Anne 05 - Anne dans sa maison de rêve
143 pages
Français

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Anne 05 - Anne dans sa maison de rêve , livre ebook

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Description

Voici le plus grand classique canadien-anglais de tous les temps, vendu à plus de 60 millions d’exemplaires, traduit en 40 langues et adapté plusieurs fois pour le cinéma et la télévision. L’histoire de cette petite orpheline de l’Île-du-Prince-Édouard a véritablement envoûté les jeunes et les moins jeunes!
Anne Shirley et Gilbert Blythe sont enfin mariés. Ils ont quitté Avonlea pour s’installer à Glen St. Mary, dans un village de pêcheurs où Gilbert pratique la médecine. Ils habitent une petite maison blanche bâtie sur la grève du port. Entourée d’arbres et située près d’un ruisseau, elle ressemble à un véritable rêve pour la jeune Anne.
C’est dans cet environnement remarquable – et grâce à l’arrivée de plusieurs nouveaux personnages – que l’inimitable Anne mènera une existence parsemée d’incidents drôles et de moments tragiques. Car la vie se déchaîne toujours autour de cette amoureuse de la nature et des gens!

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 mai 2005
Nombre de lectures 22
EAN13 9782764420799
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

De la même auteure chez Québec Amérique
Anne… La série (10)
1) Anne… La Maison aux pignons verts
2) Anne d’Avonlea
3) Anne quitte son île
4) Anne au Domaine des Peupliers
5) Anne dans sa maison de rêve
6) Anne d’Ingleside
7) La Vallée Arc-en-ciel
8) Rilla d’Ingleside
9) Chroniques d’Avonlea I
10) Chroniques d’Avonlea II
Anne… La suite (5)
11) Le Monde merveilleux de Marigold
12) Kilmeny du vieux verger
13) La Conteuse
14) La Route enchantée
15) L’Héritage de tante Becky
Les nouvelles (4)
1) Sur le rivage
2) Histoires d’orphelins
3) Au-delà des ténèbres
4) Longtemps après





Nouvelle édition dirigée par Stéphanie Durand, éditrice
Conception graphique : Isabelle Lépine
Mise en pages : Nicolas Ménard et Marylène Plante-Germain
Lecture de sûreté : Sabrina Raymond
En couverture : © Agnes Kantaruk / shutterstock.com
Conversion en ePub : Nicolas Ménard
Québec Amérique 7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010
Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L'an dernier, le Conseil a investi 157 millions de dollars pour mettre de l'art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d'impôt pour l'édition de livres – Gestion SODEC.



Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Montgomery, L. M. (Lucy Maud) [Anne’s house of dreams. Français] Anne dans sa maison de rêve Nouv. éd. (Collection QA Compact) Traduction de : Anne’s house of dreams. Publ. à l’origine dans la coll. : Collection Littérature d’Amérique. Traduction. c1990.
ISBN 978-2-7644-0438-6 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-0976-3 (PDF)
ISBN 978-2-7644-2079-9 (ePub)
I. Rioux, Hélène. II. Titre. III. Titre : Anne’s house of dreams. Français.
PS8526.O55A6814 2005 C813’.52 C2005-940440-X PS9526.O55A6814 2005
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2013
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2013
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés
© Éditions Québec Amérique inc., 2018.
quebec-amerique.com



Je remercie Paul Stever pour son aide précieuse tout au long de la traduction de ce livre.
Hélène Rioux


Un rêve devient réalité
Les vents de la nuit commençaient leurs danses sauvages au-delà de la jetée et les lumières du village de pêche de l’autre côté du port brillaient au moment où Anne et Gilbert empruntèrent l’allée de peupliers. La porte de la petite maison s’ouvrit, et une chaude lueur venant du foyer scintilla dans le crépuscule. Gilbert prit Anne dans ses bras pour la faire descendre du boghei et la conduisit dans le jardin par une petite barrière entre les sapins aux cimes rousses ; ils s’avancèrent dans le sentier rouge, étroit, jusqu’au seuil de grès.
« Bienvenue chez nous », murmura-t-il et, main dans la main, ils franchirent le seuil de leur maison de rêve.


