La meute de Wolf Hollow
424 pages
Français

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La meute de Wolf Hollow , livre ebook

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Description



Une attirance qui menace le futur de la meute...


Entêtée, pleine de verve et profondément loyale, la louve métamorphe Sasha ressent toute la pression de sa meute pour revendiquer un autre sang pur, pourtant personne n’est assez téméraire pour défier les anciens et s’amuser avec elle... Personne à part un sang-mêlé tête brûlée.


Tabor, un rebelle marginal, est le seul sorcier métamorphe de Hollow. Constamment ignoré malgré ses forces, Tabor pense Sacha aussi peu visionnaire que le restant de la meute jusqu’à ce qu’elle lui montre qu’elle est plus qu’un bon toutou obéissant aveuglément.


Incapable de résister à la fière et sensuelle sang-pur, Tabor risquerait tout pour la revendiquer. Malgré l’extinction progressive de sa lignée, Sasha ne peut résister au charismatique métis, alors même que les anciens planifient son accouplement avec un autre sang-pur.


Les prédateurs se rapprochent, menaçant la force et la stabilité de la meute, et certains métamorphes de Wolf Hollow sont prêts à tout pour empêcher le duo de s’accoupler...



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 45
EAN13 9782376768616
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
La meute de Wolf Hollow
Copyright de l’édition française © 2020 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2017 Nikki Jefford
Titre original : Wolf Hollow
© 2017 Nikki Jefford
Traduit de l’anglais par Andréa Auger
Relecture et correction par Agathe P., Solar Sun
 
Conception graphique : © LJDesign - https://www.ljdesignsia.com
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-861-6
Première édition française : septembre 2020
Première édition : octobre 2017
 
Édité en France métropolitaine
 
 
Table des matières
Avertissements
Remerciements
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
 
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
 
 
Remerciements
 
 
À ma rédactrice en chef, Hollie Westring, pour sa patience et sa gentillesse durant les différentes étapes de l’élaboration de ce livre.
Cette histoire ne serait pas ce qu’elle est maintenant sans la révision de développement approfondie de Jordan Rosenfeld. Merci de creuser profondément et de m’avoir poussée à porter l’histoire à de nouvelles profondeurs.
À Melissa Haag pour m’avoir ouvert les yeux sur les innombrables possibilités lors de la création d’un monde désolé en dehors de Wolf Hollow – et pour m’avoir donné le courage d’entrer dans ce désert de la première page. Je serais toujours reconnaissante de ton soutien et de tes suggestions, en particulier sur ce projet où j’ai reçu les commentaires de la reine alpha de la romance métamorphe !
Un merci spécial à Stacey Marie Brown pour toutes les séances de brainstorming, l’amitié, les rires et le nom de la vulhena ; et à Karen Lynch pour la lecture du premier jet, les conseils avisés et le témoignage.
À ma mère, ma première lectrice. Lorsque mon professeur de première année a dit que j’étais la pire lectrice de la classe et que je ne pouvais pas tenir un crayon correctement, tu t’es donné pour mission de me faire rattraper mon retard, peu importe à quel point je résistais. Cela a si bien fonctionné que tu as fait de moi un rat de bibliothèque et une écrivaine ! Ma vie a été enrichie par toutes les histoires que tu as placées entre mes mains et par ton amitié – le cadeau le plus précieux de tous.
À Seb, mon cœur et mon âme, pour avoir soutenu ma passion et toujours prêt à intervenir et à aider de tant de façons. Tu as touché mon cœur avec ta gentillesse envers toutes les créatures vivantes et tes nobles conseils de ne pas sauter aux conclusions ou de ne pas porter de jugement sur les créatures à deux pattes. Tu es mon héros. Tu fais de moi une meilleure personne. Je ne savais pas qu’il était possible d’aimer quelqu’un autant que je t’aime.
À Cosmo pour ton amour fidèle, ta fidélité et ta compagnie. Je sais que je me répète tout le temps et que tu ne peux pas comprendre la plupart de mes mots, mais tu comprends mon amour et ma gratitude éternels pour chaque moment que nous passons ensemble. Tu as apporté tant de joie dans nos vies depuis la seconde où je t’ai adopté et t’ai tenu contre mon cœur. Merci pour ta patience pendant huit déménagements – de l’Alaska à la Californie, puis en haut de la côte ouest ; pour réchauffer mes genoux pendant les longs mois de lecture d’hiver ; pour me tenir compagnie pendant que je tape ; pour poser pour des photos pour les médias sociaux ; et pour renforcer ma compassion pour tous les animaux.
À mes précieux amis écrivains et lecteurs pour m’avoir inspirée à atteindre les étoiles et plus récemment, à hurler à la lune. Vous êtes ma tribu ; ma meute. Votre amitié représente tout pour moi.
Et enfin, merci d’avoir acheté ce livre ! J’espère que La meute de Wolf Hollow vous a diverti et que vous reviendrez à Hollow pour le tome 2, Danse d’accouplement . En attendant, cherchez la beauté, prenez bien soin de vous et courez à jamais libre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour tous les cœurs sauvages qui aspirent à courir librement.
 
