Instants indécents
176 pages
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Instants indécents , livre ebook

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Description

Découvrez notre recueil de nouvelles érotiques, signées Oly TL, Angel Arekin, Eva de Kerlan, Cindy Lucas et Twiny B.
Échanges torrides, corps-à-corps sulfureux, instants indécents. Succomberez-vous également ?


À propos des auteures:
Retrouvez les biographies d'Oly TL, d'Angel Arekin, d'Eva de Kerlan, de Cindy Lucas et de Twiny B. sur notre site internet : https://www.nishaeditions.com/accueil/nisha-s-secret/bios-coquines/.


À propos de l'éditeur :
Nisha Editions est une maison d'édition spécialisée dans la romance francophone. Découvrez les autres titres de notre collection Nisha's Secret sur https://www.nishaeditions.com/nisha-s-secret/
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Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 juin 2017
Nombre de lectures 108
EAN13 9782374135359
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Angel Arekin, Twiny B., Eva de Kerlan,
Cindy Lucas, Oly TL
 
Instants indécents
 
 

 
Nisha Éditions
Copyright couverture : Gleb TV
 
ISBN 978-2-37413-535-9

Have fun !
 

@NishaÉditions

Nisha Éditions

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www.nishaeditions.com

SOMMAIRE
 
 
Présentation
 
 
1. Yano – Angel Arekin

 
2. Mael – Angel Arekin

 
3. Rory & Max – Angel Arekin

 
4. Déclencheur de plaisir – Twiny B.

 
5. L’Artiste – Twiny B.

 
6. Orgasmes nocturnes – Twiny B.

 
7. Plaisirs masqués – Twiny B.

 
8. Dévorer du regard : Milia – Eva de Kerlan

 
9. À pleines mains : Elsa – Eva de Kerlan

 
10. Irrésistible : Natalia – Eva de Kerlan

 
11. Se mettre au parfum : Josh – Eva de Kerlan

 
12. Frissons de nuit – Cindy Lucas

 
13. Pacte sensuel – Cindy Lucas

 
14. Un goût d’interdit – Cindy Lucas

 
15. Joue avec le feu – Cindy Lucas

 
16. Pari à trois – Oly TL

 
17. Soumise Aïko – Oly TL

 
18. Soumission aquatique – Oly TL

 
19. Yoga & supplices – Oly TL

 
Extraits


Yano
Angel Arekin
 
 
Tout en conduisant sur la route de la côte, j’observe Yano du coin de l’œil. Mon ami d’enfance, mon amant, l’amour de ma vie. Je songe à toutes ces années où nous avons dû nous séparer, trop têtus, et à toutes les choses que je n’ai pas pu vivre à ses côtés. À ces petites choses coquines auxquelles il me fait désormais goûter. Je songe à lui et mes joues s’embrasent en un instant.
 
Aussitôt, le sourire ravageur de Yano étire ses lèvres.
 
– Tss-tss, Rine, raconte-moi ce qui passe dans ta petite tête. Qu’est-ce qui peut bien te fait rougir ?
 
Je me pince les lèvres, troublée par son regard de braise.
 
– Je… je t’imaginais en train de te masturber.
– Tu imagines ce genre de chose, petite polissonne, lance-t-il en tripotant mon lobe d’oreille du bout des doigts. Pourquoi ? Tu as envie de me regarder ?
 
Mes yeux doivent briller intensément, parce que son sourire grandit. Sa langue se faufile sur ses lèvres et cette seule vision projette en moi des images de sa peau sur la mienne, de sa bouche sur mon corps, de son corps dans le mien.
 
– Je me demandais… je me demandais si tu avais pensé à moi, parfois… en le faisant.
 
Des flammes illuminent son regard. En moins d’une seconde, le Yano public s’efface et libère de son carcan le Yano intime. Chaud, bouillant, sexy.
 
– Si… j’ai… pensé à toi… répète-t-il en articulant bien les mots, sa voix rauque roulant sur chacun d’eux comme s’il désirait se les approprier. Dans mes fantasmes… dans tous mes fantasmes, j’osais te rejoindre dans ton lit et te baiser si fort que t’aurais réveillé toute la maison. Je me suis déjà rendu dans ta chambre, m’avoue-t-il, quand tu étais sous la douche. Je t’ai regardée plus souvent que tu ne le crois. En réalité, je ne distinguais pas grand-chose à cause de la buée sur la vitre, mais rien que de deviner ton corps, ça me rendait fou et je bandais comme jamais… Je me suis déjà masturbé en te regardant sous ta douche. J’en ai même mis sur ta porte quand j’ai joui, tellement c’est parti fort. J’ai dû essuyer pendant que tu te séchais les cheveux. Tu n’imagines pas un instant tout ce que j’ai fait, Rine. Je crois que tu aurais un peu peur si je te racontais tout.
 
Un sourire coquin et libertin joue sur ses lèvres. Il n’est pas un instant contrit de m’avoir espionnée ni de s’être touché en me reluquant et, pour une raison qui m’échappe, ses confidences m’excitent plus qu’elles ne me choquent. Parce que c’est Yano.
 
Il sort de la voiture à toute vitesse, si vite que j’ai à peine le temps d’attraper mon sac à mes pieds. Il a déjà ouvert ma portière, ses yeux brillants de sensualité en rencontrant les miens. Puis il m’attrape par le poignet et m’entraîne en direction des portes battantes de l’immeuble. Il appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur mais, trop impatient, il m’attire contre son torse, le nez dans mon cou, léchant la parcelle de peau qu’il révèle en tirant sur mon écharpe. Il se presse contre moi, écrasant son érection contre mon ventre. Le sentir aussi dur me rend folle de désir. Je passe les doigts sur ses fesses pour le blottir plus fort et imprimer son sexe contre ma peau. Sa bouche longe ma mâchoire et s’empare de mes lèvres au moment où les portes de l’ascenseur s’ouvrent en grand. Sans me lâcher, ses lèvres happant les miennes, il me pousse contre la paroi glacée de l’ascenseur. Il tend le bras et appuie sur plusieurs boutons au hasard, avant de pester pour trouver le bon, puis de revenir à ma bouche. Ses doigts s’enroulent dans mes cheveux, tirant légèrement en arrière pour m’obliger à lever la tête vers lui. Ses yeux bleus sont deux nappes d’eau bouillonnante.
 
L’une de ses mains a glissé sous mon genou et le maintient contre sa hanche, m’ouvrant pour qu’il puisse masser son sexe contre mon intimité. Il se presse si fort, faisant des allées et venues sur mes lèvres affamées, gonflées de désir, malgré le contact rugueux de nos vêtements, que je pousse de petits gémissements d’excitation.
 
– Oh, Rine, putain…
 
Son murmure est comme un cri bestial. Il me renifle, me hume, sa langue me lape, ses dents me dévorent. On dirait un animal.
 
Quand les portes de l’ascenseur résonnent dans son dos, il me propulse d’une paroi à une autre jusqu’à me faire sortir sans avoir à me lâcher. Il enfonce la clé dans la serrure sans abandonner mes lèvres. Il continue d’appuyer sa queue contre mon bas-ventre, frottant au point que toutes mes terminaisons nerveuses s’embrasent. Je pousse des gémissements qui ont l’air de partir dans tous les sens, ne ressemblant à rien de concret, et je crains vaguement que l’on m’entende dans le couloir. Yano me précipite dans le salon et m’entraîne, un bras sur mes reins, en direction de notre chambre.
 
