa jumelle.
– Je le fais parce que j’ai promis à Clément de l’aider à améliorer ses performances, dit-elle d’une voix bourrue, mais franchement, je me demande pourquoi je me casse la tête. Depuis qu’on est rentrés à la maison pour les vacances, il passe tout son temps avec ses anciens coéquipiers. Il joue les modestes mais laisse croire à tout le monde qu’il est devenu un champion à la pension. S’ils savaient qu’à Castelroc toute l’équipe n’arrête pas de lui répéter qu’il est nul !
– Mais tu ne diras rien parce que tu es une gentille sœurette…
Nina fit la moue.
– Chais pas… ça me démange quand même.
Lucille attrapa ses mains et la fit lever.
– Allons, solidarité de triplés !
– Mouais…
– De toute façon, pour l’instant, tu as autre chose à faire : Papa et maman ont besoin d’aide au salon de thé !

Quelques minutes plus tard, les deux filles se présentaient au rez-de-chaussée, dans la cuisine où étaient stockés biscuits, gâteaux, glaces, sorbets et autres douceurs, sucreries et compagnie.
– Ah ! Nina, enfin ! Où donc étais-tu passée ? demanda M. Mouche tout affolé en préparant un plateau.
– T’inquiète papa, c’est pas parce que je m’appelle « Mouche » que je m’étais envolée !
La plaisanterie n’était pas nouvelle dans la famille, mais elle amena tout de même un large sourire sur le visage de leur père.
– Très drôle ! dit celui-ci, mais ce n’est pas le moment de plaisanter. C’est le coup de feu ici ! Depuis que le soleil est sorti de derrière les nuages, toute l’île d’Oléron s’est donné rendez-vous sur notre terrasse. C’est génial, mais Le Jardin des délices n’est pas assez grand… Et en même temps, on ne peut pas se permettre de perdre des clients ! Oh, là là ! Comment va-t-on faire ?
Mme Mouche poussa la porte à double battant à ce moment précis. Elle portait trois plateaux chargés de vaisselle sale en équilibre et paraissait très lasse. Lucille se souvint alors que Mathéo, leur petit frère de deux ans, avait fait des cauchemars toute la nuit. Leur mère n’avait pas dû beaucoup dormir !
Pourtant, comme si elle avait suivi entièrement la conversation, elle énonça calmement :
– Il faut que l’une de vous deux aille accueillir les gens qui font la queue et leur distribue les cartes des desserts. Pendant qu’ils choisissent, ils ne voient pas le temps passer. La deuxième passe à chaque table où les gens ont fini de consommer et leur parle de la balade qu’il y a à faire jusqu’au bout de la plage et de l’aire de jeux pour les petits. Avec un peu de chance, ils libéreront plus vite leur place.
Aussitôt dit, aussitôt fait, Lucille prit les pochettes des menus et Nina se dirigea vers la terrasse du Jardin des délices. Chacune savait que Lucille était plus organisée et que Nina n’avait pas son pareil pour convaincre les gens.
Dehors, Nina retrouva Clément qui aidait à servir et à débarrasser. Avec ses cheveux blonds, il était difficile de croire qu’il était né le même jour que les jumelles. La nature avait parfois de l’humour. Nina s’approcha de lui. Discrètement, elle lui glissa :
– Alors champion, tu n’es pas avec la foule de tes fans cet après-midi ?
Le garçon leva les yeux au ciel et marmonna :
– Arrête de faire ta jalouse !
Quelques minutes plus tard, après avoir vanté les mérites de la balade sur la plage à deux couples de touristes, Nina recroisa Clément qui emportait un plateau vide.
– Jalouse ? Pourquoi donc je serais jalouse ?
– Parce qu’il y a des gens qui m’admirent et que tu ne peux pas en dire autant ! Tu n’as même pas pu jouer un nouveau morceau de piano à papa et maman !
Sur ce, Clément se dirigea bien vite vers la cuisine. Nina était toute rouge, mais elle se retint de le suivre. Avisant une famille avec de jeunes enfants, elle s’approcha d’eux pour leur expliquer comment se rendre à l’aire de jeu. Elle se demanda ensuite si son frère n’avait pas un peu raison. Il est vrai que Mme Tribarnek, son horribilis affreusis professeur de piano, ne lui avait fait travailler que des gammes depuis la rentrée. Du coup, elle avait déçu ses parents, qui s’attendaient à ce qu’elle les épate avec un mini-concert. Elle en avait profité pour leur expliquer combien cette prof était horrible et affreuse mais, au lieu de la plaindre, ils lui avaient conseillé de lui faire confiance. Faire confiance ? À cette mégère ? À ce monstrueux tyran aussi sympathique qu’un scorpion atteint du virus Ebola ? Certainement pas !
Nina souffla à fond pour se calmer. Sûr qu’elle arriverait à lui clouer le bec, à cette Tribarnek !
Mais pour l’heure il y avait d’autres urgences…

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents