Anne 02 - Anne d Avonlea
152 pages
Français

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Anne 02 - Anne d'Avonlea , livre ebook

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Description

Après Anne… la maison aux pignons verts, voici la suite de cette célèbre série qui a suscité un engouement incomparable chez un très large auditoire à travers le monde.Les lecteurs retrouveront avec bonheur les désopilantes et inoubliables aventures d’Anne Shirley. Génération après génération, les jeunes et les moins jeunes rêvent, rient et s’émerveillent en suivant fidèlement les péripéties de cette attachante jeune fille aux cheveux roux tressés et aux yeux émeraude.Anne Shirley vient d’avoir 16 ans. Institutrice, elle est plus impétueuse et espiègle que jamais, commentant le monde avec cette naïveté lucide qui la caractérise, parlant poésie comme les oiseaux chantent. Avec quelques amis, elle met sur pied la Société d’amélioration du village d’Avonlea mais il semble que cette bonne idée la plonge dans toutes sortes de situations embarrassantes…

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 janvier 2003
Nombre de lectures 39
EAN13 9782764420775
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

De la même auteure chez Québec Amérique
Anne… La série (10)
1) Anne… La Maison aux pignons verts
2) Anne d’Avonlea
3) Anne quitte son île
4) Anne au Domaine des Peupliers
5) Anne dans sa maison de rêve
6) Anne d’Ingleside
7) La Vallée Arc-en-ciel
8) Rilla d’Ingleside
9) Chroniques d’Avonlea I
10) Chroniques d’Avonlea II
Anne… La suite (5)
11) Le Monde merveilleux de Marigold
12) Kilmeny du vieux verger
13) La Conteuse
14) La Route enchantée
15) L’Héritage de tante Becky
Les nouvelles (4)
1) Sur le rivage
2) Histoires d’orphelins
3) Au-delà des ténèbres
4) Longtemps après





Nouvelle édition dirigée par Stéphanie Durand, éditrice
Conception graphique : Isabelle Lépine
Mise en pages : Nicolas Ménard et Marylène Plante-Germain
En couverture : © andlostluggage / photocase.com
Conversion en ePub : Nicolas Ménard
Québec Amérique 7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010
Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L'an dernier, le Conseil a investi 157 millions de dollars pour mettre de l'art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d'impôt pour l'édition de livres – Gestion SODEC.



Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Montgomery, L. M. (Lucy Maud) [ Anne of Avonlea . Français] Anne d’Avonlea. (Collection QA Compact ; 11) Traduction de : Anne of Avonlea . Éd. Originale : [1988] Publié à l’origine dans la coll. : Collection Littérature d’Amérique.
ISBN 978-2-7644-0188-0 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-0973-2 (PDF)
ISBN 978-2-7644-2077-5 (ePub)
I. Rioux, Hélène. II. Macdonald, Ruth. III. Macdonald, David. IV. Titre : Anne of Avonlea. Français
PS8526.O556214 2002 C813’.52 C2002-941015-0 PS8526.O556214 2002 PQ9799.3.M66A6214 2002
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2003
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2003
Traduction française : © Ruth Macdonald and David Macdonald, 1987. Édition française au Canada : Les Éditions Québec Amérique (Québec, Ontario, Provinces de l’Ouest), Ragweed Press (Provinces de l’Atlantique).
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
© Éditions Québec Amérique inc., 2003.
quebec-amerique.com