 
La meute de Wolf Hollow
Wolf Hollow #1
 

 
 
Nikki Jefford
 

 
Chapitre 1
 
 
 
 
Sasha dévala la rue sous les impitoyables rayons de soleil ardents alors que l’asphalte lui brûlait les pattes. Les hautes herbes qui poussaient dans les fissures et qui bordaient les maisons décrépies ne parvenaient pas à la rafraîchir.
Elle renifla l’air et n’y sentit que la présence de terre et de rats. Mais aucun signe d’une présence humaine récente. Cela aurait dû suffire à calmer Sasha, mais les habitations abandonnées la rendaient toujours nerveuse. Et à deux jours de la pleine lune, une sensation familière lui démangeait les os. Cela était surement dû à son partenaire de patrouille. Elle secoua la queue et pointa les oreilles en avant afin de se concentrer à nouveau. Elle devait rester vigilante au lieu de songer à Aden, à ses bras robustes, à ses yeux cuivrés hypnotisant, ou encore au réconfort familier que lui procurait le fait qu’il fut près d’elle, à renifler l’autre côté de la subdivision, et que bientôt ils se retrouveraient au milieu de celle-ci.
Au bout de la rue, à la frontière du désert, elle se retourna et observa la ville délabrée qui tombait en ruine au loin. Vingt-huit ans plus tôt, les humains peuplaient ces subdivisions et ces villes du monde entier, bien avant que l’épidémie ne détruise tout et ne fasse régner le désespoir.
Sasha s’éloigna du néant silencieux et poursuivit sa quête d’habitations abandonnées. Les poils de son dos se hissèrent quand elle sentit l’infâme odeur d’une vulhena. Tout en restant discrète, Sasha se faufila entre deux maisons en direction de la rue voisine.
Camouflée dans de hautes herbes, elle avança à pas de velours à travers la végétation jusqu’à un épais mur de haies bordant la route. Elle se tapit près du sol et patienta. De l’autre côté de la rue, la pelouse exposée plein sud était morte depuis bien longtemps, laissant derrière elle la terre sèche et craquelée, ainsi que des touffes d’herbe éparpillées dans les zones protégées par l’ombre.
La puanteur de la créature provenait d’une dizaine de mètres de l’endroit où Sasha se dissimulait. Les yeux plissés, elle observa la créature famélique se déplacer furtivement entre deux maisons du bout de ses pattes rachitiques. La fourrure rêche et sombre qui formait une ligne le long de son dos se mêlait aux zones ombragées. Elle attendit que cette dernière traverse la rue.
Personne ne savait vraiment d’où venaient les vulhenas. Les doyens racontaient qu’elles seraient des cougars qui auraient mutés après s’être nourris de chair de cadavres d’hommes contaminés. Tout comme les hommes, les vulhenas ne voyaient pas dans le noir, et leur odorat était loin d’être aussi puissant que celui des loups.
Pourtant, ces créatures étaient vicieuses, surtout en groupe. Heureusement, c’était rarement le cas, car la plupart des vulhenas étaient des créatures solitaires qui défendaient leurs propres territoires. Sasha n’avait connu qu’un seul jour où les vulhena s’étaient regroupées en meute. Le souvenir douloureux de ce jour embrasa son âme. Jager l’avait prévenue, il lui avait suppliée de rester à l’écart et de laisser le reste de la meute s’en charger, mais l’amour et la loyauté l’avaient poussée à la vitesse du vent tout droit sous un déluge de sang. Quarante-trois doyens avaient été massacrés alors qu’ils chassaient une horde de cerfs hors de Hollow. Mais la vue de leurs membres éparpillés dans la clairière avait donné l’impression que le double avaient été massacrés et démembrés. Malgré la puanteur qu’avait dégagé la chair pourrie, le flair de Sasha l’avait menée tout droit aux cadavres à moitié dévorés de ses parents. Leurs intestins avaient jonché la terre tels des vers. Alors que leur sang imprégnait encore le sol, elle avait poussé un hurlement, un cri terrifiant qui avait plongé la forêt dans un silence immobile.
Malfamée et seule, la vulhena qui rodait vers elle ne semblait pas dangereuse, mais souvent les plus misérables s’avéraient être celles qui se défendaient le mieux.
Elle serra la mâchoire pendant que la vulhena se rapprochait lentement d’elle, ignorant qu’elle vivait ses derniers instants.
Sans hésiter elle bondit devant elle en montrant les crocs.
La vulhena poussa un cri strident, retroussa ses babines noires pour dévoiler ses crocs acérés, et porta un coup de patte en direction de Sasha tout en déployant ses griffes.
Elle se précipita sur le côté avant d’aboyer et de tourner autour de l’infâme créature alors qu’un grognement bas résonnait dans sa gorge. La fourrure de son dos se hérissa.
Un lourd fracas résonna de l’autre côté de la route quand un loup garou de cent quinze kilos atterrit sur le toit d’une voiture rouillée. Le toit s’enfonça sous le poids du partenaire de patrouille de Sasha. Aden fit une entrée fracassante, surtout lorsqu’il se dressa sur ses pattes arrière et grogna. Il bondit de la voiture et heurta l’asphalte en atterrissant à quatre pattes.
La vulhena sursauta en poussant un cri. Elle fouetta l’air avec ses deux pattes avant en guise de provocation. Tandis que la créature se tenait sur ses pattes arrière, Sasha se précipita sur elle et referma sa mâchoire autour de l’une de ses pattes. Ses crocs transpercèrent la fourrure et la chair, et du sang inonda sa gueule. La vulhena lâcha un hurlement de douleur, et Sasha resserra son emprise en faisant crisser l’os sous ses crocs.
La créature sortit les griffes et donna un coup de patte en direction de la gueule de Sasha, mais elle la loupa d’un cheveu alors que cette dernière maintenait son emprise, refusant d’abandonner son butin.
Aden saisit la patte avant de la vulhena avant qu’elle ne crève l’œil de Sasha. Il entendit ses os craquer quand il lui déboîta sa patte rachitique.
La vulhena cria encore plus fort.
Sasha broya sa patte entre ses mâchoires, elle était à peine capable de contrôler sa soif de sang alors que des souvenirs des corps déchiquetés de ses parents se rependirent dans sa tête.
La vulhena s’effondra au sol, peinant à se débattre sur ses trois pattes. Aden fonça sur le cou de la créature et le secoua de droite à gauche tandis que Sasha poussait un grognement d’encouragement à travers les poils rêches éparpillés entre ses crocs.
Les cris de colère de la bête persistèrent jusqu’à ce qu’Aden lui arrache la gorge d’un grognement avant de réduire la vulhena au silence une bonne fois pour toute.
Sasha maintint sa prise autour de sa patte pendant quelques palpitations intenses avant de la relâcher. Elle garda un œil sur la créature au cas où celle-ci présenterait un soudain signe de vie, même si son instinct lui disait qu’elle était bien morte. Elle haleta, son cœur palpitait encore sous l’euphorie du massacre. Son coté sauvage mourait d’envie de la déchiqueter membre après membre, mais le soleil qui brûlait sa peau lui indiquait qu’il était temps de se retirer.
Une vulhena en moins dans ce monde et aucun homme en vue pour les empêcher de faire un rapprovisionnement le lendemain – pas mal pour une mission de repérage.
Sasha et Aden observèrent le sang de la vulhena imprégner le béton pendant quelques secondes avant de se diriger en trottinant vers une rue adjacente, puis le désert plus loin. Les pattes de Sasha s’enfonçaient dans les grains fins de sable du désert qui recouvrait l’étroit chemin en direction des collines et la forêt après. Elle saliva et sa langue pendit hors de sa gueule à plusieurs reprises. Il était dangereux de courir sous cette chaleur étouffante, alors Sasha maintint une cadence raisonnable, sans jamais quitter des yeux les arbustes au loin.
Quand ils atteignirent la forêt, ils grimpèrent la première colline et se mirent à courir de l’autre côté. Sasha savoura la sensation que lui procura le contact de la terre sous ses pattes, ainsi que l’air frais, même humide qui pénétrait dans ses poumons. Ils traversèrent la rivière Manama là où elle rétrécissait et serpentait entre des rochers avant de devenir plus profonde huit kilomètres plus loin à l’est. Deux rivières, la Manama et la Sakhir, délimitaient l’oasis verdoyante où leur meute vivait.
Après avoir franchi la rivière, ils la remontèrent en direction de l’ouest vers Skyler Falls, là où ils avaient laissé leurs vêtements éparpillés sur un gros rocher.
