Confidences pour confinement
73 pages
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Confidences pour confinement , livre ebook

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Description

« Confidences pour Confinement » a été rédigé entre le 15 mars et le 11 Mai 2020.
Marie Paule Guillemard a commencé par écrire chaque jour un billet d’humeur sur ce qu’elle observait et ressentait à propos de la pandémie COVID19.
Elle s’est ensuite rendu compte que ses textes pouvaient être réunis dans un recueil portant témoignage sur cet événement inédit, qui nous a cloué chez nous et a bouleversé le Monde et nos vies.
Une hémorragie de motsDégouline de mon styloElle traduit ainsi des maux,C’est du sang et c’est de l’eau. Je les crache, je les vomisSans chercher de parti pris.Fiévreux, j’ai perdu le goût,Tant de pleurs, tant de dégoût ! Cette blessure s’est ouverteQuand pandémie nous a été offerte.COVID19, épidémie malsaine,Nous a plongé en quarantaine.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782379791857
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0100€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Marie-Paule Guillemard
Confidences pour confinement
ISBN numérique 978-2-37979-185-7
ISBN papier 978-2-37979-184-0
© juin 2020
Marie-Paule Guillemard

Couverture : création Emmanuelle Guillemard


A Luc
à mes enfants
et petits enfants
à ma famille
à mes amis


DES MOTS POUR DES MAUX
Une quantité de mots Jaillissent de mon stylo. Je commence par les jeter Sur une feuille de papier, Je vais tenter de les trier Et enfin de les assembler.

Ils viennent, s’imposent à moi Sans que je sache pourquoi. Ils semblent traduire des maux Même si parfois ils sonnent faux, Augmentant mon désarroi C’est inquiétant quelquefois.

Où vais-je chercher ces idées ? Une interrogation à creuser ! Elles viennent se faufiler Dans ma tête, se bousculer. Parler des choses c’est éviter De se laisser traumatiser.

Se remettre en question Développe l’imagination, Amène à réflexion, Entraîne à la méditation, C’est un facteur de protection Même si c’est sans projection.

Il ne faut pas s’en priver, Ça vous permet d’évacuer Les tentions accumulées Le temps que nous sommes emprisonnés, Même si mieux que moi d’autres sauront Vous rendre compte de la situation.

Ce sont juste des billets d’humeur Des vers libres, car j’ai peur De vouloir les enfermer Et les priver de liberté. Je ne leur cherche pas de pieds, Je les laisse seulement s’envoler.

Car ce n’est pas mon intention D’attirer votre attention Ou de forcer l’admiration Par ma folle imagination. Je souhaite juste à ma façon Eviter de tourner en rond... en me faisant une raison.



DES MOTS et DES MAUX
Une hémorragie de mots Dégouline de mon stylo Elle traduit ainsi des maux, C’est du sang et c’est de l’eau.

Je les crache, je les vomis Sans chercher de parti pris. Fiévreux, j’ai perdu le goût, Tant de pleurs, tant de dégoût !

Cette blessure s’est ouverte Quand pandémie nous a été offerte. COVID19, épidémie malsaine, Nous a plongé en quarantaine.

C’est un virus violent, qui facteur aggravant Vous prive de vos amis, familles et enfants. Il vous prend au cœur et aux poumons Comme une chape de plomb.

De la plaie suinte la peine D’avoir perdu un Parent. De l’hémoglobine en chaine, Ça étouffe, c’est angoissant.

Je serre les poings, retiens mon souffle Quand me vient une quinte de toux, Je crains qu’à mon tour je souffre De ce mal qui tue comme un fou.

Je ferme les yeux, je croise les doigts, Je prie sans savoir pourquoi. J’implore le Ciel pour qu’au bout de ma main Jaillisse L’Espoir, pour écrire Demain.



PANDEMIE INEGALEE
Évènement unique dans l’Histoire de l’Humanité Virus, qui de Chine s’est échappé, Est venu nous impacter, A mis la France à l’arrêt Malgré notre complexe de supériorité. C’est d’une extrême gravité.

Une pandémie inégalée, D’une monstrueuse dangerosité. Sa fulgurante contagiosité Est d’une réelle complexité ! Symptômes, séquelles constatées Dans les poumons, souvent dévastés.

Patients contaminés, hospitalisés Nécessitant parfois d’être intubés Sédatés, drogués, en coma artificiel plongés, Médicaments inoculés pour apaiser. Moral et corps laminés, Aux anticorps souvent diminués.

Soignants sans cesse affairés, Redoublant d’efforts pour les accompagner, Pour tenter de les soulager. Conciliants, inquiets, parfois désespérés, Face à ces malades alités Qu’il faut soulever, retourner, laver, réhydrater...

