La Vengeance du Kaiser - New-York bombardé
142 pages
Français

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La Vengeance du Kaiser - New-York bombardé , livre ebook

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Description

Paru en 1915, en pleine première guerre mondiale, avant l’entrée en guerre des Etats-Unis (1917), cette uchronie se veut, en tout premier lieu, un manifeste pour que les Américains ne soient pas dupes des manœuvres allemandes visant à les maintenir dans leur pacifisme et qu’ils réarment leur pays au plus tôt pour faire face à la guerre inéluctable.


Aussi l’auteur part du postulat que la guerre est gagnée en Europe par les Alliés, lesquels imposent à l’Allemagne vaincue de payer une énorme indemnité de guerre. Le kaiser Guillaume II d’Allemagne échafaude alors un plan machiavélique pour échapper à la ruine : il décide de mener une guerre-éclair contre l’Amérique du Nord en envoyant en secret sa marine couler la flotte US, bombarder massivement ses villes de la côte Est puis débarquer ses troupes sur le sol américain. Ainsi il compte obtenir rapidement une énorme rançon de la part des Etats-Unis, pays riche mais mal préparé militairement à une invasion aussi soudaine...


Conçu sur le même type de scénario-catastrophe que la Bataille de Dorking, l’ouvrage connaîtra un immense succès et sera traduit en français dès 1916 !

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782366346138
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0049€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Collection UCHRONIE










ISBN

Tous droits de traduction de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.
Conception, mise en page et maquette : © Eric Chaplain
Pour la présente édition : © PRNG EDITION S — 2009/2020
PRNG Editions (Librairie des Régionalismes) :
48B, rue de Gâte-Grenier — 17160 cressé
ISBN 978.2.36634.157.5 (papier)
ISBN 978.2.36634.613.8 (numérique : pdf/epub)
Malgré le soin apporté à la correction de nos ouvrages, il peut arriver que nous laissions passer coquilles ou fautes — l’informatique, outil merveilleux, a parfois des ruses diaboliques... N’hésitez pas à nous en faire part : cela nous permettra d’améliorer les textes publiés lors de prochaines rééditions.