À peine la porte refermée sur nous, il recule brusquement et son visage se ferme, un masque coulé sur ses traits, hormis les deux yeux phosphorescents qui me dévisagent comme s’ils avaient le pouvoir de me dévorer.
 
– Déshabille-moi, Rine.
 
Sa voix résonne tel un ordre. Il roule les mots en un long son rocailleux qui me fait vibrer de la tête aux pieds.
 
J’attrape les pans de sa veste sans hésiter et la tire sur ses épaules, enfermant ses muscles sous la paume de mes mains. Je la laisse tomber à ses pieds. Sans attendre une seconde de plus, je m’empare de son t-shirt et le fais glisser le long de son ventre bandé, ses abdominaux tendus par l’excitation. Je sens le moindre de ses muscles rouler sous mes doigts. Je mords ma lèvre pour ne pas gémir au contact de sa peau. Yano m’observe de son air autoritaire et sa façon de me regarder, de se rendre maître d’une petite partie de moi excite mes sens. Alors même qu’il ne me touche pas, j’éprouve au creux de mon ventre ce liquide, que je ne réserve que pour lui, se répandre doucement dans mes sous-vêtements. Je ferme les yeux en déglutissant, tentant vainement de contrôler mon corps.
 
– Regarde-moi.
 
Sa main se pose sous mon menton pour m’obliger à le regarder, mais il est contraint de me lâcher à l’instant où je passe son tee-shirt par-dessus sa tête. En le jetant à terre, rejoignant sa veste, je le regarde droit dans les yeux et il sourit. Cette espèce de sourire ambigu, plein de suavité, qui crispe les muscles de mon bas-ventre, contractant mon intimité en une longue plainte de frustration. J’ai besoin de le sentir en moi, de le sentir se frotter à ma peau, d’avoir ses mains sur mon corps, sa bouche sur mes lèvres, sur mon sexe, sur mes seins, sur chaque parcelle qui me compose. Je vais me liquéfier sur le sol avant même qu’il ne m’ait touchée.
 
Sous son regard brûlant, je finis de déboutonner les boutons de son jeans et écarte la couture de sa peau. Je me baisse d’abord pour lui retirer ses baskets et ses chaussettes que je jette plus loin, puis, sans me relever, je saisis la bordure de son pantalon et le tire le long de ses cuisses musclées. À mesure que le tissu sinue sur sa peau, j’embrasse l’intérieur de sa cuisse, son genou ; je croque sa rotule, puis lèche le muscle et le mordille jusqu’à lui avoir retiré son jeans, puis en passant à l’autre jambe pour continuer d’embrasser sa peau, j’attrape son boxer blanc qui se dresse effrontément sous mon nez. Il est si tendu que sa queue dépasse de l’élastique, se levant contre son ventre. En lui retirant son caleçon, elle se déploie dans ma direction comme si elle me soufflait qu’elle ne voulait que moi. Agenouillée devant lui, je ne peux pas résister et j’approche les lèvres de son membre gonflé. Il pose la main sur mon crâne lorsque ma langue effleure le bout de son gland. Je le sens se raidir de la tête aux pieds sous mes fébriles et furieuses douceurs et coups de dents. Je repose la langue sur sa peau, mais cette fois en partant de la base et en remontant doucement jusqu’à la pointe où je taquine son frein et la couronne de chair. Ses doigts s’enfoncent parmi mes cheveux en poussant un long grognement de satisfaction. Je me redresse sur les genoux pour mieux le saisir dans ma bouche, mais il me repousse soudain en arrière. Ses yeux brillent en m’attrapant sous les aisselles pour me remettre debout. Je le dévisage sans comprendre, un peu perdue et intriguée. Il passe la pulpe de son pouce sur mes lèvres avant de m’embrasser, puis il me lâche et recule jusqu’au drap sur lequel il se laisse tomber en poussant un gémissement de plaisir. Il glisse un bras sous la nuque et pose sa main droite sur son ventre.
 
– Déshabille-toi pour moi, Rine, murmure-t-il.
 
Sa voix vibre en écho dans tout mon être.
 
Soudain, je comprends clairement où il veut en venir. Je me sens fiévreuse, impatiente, enflammée.
 
Le sexe dressé, il passe son index sur son gland tout en me dévisageant.
 
– Tu veux de la musique ?
 
Je hoche la tête. Je me sens nerveuse ; je n’ai pas l’âme de Kim Basinger pour me trémousser à demi nue comme dans le film 9 semaines et demie, afin d’exciter un mâle primaire et désirable.
 
Il passe la main par-dessus sa tête, à la recherche de la minuscule chaîne hi-fi habilement placée au bout du lit. Il déniche le bouton « power » sans même relever la nuque, tâtonne et appuie sur « play ». La mélodie de Hurricane de 30 Seconds to Mars se répand à travers les baffles et plonge aussitôt la chambre dans une atmosphère de luxure et de vice. Son regard ne s’est pas détaché une seule seconde du mien, et sa main se repose sur la base de sa queue sans bouger. Il se mord la lèvre, puis murmure :
 
– Effeuille-toi, Rine. Fais-moi découvrir chaque parcelle de ton corps. J’ai envie de te voir nue. Doucement… (Il se lèche les lèvres.) Lentement… Prends ton temps.
 
J’acquiesce, les joues en feu. Quand mes doigts se posent sur les premiers boutons de ma veste, Yano commence à remonter les doigts le long de son sexe tendu. Mon regard ébranlé ne cesse d’aller et venir de son visage presque extatique à sa verge aussi rigide qu’une barre d’acier. Mon bas-ventre se tend et se détend à loisir, me laissant tremper ma culotte. J’ôte les boutons lentement, les faisant sauter sans bouger. Je n’ose pas me trémousser comme une strip-teaseuse. Je ne saurais même pas par où commencer. J’ai l’air empoté.
 
– Rine, regarde-moi.
 
Mes yeux s’étaient échappés vers le mur. Ils reviennent aussitôt sur lui.
 
– Ne regarde que moi.
 
Je fais glisser mon manteau le long de mes épaules et le laisse tomber à terre.
 
– Imagine que j’ai une main posée sur ta hanche. Imagine que j’ai mon nez dans ton cou et que je suis en train de lécher ta nuque.
 
Je me débarrasse de mon écharpe le long de mon cou, laissant le tissu caresser ma peau et soulever mes cheveux.
 
– Imagine que j’ai glissé un genou entre tes cuisses pour pouvoir mieux te sentir contre moi.
 
Le poing de Yano s’est refermé sur sa queue et il le descend et le remonte avec une langueur calculée, prenant son temps. La voix de Jared Leto perce : where is your god ? Et j’aperçois le subtil sourire de Yano sur ses lèvres. Je défais la fermeture Éclair de mon gilet, aussi lentement qu’il abaisse son poing sur sa queue. Ses yeux sont hypnotisés par le mouvement de la braguette qui descend jusqu’à mon nombril.
 
– Rine, imagine que mes deux mains posées sur tes hanches te font bouger doucement de droite à gauche. Ton ventre appuie contre mon bassin et j’ai tellement envie de toi que je bande comme maintenant.
 
Je ferme un instant les paupières pour me concentrer sur sa voix et imaginer les visions qu’il projette dans mon esprit. Ses deux mains posées sur moi, son genou entre mes cuisses se frottant contre mon entrejambe, son torse pressé contre ma poitrine, agaçant la pointe de mes seins.
 