Sortant du sommeil, enfin sauvé, Refusant de lâcher et voulant se relever, Le bougre rêve de hurler, ses mains sont attachées. Personne n’est à son chevet Il a peur de rechuter, peur d’être abandonné, Seul dans sa chambre stérilisée.

Dehors il a vu garé Un camion réfrigéré Qui contient des corps à inhumer, Cet homme est bouleversé L’esprit embrumé, désorienté, Il se promet de changer.

Le confinement réalisé Est-il d’une grande efficacité ? Les spécialistes semblent inquiets, Malgré bon nombre de miraculés Une seconde vague est-elle à redouter ? Le virus peut muter, avant d’être éradiqué ?

Les molécules sont triturées Un vaccin est étudié, Des traitements sont à l’essai, On ne sait rien de leur efficacité ! Il reste donc à Espérer Qu’enfin remède soit trouvé.


PANDEMIE-ENNEMIE
Sur la ville s’est abattu Un silence assourdissant Toutes vides sont les rues, Libérées de leurs passants

Les boutiques sont fermées Plus de resto, ni de ciné, Question de sécurité. Il nous faut affronter.

Dans les parcs plus un enfant La classe est faite par les Parents. Oyez, oyez braves gens “Restez chez vous”, c’est important.

Vous pouvez vous procurer Les biens de première nécessité. Oubliez le superflu, N’abusez pas du PQ.

Ne pas être accompagné Il faudra s’en contenter. Muni d’une autorisation Pour votre sortie de prison.

Une heure vous est accordée Vous pouvez aller marcher. Une promenade c’est bon, Ça vous change d’horizon.

Il faut éviter des morts Qui vous donneraient des remords Le virus n’est pas passé, Être prudents vous devez.

Vous voulez sauver des vies, Relevez donc le défi. Restez bien à la maison Et ne faites pas les cons.

Même si vous tournez en rond Lavez vos mains au savon. Et mettez le nez dehors Muni de masque, Il en va de votre sort.

Tant de malades sont alités En réa et intubés Des milliers toutes les heures, Souffrent, étouffent et meurent.

Médecins, scientifiques, chercheurs Sans répit sont au labeur, A la recherche d’un vaccin Pour sauver les êtres humains.

Soignants, éboueurs, pompiers... Il ne faut pas oublier A vos fenêtres applaudissez Afin de les remercier.

Tous les avions sont annulés Au sol, ils sont cloués. Les frontières sont fermées Vous ne pouvez plus voyager.

Il faudra vous habituez
A regarder à la télé, Des films sont rediffusés... Des émissions recyclées.

Journalistes, Animateurs chez eux confinés, Tentent de vous informer. Le Président a annoncé, Que la Guerre est déclarée.

Notre ennemi est tout petit Covid19, pandémie. Nous devons tous être unis Pour affronter l’épidémie.

Pour ceux qui ont un jardin Ils pourront soir et matin Avec leurs enfants et leur chien Profiter d’un air sain.

Dehors il n’y a plus de bruit, La pollution s’est enfuie. La nature reprend ses droits Et nous impose sa loi.

Dans le ciel, la lune luit Les oiseaux se font des nids Les pigeons ont envahi Paris Et la Seine s’alanguit

Vous, restez enfermé, Bien au chaud dans vos foyers Demain vous verrez l’effet
Des sacrifices demandés.

Souriez, n’ayez pas peur, Un Espoir demeure De sauver l’Humanité Si vous savez vous priver.

Sortira-t-on grandi De cette décennie Aurons-nous réfléchi, A ce que vaut LA VIE ?



CODIV19-PANDEMIE
Savez-vous qui je suis, Invisible, infiniment petit Covid19, pandémie, Votre mortel ennemi.
Avec vous j’ai voyagé, Les frontières traversé, Sans que vous ne m’arrêtiez. Votre monde, j’ai mis à mes pieds.

Je suis un virus tueur Qui sème la terreur, J’ai un effet dévastateur Dans toutes vos demeures.

Mon ADN couvert de graisse, Œil, nez, bouche j’agresse. Un effet multiplicateur Fait de moi un fin connaisseur.

Subrepticement je me glisse Dans vos gorges, dans vos poumons. En traître, vous mets au supplice De mes étreintes de démon.

J’aime le froid, l’humidité Dans l’obscurité je me plais. Dans les espaces confinés Vous serez vite contaminés.

Vos serrures, boutons et interrupteurs Bureaux, télé, ordinateurs... Seront de parfaits conducteurs Pour vous amener le malheur.

La planète s’est mobilisée Par l’effondrement de vos activités. Un coup d’arrêt infligé, Dettes, chômage vont exploser !

Ne vous lavez pas les mains Ça me fera meilleur festin Pour pouvoir vous infecter Et vivre en vous en toute impunité.

Restez confiants et optimistes, Je trouverai d’autres pistes Pour revenir vous hanter Et vous priver de liberté.

Vous cherchez la sol

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