1
Un voisin courroucé
Par un chaud après-midi du mois d’août, une grande et mince jeune fille de seize ans et demi, aux yeux gris sérieux et aux cheveux que ses amis qualifiaient d’auburn, était assise sur le large seuil de grès rouge d’une ferme de l’Île-du-Prince-Édouard, déterminée à analyser un passage d’un livre de Virgile.
Mais un après-midi du mois d’août, alors que des vapeurs bleues serpentent dans les champs en pente, que des brises chuchotent comme des elfes dans les peupliers et que, dans un coin de la cerisaie, des coquelicots improvisent un ballet flamboyant contre un taillis sombre de jeunes sapins, n’est-il pas plus propice à la rêverie qu’à l’étude des langues mortes ? Le Virgile glissa bientôt sur le sol sans qu’Anne y prête attention ; le menton posé sur ses mains jointes et le regard fixé sur la masse de floconneux nuages s’amoncelant en une montagne blanche juste au-dessus de la maison de M. Harrison, elle était rendue très loin, dans un monde délicieux où une certaine institutrice accomplissait un travail magnifique, formant la destinée de futurs hommes d’État et insufflant dans le cœur et l’esprit des jeunes des idéaux nobles et élevés.
Bien sûr, si on regardait les choses en face et, il faut bien l’avouer, Anne ne s’y résolvait que lorsqu’elle y était contrainte, il semblait peu probable que beaucoup de célébrités émergent de l’école d’Avonlea ; mais on ne sait jamais ce qui peut se produire lorsqu’une institutrice exerce une influence salutaire. Anne était convaincue qu’un professeur peut accomplir de grandes choses à condition de prendre les bons moyens pour y parvenir ; elle se trouvait donc au beau milieu d’une scène idyllique, quarante années plus tard, avec un personnage célèbre — Anne ne savait pas encore exactement ce qui ferait sa renommée, mais elle se disait qu’un recteur d’université ou un premier ministre du Canada serait tout à fait approprié — s’inclinant sur sa main ridée et l’assurant que c’était à elle, en premier lieu, qu’il devait son ambition et que toute la réussite de sa vie reposait sur les leçons qu’elle lui avait inculquées jadis, à l’école d’Avonlea. Cette vision enchanteresse fut soudain interrompue de façon très désagréable.
Une petite vache jersiaise à l’air parfaitement innocent se précipita sur le chemin et, cinq secondes plus tard, M. Harrison arriva… si « arriver » est le terme juste pour décrire son irruption dans la cour.
Il sauta par-dessus la clôture sans prendre la peine d’ouvrir la barrière et, l’air furieux, se planta en face d’Anne qui s’était levée et le contemplait avec ahurissement. M. Harrison était leur nouveau voisin de droite et, bien qu’elle l’eût aperçu une ou deux fois auparavant elle ne l’avait jamais véritablement rencontré.
Au début d’avril, avant qu’Anne soit revenue de Queen’s, M. Robert Bell, dont la ferme était contiguë au domaine des Cuthbert à l’ouest, avait vendu sa propriété et déménagé à Charlottetown. Un certain M. J.A. Harrison avait acheté la ferme. Tout ce qu’on savait de lui, c’était son nom et sa province d’origine : le Nouveau-Brunswick. Mais il s’était à peine écoulé un mois depuis son arrivée à Avonlea qu’il avait déjà acquis la réputation d’être un individu bizarre… un « excentrique », selon M me Rachel Lynde. M me Rachel avait son franc-parler. Ceux d’entre vous qui ont déjà fait connaissance avec elle s’en souviendront. M. Harrison semblait certainement différent — et, comme chacun le sait, c’est là la caractéristique essentielle d’un excentrique.
Tout d’abord, il tenait lui-même sa maison et avait déclaré publiquement qu’il ne voulait voir rôder aucune écervelée de femme autour de son territoire. La population féminine d’Avonlea prit sa revanche en colportant d’épouvantables ragots sur sa façon de tenir maison et de faire la cuisine. Le petit John Henry Carter de White Sands, embauché par lui, fut à l’origine des racontars. En premier lieu, il n’y avait pas d’heure fixe pour les repas chez M. Harrison. Ce dernier « prenait une bouchée » lorsque la faim se faisait sentir, et si John Henry se trouvait dans les parages à ce moment-là, il partageait avec lui ; sinon, John Henry devait attendre jusqu’à ce que l’estomac de M. Harrison crie de nouveau famine. John Henry affirmait lugubrement qu’il serait mort de faim s’il n’était pas revenu « faire le plein » chez lui le dimanche et si sa mère ne lui remettait chaque fois un panier de victuailles à emporter le lundi matin.
De plus, M. Harrison ne lavait la vaisselle que les dimanches de pluie. Il la lavait alors en entier dans la barrique d’eau de pluie, puis il la laissait sécher là.
En outre, M. Harrison était « près de ses sous ». Lorsqu’on lui demanda de souscrire pour le salaire du pasteur Allan, il répondit qu’il attendrait d’entendre les sermons pour en déterminer la valeur en dollars… il n’était pas homme à acheter chat en poche. Et lorsque M me Lynde alla chez lui solliciter une contribution pour ses missions — et jeter par la même occasion un œil sur l’intérieur du logis —, il lui dit qu’il y avait plus de païennes parmi les vieilles commères d’Avonlea que n’importe où ailleurs à sa connaissance et qu’il se ferait un plaisir de contribuer à une mission visant à les évangéliser si elle en mettait une sur pied. M me Rachel s’enfuit et déclara que c’était une chance que la pauvre M me Robert Bell dorme en paix dans sa t

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