Aden se transforma en premier, il grogna lorsque ses os s’alignèrent pour lui donner sa forme humaine athlétique. Il s’accroupit, nu, pendant une fraction de seconde avant de redresser les un mètre quatre-vingts de son corps humain puissant, son dos musclé et robuste face à elle. Ses cheveux étaient épais et d’un brun profond, un peu comme son pelage de loup-garou. Ses fesses bronzées se contractèrent alors quand il s’étira.
Sasha se transforma et resta à quatre pattes. Lorsqu’Aden se retourna, le regard de Sasha se porta directement sur ses jambes épaisses et musclées, ainsi que sur ce qui pendaient entre ces dernières. Elle sentit une vague de chaleur empourprer ses joues, et sa bouche devint encore plus sèche qu’elle ne l’était dans le désert. Elle aurait voulu se retransformer immédiatement en loup et s’enfuir aussi vite que ses pattes le lui auraient permis.
Le problème ne venait pas du fait qu’il était nu, mais plutôt du désir brûlant qu’elle ne parvenait pas à contrôler quand elle se retrouvait seule avec Aden. Alors que cette vue frontale lui enflammait l’esprit, le désir de Sasha n’était visiblement pas réciproque à en juger par l’aspect lymphatique de l’intimité d’Aden.
Ces foutues émotions humaines. Tout paraissait plus simple quand elle était sous sa forme de louve.
Aden lui tendit la main, sa poigne était chaude et puissante alors qu’il aidait Sasha à se relever. Son sourire se dissipa quand elle vit le sang répandu sur son torse. Elle se rapprocha de lui, à quelques centimètres de sa peau.
— Tu vas bien ? lui demanda-t-elle.
Les cils épais d’Aden se baissèrent quand il regarda son torse. Il afficha un grand sourire.
— Ce n’est pas mon sang. Je vais me nettoyer pendant que tu t’habilles.
Le cœur de Sasha se serra lorsqu’Aden s’enfonça dans les hautes fougères qui bordaient le chemin vers la cascade.
Comment pouvait-il être si aveugle face à ses sentiments ?
Était-ce parce qu’elle était hors de portée ? Elle haïssait sa naissance et sa lignée. Au diable la courtoisie d’Aden ! Et si elle le rejoignait à la cascade et qu’elle lui faisait clairement comprendre ses intentions ? Cette simple pensée lui coupa le souffle.
Et s’il ne partageait pas ses sentiments ? Alors elle devrait apprendre à vivre en étant humiliée et gênée pour le restant de ses jours. Ce qui pourrait bien mettre en péril leur amitié. Aden ne voudrait peut-être plus jamais patrouiller avec elle.
Sasha observa sa pile de vêtements avant de regarder en direction de l’étroit chemin qui menait vers la cascade.
Vas-y , se dit-elle. Rejoins-le. Tu n’as pas besoin de lui dire ce que tu ressens, dis-lui que tu veux juste te laver. Va t’amuser nue dans l’eau avec le loup-garou sexy .
Elle s’avança en direction de la cascade, et son cœur de femme se mit à battre la chamade. Elle sentit des palpitations entre ses cuisses. C’était comme si elle se tenait sur le bord d’une falaise et que son corps vacillait entre la terre ferme et l’immensité inconnue.
Le seul métamorphe avec qui elle avait couché lui avait ouvert le cœur en deux comme une proie qu’il aurait poursuivie.
Aden ne lui ferait jamais de mal, à l’inverse de Wolfrik.
Avant qu’elle puisse prendre une décision, elle sentit un relent de fourrure empestant la transpiration. Elle retroussa le nez. Ça empestait la vulhena. Deux en un jour ? Et le pire, c’est que celle-ci s’était introduite sur le Hollow. Une colère noire s’empara de Sasha, elle lui consuma les os tel du petit bois qui brûlait dans un feu de joie en dégageant une fumée noire.
Elle tomba à quatre pattes et se transforma, le nez plaqué au sol, et elle renifla l’odeur putride. Sans perde de temps, elle partit sans même appeler Aden en renfort. Elle aurait pu lancer un cri d’alerte, mais il ne l’entendrait peut-être pas avec le bruit de la cascade, ou s’il avait la tête sous l’eau, et elle ne ferait que signaler sa position à la vulhena.
