Coeur maladroit
67 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Coeur maladroit , livre ebook

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
67 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Tania a dû abandonner ses études de droit à cause de l’argent. Depuis, elle vit de petits boulots où sa maladresse l’oblige souvent à changer de patron. Mais ses étourderies vont lui ouvrir les portes d’un monde qu’elle n’aurait jamais osé imaginer. Quand un complot menace de tout détruire, l’amour peut-il triompher ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791096784943
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CœurMaladroit
LealysPavel




CœurMaladroit
© JennInk Éditions
Tousdroits réservés.
LeCode de la propriété intellectuelle interdit les copiesou reproductions destinées à une utilisationcollective. Toute représentation ou reproduction intégraleou partielle faite par quelque procédé que ce soit,sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illiciteet constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Aucunextrait de ce livre ne peut être reproduit, scanné oudistribué sous forme imprimée ou sous formeélectronique sans la permission expresse de l’auteur,sauf pour être cité dans un compte-rendu de presse.
VERTISSEMENT
Cetexte est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec despersonnes vivantes ou mortes, des lieux ou des évènementsréels n’est que pure coïncidence pour laquellel’auteur(e) décline toute responsabilité.
Chapitre1

Unejournée comme les autres est en train de se dérouler etje peux vous assurer que rien ne va comme je veux. Je sens le regardlourd, un brin lubrique, de mon patron posé sur moi. Ilconnaît ma maladresse légendaire comme tout le mondeici, d’ailleurs.
Celafait maintenant plus de deux mois que je travaille dans ce restaurantet j’ai déjà à mon actif plusieursassiettes et autres vaisselles cassées. Je ne vous parle mêmepas de la quantité de plats qui se sont retrouvés surle sol.
Parfoisje me demande pourquoi le patron persiste à me garder commeserveuse, car il est clair que je ne suis pas vraiment faite pour cetravail.
C’estlors d’une soirée que j’ai enfin compris : jeme changeais dans les vestiaires et j’ai vu son regard vicieuxme reluquer à travers l’entrebâillement de laporte. Depuis ce jour, je veille à bien m’enfermer àclé lorsque je suis seule.
Cettefois encore, mon patron a eu un geste déplacé. Alorsque je passais devant lui, trois assiettes dans une main et deux dansl’autre, j’ai senti sa main frôler mes fesses. Bon,OK, vous allez me dire que ce n’était rien, un simpleaccident, mais quand celui-ci se répète à chaqueoccasion, cela devient plus qu’une coïncidence selon moi.
Enfinbref, après l’avoir surpris, je me retourne pour luimontrer mon mécontentement, mais je me prends les pieds dansla bandoulière d’un sac qui traîne et ce quidevait arriver, arrive… Le contenu de mes trois assiettes sedéversent sur la tête d’un pauvre client qui semet à hurler.
Jetente de me faire toute petite, mais impossible d’échapperau déchaînement de colère à mon encontreet je me vois mal m’excuser en mettant tout sur le compte de lamain baladeuse de mon chef.
— J’exigede voir votre responsable sur le champ ! crie l’homme touten essayant de limiter les dégâts.
— Jesuis vraiment désolée, murmuré-je, en tentant del’aider à se débarbouiller.
— Vouscroyez vraiment que j’en ai quelque chose à faire de vosexcuses ? hurle-il encore plus fort.

