Voyage à Òkè-Orò
84 pages
Français

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Voyage à Òkè-Orò , livre ebook

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Description

Dans Voyage à Òkè-Orò et autres contes africains traditionnels d’Olamidé Adams, une jeune fille courageuse du village d’Igbeyinadun voyagea là où aucun homme n’en était jamais revenu afin de trouver un remède pour guérir sa mère malade ; une femme célibataire d’Iliya doit danser nue sur la place du marché pour sauver le roi de la mort ; un jeune garçon à l’allure improbable, mais d’un caractère affable obtint une force mystérieuse lors d’un combat de lutte pour vaincre et écraser la fierté d’un lutteur redouté à Agbor ; un joueur de tambour apprit à prendre soin de son tambour parleur magique et, ensemble, ils sauvèrent la contrée d’Ibadan d’une dispute qui faillit diviser le royaume ; entre deux amis d’enfance d’Esanogbogun l’un resta fidèle à leur amitié longue de plusieurs années, contrairement à l’autre qui était égoïste et qui en paiera lui-même les frais. Toutes ces histoires reflètent les valeurs qui caractérisent les héros, l’altruisme au service des autres.

Sujets

Informations

Publié par
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EAN13 9782381241333
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières Préface Voyage à Òkè-Orò Une danse pour sauver le roi La potion du vieil homme Ayangoke et son tambour parleur magique Rere Lopé Remerciements À propos de l’auteur


 
Ọlamidé Adams
 
Voyage à Òkè-Orò
et autres contes africains traditionnels
 
Contes

FABRIQUÉ EN FRANCE
 
ISBN : 978-2-38124-133-3
© décembre 2021, Ọlamidé Adams
 
Le droit d'Olamidé Adams d'être identifié comme l'auteur de cette œuvre a été revendiqué par lui conformément aux lois sur les droits d'auteur.
 
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, transmise ou stockée dans un système de recherche documentaire, sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, sans l'autorisation écrite du détenteur des droits d'auteur.
 
Illustrations : Deborah Ashan
Photo de l’auteur : Mickael Bougouin, Paris, France (2016).

Pour Jade Oládùnní Jeanine Ayòmídé
 
Ọmọ ìrèté owólà
Ọmọ Odúà n’ífè owòdáyé
Ọmọ mọrẹ atọ́ọ̀ni
Ọmọ gbogbolú gbàgé
Ọmọ imòta àyàyó
Ọmọ ase oko bí ekẹ
Ọmọ ògbódo arénúwà j’oyè
Ọmọ oríbásan àjìwòn èlè

Pr é face
 
Lorsque nous étions enfants, les contes faisaient partie de notre vie. Mes frères et moi prenions plaisir à écouter notre oncle qui nous racontait parfois des histoires le soir. Mon père avait également un ami proche originaire d’Ibadan qui venait souvent à Lagos ; il séjournait chez nous lors de ses voyages et, en plus des autres jeux qu'il nous enseignait, aimait également nous raconter des histoires. Les moments les plus mémorables des années de mon enfance furent lorsque je jouais avec des amis dans l’enceinte de notre maison, et que j'entendais soudain la chanson du générique de Tales by Moonlight (Contes au clair de lune) à la télévision de notre voisin. Je me précipitais alors dans notre salon pour allumer la télévision et regarder l'une des tentatives de la NTA ( Nigerian Television Authority ) de préserver la riche culture nigériane. Ce programme de divertissement pour enfants adaptait à l’écran les folklores de différents groupes ethniques nigérians, tous assortis d’un enseignement moral.
L’enseignement de la littérature à l’école primaire et secondaire compléta mes années d'enfance riches en histoires. Parmi les œuvres littéraires gravées dans ma mémoire, citons Chike and the River (Chike et la Rivière) de Chinua Achebe, The Passport of Mallam Ilia (Le passeport de Mallam Ilia) de Cyprian Ekwensi et Call me Michael (Appelle-moi Michael) de Kola Onadipe, pour n'en citer que quelques-unes. J'aimais lire des histoires courtes et j'aime toujours lire de manière générale.
Je suis devenu père il y a quelques années et j'ai réalisé que ma fille, toute petite, aimait les livres. Avant mieux de savoir lire, elle voulait toujours qu'on lui lise un livre de contes.
L'amour d'Oládùnní pour les livres m'a incité à fouiller dans mes archives et à ressortir mon manuscrit de nouvelles, poussiéreux et vieux de plusieurs décennies. Je voulais lui offrir un cadeau, un livre écrit juste pour elle. Au fur et à mesure que mes pensées évoluaient, cette idée de cadeau devint un livre destiné à TOUS les enfants qui aimaient les livres de contes pour enfants. D'où la décision de publier cette collection de Contes traditionnels.
En m'inspirant du passé, j'ai fait une compilation de cinq histoires courtes afin d’en faire un livre qui emprunte aux différentes cultures du Nigeria. Les noms des personnages ont été choisis en fonction de la représentation culturelle de chaque histoire. Tous les personnages ont conservé leur identité originale, à l'exception du personnage de « Voyage à Òkè Orò », qui était initialement un garçon, est devenue une fille, en l‘honneur de ma fille à qui j'ai dédié ce livre.
Les Contes traditionnels, comme les tableaux d'art, permettent aux jeunes lecteurs de faire appel à leur imagination pour qu’ils puissent déduire les différentes valeurs et morales ancrées dans chaque histoire. Toutefois, la principale morale mise en lumière dans ce livre est l'altruisme, indépendamment de qui nous sommes ou d'où nous venons.
Également inspiré par la génération actuelle de jeunes et grands auteurs nigérians, je considère ce livre comme une partie de mes propres actions pour la préservation d'une riche identité nigériane et j'espère que les générations à venir seront également les gardiens de cette identité, tout en embrassant d'autres cultures étrangères.
 
Cordialement,
Ọlamidé ADAMS , mardi 6 octobre 2020

Voyage à Òkè-Orò
 
Il était une fois, dans un village appelé Igbeyinadun, une jeune fille qui se nommait Ladunni. Son père était mort peu après sa naissance et Aduke, sa mère, l’avait élevé seule. Elle lui avait donné tout ce qu'un enfant pouvait attendre d'une mère. Elle lui avait montré beaucoup d'affection et lui avait également appris à partager avec les autres. Ladunni grandit en étant aimante et devint très respectée dans le village.
 

 
Un matin, Ladunni se réveilla et se dirigea vers la hutte de sa mère pour la saluer. Une fois arrivée, elle la trouva en train de gémir et se tordre de douleur.
« Maman, qu'est-ce qu'il y a ? », demanda-t-elle, inquiète.
« Je ne sais pas, ma fille. Je me suis réveillée ce matin et alors que je voulais aller préparer le petit déjeuner, je suis retombée sur ma natte », murmura la mère, agonisante.
Tandis qu’elle regardait sa mère souffrir, des larmes se mirent à couler sur les joues de Ladunni, sans qu’elle ne puisse les retenir.
« Ne t'inquiète pas, maman, il ne t'arrivera rien. Je vais préparer moi-même le petit déjeuner et une fois que tu auras mangé, j'irai chercher Oní ṣ ...

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