Elle se précipita à travers la forêt en bondissant par-dessus les arbres tombés au sol et les racines apparentes. Elle s’arrêta un instant pour renifler une niche étroite avant de continuer son chemin dans une petite clairière. Aucun signe de Tabor et Olivia, les métamorphes envoyés là-bas pour la cueillette des champignons. Sasha longea la lissière pour ne pas signaler sa présence en courant à découvert. L’odeur de la vulhena ne s’amplifiait pas, mais elle ne diminuait pas non plus. Elle commença à se demander si l’odeur n’était pas celle de la vulhena avec laquelle elle s’était battue plus tôt et qui aurait laissé sa stupide puanteur sur sa peau.
Sasha aurait dû se laver avec Aden quand elle en avait eu l’occasion. Il aurait probablement fini de se laver et de s’habiller au moment où elle retournerait à la cascade.
Alors qu’elle s’apprêtait à faire demi-tour, elle entendit un léger gémissement en provenance de la clairière. Sasha tendit les oreilles. Elle longea la frontière de la forêt avant de filer à travers la clairière et de ralentir en trottinant quand elle contourna un énorme rocher.
Le terrain montait légèrement et menait vers un monticule recouvert de mousse sur lequel Tabor et Olivia étaient allongés sous leur forme humaine nue.
Ils devraient être en train de chercher de la nourriture pour la meute. Mais au lieu de cela, Tabor poussait des grognements au-dessus d’Olivia qui était allongée sur le dos sur la mousse moelleuse. Les yeux fermés, elle gémissait pendant qu’ils s’envoyaient en l’air. Elle était trop distraite pour remarquer la présence d’une masse sombre de laideur qui se rapprochait furtivement d’eux de l’autre côté du monticule.
Elle n’aurait jamais dû pénétrer le territoire de Wolf Hollow.
Sasha se jeta sur la vulhena alors qu’elle tournait brusquement la tête en poussant un cri. Au lieu de se dresser sur ses pattes arrière, elle eut un mouvement de recul, et Sasha aperçut la méchanceté dans ses yeux jaunes. Elle claqua des dents en direction de Sasha qui lui répondit en grognant.
La bête recula, un œil rivé sur Sasha, l’autre sur les humains nus qui dorénavant se défaisaient de leur étreinte. Leurs mouvements semblaient exciter la créature qui se jeta sur le couple qui se levaient précipitamment. Sasha courut pour s’interposer entre eux et la créature afin de les protéger.
Une fois de plus, elle eut un mouvement de recul en criant avant de se déplacer lentement, comme si elle voulait discrètement réduire la distance entre elle et le couple. Étrangement, cette vulhena ne montrait aucun intérêt envers Sasha à part de l’agacement. Elle semblait bien plus vouloir atteindre les deux hommes.
Ses grognements devinrent féroces, perçant l’air comme des piquets en bois s’enfonçant dans le monticule. La vulhena cria en regardant Sasha, la voyant enfin comme une menace sérieuse.
Elle se dressa sur ses pattes arrière. Lorsque Saha s’élança vers elle, une rafale surnaturelle la tira en arrière alors qu’une flèche filait sous ses yeux et frappait la bête en plein cœur dans un éclat d’étincelles jaunes qui scintillèrent telles des étoiles avant de disparaître. La vulhena s’effondra au sol devant Sasha en un gros tas sombre.
Le corps de Sasha tressaillit tout en reprenant sa forme humaine. D’habitude elle se transformait de façon fluide et gracieuse, mais cette fois ci, sa colère agita sa transformation.
— Nom d’une pleine lune ! hurla Olivia.
Tabor baissa son arc, la poitrine gonflée alors qu’un sourire de satisfaction traversait ses lèvres.
Saha se releva et lança un regard noir à Tabor. Sa stupidité l’énervait encore plus que le fait qu’il ait utilisé la magie.
— Imbécile ! Olivia et toi auraient pu mourir.
Tabor se retint de la fusiller du regard avant de retrouver rapidement son sourire narquois.
— Je crois que tu voulais plutôt dire « Merci, puissant Tabor, d’avoir sauvé ma peau royale de sang-pur ».
Sasha resta bouche bée.
— Toi ? me sauver ? Cette vulhena vous aurait arraché la tête si je n’étais pas arrivée.
Elle pointa un doigt en direction de la mousse aplatie par les ébats de Tabor et Olivia avant que la vulhena n’arrive furtivement.
— Et après elle aurait pu s’en prendre à la tanière sans que personne ne le sache parce qu’il n’y avait personne pour l’arrêter ou lancer de cri d’alerte.