Lesclients regardent tous la scène qui se déroule sousleurs yeux. Je veux bien croire que les beuglements de l’individusoient très distrayants, mais je ne suis pas certaine que monpatron pense la même chose.
Auregard noir qu’il me lance, je comprends que c’est lafin. Il se confond en excuses et lui annonce qu’il offre lerepas pour le dédommagement.
— Ilmanquerait plus que je paye ! Non, mais vous les recrutezcomment vos serveuses ? Il faudrait peut-être arrêterde ne les sélectionner que pour leur physique !
Jedresse l’oreille à cette tirade. Il a bien dit quej’étais jolie ? Je souris alors qu’il sort,furibond, avec sa blonde pendue à son bras.
Aussitôtje me reçois une tape derrière la tête qui mefait instantanément sortir de mon doux rêve.
— Quandtu auras fini de sourire béatement et de nettoyer ton merdier,rejoins-moi dans mon bureau, grogne mon chef.
Mabourde me fait revenir, encore une fois, à ma triste réalité.Je me saisis de la pelle et du balai que m’apporte mon collègueet je commence mon nettoyage.
Jeramasse, je jette, je frotte et je sèche en y mettant beaucoupd’entrain et, quand vient le moment de mon tête-à-têteavec mon boss, je marche à reculons.
Aumoment de franchir le seuil, je souffle.
— Ehbien qu’est-ce que tu attends, Tania ? Entre et ferme laporte.
— Jepeux tout aussi bien la laisser ouverte pour…
— Jene parle pas français ? insiste-t-il. Quand je te dis dela fermer, tu t’exécutes.
Bienentendu, je saisis rapidement toute l’ambiguïté desa dernière phrase et je me plie à ses exigences, ayanttrop besoin de mon travail. Il connaît ma situation et saittrès bien en tirer tous les avantages dont il a besoin.
Ils’approche de mon dos alors que j’ai encore la main poséesur la poignée. Je sens son haleine fétide sur ma peaudénudée.
— Tusais que j’apprécie quand tu es soumise, murmure-t-ildans mon oreille.
Sonnez caresse ma joue alors que ses lèvres remuent doucement.Vite, que ce supplice s’arrête !
— Chef,pour ce qui s’est passé tout à l’heure, je…
— Chuuut,nous en parlerons après, souffle-t-il alors que sa main vientse poser sur mes fesses.
Jeserre la mâchoire et les poings. Ce n’est pas la premièrefois qu’il agit de la sorte et j’ai bien compris qu’ilne servait à rien de répliquer. La dernièrepersonne à s’être opposée à sesmanières perverses s’est retrouvée licenciéedu jour au lendemain et grillée dans la profession.

— Tuas été bien vilaine ce soir, continue-t-il alors queses lèvres se posent sur mon cou.
Pourquoimon corps réagit-il de la sorte au contact de ce goujat ?Ma raison hurle à la rébellion alors que mon corpss’offre à son toucher. Quel dilemme ! Je tente debouger afin de me dégager de son emprise, mais c’estsans compter sur sa détermination.
Deson corps lourd et rebondi, il me plaque contre la porte et me forceà écarter les jambes.
— Situ continues à faire des bêtises, tu vas me forcer àte punir, Tania, et surtout tu me fais perdre des clients.
— Jesuis désolée, bredouillé-je, alors qu’ilécrase un peu plus ma tête contre la porte.
— Tues une gentille fille, et bien que tu sois magnifique et que je ne melasse pas de caresser ton corps de rêve, si tu continues, jevais devoir me débarrasser de toi. C’est ce que tuveux ?
J’entendsle son de sa braguette qui s’ouvre et là mon cœurs’arrête. Il n’est jamais allé si loin…Il ne va pas oser tout de même…
Ilrelève ma jupe, je ne peux pas le laisser continuer, alors jeme débats, mais son corps énorme pèse sur moi etje ne parviens bientôt plus à bouger.

— Qu’est-ceque tu penses faire ? chuchote-t-il. As-tu idée del’argent que tu m’as fait perdre ce soir ?
— Jet’en prie, je ferai plus attention, mais ne fais pas ça…
— Fairequoi ? Récupérer mon argent ? Ce n’estpas à toi de décider.
Jesuis paralysée, priant pour qu’on vienne me sauver. Leslarmes commencent à couler quand soudain de grands coups sefont entendre sur la porte.
Ilse recule immédiatement, se rhabillant rapidement. Je nem’attarde pas plus et ouvre la porte avant de filer en vitesse.
Cen’est pas la fin de mon service, et je dois continuer de bosseravec cette sensation de viol. Les tremblements ne veulent pas cesseret je dois me concentrer encore plus que d’habitude pour évitertoute maladresse.
Chapitre2

Iln’est pas loin de vingt-deux heures lorsque je rentre chez moi,complètement vidée. J’ai réussi àéviter mon patron et les questions gênantes, maiscombien de temps vais-je tenir dans cette atmosphère de peur ?
— Enfintu es là !
Jesursaute en entendant la voix de mon amie Maeva qui vient s’installerà côté de moi. Je dois vous dire que je vis encolocation avec trois personnes formidables et toutes différentes.Je m’entends super bien avec eux. Maeva est la seule àconnaître le harcèlement dont je suis la cible autravail.
C’estma meilleure amie. Elle est très à l’écouteet souvent de bon conseil. Très féminine, elle adoresortir et prendre soin d’elle.
Ily a aussi Jim, le rigolo de la bande. C’est un garçonqui a répondu à notre annonce de colocation. Il atoujours le mot pour nous faire rire et ne prend jamais rien ausérieux. La vie paraît plus légère quandil est là. ...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents