La vie que je choisis
53 pages
Français

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La vie que je choisis

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Description

Et si on vous donnait la possibilité de revenir dans votre passé ? De voir les erreurs que vous avez commises.


Samuel Chavignet se réveille dans la chambre d’une maison médicalisée, seul, et la mémoire vide victime d’une maladie neurodégénérative.


Que ressentons-nous lorsque nous nous retrouvons sans aucun souvenir ?


Sa maladie va lui offrir la compagnie d’une amie imaginaire qui saura lui apporter une réponse à toutes ses questions en abordant la vie sous un autre angle...



Imaginez que l’on vous donne l’occasion de changer votre destin et y trouver peut-être le bonheur !

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791034811786
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

La vie que je choisis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Céline Thibaut
 
 
La vie que je choisis
 
 
Couverture : Maïka
 
 
Publié dans la Collection Electrons-libres
 
 

 
 
© Evidence Editi ons  2019

 
Mot de l’éditeur
 
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L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage.
Et représente un énorme travail…
 
Michèle Mailhot
 
 
 
 
 
 
 
Préface
De Pierre Brulhet
 
 
 
C’est lors du 2 e  salon du livre de Crêches-sur-Saône au mois de novembre 2011 que j’ai fait la connaissance de Céline Thibaut. Je fus évidemment honoré lorsqu’elle me proposa d’écrire la préface de son dernier livre.
 
La vie que je choisis est le deuxième roman de Céline Thibaut. Aux premières pages de l’histoire, on se dit que l’on est dans un roman classique, mais très vite le doute est posé, car le personnage central, Samuel Chavignet, est un vieil homme résidant dans une maison médicalisée. Ayant perdu la mémoire, il se voit « visiter » par le fantôme d’une jeune fille en noir. Est-ce là le fruit de son imagination, un palliatif l’empêchant de sombrer dans la folie ? Une blague de mauvais goût orchestré par un membre du personnel infirmier ? D’autant plus que certains le considèrent comme complètement sénile et qu’il serait préférable qu’il soit transféré dans un centre plus adapté.
 
Si l’écriture est simple, sans fioriture, elle n’en est pas moins efficace et renforce la spontanéité d’un certain réalisme entre Bonnie – la jeune fille en noir – et Samuel Chavignet. Cette relation va devenir une amitié puis tendre vers une forte complicité jusqu’au dénouement. Humanité et sensibilité : voilà les deux mots qui me viennent aussitôt à l’esprit après avoir lu ce roman. Il ne laissera personne indifférent, car il parle de la disparition d’un être cher, du souvenir, des rencontres manquées.
 
Et pour ceux qui trouveraient la lecture de l’histoire un peu trop tranquille au début, attendez, soyez patient, car les dernières pages ne vous lâcheront plus jusqu’à la fin, rendant à juste cause, l’unité singulière de ce roman empreint d’émotions et de merveilleux.
 
Céline Thibaut entre sur la pointe des pieds dans l’univers des écrivains, des vrais et je ne serais pas surpris que l’on reparle d’elle très bientôt comme d’un auteur à part entière porté par un public qui pourrait bien lui être fidèle.
 
Pierre Brulhet
Paris, le 30/11/2011
 
 
 
 
1
 
 
 
Hôpital de Fleyriat
Bourg-en-Bresse, 27 février 2011
Des murmures. Voilà ce que j’entends. Des tintements d’instruments chirurgicaux, des sons qui se rapprochent doucement. J’entends au loin la voix d’une infirmière, mais je ne comprends pas ce qu’elle dit.
 
Un spasme me fait ouvrir les yeux. Ce que je vois est trouble. Des blouses blanches, beaucoup de blouses blanches, mais malgré ma difficulté à voir ce qui se trouve autour de moi, je sais que Bonnie est là.
 
J’aperçois ce petit bout de femme courir entre les médecins, décoiffant nerveusement sa belle chevelure rousse entre ses mains. Elle semble paniquée, mais pourquoi ?
Je souris. Même quand je sens la mort m’attirer à elle, Bonnie me fait rire.
Si les médecins s’apercevaient de sa présence, s’ils la voyaient traverser leurs corps et faire des grimaces dans leur dos, eux non plus ne pourraient s’empêcher de rire.
Mon amie s’approche de moi, me murmure quelque chose au creux de l’oreille pendant que les médecins s’acharnent à me faire des massages cardiaques. Je ne comprends pas ce qu’elle me dit, mais je fais signe que oui de la tête. Avec mon amie Bonnie, il vaut mieux toujours répondre par l’affirmative.
Elle me prend dans ses bras, je ferme les yeux.
Et tout à coup, c’est le noir complet.
J’ai l’impression de voler à travers mon corps, je me sens bien.
 
Que m’arrive-t-il ?
 
 
 
 
2
 
 
 
Maison de retraite médicalisée
Bourg-en-Bresse, 12 mars 2010
J’ai mal à la tête, j’ai encore dû faire la grasse matinée.
J’ouvre doucement les paupières et…. aïe  ! La lumière me brûle les yeux. Pas étonnant que j’aie aussi mal à la tête.
Quelque chose me semble étrange, je n’ai pas le souvenir que d’habitude je me réveille avec une telle clarté dans la pièce, mais après tout, qu’est-ce qu’un souvenir ?
Je m’étire doucement et ouvre un peu plus les paupières. Cette pièce ne me dit rien du tout, mais c’est une sensation que j’ai déjà ressentie : oublier.
Je m’assois sur le lit et regarde autour de moi. On ne peut pas dire que ce soit très joli. Est-ce que j’ai d’aussi mauvais goûts ? Cela me paraît peu probable. Et d’ailleurs pourquoi mon lit estil sur roulettes ? Il y a une porte, je vais bien voir ce qu’il y a derrière. J’ai toujours eu un côté aventurier, il me semble en tout cas, à moins que j’aie lu ça quelque part.
 
Lorsque j’ouvre la porte, la mémoire me revient comme un flash de lucidité.
Des infirmières, bien sûr ! Je suis dans un hôpital. Des gens sont venus me chercher à mon domicile et m’ont mis dans ce trou envahi de vieilles personnes. Il paraît que je perds la mémoire, et bien voyons… Je me souviens très bien qu’ils n’ont pas voulu que j’emmène mon gros chat Griffin. C’est le type habillé tout en blanc qui l’a emmené . Et je m’en souviens très bien de cet homme. Bel homme, d’une trentaine d’années environ. Avec ses cheveux blonds coiffés en arrière et sa mâchoire en équerre.
Mon seul compagnon, mon seul ami : Griffin. Et ils ne veulent pas de lui ici.
Une infirmière s’avance vers moi avec tout un tas de dossiers dans les bras.
Elle arbore une abondante chevelure brune lui tombant sur les épaules, un visage très fin et une peau parfaitement hâlée. Ses traits semblent délicats, plus particulièrement sa bouche finement dessinée.
— Tiens, monsieur Chavignet, on est réveillé ? Retournez dans votre chambre, nous allons passer vous voir d’ici quelques minutes.
Une jeune fille se trouve derrière cette infirmière. Elle est totalement habillée en noir, ce qui fait très bien ressortir ses cheveux d’un rouge vif. Elle me fixe intensément, mais pourquoi ?
L’infirmière s’aperçoit que je ne la regarde pas et se retourne pour voir ce que je contemple. Elle hausse les épaules et me raccompagne jusqu’à ma chambre.
— Allez, monsieur Chavignet, allongez-vous et reposez-vous.
Je m’exécute, du moins le temps qu’elle franchisse la porte. Je contemple les murs qui sont d’un bleu terne. Décidément, je n’aime vraiment pas cet endroit.
 
***
 
Quelques minutes plus tard, alors que je regarde par la fenêtre l’étalement d’immeubles et d’entrepôts, deux femmes pénètrent dans la pièce, suivies de près par l’inconnue vêtue de noir.
L’une d’entre elles n’est autre que l’infirmière qui vient juste de me renvoyer au lit, mais la seconde, plus âgée, semble être un médecin. Grande et surtout très mince. Ses cheveux sont presque gris et sous ses yeux s’amoncellent une multitude de petites rides.
Avant qu’elle n’ouvre la bouche, je sens déjà que je ne l’aime pas. Elle paraît hautaine. Un peu une madame je sais tout, je dirais même une madame-poussez-vous-de-devant-me-voilà.
Pendant que mes yeux détaillent la jeune fille en noir qui garde la tête baissée, madame pète-sec m’ordonne :
— Asseyez-vous, monsieur Chavignet !
Je lui obéis et rejoins le siège qui se trouve près de mon lit à roulettes. Ce n’est pas que cette femme me fasse peur, mais je veux entendre ce qu’elle a à me dire concernant ma présence en ce lieu.
— Qu’est-ce que je fiche ici  ? lui demandé-je tout en m’assoyant.
— Vous avez été admis ici, monsieur Chavignet, car vous êtes malade ; et ce depuis des années, répond la jeune infirmière. Vous êtes à un stade de la maladie où vous ne pouvez plus vous assumer tout seul.
Cette réponse me fait l’effet d’un électrochoc.
— Je suis malade, mais quelle sorte de maladie ?
— Vous avez une maladie neurodégénérative qui est caractérisée principalement par la mort des cellules nerveuses situées dans plusieurs zones du cerveau, dit le médecin en omettant d’intégrer un peu de compassion dans sa voix.
— Est-ce que vous pouvez être plus claire et m’épargner votre jargon médical ? dis-je en m’emportant.
— Peu à peu, vous perdez de vos fonctions cognitives…
— En d’autres termes, vous perdez la mémoire, dit l’infirmière en coupant sa supérieure.
— Je veux bien admettre qu’il m’arrive d’oublier quelques petites choses sans importance, mais…
— Vraiment ! Le médecin lève un sourcil. En êtes-vous certain ? Quelle est votre profession, monsieur Chavignet ?
Je réfléchis, mais je ne me souviens pas. Le médecin reprend la parole.
— Nous avons trouvé une grande masse de filaments protéiques hélicoïdaux logée directement dans les cellules nerveuses de votre cerveau, en particulier dans votre lobe frontal.
Je m’énerve et crie.
— Mais vous allez parler français, bon sang !
— Votre maladie a atteint un stade où votre mémoire s’est quasiment effacée en totalité, répond la jeune infirmière avec une certaine douceur dans la voix.
Je ne sais quel sentiment je ressens à ce moment. Colère, tristesse, peur, mais mes yeux se promènent tour à tour sur les trois femmes.
La jeune fille rousse me fixe intensément ce qui me provoque...

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