L’image d’un massacre dans la tanière provoqua chez elle un sursaut d’horreur et de rage.
— Elle est morte dorénavant, c’est tout ce qui compte, répondit Tabor à voix basse, les yeux plissés en direction de Sasha.
Olivia attrapa sa robe à fleur froissée sur le sol recouvert de mousse, l’enfila et la fit glisser sur ses genoux.
Les poils de Sasha se dressèrent.
— C’est précisément la raison pour laquelle le conseil désapprouve le batifolage pendant les missions, lança-t-elle, sans se soucier de paraître aussi arrogante que le vieux Jager.
Olivia fit les yeux ronds.
— Sasha s’il te plaît. Ne dis à personne ce que tu as vu.
Elle regarda Tabor et fit une grimace avant de s’éloigner de lui alors qu’il était nu et qu’il arborait toujours une érection sans éprouver la moindre honte. Tandis qu’elle guidait Sasha sur le côté, Olivia tourna le dos à Tabor et prononça à voix basse :
— C’était la première fois que l’on s’accouplait. Et c’était aussi la dernière.
Sasha remarqua qu’Olivia n’était pas désolée d’avoir abandonné son poste, mais plutôt qu’on l’ait surprise en train de baiser avec Tabor.
Tabor n’était pas seulement un loup métamorphe, il était aussi à moitié sorcier, ce qui rabaissait son statut aux yeux de nombreux membres de la meute.
Sasha retroussa la lèvre. Elle n’avait jamais vraiment su quoi penser de Tabor, mais elle ne pouvait accepter une telle intolérance de la part d’un membre de la tribu.
Bien que toute la meute attendît que Sasha choisisse un compagnon au sang-pur pour leur puissance et leur survie, elle ne prenait pas pour autant de haut les loups-garous et les sang-mêlé. Si c’était le cas, alors jamais elle n’aurait désiré Aden.
Olivia semblait prendre le silence de Sasha comme une forme de jugement.
— Tout est de la faute de Camilla, pleurnicha-t-elle dans l’oreille de Sasha tel un moustique agaçant. Elle n’arrête pas de dire que Tabor est le meilleur coup qu’elle ait jamais connu. Comment aurais-je pu contenir ma curiosité ?
Sasha sentit le regard de Tabor dans leur dos et répondit à voix basse.
— Olivia, je me fiche que tu t’accouples avec un lion des montagnes tant que tu ne mets pas la meute en danger.
Les joues d’Olivia devinrent rouges.
— Un lion des montagnes !
Elle poussa un grognement.
— Je ferais plutôt l’amour avec un grizzly ou même avec un…
— Un sorcier ? suggéra Tabor en faisant tourner son arc dans sa main alors qu’il les contournait pour leur faire face.
Olivia plissa les yeux.
— Tu m’as ensorcelée, Tabor, c’est ça ?
L’arc se figea dans la main de Tabor. Avant même qu’il ne puisse répondre, se défendre, ou même lui jeter un sort, Sasha se mit à grogner.
— Assez ! Si j’entends ne serait-ce qu’une rumeur d’ensorcèlement, je ferais en sorte que tu ne puisses jamais avoir de partenaire, Olivia. Tu m’as bien comprise ?
Elle écarquilla les yeux d’horreur.
— Pardon, Sasha. Je ne voulais pas te manquer de respect. Normalement je ne… tu vois.
Elle fit des petits ronds avec son poignet en direction de Tabor.
— Retourne à la clairière, répondit Sasha. Trouve Jager et raconte lui ce qu’il s’est passé.
Olivia hocha la tête et partit rapidement sans se retourner.
Alors que la métamorphe frivole s’enfonçait dans la forêt, la frustration que Sasha avait ressentie plus tôt fut remplacée par un autre sentiment. De la fierté. Elle sentit les plaies de son cœur se refermer doucement et se consolider.
Si seulement ses parents l’avaient vue régler cette situation. Elle s’était toujours considérée davantage comme une guerrière qu’une dirigeante, mais elle venait juste de se montrer ferme et diplomate.
Quand la première pandémie s’était répandue dans le pays, des milliers de métamorphes au sang-mêlé de la ville s’étaient réfugiés dans les bois et s’étaient tournés vers les métamorphes tels que les parents de Sasha. Ces sang-purs, comme on les appelait, étaient des métamorphes loup qui étaient nés et avaient grandi dans la nature pendant des générations. Ensemble, les sang-purs et les métamorphes urbains avaient formé des meutes dans l’ombre d’une société humaine autrefois prospère. Ils s’étaient rassemblés en petits groupes afin de survivre.
