Délicieusement farouche
100 pages
Français

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Délicieusement farouche , livre ebook

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Description

Magalie est une jeune femme curieuse des plaisirs de la chair.
Lors d’une soirée surprenante, elle fait la connaissance de Sam qui croque la vie à pleines dents.
Et si cet homme lui ouvrait la porte à d’autres jeux plus sensuels, des découvertes plus sombres, mais aussi plus intenses en compagnie de son frère, John ?
Magalie va-t-elle aimer les propositions de l’aîné, dominant accompli ou va-t-elle préférer les attentions plus douces du cadet ?


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782377806065
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Délicieusement farouche

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Méline Darsck
 
 
Délicieusement farouche
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Evidence Editions  2021

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 



 
 
 
 
Chapitre 1

L’invitation
 
 
 
Comme chaque jour en rentrant du travail, je tape le digicode, pousse la porte de l’immeuble, ouvre la boîte aux lettres, et commence à trier le courrier tout en montant les escaliers qui mènent à mon appart’.
Facture… facture… publicité… journal… et une enveloppe en couleur. Mandarine ! Ce n’est pas les impôts ou une relance pour l’électricité, ça. Ça ressemble plus à une invitation… mariage ou fête ? Éventuellement des vœux, mais mon anniversaire est passé depuis deux mois et la nouvelle année enterrée depuis cinq. Qui pourrait bien se mettre la corde au cou ou souffler une bougie de plus ? Si ce n’est Lola. Mais son anniversaire est en juillet et nous avons déjà prévu un week-end à Barcelone pour faire la fête.
Je suis curieuse et l’enveloppe se retrouve déchirée avant d’ouvrir la porte de mon deux-pièces et mes yeux parcourent le carton d’invitation.
 
Lieu de la fête : secret
Date et heure du début des festivités : samedi 30 mai à 19 h
Lieu de rendez-vous : 144 rue des Remparts, sur le banc de l’arrêt de bus.
Habillement : so sexy !
Réponse : aucun refus ne sera accepté !
 
Je souris en relisant la dernière phrase. C’est tout à fait le genre de Lola d’exiger sans proposer. Samedi prochain… Elle est gonflée quand même, me dis-je en lançant mes clés sur le meuble de l’entrée. Je pose le courrier à côté et mon sac sur la chaise à proximité, pousse du pied la porte qui claque et me dirige vers le frigo pour ranger les courses que j’ai faites. Oh, pas grand-chose, juste une bouteille de vin en cas d’invité surprise, quelques pistaches pour l’apéro et une salade, afin de rassurer ma mère, si elle débarque à l’improviste. Avec les deux yaourts nature qui se disputent l’étagère du milieu, mon réfrigérateur fait peine à voir. Mais je suis une quiche en cuisine et mange rarement chez moi.
D’un geste, je dézippe la fermeture de ma jupe, puis la laisse tomber à mes chevilles, tout en appelant mon amie. Je me penche pour ramasser mon vêtement, la sonnerie résonne dans le haut-parleur, je retire encore mes talons, et même si en string et escarpins, je me trouve plutôt sexy, personne n’est là pour admirer le spectacle, autant finir de se mettre à l’aise.
— Allô ?
— T’as de la chance, samedi, je voulais sortir avec…
— Oh, Mag’, tu vas adorer. De toute façon, t’as pas le choix !
— Choix ou pas, tu aurais pu prévenir un peu avant. Ça fait court trois jours quand même !
— Une occasion comme ça, je pouvais pas la laisser passer.
— Et de quel genre d’occasion tu parles ? Le meilleur ami de ton cousin mixe dans un local sordide ? Une boîte ringarde accueille la dernière célébrité sortie de la téléréalité ? Y a rien dans ce coin !
— Un enterrement de vie de jeune fille qui a été annulé. Je profite de toute la fête à moitié prix.
Je garde le silence quelques secondes pendant que Lola m’assure que je n’ai rien à craindre et que la soirée sera géniale.
— Et tu fais comment pour te dégotter des trucs comme ça, toi ? m’étonné-je.
— Je connais les bonnes personnes.
— Et c’est pour quelle occasion ?
— Mes vingt-cinq ans, évidemment ! Mag’, tu vas me vexer !
— Ton anniv’ est dans deux mois. Tu exagères. Et c’est quoi pour toi une tenue « so sexy » ? Parce que je vois pas Rebecca s’habiller autrement qu’en tailleur-pantalon.
— Si elle ne met rien sous la veste, ça peut le faire. Et toi, je te veux en jupe ultra courte, soutif visible ou tétons en transparence, talons très, très hauts et…
— Un garde du corps pour la soirée ? m’exclamé-je en imaginant le tableau.
— Non, on sera qu’entre nanas.
Je soupire. Cinq filles bien roulées s’habillant sexy, c’est une histoire à attirer les embrouilles, et plus encore dans ce coin.
— Tu ne veux quand même pas que je mette la jupe léopard ?
— Sauf si tu en as une plus provocante. En tout cas, pas plus long.
— Mais je ne peux pas bouger sans montrer ma culotte. C’est pas une jupe, mais un bandeau.
— Et alors ? So sexy ! N’en mets pas !
— De culotte ?
— Et n’oublie pas le soutif assorti.
— Le push-up ? Ça déborde de partout.
— C’est un peu le but quand même !
— Oui, pour les bonnets A, mais quand tu as naturellement un bonnet C, tu t’habilles moins…
— Arrête ton char, Ben Hur ! C’est mon anniversaire, je t’habille comme j’en ai envie.
— Ouais… ben, ça, c’est dans tes rêves. Je serai sexy, n’aie crainte, mais comme je l’entends.
Ma dernière acquisition, une petite jupe en cuir, fermeture éclair sur le côté qui remonte jusqu’à la taille accompagnée d’un soutien-gorge noir satiné et un top transparent, sera nettement plus classe tout en correspondant à son dress code .
 