Mon bassin se met à onduler langoureusement, obéissant à la musique et au timbre sensuel de Jared, puis à celui de Yano lorsqu’il fredonne par-dessus sa voix. J’ai envie de lui crier : oui, j’ai envie de toi, je te veux vraiment, je veux tout, mais je me contente d’ôter mon gilet qui tombe sur le sol.
 
J’ondule du bassin, de plus en plus libérée au fil de la musique. La voix de Yano glisse sur ma peau qui s’embrase comme s’il soufflait tout contre elle. J’attrape les bords de mon tee-shirt et le fais lentement sinuer sur ma peau avant de le retirer, libérant mes cheveux dans mon dos. Je rejette la tête en arrière pour leur donner plus de mouvement, fermant un instant les paupières pour me sentir plus vivante, plus offerte, plus libre. Je passe mes doigts dans mes cheveux en dansant sur la musique, laissant mon corps s’exprimer, s’offrir à Yano, tandis qu’il masse son sexe de plus en plus vite, à mesure que mes vêtements gisent sur le sol, laissant de fébriles empreintes de nos actes. Je retire mes talons facilement et les projette nonchalamment dans la pièce, puis j’agrippe les pans de mon jeans, dénoue la ceinture, mais avant de la retirer, je lui tourne le dos, penche la tête par-dessus mon épaule pour le regarder d’un air malicieux puis, avec un sourire, je lui dévoile ma culotte de dentelles blanches outrageusement trempée par le désir. Tandis que le tissu glisse le long de mes cuisses, je l’entends pousser un gémissement. La ligne de sa mâchoire est serrée et sa main s’agite plus vite sur son sexe. Ses yeux s’illuminent et me brûlent comme un pinceau de feu. Je me redresse tout en douceur, remontant mes doigts le long de mes jambes, puis de mes reins pour se saisir, dans mon dos, des agrafes de mon soutien-gorge. Les bretelles dégringolent le long de mes bras, puis, une fois libérée, je lui lance le soutien-gorge au visage par-dessus mon épaule. Il m’offre un sourire ravageur, embrasant ma peau et l’intérieur de mes cuisses. Je me pince la lèvre en l’observant, les deux bras croisés sur la poitrine. Par jeu, bougeant les hanches, dansant le plus sensuellement possible, je me tourne de nouveau face à lui et décroise les bras, puis les recroise, dévoilant par intermittence ma poitrine, mes seins brûlants de désir, les tétons dressés comme s’ils voulaient se jeter dans sa bouche.
 
En observant le mouvement de sa main, j’aperçois de petites gouttes salées perler le long de son sexe, et je meurs d’envie de le prendre dans ma bouche pour en lécher chaque parcelle. Le désir doit se lire sur mon visage, parce qu’il laisse échapper un nouveau gémissement de plaisir et d’impatience.
 
Je m’approche plus près de lui, de sorte que s’il voulait tendre la main, il pourrait toucher ma cuisse. Mais il n’en fait rien. Il me dévore des yeux. Son poing se presse plus fort sur sa queue gonflée et humide.
 
– Retire-la, murmure-t-il d’une voix rauque.
 
Je souris à mon tour, bascule la tête en arrière pour laisser mes cheveux caresser le bas de mon dos, dressant mes seins sous ses yeux.
 
– Putain…
 
Son timbre est de plus en plus fêlé.
 
Je me redresse et le dernier rempart de mon intimité disparaît le long de mes cuisses. Le regard de Yano suit des yeux le chemin de l’étoffe, tandis qu’elle s’échappe de mes fesses, se libère de mes genoux et roule sur mes chevilles.
 
Je me retourne face à lui, complètement nue, et je ne me sens plus mal à l’aise sous son regard, tandis que je bouge, ondule, glisse mes doigts sur mon ventre et mes seins.
 
Yano ne me quitte pas des yeux. Ses pupilles sont si dilatées qu’elles sont devenues toutes noires. Le bleu de ses yeux a totalement fondu. Sa lèvre inférieure frémit. Le mouvement de sa main s’accélère. Le tatouage No Love No Fear gravé sur son avant-bras s’étire à chaque va-et-vient et roule sur sa peau, dévoilant ses veines gonflées.
 
– Rine… approche.
 
Je cesse de danser, même si mes hanches, devenues indépendantes, continuent de s’agiter doucement.
 
Je pose les pieds de part et d’autre de ses cuisses et je l’observe de haut, fixant son sexe turgescent avec la furieuse envie de m’empaler sur lui. Un sourire fou de concupiscence se dégage de ses lèvres en apercevant mon regard enflammé.
 
– Dépêche-toi, murmure-t-il.
 
Je saisis tout de suite qu’il est à deux doigts d’exploser et qu’il me laisse une ultime chance de le rattraper. Je plie les genoux aussitôt et il pose lui-même le bout de son gland contre mes lèvres trempées. En sentant leur moiteur, il laisse échapper un grognement bestial. Je me laisse glisser le long de sa queue, m’empalant au plus profond. À mesure que le sexe de Yano me pénètre, un long et douloureux gémissement s’arrache de mes lèvres, comme s’il se libérait d’un trop long emprisonnement. Ma poitrine se relâche. Ma respiration s’affole. Mes plaintes chavirent à mesure que je remonte le sexe de Yano le long du mien, puis m’empale à nouveau sur lui, les deux mains posées à plat sur ses abdominaux bandés. Il est si dur que je le sens me remplir totalement. Je renverse la tête en arrière, saisissant mes seins à pleine main, puis j’accélère le rythme sur sa queue, la forçant à me pénétrer plus vite, plus fort, plus profondément.
 
Je sens que Yano se retient, qu’il est prêt, qu’il va partir dans quelques minutes, mais je veux le sentir pleinement ; je veux qu’il me remplisse de son sexe, encore et encore.
 
Ses bras se referment soudain sur mes reins et il m’écrase contre son torse. Il se soulève sur les talons et me balance de puissants coups de bassins qui me font hurler son nom à travers la pièce. Il va si vite que je ne parviens plus à épouser son rythme et je m’effondre, le visage dans son cou pour seulement le sentir me pilonner. En quelques secondes, mon ventre commence à brûler, mon sexe se contracte. Des vagues abruptes de plaisir me submergent. Des pics d’acier courent dans mon bas-ventre, s’insinuent dans ma poitrine et des déferlantes d’électricité pure explosent dans tout mon être, me laissant haletante, tremblante et couverte de sueur sur le corps de Yano. Mais celui-ci me retourne, plaque mon dos contre le matelas et s’arrache de mon sexe malgré la plainte de dépit qui me déborde. Son visage est concentré, marqué d’une petite ride sur le front, et ses lèvres sont entrouvertes, humides, et laissent échapper un souffle rauque et saccadé. Ses yeux étincellent en se posant sur mes seins, puis sur mon visage. Il saisit sa queue à pleine main, la presse vite et fort et, en une poignée de secondes, une gerbe de sperme s’envole entre nous et se déploie sur mon ventre. Son contact est chaud, presque insensible, jusqu’à ce qu’il pose le doigt sur la nappe transparente qui s’étale sur ma peau. De son sperme, il trace un dessin sur mon corps, dont lui seul en comprendrait le sens. Puis il détend son dos, s’étire vers moi et dépose un baiser alangui sur mes lèvres.
 
