Mythe des origines du byere fang
201 pages
Français

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Mythe des origines du byere fang , livre ebook

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Description

Le byere (ou byeri) est le plus important rite initiatique des Fang du Gabon, de Guinée Equatoriale, du Congo et du Cameroun. Mitsim à la quête du byere paternel est un récit étiologique, qui raconte l'histoire de son origine. Récit mythique autant qu'initiatique, Mitsim semble codifier une pratique qui ne pouvait s'offrir que dans le rituel de l'initiation. La sémiotique permet de mettre en exergue ce qui est manifeste et latent, conjoncturel et permanent, superficiel et profond dans ce texte issu d'une culture souvent mal connue.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2011
Nombre de lectures 478
EAN13 9782296706347
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

M YTHE DES ORIGINES

DU BYERE FANG


Sémiotique du texte
Recherche et pédagogie
Collection dirigée par Grégoire Biyogo.


Cette collection entend promouvoir la recherche dans les lettres et les sciences humaines, en priorité en Afrique, en insistant sur « le retour au texte », en vue de produire des analyses d’intérêt pédagogique. Et tente ainsi un nouveau partage entre deux grandes orientations heuristiques souvent demeurées sans médiation, en valorisant l’examen interne et patient des textes et la nécessité d’en restituer méthodologiquement les connaissances.
Le dessein de cette collection est donc d’accueillir des productions originales pour la publication des ouvrages attentifs aussi bien au contrôle des connaissances tirées des textes eux-mêmes qu’à la clarté de leur exposition, pour fournir aux Universités africaines – et à celles d’ailleurs -comme aux grandes écoles un ensemble de travaux de référence.
Dernières parutions
Grégoire Biyogo, Histoire de la philosophie africaine , 4 volumes, 2006.
- vol. 1. Le berceau égyptien de la philosophie.
- vol. 2. La philosophie africaine moderne et contemporaine.
- vol. 3. Les courants de pensée et les livres de synthèse.
- vol. 4. Entre la postmodernité et le néo-pragmatisme.
Léon Mbou Yembi, L’universalité des questions philosophiques , 2008
Nicolas Mba-Zué


M YTHE DES ORIGINES

DU BYERE FANG

Sémiotique du texte


Suivi de

Entretien avec
Tsira Ndong Ndoutoume


Préface de Grégoire Biyogo


L’H ARMATTAN
© L’H ARMATTAN , 2010
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-12751-7
EAN : 9782296127517

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
A celle qui partage avec moi la passion des Lettres,
Genevieve MBA-ZUE

A tous mes enfants et petits-enfants.
Pour la mise en forme du présent document, nous tenons à remercier le Pr Ambroise EDOU MINKO, M. Simon-Pierre MVONE-NDONG, chercheur au CENAREST, et Mlle Nadège ABEGHE OBIANG.
L’école de Libreville :
Nicolas Mba-Zué et le renouvellement du discours
sémiotique moderne