 
 
 
Chapitre 2

Présentations
 
 
 
Et si je vous parlais un peu de moi ?
Je m’appelle Magalie, mais, pour tout le monde, c’est Mag’. J’ai vingt-quatre ans, je vis seule à Paris dans un petit deux-pièces à quelques pas de la tour Eiffel, rue Cler, tout près de l’avenue de la Motte-Picquet. J’adore ce quartier. L’ambiance est presque villageoise et, même s’il y a quelques hôtels, le coin n’est pas trop touristique. Ce que j’apprécie également, c’est la proximité des commerçants. Rien qu’en bas de chez moi, je trouve un poissonnier, un boucher, un charcutier, trois maraîchers et un marchand de vin. Vous me direz pour le peu que je cuisine… Mais j’adore attraper une pomme en partant bosser, ou choisir une bouteille de rosé quand je suis invitée. Le métro est à trois pâtés de maisons et le Champ-de-Mars à cinq minutes… que demander de plus ?
Évidemment, ce n’est pas avec ma paie de vendeuse en prêt-à-porter que j’ai pu m’offrir ce bijou. Mes parents sont partis vivre dans le Sud lorsque mon père a pris sa retraite. Ils ont trouvé un acheteur pour leur appartement situé au boulevard Saint-Germain et en ont choisi deux plus petits, l’un pour leur enfant chérie, moi en l’occurrence, et un autre pour garder un pied-à-terre dans la capitale.
J’adore mon chez-moi. Je l’ai décoré sobrement, mais il me ressemble. Chaque meuble, tableau ou bibelot a été choisi avec soin.
Je suis fille unique et comme mes parents ont eu du mal à m’avoir, j’ai été, n’ayons pas peur des mots, pourrie-gâtée. En revanche, même si j’obtenais d’un sourire espiègle ou d’un regard triste tout ce que je voulais, ils m’ont appris certaines valeurs, surtout celles de la vie. Ils ont compensé leur manque d’enfant, avant mon arrivée, en s’investissant dans des œuvres humanitaires à travers le monde et, une fois que je suis née, ils m’ont simplement incluse dans leurs périples. J’ai vécu des expériences incroyables. Mais ce que j’ai surtout appris, c’est que même si le côté matériel est important, le bien le plus précieux, c’est la santé et le bonheur.
J’ai commencé une formation de styliste, puis bifurqué sur un BTS de vendeuse. J’aime le contact avec les clients et participer aux choix des prochains achats. J’assiste même parfois à quelques défilés et l’entente avec ma patronne est très bonne. C’est important.
Côté cœur, aucun mec n’a réussi l’exploit de me garder près de lui. Ma mère s’en désole, alors que mon père m’encourage à ne pas me laisser emprisonner. Il me répète qu’un homme ne sera pas capable de combler tous mes désirs, qu’ils sont si nombreux qu’il vaut mieux que je ne m’attache pas et que je continue à papillonner, tout en me protégeant.
Je pense qu’il craint de ne plus être mon homme préféré le jour où je tomberai amoureuse, mais il n’a pas tort. Je suis exigeante et dès que je m’ennuie, je file butiner ailleurs. Je n’ai que vingt-quatre ans, largement le temps de trouver l’âme sœur pour ensuite me tenir tranquille.
 