1
Dans le grenier de Green Gables
« Dieu merci, j’en ai fini avec la géométrie, qu’il s’agisse de l’apprendre ou de l’enseigner », s’exclama Anne d’un ton un tantinet vindicatif en laissant tomber un volume d’Euclide quelque peu défraîchi dans un gros coffre de livres du grenier ; elle claqua le couvercle d’un air triomphant et s’assit dessus, levant sur Diana Wright des yeux gris qui ressemblaient à un ciel matinal.
Le grenier était, comme devraient l’être tous les greniers, un lieu sombre, évocateur, merveilleux. Par la fenêtre ouverte, auprès de laquelle Anne était assise, entrait la brise douce, embaumée et ensoleillée d’un après-midi d’août ; dehors, les branches des peupliers bruissaient et s’agitaient dans le vent ; un peu plus loin, le Chemin enchanté des amoureux s’ouvrait dans la forêt, et dans le vieux verger, les pommiers avaient encore leur splendeur rosée. Et, au-dessus de tout cela, des nuages floconneux formaient une chaîne de montagnes dans le ciel méridional. Par l’autre fenêtre, on apercevait au loin la mer azur crêtée de blanc – le magnifique golfe du Saint-Laurent – sur lequel, tel un joyau, flottait Abegweit, dont le nom amérindien, tellement plus doux, plus joli, avait depuis longtemps été remplacé par celui, plus prosaïque, d’Île-du-Prince-Édouard.
Diana Wright, de trois ans plus âgée que la dernière fois que nous l’avons vue, avait entre-temps pris un certain embonpoint. Mais ses yeux étaient aussi noirs et brillants, ses joues aussi roses et ses fossettes aussi ravissantes qu’autrefois quand elle et Anne Shirley s’étaient juré une amitié éternelle dans le jardin d’Orchard Slope. Elle tenait dans ses bras une petite créature endormie aux boucles noires, que les gens d’Avonlea connaissaient depuis deux années heureuses comme la « petite Anne Cordelia ». Si les gens d’Avonlea savaient évidemment pourquoi Diana l’avait appelée Anne, Cordelia les laissait cependant perplexes. Il n’y avait jamais eu de Cordelia dans la parenté des Wright ni des Barry. Selon M me Harmon Andrews, Diana avait dû trouver ce nom dans quelque mauvais roman, et elle était étonnée que Fred n’ait pas eu assez de bon sens pour s’y opposer. Mais Anne et Diana s’étaient souri. Elles savaient bien comment Anne Cordelia était devenu son nom.
« Tu as toujours détesté la géométrie, dit Diana en souriant avec nostalgie. Tu dois être contente d’en avoir terminé avec l’enseignement, en tout cas. »
« Oh ! J’ai toujours aimé enseigner, mais pas la géométrie. Les trois années que je viens de passer à Summerside ont été très plaisantes. À mon retour à la maison, M me Harmon Andrews m’a dit que je me trompais si je pensais que la vie de femme mariée est plus facile que celle d’institutrice. De toute évidence, M me Harmon pense comme Hamlet qu’il vaut mieux supporter nos peines que voler vers celles qui nous sont encore inconnues. »
Le rire d’Anne, aussi joyeux et irrésistible qu’autrefois, avec une nuance nouvelle de charme et de maturité, résonna dans le grenier. Marilla, qui était en bas dans la cuisine en train de concocter des conserves de prunes, sourit en l’entendant ; puis elle soupira à la pensée qu’on n’entendrait plus que rarement ce cher rire à Green Gables. Rien, dans la vie de Marilla, ne l’avait jamais autant réjouie que d’apprendre qu’Anne allait épouser Gilbert Blythe ; mais toute joie comporte sa petite ombre chagrine. Au cours des trois années à Summerside, Anne était souvent venue passer les vacances ou des fins de semaine ; mais, après son mariage, on ne pouvait guère espérer plus qu’une visite semestrielle.
« Tu ne dois pas t’en faire avec les propos de M me Harmon, fit Diana avec la calme assurance que lui conféraient quatre années d’épouse et de mère. Le mariage a ses hauts et ses bas, bien entendu. Il ne faut pas s’attendre que tout soit toujours facile. Mais je peux t’assurer, Anne, que c’est une vie heureuse quand on est mariée à l’homme qui nous convient. »
Anne retint un sourire. Les airs de vaste expérience que Diana se donnait l’avaient toujours un peu amusée.
« J’imagine que j’arborerai les mêmes airs après quatre ans de mariage, pensa-t-elle. Bien que mon sens de l’humour m’en préservera sûrement. »
« Avez-vous décidé où vous allez vivre ? » demanda Diana, en caressant la petite Cordelia d’un geste inimitablement maternel qui envoyait toujours au cœur d’Anne une multitude de rêves doux et encore inexprimés, sensation à mi-chemin entre le plaisir pur et une douleur étrange et éthérée.
« Oui. C’est ce que je voulais te dire quand j’ai téléphoné pour te demander de venir aujourd’hui. En passant, j’ai peine à me faire à l’idée que nous ayons réellement le téléphone à Avonlea maintenant. Cela sonne tellement à la page et moderne pour ce village ancien si charmant et somnolent. »
« C’est grâce à la S.A.V.A. 1 , dit Diana. Nous n’aurions jamais obtenu la ligne s’ils n’avaient pris la chose en main. Ils ont reçu suffisamment de douches froides pour décourager n’importe qui. Mais ils ont tenu bon. Tu as fait quelque chose de splendide pour Avonlea lorsque tu as fondé cette société, Anne. Quel plaisir nous avons eu à nos réunions ! Pourras-tu jamais oublier le mur bleu et le projet de Judson Parker de peindre de la publicité de médicaments sur sa clôture

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