– Tu as eu ce que tu voulais ? me demande-t-il avec un sourire taquin.
– J’ai eu bien davantage. Chacun de mes fantasmes devient quelque chose d’encore plus excitant quand tu le transformes entre tes mains.
 
Son doigt plein de sperme se pose sur mes petites lèvres qu’il masse doucement, glissant parfois dans mon corps. Il sourit chaque fois qu’une nouvelle plainte de bonheur extasiée franchit mes lèvres.
 
– Rine, je crois que je pourrais passer ma vie à te faire jouir.
– Yano, qu’as-tu fait d’autre d’aussi… coquin, en dehors de te masturber contre ma porte de salle de bains ? je murmure en enfonçant mes ongles dans ses omoplates pour le presser encore plus près.
 
Le nez dans mes cheveux, il rit.
 
– Oh, Princesse, si tu savais tout ce que j’ai fait…
 
Les muscles de ses épaules sont tendus sous mes doigts et il pousse des grognements dans mon cou, m’encourageant à jouir. Il chuchote des mots cochons et vulgaires au creux de mon oreille et, sur sa voix de velours, basse et sensuelle, aucun ne me semble obscène. On dirait des mots doux, des mots d’amour.
 
À l’instant où la jouissance me saisit, où une vague d’électricité me traverse, obstruant ma gorge d’un long cri rauque, Yano resserre la prise de ses doigts sur mon sexe et s’enfonce si profondément que mon intimité se contracte sur sa main.
 
Mes jambes s’effondrent sur le matelas. Je suis ivre, vivante et délicieusement abandonnée sous la caresse de sa main qui remonte doucement le long de ma hanche.
 
– Rine, tu réveilles en moi quelque chose d’indéfinissable, qui n’appartient qu’à toi. Princesse, je suis foutrement à toi, et crois-moi, je ne pensais pas dire ça un jour à qui que ce soit. Mais je sais aussi que plus jamais je ne te laisserai partir. Tu m’appartiens. TU ES À MOI.
 



Mael
Angel Arekin
 
 
Château de Vaux-le-Vicomte, 1683.
 
 
– Vous savez pour quelles raisons vous êtes là, n’est-ce pas ?
– Je suppose que j’aurais beaucoup de mal à l’oublier.
 
Mael me dévisage, le menton calé sur le dos de sa main, comme s’il jugeait d’une jument qu’il aurait achetée sur le marché.
 
– Vous payez les dettes de votre frère. Je compte que vous soyez obéissante. Dans le cas contraire, je serai contraint de lui demander réparation.
– Je connais mon devoir, je vous remercie.
 
Il esquisse un sourire froid et caustique. Depuis son fauteuil, il ressemble à un roi sur son trône. Il tapote sa cuisse en un geste lent et mesuré, comme s’il notait toutes les vilaines pensées qui le traversent à mon égard.
 
– Êtes-vous vierge ? me demande-t-il de but en blanc.
 
Je me contracte de la tête aux pieds.
 
– C’est important ? Cela changera-t-il quelque chose ?
– Non, pas vraiment. C’est plutôt pour savoir si je dois me montrer délicat avec vous. Mais peut-être préférez-vous l’indélicatesse, se moque-t-il. Alors, qu’en est-il ? Doux ou brutal ?
 
Je lui adresse un regard furieux qui le fait rire et lâche, humiliée :
 
– Doux.
 
Son sourire se fait si sauvage qu’un instant, un frisson de peur me traverse l’échine comme une dague.
 
– Soit ! Je me montrerai doux, au début.
 
Son ton me donne envie de le bourrer de coups de pied, mais il étouffe vite mes velléités en déclarant brusquement :
 
– Déshabillez-vous.
 
Je le considère comme s’il avait perdu l’esprit. Il lève un sourcil, amusé.
 
– Quoi ? Vous désiriez peut-être que je vous courtise ? (Il secoue la tête.) Nous n’avons pas le temps pour ça. Je vous rends à votre frère demain soir. J’ai une nuit et une journée pour vous posséder. Je compte bien ne pas perdre de temps.
– Vous avez ruiné mon frère dans ce but, n’est-ce pas ? lâché-je, furieuse, en serrant les poings.
 
Mael quitte son fauteuil et s’approche de moi.
 
– Votre frère aime jouer. Je me suis contenté de me servir de sa faiblesse, mais c’est lui-même qui a emprunté ce chemin. Je ne force personne.
– À part moi, je suppose.
– Oh ! Mai, vous êtes si… (il se mordille la lèvre, cherchant le mot adéquat) sauvage. J’aime dresser les chevaux sauvages.
– Vous serez servi, dans ce cas.
 
Son œil couleur émeraude s’illumine.
 
– Bien sûr, puisque vous allez m’obéir et ôter ces frusques qui vous dissimulent.
 
Son index serpente délicatement le long de mon encolure. Au contact de sa peau, un long frisson, plein d’incertitude et de désir, dévale mon corps à vive allure. Mael a toujours su provoquer en moi un sentiment ambivalent lorsque nous nous croisions dans les couloirs du palais. Mais jusqu’à présent, il muselait un quelconque intérêt à mon égard, en dehors de ses longs regards.
 
– Si vous voulez que je sois courtois, Mai, déshabillez-vous gentiment toute seule. Si vous m’obligez à m’en occuper… tss-tss…
 
Il m’adresse une œillade explicite, ce satané sourire licencieux affiché sur ses lèvres pleines.
 
Je saisis le ruban de mon corsage entre mes doigts et le dénoue lentement. Mael pose les yeux sur l’étoffe en se léchant les lèvres d’un air vorace. Il épouse le mouvement de ma main, tandis que j’ôte mon corset et dévoile mes sous-vêtements, puis recule d’un pas pour mieux m’observer.
 
Lorsque le dernier voile qui me dissimulait tombe enfin sur le sol, sa pomme d’Adam accomplit un curieux va-et-vient. Son regard vagabonde sur mon corps, tandis que je me concentre pour ne pas rougir comme une pivoine. Il désigne mon bras qui cache tant bien que mal ma poitrine et secoue la tête. Je le laisse retomber contre mon flanc en grinçant des dents, ce qui ne manque pas de le faire rire. Il m’observe un temps qui me paraît infini, puis il se détourne de moi et retourne s’asseoir sur son fauteuil. Le coude calé sur l’accoudoir, il m’adresse un geste de la main :
 
– Tourne-toi, Mai. Montre-moi tout ce que tu caches.
 
Je serre les poings et lui tourne le dos.
 
– Divine, murmure-t-il.
 
Je fixe un point sur le mur d’en face en essayant d’oublier qu’il me dévore des yeux, en essayant d’oublier que c’est Mael, en essayant d’oublier mes sentiments.
 
– Mai, viens ici.
 
Sa voix devient si suave que mon corps émet un délicieux frisson, me plongeant dans une rage folle. Je suis furieuse contre moi-même et contre ce que je ressens pour lui.
 
Je m’approche sans le quitter des yeux. Son sourire grandit, illuminant tout son visage. Pourquoi faut-il qu’il soit si beau, si séduisant, si tourmenté ?
 
Il pose sa main à l’arrière de ma cuisse et m’oblige à me glisser entre ses genoux ouverts. Il lève les yeux vers mon visage et je découvre une étincelle dans ses iris de jade qui me coupe la respiration.
 
Le bout de ses doigts remonte le long de ma cuisse, puis de ma fesse, longe ma hanche et mon flanc jusqu’au renflement de mes seins.
 
– C’est le seul moyen que j’avais de te posséder, murmure-t-il avant d’embrasser mon ventre, juste au-dessus du nombril. J’en ai envie, Mai, depuis des années. Te prendre, à chaque fois que je te croise. Tu me snobais. J’ai envie… j’ai envie de te faire payer ton attitude. Je suis content de te prendre ton innocence. Je suis content de prendre ton sang pour tout le temps que j’ai perdu à cause de toi. Agenouille-toi.
 
Je crispe la mâchoire face à son ton comminatoire, et obéis en m’installant entre ses genoux. Il me regarde de haut, mais son visage est grave, ses prunelles illuminées de désir. Sa langue passe sur ses lèvres pour les humecter, tandis que ses doigts détachent les premiers boutons de sa chemise, libérant un torse musculeux et halé. J’en admire les contours en essayant de le lui dissimuler. Jamais je ne lui ferai l’honneur d’attendre ce moment. Jamais je ne le lui avouerai.
 
– Aide-moi, m’ordonne-t-il.
 
Je me soulève sur les genoux et pose les mains sur son torse. La chaleur de sa peau me submerge. Mon souffle s’alourdit malgré moi. Son œil qui m’épie semble irradier d’envie. Son pouce frôle ma pommette, puis sa main saisit mon menton.
 
– Regarde-moi, Mai.
 
Il semble lire à travers mon corps lorsque nos yeux se rencontrent. Un sourire diabolique envahit ses traits.
 
– Oh oui ! Je vais prendre mon temps avec toi. Demain soir, c’est toi qui demanderas à rester.
– Voilà trop longtemps que vous vous prenez pour un seigneur.
 
Il éclate de rire et m’oblige à poser les mains sur les boutons de son pantalon.
 
– Cette nuit, je serai ton seigneur, n’aie aucun doute là-dessus.
 
Il joue avec ma dignité, comme s’il cherchait à me punir de toutes ces années où nous nous sommes frôlés sans oser nous toucher.
 
Je déboutonne son pantalon, tandis qu’il ôte lui-même sa chemise, qu’il jette ensuite sur le marbre.
 
– Tu as déjà vu un homme nu, Mai ?
 
Je pince ma lèvre entre mes dents et secoue la tête. Son sourire se fait si despotique que des pics d’acier semblent se ficher au creux de mon ventre.
 
– Viens par là.
 
Il saisit ma main et la glisse dans son pantalon. J’ouvre les yeux en grand et croise son regard amusé.
 
– Prends-moi dans ta main.
 
Le cœur battant la chamade, mes doigts s’enroulent autour de son sexe. Il est si dur et si grand qu’il me remplit la paume. Je suis surprise par sa douceur. Je devrais ressentir de la peur et je devrais avoir envie de m’enfuir, mais le toucher, le caresser, sentir le poids de son regard sur moi cloue mes genoux au sol.
 
Ses doigts se faufilent sous mon menton pour m’obliger à le regarder dans les yeux.
 
– Tu t’es déjà touchée ? me demande-t-il.
 
Je déglutis et acquiesce, les joues en feu.
 
– Tu as aimé ?
 
Je hoche la tête. Son regard s’embrase. Il bascule sur le dossier lorsqu’il guide ma main sur lui, m’obligeant à descendre jusqu’à son ventre pour mieux remonter, étirant son sexe dans la paume de ma main. Un gémissement lui échappe et me rentre aussitôt sous la peau, à même ma chair. J’ai envie de l’entendre à nouveau, si bien que ma main s’active sans qu’il m’y contraigne. Un nouveau sourire franchit ses lèvres, avant qu’il ne saisisse mon visage en coupe et me rapproche de lui.
 
– Mai, dis-moi que tu n’as jamais embrassé un autre homme.
– Vous ne pouvez pas être le premier sur tous les tableaux.
 
Il pousse un grognement et me force à me redresser, tout en maintenant ma main autour de lui. Il m’attire sur ses genoux, m’obligeant à écarter les jambes par-dessus les siennes.
 
– Aucun sarcasme ne sera toléré dans cette jolie bouche, grogne-t-il avant de s’en saisir.
 
Il avale mes lèvres si brutalement qu’il manque de me mordre. Sa langue court sur ma peau avant de franchir ma bouche et de cueillir la mienne. À son contact, mon corps me trahit et frissonne dans ses bras. En réponse, comme si nos deux peaux étaient connectées l’une à l’autre, son sexe palpite dans la paume de ma main.
 
Ses doigts enveloppent mes hanches et me rapprochent de son abdomen. Mon intimité ouverte embrasse la sienne, tendue. Il grogne contre ma bouche, puis il insinue sa main dans mes cheveux et me tire la tête en arrière pour approfondir notre baiser. En quelques secondes, je ne suis plus que braise et désir. Et je me hais de ressentir une telle chose dans ces circonstances. Mael a tout organisé pour me posséder comme il aurait acheté un nouveau château. Je ne veux pas lui appartenir de cette façon.
 
Mais lorsque son doigt frôle soudain les chairs rosées de mon sexe, ma volonté vole en éclats. Quelque chose se déchire au fond de ma poitrine. Ma main se resserre sur son érection, la sienne sur ma fesse pour me maintenir contre lui. Sa bouche continue de me dévorer comme le jeune seigneur qu’il est, forçant mon passage.
 
– Mai, j’ai envie d’entrer en toi. J’ai envie de te faire crier de plaisir, murmure-t-il contre mes lèvres. Tu aimeras tellement ça que tu ne pourras plus douter de ton maître.
– Tu n’es pas mon maître, protesté-je aussitôt. Tu ne le seras jamais !
 
Le sourire qui se couche sur ses lèvres est si ambigu que lorsque son doigt plonge en moi, je me contracte et m’effondre contre sa poitrine.
 
– Je ne briserai pas ton hymen de cette façon, murmure-t-il à mon oreille. Ne t’inquiète pas, Mai. Je te le prendrai doucement, mais je devais te punir. Je suis ton maître, cette nuit, et tu seras à moi dans quelques minutes.
 
Ma bouche est si près de son cou que je m’enivre de son parfum musqué. Comme poussée par quelques démons, mes lèvres se posent sur sa peau et se saisissent de sa douceur. Il rit au creux de mon oreille, avant d’ôter son doigt. Il m’oblige à lâcher ce sexe que je ne veux déjà plus voir partir loin de moi, alors même que je n’y ai pas encore goûté. Il me saisit sous les fesses et me hisse à sa hauteur, m’obligeant à nouer mes jambes autour de sa taille.
 
– Il est un peu tôt pour te prendre dans cette position. Je te ferais mal et ce n’est pas ce que je veux.
 
Il m’entraîne vers sa couche et m’étends sur des draps de soie noire. Au-dessus de moi, le coude calé à l’orée de mes cheveux, le regard de Mael balaie mon visage.
 
– Tu es si belle…
 
Sa voix s’étiole tandis que ses doigts enserrent ma mâchoire pour la rapprocher de lui et me voler un long baiser qui me laisse tremblante dans son lit.
 
– Dis-moi que tu en as envie, Mai…
 
Je secoue la tête en lui adressant un regard frondeur qui l’amuse.
 
– Quelle tête de mule !
 
Sa main droite glisse le long de ma hanche, puis le sommet de ma cuisse avant de fondre de nouveau sur mon sexe. Il m’oblige à écarter la jambe, y insère son bassin, puis insinue son index le long de mes plis gonflés de désir. Il caresse mon sexe doucement, offrant son doigt à toutes les dentelures de mon corps, avant de l’enfoncer dans mon ventre, délicatement, irradiant ma peau de doux frissons.
 
Sa bouche appose sa marque le long de mon ventre, me couvrant de chair de poule. Lorsqu’il saisit mes cuisses pour remonter mes genoux, la sensation de mon corps qui s’embrase me fait perdre la tête et je laisse échapper un gémissement. Il m’adresse un regard vaniteux en se glissant entre mes jambes qui m’arrache une grimace.
 
– Bientôt, Mai… bientôt, tu seras à moi.
– Pourquoi est-ce si important ? demandé-je d’une voix fébrile.
 
Il s’étend entre mes jambes, m’obligeant à écarter davantage les cuisses et murmure en soufflant contre mon intimité :
 
– Parce que je n’ai jamais autant eu envie de posséder une femme.
 
Lorsque sa langue m’effleure brusquement, mon dos se cambre et mes cuisses se raidissent. La chaleur qui m’envahit, nouvelle et colossale, m’empêche un instant de réfléchir et je reste suspendue à ces lèvres délicates qui m’embrassent, me caressent et me lèchent avec passion.
 
– Pourquoi… pourquoi ne me l’as-tu pas demandé ?
 
Je pourrais presque voir son sourire entre mes cuisses, ses doigts s’enfonçant dans la chair de mes fesses. Il interrompt un instant sa caresse pour me répondre :
 
– Parce que te forcer un peu la main et te voir me céder m’excite. Je te pousserai à avouer que tu as envie de moi, de mon sexe, de mes caresses.
 
Sa langue se pose à nouveau sur mes chairs de plus en plus avides. Un incendie me consume lentement le ventre. Les flammes lèchent ma peau, réchauffent mes reins et étendent leurs tentacules dans ma poitrine qui s’agite d’un souffle rauque et saccadé. Mon corps se contorsionne en dépit de ma volonté lorsque sa langue s’enfonce dans mon ventre, m’arrachant une longue plainte de plaisir. Mes doigts se referment sur les draps. De nouvelles sensations m’engloutissent et je ne veux surtout pas qu’elles cessent. J’aimerais qu’il reste entre mes jambes jusqu’à la fin de mes jours, mais jamais je ne le lui avouerai. Si je le faisais, je le perdrais. Mael aime les défis. Les conquêtes. Et je me suis juré que je serais la seule dont il devra se satisfaire, quitte, pour cela, à lui dissimuler mes sentiments.
 
Sa langue découvre chaque parcelle de mon corps et lorsqu’elle se perd en moi, mon esprit se délite. Mes gémissements se font plus hardis et Mael semble s’en enorgueillir. Plus je gémis, plus il devient sauvage et me dévore, laissant ses lèvres lécher ma sève et le plaisir qui m’enivre. Lorsque son index me frôle à nouveau, mes abdominaux se contractent sèchement. Il caresse de haut en bas mon intimité, puis il porte son doigt à ses lèvres, y donne un coup de langue pour l’humidifier et le repose sur mon sexe de plus en plus ouvert. À l’instant où il l’enfonce en moi, j’ai la sensation qu’un ouragan s’abat sur mon corps. Quelque chose d’horriblement puissant s’empare de mon bas-ventre, explose en milliards d’étincelles à travers mes muscles et mes organes et déferle à toute allure sur chaque partie de mon être. Je me crispe tellement fort que mon dos s’arque sur le matelas, obligeant Mael à me saisir par les hanches pour me maintenir contre sa bouche.
 
Lorsque je m’effondre sur le lit, soulagée et ramollie, il se redresse, laissant sa langue tracer une route sur mon ventre, mes seins, ma gorge, pour finir sa course sur mes lèvres.
 
Tandis qu’il m’embrasse avidement, j’éprouve la dureté de son sexe mis à nu contre mon intimité et de nouveaux frissons délicieux m’envahissent, se greffant à une timide angoisse. Je devrais être effrayée de lui donner ce bien si précieux, mais je me voilerais la face si je ne reconnaissais pas avoir attendu ce moment depuis longtemps. J’ai épié Mael toute ma vie.
 
Alors, lorsque son regard pénètre le mien, enrobé de chaleur et de désir, tout ce que je parviens à faire, c’est saisir son visage pour l’embrasser à mon tour, me saisir de son goût, de son odeur, de sa douceur.
 
En écartant son visage du mien, un sentiment de confusion semble agiter ses traits. Puis il agrippe brusquement ma cuisse pour l’enrouler autour de sa taille.
 
– Mai, je ne peux plus attendre.
 
Sa main me caresse pour préparer son arrivée imminente.
 
– Regarde-moi. Je ne veux pas que tu fermes les yeux. Je veux contempler tes émotions.
 
Je hoche la tête, sentant l’angoisse augmenter légèrement.
 
Son sexe se pose à l’orée du mien. Il lui fait exécuter des va-et-vient, excitant mon clitoris. Mon bas-ventre crie de nouveau pour qu’on le comble de ce plaisir tant attendu, et comme s’il avait lu le désir dans mes yeux, l’extrémité de son membre franchit délicatement les premiers voiles de chairs qui se déplient sous son passage. À mesure qu’il progresse en moi, sa main gauche remonte le long de mon flanc pour saisir mon bras et le lever au-dessus de ma tête. Ses iris de jade ne me quittent pas, se gavant de la plus petite émotion qui me traverse. Un sentiment d’écartèlement, puis soudain une douleur atroce me saisit le ventre et me contracte contre lui.
 
– Chut, murmure-t-il contre ma joue. Ça va passer, Mai. Je te le promets. Regarde-moi encore.
 
Il s’enfonce lentement, déchirant mon hymen. Mes doigts se replient sur son épaule pour le maintenir contre moi. Je laisse échapper une plainte de douleur qu’il étouffe aussitôt sous ses lèvres. Puis il se fige, son sexe au fond de moi.
 
– Oh ! Mai, tu es si étroite, si chaude. Tu n’imagines pas combien de fois j’ai rêvé ce moment. Combien de fois j’ai rêvé t’arracher ton innocence, te posséder, pénétrer ce corps que je chéris ! Tu n’as pas idée, mon ange, du désir que tu fais naître en moi. Laisse-moi te donner du plaisir.
 
Avec délicatesse, son bassin commence à bouger et ondule contre le mien, ses hanches partant à ma rencontre.
 
D’abord, la douleur prend toute la place, puis progressivement, mon ventre s’accoutume à la présence de son sexe qui me remplit. J’ai la sensation que Mael fait partie de moi, que sa chair s’est mêlée à la mienne, que nous ne formons plus qu’une seule et même personne.
 
Ses lèvres gravent leur morsure sur ma bouche, buvant mon souffle court. Sa main droite s’est refermée sur ma hanche et en presse la courbe. Il va et vient, s’enfonçant toujours plus profondément en moi. Peu à peu, de nouvelles sensations me parcourent, m’effleurent et me pénètrent au rythme de ses coups de reins, si bien que je me mets à gémir si fort qu’un sourire réjoui se pose sur sa figure.
 