À travers cet exemple, Sasha avait appris la valeur de la générosité et de la tolérance dans un monde en perpétuel mouvement.
Elle regarda Tabor dans l’attente d’une réaction plus galante que le regard sarcastique qu’il lui lançait.
— Qu’il est noble de ta part de prendre ma défense. Au vu de ton pédigrée, je suppose que je devrais déborder de gratitude.
Ses mots résonnaient de mépris.
Tabor fit courir ses yeux langoureusement le long de son corps, ce qui fit prendre conscience à Sasha qu’elle était encore nue et que Tabor était toujours en érection. Elle eut du mal à détourner le regard. Elle n’avait pas vu le sexe d’un homme en érection depuis bientôt trois ans – même si elle n’en était pas la cause.
Tabor planta l’extrémité de son arc dans le sol devant lui et s’appuya contre l’autre bout.
— J’ai vu ton visage il y a un instant, dit-il. Tu es encore pire que le reste de la meute, si imbue de ta personne alors qu’au fond de toi tu recules devant un sang-mêlé comme moi. Tu penses que je ne suis pas assez bien pour Wolf Hollow et tu en as profité pour montrer ta supériorité devant un membre de la meute.
Sasha secoua lentement la tête. Comment pouvait-il dire de telles choses ? Elle sentit son menton trembler. Elle ne voulait pas que Tabor le remarque. Elle serra les dents.
— Je vis au service de cette meute et de tous ses membres. Je me suis mise en danger pour sauver ta peau alors que tu étais en détresse, non ?
Tabor haussa les épaules.
— Je ne voulais pas être malpoli, dit-il, d’un ton ennuyé.
— Ah oui ?
Tabor la toisa avant de la regarder dans les yeux. Elle ne les avait jamais observés aussi longtemps. Ils étaient d’un vert émeraude, aussi éclatant que des bijoux, aussi verdoyant que la forêt qui les entourait. La plupart des membres de la meute avaient le yeux marron et certains avaient des yeux bleus. Il y avait quelque chose de familier et de réconfortant dans le vert des iris de Tabor, comme si une partie de chez elle la regardait en retour, et pourtant se plonger dedans semblait plus intrusif que ses propres yeux qui parcouraient son corps.
Tabor souleva son arc et tapa la corde contre sa jambe.
— Pardonne-moi ma franchise, lui dit-il, mais peut-être comprendras-tu pourquoi je m’interroge sur le fait que tu prennes la défense d’une sang-mêlé, étant donné que tu ne t’es accouplée qu’avec un sang-pur. Sans compter que bientôt tu passeras le reste de ta vie ici à juger les autres.
Tabor afficha un grand sourire.
— Je sais que Wolf Hollow est à court de sang-purs dernièrement, mais n’est-ce pas ton devoir de te reproduire ?
Il haussa les sourcils et lui lança un regard perçant.
Pour la deuxième fois de la journée, les souvenirs brulants de Wolfrik percèrent l’âme embrasée de Sasha, la rendant aussi noire que le pelage sombre d’une vulhena, ce qui lui rappela ce que leur espèce avait fait subir à ses parents… et à Wolfrik.
Au début, Wolfrik et elle ne parvenaient pas à rester éloignés l’un de l’autre, ils avaient facilement accepté le désir de leurs parents et des doyens qu’ils s’accouplent et qu’ils continuent leur lignée de sang-pur. Mais après la mort horrible de leurs parents, Wolfrik s’était rebellé contre les trois doyens survivants avant de s’enfuir, et on n’entendit plus jamais parler de lui, alors que Sasha était restée pour servir la meute.
Sa loyauté ne méritait pas d’être ridiculisée.
Les narines de Sasha se dilatèrent et elle sentit une vague de chaleur s’emparer de ses joues. La vie était tellement plus simple en tant que louve. Par exemple, elle aurait pu se jeter sur Tabor et lui arracher la gorge, et au diable la diplomatie. Mais la vérité derrière ses mots était douloureuse. Sasha n’avait couché avec personne depuis Wolfrik, mais cela n’avait rien à voir avec ce que pensait Tabor. Elle avait des sentiments pour un loup-garou, si seulement il la choisissait comme femelle.
Sasha retint un soupir, Elle refusait de laisser Tabor la rabaisser à son niveau. Elle en avait assez de sa médisance.