 
 
 
Chapitre 3

L’anniversaire
 
 
 
Dix-huit heures trente, le taxi ne va plus tarder. Je m’observe une dernière fois dans le miroir de ma chambre, vérifie mon décolleté et ma poitrine mise en valeur, la courbe de mon cul et la lisière de mes fesses visibles. Le galbe de mes jambes et la cambrure de mes reins sont accentués par la hauteur des talons. Mon visage au teint hâlé se trouve rehaussé d’un maquillage subtil et de belles boucles noires.
Je lance quelques regards aguicheurs, des sourires invitants et m’exclame à voix haute :
— Si, avec une telle tenue, je ne rentre pas accompagnée, je n’y comprends plus rien !
Trois mois que je n’ai pas pris mon pied… Trois mois ! Enfin si, toute seule avec mes jouets, mais aucun homme ne m’a fait grimper aux rideaux. Il me semble que je rencontre toujours les mêmes, pas que j’aie couché avec tout ce qui est mignon à Paris, mais pour me faire frissonner un minimum, j’ai besoin que le type ait plus qu’une belle gueule. Les plans « baise », avec des compliments sortis d’une pochette-surprise et des regards plongeant sur un autre décolleté avant même de m’avoir embrassée, je passe mon tour.
Et pour ceux qui parviennent à franchir la première étape, il faut qu’ils assurent dans l’originalité de leurs promesses sous la couette. Je veux un mec pour m’amuser et si ce qu’il me propose ne me fait pas mouiller directement, je le vire.
Je roule des hanches, examinant chaque mouvement dans le reflet pour connaître les limites à ne pas franchir, puis rejoins la rue et enfin la banquette arrière du taxi.
Heureusement, le trajet n’est pas long, je m’impatiente de plus en plus. Lola a fait tant de sous-entendus sur cette soirée que je ne peux que me réjouir. Le chauffeur se gare derrière un confrère. Je remarque Bénédicte, qui s’approche du lieu de rendez-vous alors que du premier taxi sort Rebecca accompagnée d’Agathe et de l’organisatrice de la soirée. Tout en payant, je scrute les silhouettes de mes amies.
Lola, mignonne petite blonde aux yeux bleus, a tout de la poupée : taille fine, hanches rondes et poitrine opulente, en plus d’un visage encore un peu enfantin. Ce soir, elle porte une robe noire en latex très près du corps, si moulante qu’aucun sous-vêtement ne peut être présent sans y laisser une trace et de ce que je remarque… ses fesses comme ses seins doivent être nus.
Rebecca, au contraire, est une beauté beaucoup plus froide. Son carré parfait, ses cheveux toujours impeccablement coiffés, d’un châtain clair, s’accordent à ses pupilles noisette. Elle a une classe naturelle, mais son regard d’acier retient tous les mecs. Je la soupçonne de préférer les femmes, mais elle ne l’a jamais admis devant nous. Elle prétend que son emploi est son amant et qu’elle n’a aucune place pour un homme. C’est vrai qu’elle rayonne lorsqu’elle nous retrace l’aboutissement d’une enquête, mais… soit elle est encore vierge, soit elle n’a jamais joui. Comment un job peut-il concurrencer une bonne partie de jambes en l’air ? Pour cette escapade, elle a choisi un short court et un croc top laissant apparaître son nombril. C’est sacrément sexy pour elle, mais Lola semble lui faire une remarque désapprobatrice.
Agathe est sans doute la plus innocente de nous. Elle a attendu d’être fiancée avant de coucher pour la première fois. Je m’en souviens comme si c’était hier. La pauvre avait les yeux lumineux et les joues rouges encore de nombreuses heures après avoir quitté son amant. Elle craignait de rentrer chez ses parents, pensait que c’était écrit sur son front, ou que son nez allait se mettre à clignoter et que sa mère le devinerait au premier coup d’œil. Et ce soir ne fait pas exception. Sa jupe longue semble tout droit sortie de La Petite Maison dans la prairie et son chemisier blanc, hormis une certaine transparence, reste d’une sagesse affligeante. Mais Lola n’y prête pas attention. Je crois qu’elle a perdu espoir de la rendre sexy.
Bénédicte a un corps à nous donner des complexes, sportive, élancée, dynamique, avec le brin de folie qui la rend sympathique. C’est la plus excentrique de nous, avec des coupes de cheveux aussi changeantes que la couleur de son sac à main. C’est grâce à elle que nous sommes toutes devenues amies. Elle était notre monitrice de Zumba et, lors d’un cours particulièrement intense, elle nous avait conviées à une séance de sauna et hammam dans la nouvelle extension du club. Son but était d’étendre notre abonnement, mais, finalement, c’est une belle amitié qui s’est créée, il y a maintenant, plus de trois ans. C’est la seule qui me concurrence dans la profondeur de son décolleté. Ce soir, la jupe en jeans élimé est d’un sexy incroyable et la chemise nouée entre les seins attire tous les regards sans oublier la hauteur de ses talons qui oblige une certaine courbure à son dos et la rend encore plus sensuelle.