– C’est ça, Mai, souffle-t-il sur mes lèvres, son regard parcourant le mien avec obstination. Dis-moi, mon ange. Dis-moi que tu as envie de moi.
 
Je secoue la tête en étouffant un nouvel afflux de plaisir, ce qui lui arrache un sourire.
 
– Menteuse. Je lis en toi… je suis en toi.
 
Sa main enveloppe ma joue et sa bouche dépose une multitude de baisers sur la mienne.
 
– Ton corps ne saurait mentir, Mai. Tu vas vibrer, crier et jouir pour moi.
 
Il accompagne ses mots d’un grand coup de reins. Par réflexe, mes ongles s’enfoncent dans ses omoplates, lui arrachant une plainte, mais son regard percute le mien de plein fouet, si arrogant, si troublant que mon cœur se fendille.
 
– Je sais ce que tu cherches à faire, me dit-il. Tu crois que je l’ignore ? Tu crois que tu as besoin de me défier ?
 
Son sexe me pourfend. Il est si large que j’ai l’impression qu’il m’écartèle. Mais la sensation de plénitude qui accompagne chacun de ses va-et-vient me transporte. La jouissance m’environne, me couve et lorsqu’elle devient soudain trop intense, il murmure, penché au-dessus de mes lèvres :
 
– Mai, je t’aime, tu n’as pas besoin de me mentir.
 
L’orgasme me saisit dans un vaste torrent. Des salves d’électricité s’emparent de mon corps. Je crie et me contracte si fort que Mael lâche un grognement bestial contre ma bouche, saisit mes hanches à pleine main et se répand soudain en moi.
 
Son corps retombe contre le mien, mais il reste dressé au-dessus de mon visage. Son sexe glisse hors de mon ventre, laissant la chaleur du sang s’épancher dans les draps.
 
– Tu as mal, Mai ?
 
Je fais non de la tête.
 
– Tant mieux, parce qu’il y a une foule de désirs que je souhaite satisfaire sur ton corps délicieux.
 
Je me fends d’un sourire et dresse la nuque pour déposer un baiser sur ses lèvres.
 
– Tu le pensais ?
 
Son pouce se pose sur ma bouche et en trace le contour.
 
– Chaque mot, Mai. J’ai toujours pensé chacun des mots que j’ai prononcés.
 
Il retire son doigt et le glisse entre nous jusqu’à le poser sur mon clitoris, m’arrachant un soupir de délice.
 
– Mais si tu ne me dis pas ce que je veux entendre, je te jure de te tourmenter à nouveau…
– Je t’aime, Mael.
 
Le sourire ravi et sulfureux qu’il m’adresse en retour me saisit aussi bien que la délicieuse érection qui flatte soudainement ma cuisse.
 



Rory & Max
Angel Arekin
 
 
– Dans moins d’une semaine, vous allez m’appeler pour me dire à quel point je vous manque. Je pourrais prendre les paris.
– M-hm, plus personne pour vider un pack de bières en moins d’une heure, assurément, tu vas nous manquer.
 
J’adresse à Rory un sourire suffisant qui le fait grimacer. Puis un éclair passe dans ses yeux verts et il me décoche un clin d’œil moqueur :
 
– T’auras plus personne à insulter, je vais te manquer, Heylin, avoue-le.
– Des morpions me manqueraient plus que toi, lui réponds-je en lui tirant la langue.
– Sale peste.
 
Il me lance un sourire tendu, avant de saisir la pile de linges que je tiens dans les mains.
 
– Besoin d’aide ?
 
Je me tourne en direction de la porte. Max est appuyé contre le chambranle et nous observe d’un œil grave. Une légère ride creuse son front. Il passe la main dans ses cheveux sombres et les ébouriffe. Je reconnaîtrais ce geste d’agacement entre mille.
 
Rory lui désigne une commode en kit à monter. Max hoche la tête et s’avance pour défaire le carton. Assis sur le plancher, un genou replié, concentré, Max est certainement l’homme le plus séduisant qu’il m’ait été donné de rencontrer. Son teint hâlé rehausse la couleur bleu acier de son regard et il a la tendance fâcheuse à trop bien savoir en user. Il suffit qu’il m’adresse l’un de ses sourires à l’emporte-pièce avec un coup d’œil appuyé et je fonds tout en me jetant dans ses draps. Rory et Max se connaissent depuis l’enfance. Ils ont tout partagé, tout connu, tout vécu ensemble. La séparation, après de si longues années de cohabitation, doit les embrouiller. J’ai parfois l’impression d’être le ferment de cette désunion, même si, en tout état de cause, cela devait bien se produire un jour. Max et moi avons besoin de construire notre vie et nous commencions à empiéter sur le quotidien de Rory. La relation consensuelle des débuts, basée sur son amitié avec Max, s’est noircie au fur et à mesure des mois. Se retrouver dans la même pièce devenait pesant. Chaque fois que nous tentions vainement de communiquer, les discussions se transformaient systématiquement en coups de sang. Max a failli nous écharper l’un l’autre tant nous l’insupportions. Rory a fini par prendre la seule décision possible : déménager.
 
La musique de Debout sur le Zinc se répand dans la chambre, tandis que je saisis une chemise et la suspends sur un cintre. Rory entasse plusieurs tee-shirts à mes côtés et hasarde un bref coup d’œil dans ma direction tandis que j’ondule des hanches sur la mélodie. Je lui tire de nouveau la langue avant qu’il ne m’envoie une pique de son cru, mais il s’en abstient. Il hoche la tête comme s’il poursuivait une conversation silencieuse. Puis il se met à chantonner par-dessus la voix du chanteur. Lorsque je dépose son jeans sur l’étagère, ses doigts frôlent les miens. Un courant d’air chaud me percute. À son contact, ma peau se couvre de chair de poule. Je relève les yeux et croise son regard de jade. Il se pince légèrement la lèvre et murmure d’une voix sourde :
 
– … C’est à croire ma chère, n’en soyez pas fière, que de vous j’étais amoureux … fredonne-t-il par-dessus la musique.
 
Que dois-je comprendre ? Il me regarde droit dans les yeux. Une boule se niche dans ma gorge. Mon cœur se met à battre férocement, comme si on m’avait enduite d’huile pour mettre le feu à mon corps sur un bûcher. Troublée, je retire mes doigts et me retourne pour saisir une nouvelle pile de vêtements dans un carton. En relevant la tête, le regard de Max me percute de plein fouet. Il nous observe, le coude posé sur le genou. Je me gratte la gorge, mal à l’aise, tandis que Rory agit comme si de rien n’était.
 
Je saisis une nouvelle chemise sur le lit en tentant d’oublier la vague d’émotions qui m’a saisie, en même temps que la brutale montée de désir qui m’a submergée en croisant les iris malachite de Rory.
 
Alors que j’accroche le cintre à la penderie, les mains de Max moulent soudain mes hanches. Il dépose un baiser dans mon cou, puis son souffle sinue le long de mon oreille. Tout son corps se blottit contre le mien, tandis que Rory continue à ranger mine de rien.
 
Max me fait exécuter une volte-face dans ses bras et ce regard calculateur que je lui connais m’embrase comme une torche. Il se penche vers moi avec un sourire insolent et force le passage de mes lèvres pour s’emparer de ma langue. Son baiser est intense, loin de la douceur et de la sensualité dont il m’entoure d’ordinaire.
 