— Tu m’accuses de juger les autres quand toi-même tu me juges.
Elle tomba à quatre pattes, prête à se transformer quand elle entendit Aden l’appeler de l’autre côté du rocher.
— Sasha, cria-t-il de nouveau.
La rage qui la traversait se dissipa, immédiatement remplacée par un déluge de picotements qui grésillaient sous la peau. Elle se releva rapidement, étourdie.
Aden fit le tour du rocher, portant un jean et un tee-shirt en coton moulant, ses cheveux mouillés étaient ébouriffés. La petite robe de Sasha posée sur son imposant bras, il s’avança vers elle alors qu’elle se tenait près de Tabor et il la lui tendit. Elle le remercia en lui adressant un grand sourire et l’enfila pendant qu’Aden observait le cadavre de la vulhena en fronçant les sourcils.
— Que s’est-il passé ? demanda-t-il. Quand je suis revenu de la cascade, tu n’étais plus là.
Le sourire de Sasha se durcit quand elle tourna le regard vers Tabor.
— J’ai senti la présence d’une autre vulhena qui traînait dans les parages. Je suis arrivée juste à temps pour sauver la peau d’Olivia et Tabor.
Tabor leva les yeux au ciel.
— Tu l’as tuée toute seule ? lui demanda Aden d’un ton impressionné.
— Tabor lui a tiré une flèche dans le cœur, répondit Sasha à contrecœur.
Aden regarda Tabor. Il leva le menton et lui adressa un sourire chaleureux.
— Bien joué.
Tabor lui retourna son sourire et souleva son arc.
— On n’accepte pas la vermine à Wolf Hollow.
Aden rit et hocha la tête en signe d’acquiescement.
— Non, en effet, dit-il en s’approchant de la vulhena.
Il la fit rouler sur le dos et haussa les sourcils.
— Beau tir.
— Eh bien, merci.
Tabor fit un geste de son bras et porta l’autre à sa taille, tout en se penchant en avant.
Son arrogance irritait Sasha. Elle était persuadée qu’il faisait une révérence juste pour la provoquer. Elle pouvait presque sentir son regard sur elle accompagné de son sourire narquois.
— Je vais m’en occuper, lui dit Aden.
— Comme c’est gentil de ta part, lui répondit Tabor.
En moins d’une seconde, Aden défit la braguette de son jean délavé avant de le laisser tomber. Quand il ôta son tee-shirt et révéla ses abdos en bétons, la gorge de Sasha devint sèche. Il avait les plus beaux abdos de tous les métamorphes de Wolf Hollow.
Elle refusait que Tabor remarque son évidente admiration pour son binôme, alors elle regarda le ciel en faisant mine d’observer le temps. Quand elle leva la tête, elle aurait juré voir Tabor la regarder avec un sourire entendu. Comme pour tous les jeunes hommes de leur tribu, Tabor avait développé des muscles grâce à la vie sauvage et elle avait sculpté son corps en cet état de perfection qui aurait pu convenir à une potentielle femelle, mais c’était sans compter son tempérament agaçant.
Sasha s’efforça de ne regarder que le visage d’Aden.
— Je t’accompagne, lui dit-elle.
Il lui adressa un rapide sourire amical, similaire à celui qu’il avait adressé à Tabor pour le féliciter d’avoir tiré sur la vulhena.
Aden se transforma tout en se tenant debout, les surplombant de son imposante fourrure brune.
Tabor se râcla la gorge intentionnellement jusqu’à ce que Sasha le regarde avec réticence.
— Avant que vous ne partiez, laissez-moi juste retirer ma hampe de son corps.
Il haussa les sourcils alors qu’il adressait un sourire à Sasha.
Elle plissa les yeux quand il passa devant elle d’une démarche arrogante, avant de poser un pied sur la poitrine de la vulhena, de se baisser, d’attraper la hampe en bois, et de la retirer du cœur de la créature.
Aden attrapa la vulhena par le cou, le serra fort entre ses mâchoires, et le traîna le long du monticule.
Sasha se précipita pour le rattraper en passant sa robe par-dessus sa tête, ignorant le fait que Tabor observait chaque centimètre de tissu qui dévoilait sa peau. Elle la jeta négligemment au sol et tout en défiant Tabor du regard, elle se mit à quatre pattes. Alors que ses os se contractaient et que son pelage recouvrait son corps, elle vit la pomme d’Adam de Tabor bouger lorsqu’il déglutit, son regard affamé l’observant partir à la hâte.
 

 
Chapitre 14
 
 
 
 
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