J’embrasse tendrement mes copines, m’attardant plus sur les joues de Lola avant que cette dernière ne se dirige vers le porche un peu vieillot d’un immeuble. Toutes plus surprises les unes que les autres, nous la regardons faire sans bouger. Elle compose le code, baisse la poignée et nous fait signe de la suivre.
La porte grince, elle est lourde, je la tiens pour qu’elle ne s’écrase pas sur Agathe qui peine à avancer. Elle ne cesse de poser des questions auxquelles Lola est la seule à pouvoir répondre et qui se contente de glousser sans dire un mot.
Le couloir est sombre, pas sale, mais pas très rassurant. L’ascenseur semble en panne et les escaliers sont étroits. Même si je suis plutôt du genre aventurière, là, j’avoue que je crains une soirée un peu glauque.
— Lola ? Tu es sûre de toi ? C’est la bonne adresse ?
— Évidemment. J’y suis venue hier. Faites-moi confiance, vous allez adorer !
— Même moi ? questionne Agathe.
Lola se retourne et nous regarde toutes à tour de rôle. Je m’attends à une réponse évasive pour éviter de brusquer notre petite prude de service, mais Lola affiche un très beau sourire et réplique :
— Tu vas rougir, c’est certain, mais oui, tu vas aimer.
Bon, ce n’est pas un indice, Agathe s’effarouche au moindre compliment. Dès qu’un homme la regarde plus intensément, elle pique un fard. Ce n’est pas pour rien qu’elle a choisi de travailler dans un centre d’appels, pas de contact direct avec les clients, elle est aux anges.
Lola nous annonce que nous sommes arrivées en nous arrêtant devant une nouvelle porte qui est décorée d’une lucarne, ce qui me fait penser à un club privé. Elle frappe trois fois, puis deux, puis à nouveau trois coups rapides. La petite ouverture coulisse, Lola murmure quelques mots que je n’entends pas, mais, apparemment, c’est le sésame pour nous laisser entrer. La porte s’ouvre sur un homme vêtu uniquement d’une cravate, d’un cache-sexe et d’une veste queue-de-pie !
Waouh, la soirée commence bien ! Je souris, alors que Rebecca fait un pas en arrière. Je lui agrippe le bras et lui murmure :
— Juste une fois, sans retenue, tu peux ?
Elle hausse les épaules et suit Lola qui est déjà à l’intérieur. Je me retourne pour vérifier la mine d’Agathe. La pauvre semble perdue et s’approche des escaliers. Je la rattrape avant que son pied ne se pose sur la première marche et lui chuchote :
— C’est pour Lola… pour son anniversaire. Tu ne risques rien.
— Tu parles. Et Louis n’appréciera pas.
— Il n’aime pas que tu sortes avec nous, ça ne t’empêche pas de t’éclater à chaque fois. Allez, viens.
Ma main tenant son avant-bras, je l’embarque sans lui laisser le choix.
Nous entrons dans ce qui ressemble à un appartement sans trop oser observer le portier. Pourtant, son corps est comme sculpté pour le plaisir des yeux, ses cheveux sont coupés court, son visage est fin, et sa mine presque hautaine. Il n’y a que Lola et Béné qui profitent ouvertement de la vue.
J’avoue ne pas trop savoir quoi faire. L’homme est un délice à regarder, mais pas très convivial. Son manque de sourire me crispe. Et surtout je ne comprends pas ce qu’on fiche ici. Je croyais que nous ne serions qu’entre nous.
Les secondes s’égrènent dans un silence pesant, lorsqu’enfin un épais rideau rouge s’écarte et qu’un autre homme, vêtu comme un maître d’hôtel traditionnel, nous accueille.
— Excusez mon collègue, Boris n’est pas très causant, dit-il en faisant un baisemain à Lola qui se met à glousser.
Agathe et Rebecca restent sur leurs gardes alors que Bénédicte joue les blasées, mais je reconnais le pétillement dans ses pupilles. Les mecs lui plaisent, tout comme le cinéma qui entoure la soirée.
Sans plus s’attarder, Boris se tourne et s’éloigne avant de disparaître au fond du couloir.
— Mon nom est Julien et je serai votre hôte. Si vous voulez bien me précéder, dit-il en nous montrant le chemin d’un geste presque trop théâtral.
Lola avance, nous la suivons sans dire un mot alors qu’il ferme la marche sans manquer de lancer un regard appuyé sur la silhouette de Bénédicte, les jambes de Rebecca ni de plonger dans le décolleté d’Agathe, seule partie légèrement sexy de son anatomie. Comme il se trouve juste derrière moi, j’imagine qu’il ne doit pas se gêner pour reluquer mes fesses. Je jette un petit coup d’œil par-dessus mon épaule mine de rien en bousculant mes boucles et je le surprends en flagrant délit de matage. Il ne paraît pas embarrassé, au contraire, son regard devient plus gourmand.
...

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