Quand il décroche ses lèvres des miennes, j’ai l’impression qu’un semi-remorque m’est passé sur le corps. Il affiche de nouveau ce sourire froid. Puis, soudain, lorsque Rory passe à nos côtés pour sortir de la chambre, le corps tendu comme un câble, il le saisit sèchement par le bras. Rory lui adresse un regard énervé et interrogateur. Mais alors qu’il s’apprête à ouvrir la bouche pour pester, la main de Max se pose entre mes omoplates, tel un prédateur, et me pousse subitement vers Rory. Celui-ci m’accueille contre son torse d’un air ahuri. Sa langue passe sur ses lèvres, avant de lever les yeux sur moi, puis sur Max, l’air de se demander ce qui se passe.
 
Max n’ouvre pas la bouche. Il se contente de reposer une main possessive sur ma hanche. Je lève le menton vers lui, le cœur battant la chamade. Je me retrouve coincée entre les corps de deux des hommes les plus séduisants que je connaisse, l’un dont je suis follement éprise et le second que j’ai toujours secrètement désiré.
 
Les mains de Max glissent sous mon pull, à même ma peau, et le font rouler le long de mes flancs, jusqu’à m’obliger à lever les bras pour me le retirer. Il le jette sur le sol, tandis que je balbutie :
 
– Max, qu’est-ce que tu…
– Chut, ma belle, chut…
 
Il m’oblige à tourner la tête vers lui, la main sous mon menton, et dépose un baiser sur mes lèvres pour me faire taire.
 
Quand il me libère, j’ose à peine croiser le regard de Rory qui reste de marbre, incapable de faire un geste. Sa mâchoire est contractée. Ses mains sont fermées en poing. Sa respiration est haletante, comme s’il était en train de courir.
 
Max déboutonne mon pantalon et lorsque ses doigts se faufilent dans la ceinture, mon cœur oublie de battre quelques secondes. Je tressaille dans ses bras. Il le fait doucement descendre le long de mes cuisses et, à l’instant où il roule sur mes chevilles, je suis partagée entre deux émotions : le désir sauvage qui tournoie soudain sous chaque parcelle de ma chair et la peur de ce qui adviendra ensuite. Je ne veux pas perdre Max. Je ne veux pas que ce petit jeu vers lequel il nous entraîne nous détruise. Le désir que j’éprouve pour Rory ne doit pas être le germe des cris de jalousie que je sens poindre derrière chacun de ses gestes.
 
Max est doux, tendre et assuré lorsqu’il fait serpenter le long de mes bras les bretelles de mon soutien-gorge, mais je sais qu’au-delà de cette douceur factice, se cache le monstre glacial dont il sait jouer et user contre les autres. Max est jaloux et possessif. Il ne peut pas permettre une telle chose…
 
À l’instant où cette pensée me traverse, ses mains appuient dans mon dos pour m’entraîner dans les bras de Rory qui, incapable de me toucher, reste les bras ballants. Sa respiration se coupe un instant lorsque mes seins nus effleurent son tee-shirt. Il ose à peine me regarder. Contre ma poitrine, j’éprouve les battements rapides de son cœur. Puis je me transis lorsque je sens les doigts de Max dévaler le long de ma colonne vertébrale.
 
– Tu ne la veux pas ? lui demande-t-il soudain. Regarde-la. Regarde à quel point tu la désires.
 
Le corps de Max se love dans mon dos, son érection flattant mes fesses. Sa main se glisse sous la dentelle de mon tanga et exécute de petits cercles sur ma peau qui se sensibilise à chacune de ses caresses.
 
La respiration de Rory se fait sifflante. Sa mâchoire tressaute tandis que son regard se couche lentement sur moi, m’enveloppant soudain de sombres désirs.
 
– Touche-la, murmure Max dans mes cheveux.
 
Il plante une canine dans sa lèvre inférieure tandis que ses iris de jade, brûlants et sexy, s’emparent des miens, m’assiégeant de frissons. Son corps tremble contre moi.
 
Les doigts de Max s’engouffrent dans mes cheveux, les enroulent autour de son poing et renversent ma tête, offrant ma gorge au regard de plus en plus licencieux de son ami.
 
– Regarde-la, Rory, elle n’attend que ça. Tu ne vois pas le désir qu’elle éprouve pour toi… Moi, je le vois. Je le sens.
 
La voix de Max devient rauque et profonde. Sa main glisse de mes cheveux à ma gorge pour se refermer autour de mon cou. Il pose ses lèvres sur les miennes et m’embrasse rageusement.
 
– Je sais, bébé, murmure-t-il contre ma bouche. Laisse-moi le faire, sinon je vais devenir fou.
 
Je hoquette contre lui. Je sens le regard de Rory courir sur mon corps offert. Je comprends, dans l’intensité de la voix de Max, que je suis un sacrifice pour apaiser sa jalousie. Pour faire en sorte d’en être le maître plutôt que l’esclave. Mon cœur s’agite sourdement, parce qu’au fond, je désire plus que tout que la main de Rory se pose sur moi.
 
Je baisse légèrement les yeux pour croiser ceux de Rory. Son visage semble perdu dans un dédale de sentiments contradictoires, mais je devine le désir qui embrase ses prunelles. Je suis des yeux la course de ses doigts, jusqu’à ce qu’ils se posent sur mon sein. À son contact, je laisse échapper un gémissement lourd qui fait grogner Max, le nez dans mon cou. Sa main se resserre légèrement sur ma peau, comme s’il avait le désir secret de m’étrangler.
 
La main de Rory se referme sur mon sein. Son pouce passe sur mon téton et un long frisson d’excitation embrase mon bas-ventre. Le sexe de Max gonfle contre mes fesses. Il m’oblige à le regarder dans les yeux et je suis envahie par son désespoir, autant que par son désir. Il m’embrasse avidement, tandis que les doigts de Rory pincent mon sein, le massent et le caressent avec nervosité.
 
Sa bouche sur la mienne, Max murmure :
 
– Tu sens le désir monter en toi, bébé ? Tu en as envie ? Tu veux qu’il te fasse l’amour ?
 
En me sentant me crisper contre lui, il ajoute aussitôt :
 
– Je ne pars pas, bébé. Je reste avec toi. (Il lève la tête vers Rory). Tu la veux ? Tu veux son corps, ses lèvres, son sexe ? Elle est à toi. C’est ta seule chance. Tu n’en auras plus jamais d’autres. Prends-la.
 
Je suis paralysée, ma respiration oppressée. Max recule d’un pas, libérant ma gorge. Ses doigts se reposent sur mes hanches pour me dépouiller du dernier rempart qui me séparait de la nudité.
 
Rory pose un regard ourlé d’ombres et d’excitation, puis il se penche au-dessus de moi, m’interrogeant à peine, avant d’oser poser ses lèvres au coin des miennes. Il les effleure, sa langue jouant sur ma peau, taquinant leurs courbes, puis son baiser s’enhardit, sa bouche s’écrase sur la mienne avec plus de voracité et sa langue franchit mes lèvres pour s’emparer de la mienne. Son corps me percute. Je me laisse tomber contre lui et mes bras se referment autour de sa nuque, tandis que Max soulève mes pieds pour retirer mon tanga.
 
Rory prend de l’assurance, laissant ses mains courir sur mon corps, avant de me serrer plus fort dans ses bras et de lentement m’entraîner en direction du lit.

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