AUTEUR

JOHN BERNARD-WALKER




TITRE

LA VENGEANCE DU KAISER NEW-YORK BOMBARDÉ




AVANT-PROPOS (édition originale)
L ’écrit dont nous publions la traduction française a paru pour la première fois à New-York, pendant l’été de 1915. Il a obtenu d’emblée, aux États-Unis, un succès énorme, et qui s’y est prolongé jusqu’à l’heure présente. On peut même dire que son apparition a été le principal événement de la vie littéraire américaine de ces temps derniers ; et cela seul suffirait déjà pour nous justifier d’avoir tenu à le mettre sous les yeux des lecteurs français.
L’intention de l’auteur américain, M. J. Bernard Walker, a été surtout, comme l’on verra, d’avertir ses compatriotes du très grave danger que constitue, pour l’avenir prochain des États-Unis, une politique trop obstinément « pacifiste », et qui, se croyant bien sûre d’éviter toujours les risques d’une guerre à force de ménagements et de concessions, ne s’occupe pas assez de pourvoir, cependant, à la défense militaire et navale du pays. C’est afin de mieux dénoncer ce pressant danger national que M. Walker s’est plu à « réaliser », sous la forme d’un récit « des temps futurs », l’une des diverses hypothèses où un certain enchaînement possible des faits exposerait les États-Unis à devoir payer chèrement l’insuffisance actuelle de leur préparation défensive.
S’inspirant d’un livre anglais publié il y a un demi-siècle par Sir George Chesnay sous le titre depuis lors fameux de : la Bataille de Dorking , et où l’auteur « réalisait » pareillement le rêve — le cauchemar — d’une invasion soudaine de l’Angleterre par les Allemands, l’écrivain américain a imaginé que l’Allemagne, au mois de mai 191., après sa défaite finale par les Alliés, entreprenait tout simplement d’extorquer aux États-Unis la grosse somme nécessaire pour lui permettre, tout ensemble, de payer l’indemnité de guerre qui venait de lui être imposée, et puis aussi de se dédommager de ses dépenses antérieures depuis bientôt deux ans. Procédé de pur brigandage, et dont nous n’avons pas besoin de signaler ici tout ce qu’il a de profondément révoltant pour une conscience française ; mais M. Walker est désormais si accoutumé au spectacle de l’ignominie « boche » qu’il n’hésite pas à nous montrer le Kaiser et ses conseillers arrêtant, sans l’ombre d’un scrupule, le plan monstrueux d’un tel guet-apens contre sa patrie !
Toujours est-il que le guet-apens ainsi projeté s’accomplit, l’Angleterre et la France ayant refusé d’intervenir.
Dans le court espace de quelques semaines, les brigands au casque pointu s’emparent traîtreusement de la capitale et des grandes cités maritimes des États-Unis ; traîtreusement ils parviennent à détruire leur marine de guerre ; et les voilà qui, dès avant le 1 er juillet 191., s’en retournent cher eux après s’être fait donner les cent milliards de francs qu’ils sont venus chercher !
À quel usage ils destinent la partie de cette somme qui va leur demeurer entre les mains après le règlement de leurs comptes passés, c’est ce que M. Walker a négligé de nous apprendre. Mais, au fait, lui-même serait sans doute désolé s’il nous voyait prendre trop au sérieux, comme une « prophétie » véritable, ce qui n’a jamais été à ses yeux qu’une simple « fantaisie » patriotique, ou plutôt encore une de ces fables dans le genre d’Ésope qui ne valent que par la « moralité » qu’elles amènent derrière soi. Tout son récit de la « Grande Débâcle américaine » n’a pas d’autre objet que de réveiller ses compatriotes de la fâcheuse torpeur de leur « pacifisme », en leur rappelant qu’il existe dorénavant au monde une nation de proie, indifférente à tous les préjugés de la morale chrétienne, et qui ne se fera point faute, le cas échéant, de s’abattre sur les États-Unis comme un vautour sur un mouton à l’engrais — et cela malgré toutes les humbles politesses de la victime ainsi choisie et toutes ses démonstrations de respectueuse amitié. En conséquence de quoi il faut que les lecteurs américains du récit obtiennent, sur-le-champ, des pouvoirs publics une série de lois nouvelles et d’autres mesures destinées à un renforcement considérable des armées nationales de terre et de mer !
Telle est donc la leçon que prêche à ses compatriotes M. J. Bernard Walker. Mais il se trouve que pour nous aussi, comme on le verra, la « fantaisie » de l’auteur américain comporte une ou deux précieuses leçons, en même temps qu’elle nous émeut par l’imprévu et l’incontestable puissance pittoresque de ses péripéties. Tout au plus aurions-nous souhaité que M. Walker, pour nous rendre plus vraisemblables ses héros allemands, leur prêtât quelques-unes de ces « atrocités » qui semblent bien constituer désormais l’un des éléments essentiels de la stratégie de leur race ! Avec toute l’infamie de leur agression, les soldats et marins allemands qui vont sous nos yeux s’emparer par surprise de New-York, de Boston et de Washington ne nous apparaîtront pas une seule fois se divertissant à violer les femmes ni à massacrer les enfants. Il y a là, sans aucun doute, un manque regrettable de « réalisme », et qui tendrait même à nous faire supposer que ni les fidèles et vivantes relations des « correspondants de guerre » de leurs journaux ni le contact familier, dans leur propre pays, d’une foule innombrable d’émules des Dumba et des von Papen n’ont encore pleinement révélé aux Américains la véritable nature allemande.
Y


PREMIÈRE PARTIE : UNE DURE LEÇON POUR LES ÉTATS-UNIS


I. La Paix de Genève
C ’EST le 1 er  mai 191. qu’a été signé, à Genève, par les plénipotentiaires de treize nations, le traité qui mettait fin à l’immense guerre européenne.
Durant les premiers mois de l’année 1916, l’intensité meurtrière du conflit s’était encore accrue ; le vieux sol de l’Europe avait été baigné de nouveaux flots de sang, et des armées entières s’étaient entre-tuées, avec une férocité qui remplissait d’horreur jusqu’aux cœurs des vétérans les plus endurcis. Mais enfin le poids du nombre, et une supériorité écrasante en fait d’artillerie avaient permis aux Alliés de refouler lentement l’ennemi au-delà de ses frontières.
Avec une superbe apparence d’imperturbabilité, l’Allemagne avait occupé sur la rive droite du Rhin des positions qui, en vérité, avaient semblé imprenables. Mais voici que, vers le milieu d’avril, la Hollande — contrainte par sa légendaire sagacité pratique à sacrifier l’ancienne couleur « germanophile » de sa neutralité — avait soudain elle-même déclaré la guerre aux Empires du centre, s’était retranchée fortement sur la frontière allemande, et avait autorisé le passage d’une nombreuse armée de réserve alliée, qui, après s’être concentrée à l’est du Rhin, avait entrepris une offensive irrésistible en Westphalie. Non contente de menacer l’aile droite et l’arrière de l’

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