Préface de Grégoire Biyogo

1. Présentation

L’ouvrage que vient de commettre Nicolas Mba-zué, est une contribution décisive aux recherches sur la sémiotique textuelle. L’analyse est appliquée au texte fondateur de la spiritualité des Fang du Gabon, de Guinée Equatoriale, du Cameroun et du Congo, Mitsim à la recherche du byere paternel, suivi de Entretien avec Tsira Ndong Ndoutoume . Le pari était audacieux et pour le moins incertain. Pourtant, dans ce travail dont l’intérêt est autant pédagogique que technique, le lecteur est invité à rentrer dans un récit tensionnel , traversé d’obstacles redoutables, qui mettent l’instance onomastique à l’épreuve du sens, dans un jeu de progression diégétique qui rend le texte comparable à un opéra, voire à une comédie musicale. Etiologique, le récit de byere a été étudié en 1984 par Fidèle Okoué Ngou qui en a fourni une traduction littéraire, laquelle est reprise par l’auteur dans le cadre de cette recherche.
Après avoir écrit une thèse de III ème Cycle en France, à l’Université Paul Valéry de Montpellier qui était une lecture sémio-narrative de l’œuvre romanesque de Tchicaya U T’amsi, le sémioticien gabonais a été recruté à l’Université Omar Bongo, où il dispense deux enseignements majeurs, en l’occurrence la narratologie et la sémiotique textuelle – d’inspiration greimassienne. Il a contribué à la formation de plusieurs étudiants, dont certains se sont spécialisés aujourd’hui en sémiotique.
Esprit sobre et méthodique, cet enseignant-chercheur fait partie des lecteurs avisés de l’évolution du discours sémiotique aujourd’hui.
A l’instar de toute une génération d’enseignants recrutés à l’Université Omar Bongo autour des années 1980 à 1989, il a été assailli par le bégaiement de l’Histoire du Gabon qui allait alors écrire sa séquence la plus révolutionnaire, avec des grèves qui, parties de cette institution, vont embraser tout le pays et contribuer à la tenue de la Conférence Nationale de 1990.
Mba-Zué allait donc s’engager en politique à la faveur de cet événement dont le philosophe Eboussi-Boulaga a dit qu’il était le plus significatif pour l’Afrique {1} , aux côtés de l’opposition. Avec son homologue Fortunat Obiang, critique littéraire gabonais {2} , Moussirou Mouyama, sociolinguiste et essayiste, il prend part aux débats fructueux et subversifs du Café littéraire , qui vont être organisés pour la première fois dans l’institution universitaire et poser le problème de la libéralisation du discours critique, ainsi que celui subséquent de la circularité de l’activité de la contestation au sein d’un système alors largement emmuré dans le monopartisme doctrinaire.
L’auteur est Maître-Assistant CAMES au département de Lettres Modernes – de la Faculté de Lettres de Libreville – qui compte déjà plusieurs publications et se caractérise par le décloisonnement des champs de recherche et des programmes pédagogiques, allant de la théorie à la poétique, de la critique à l’herméneutique et de la sémiotique à la pragmatique. Nous sommes ici au cœur d’une révolution paradigmatique silencieuse et encore inavouée que je nomme l’Ecole de Libreville. C’est à la vérité autour de ce mouvement d’idées littéraires et philosophiques qu’il convient de configurer et de réévaluer l’ouvrage de Nicolas Mba-Zué afin d’en repérer le parcours même éloigné, la pertinence et bientôt l’audace théorique.
2. L’Ecole de Libreville : état des lieux.
Composé d’un ensemble d’enseignants-chercheurs, de critiques, de théoriciens, de philosophes et d’universitaires travaillant chacun dans sa direction, ce qu’il est convenu d’appeler l’Ecole de Libreville est une orientation de recherche où l’on définit et pense la lettre comme discours critique, signe linguistique, trauma, épistémè et comme poème de l’être. L’école est en cela un horizon de sens où quelque chose de l’ordre d’un nouveau paradigme se met en place, dont le lieu phare est le département de Lettres Modernes, suivi de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH). La notion d’ Ecole , il convient de le noter, ne réfère pas nécessairement ici à son acception classique stricte, celle d’une communauté de chercheurs qui se reconnaîtrait par l’unité intrinsèque de ses définitions, ses méthodes, ses thèmes de prédilection, ses objets et plus généralement, son parcours critique et théorique. Elle n’invite pas davantage à l’identité profonde de ses axes méthodologiques, ses perspectives de recherches ni même à l’unité des résultats escomptés.
Ni contraignante, ni unilatérale, l’Ecole tient du rapport de plus en plus critique et épistémologique aux méthodes de lecture des textes et à la portée des savoirs en jeu, avec le souci de la théorisation de l’objet littéraire et de sa mise en réflexivité. Ses relectures philosophiques.
Ce travail se double de la décision de décloisonner les recherches littéraires, les ramenant, à partir de plusieurs directions, aux grands débats des sciences du langage et de l’homme. L’Ecole ne s’apparente donc pas à un lieu fixe, à une organisation rigide, faite d’accords et de conciliations entre les chercheurs, qui observeraient des normes prédéterminées, des doctrines pour ainsi dire pré-élaborées ou même des desseins épistémologiques communs et à l’avance établis et pointés. Ce n’est point une institution figée, celle-là même qui stériliserait l’engouement et l’ardeur à la recherche, dans l’exploration d’un champ de recherche complexe, diverse et différentiel.
Ce qui fait école ici, c’est la lisibilité d’un horizon littéraire mouvant, travaillé par des figures multiples gardant leur altérité, par des rencontres imprévisibles, de nouve

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