Le désir interdit (pulp gay)
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Le désir interdit (pulp gay) , livre ebook

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Description

Le désir interdit

Peter-Alan Smith

Pulp de 286 000 caractères.

Peter-Alan (Christopher dans le livre) nous raconte sa biographie. Jeune homme intelligent et volontaire, sa scolarité est contrariée par une famille qui ne l'aide pas vraiment à se développer en toute sérénité. Christopher fait bêtise sur bêtise au point d'être placé en foyer par la DDASS. Il subira et fera subir en jeux sexuels ce que tous les jeunes n'ayant que la force comme moyen d'expression et remplis d'hormones mâles font vivre aux autres. Tout est permis. Mais la volonté de s'en sortir de Christopher sera reconnue et les services sociaux l'aideront à prendre son autonomie.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 63
EAN13 9782363076748
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le désir interdit Peter-Alan Smith Le rêve est la satisfaction d'un désir Sigmund Freud Note de l’éditeur : après discussion avec l’auteur Peter-Alan Smith (nom de plume) – Christopher Lynch (pseudonyme dans le livre), cette histoire est autobiographique. Sans faire de misérabilisme, il n’a pu reproduire ici certains passages de sa vie qui lui rappelaient trop de mauvais souvenirs. La dimension érotique de certaines parties, qui font parties intégrantes de son histoire et de sa personnalité participent de l’aspect social de cet ouvrage d’un jeune adolescent blessé, intelligent et volontaire.
Prologue Pourquoi continuer ? Pourquoi réfléchir ? Pourquoi franchir ? Toutes ces interrogations résonnaient dans ma tête comme des maux, toutes aussi puissantes les unes que les autres. Tous ces mots qui au fond de ma tête me font penser à ma pauvre existence misérable. Pauvre existence me direz-vous ? C’est vrai qu’en apparence, j’ai tout pour être heureux, mais si vous saviez tout ce qui s’entrechoque dans ma tête, toutes ces idées qui peuvent paraître bizarres, déplacées, dangereuses, voire interdites. Bon pour mieux comprendre ce qui se passe, je pense qu’il faut retourner trois ans auparavant. Trois ans non, c’est en fait un peu plus tôt, je dis des bêtises, il faut aller bien plus loin au début des premières pulsions sexuelles. Bon effectivement, elles ne sont pas au même âge pour tout le monde, mais au plus loin que je me souvienne je crois que les vrais problèmes ont commencé là. À cette époque, on avait souvent tendance à aller baisser les culottes des petites filles dans la cour de récré. Et bien moi, j’avais lancé la mode différemment en baissant les slips des petits garçons. Ah oui, j’ai oublié de vous dire, je m’appelle Christopher et j’ai actuellement dix-neuf ans. D’un seul coup j’en sens quelques-uns qui ont envie de fermer le livre et d’aller se le faire rembourser. Oui j’entends les « encore une histoire de pédé » ou même « encore un de ces trucs pour pédales », alors ceux qui sont de cet avis fermeront le livre, les autres continueront. De toute façon, il y en aura toujours pour nous contrarier et nous gâcher notre existence.
Chapitre 1 : Découverte Tut, tut, tut encore l’alarme de ce fichu réveil, le moins que je puisse dire, c’est qu’elle me tire comme trop souvent d’ailleurs d’un rêve excitant. Je passe ma main dans mon slip et me rends compte de nouveau qu’elle est toute collante. Je ne comprends pas cette chose bizarre qui se déclenche de plus en plus souvent à chaque fois que je pense à Clément, le splendide garçon qui partage ma table en cours de français. Je n’en ai parlé à personne, car certes j’ai du mal à savoir de quoi il s’agit, mais je sais très bien qu’il vaut mieux garder ce genre d’histoire pour soi. La voix de ma mère retentit dans l’escalier « Christopher qu’est-ce que tu fais ? Éteins ce fichu réveil et ramène-toi ou tu vas être encore en retard en cours ». Ni une ni deux, je sais qu’il faut descendre alors j’éteins le réveil et descends en vitesse. Là, comme tous les matins je prends mon petit déjeuner et je demande si mon père est déjà parti et ma mère me répond comme tous les jours « bah oui, naturellement il faut bien qu’il parte tôt pour que tu puisses continuer tes études ». Ah oui, mes études parlons-en d’ailleurs de mes études. Celles qui ont été choisies pour moi je dirais plutôt. Ça me semble bien plus adapté dans ce contexte, mais bon pour éviter tout scandale je ne relève même pas. J’avoue franchement que si je peux éviter un quelconque conflit à sept heures du matin c’est mieux. Bon pour vous situer, là je suis encore en classe de quatrième donc effectivement il faut avouer que c’est un peu dur à interpréter comme idée le fait d’être forcé à faire des études. Mais je ne suis pas fou, dans deux ans je serai obligé de rentrer au lycée pour pouvoir faire la section scientifique. J’ai beau faire exprès de ramer comme un malade en cours de maths, rien à faire j’irai. « Bon t’as pas bientôt fini de rêvasser sur ton bol de corn flakes Christopher ? » me dit agréablement ma chère mère « Ça fait déjà dix minutes que tu devrais être sous la douche, tu vas encore être en retard ». Alors je monte vers la salle de bains, me disant que je m’en moque dans le fond d’être en retard, de toute façon personne ne m’attend là-bas. C’est l’un des problèmes majeurs je l’avoue quand on fait trois collèges en deux ans et demi, un pour chaque nouvelle année scolaire qui commence. Ça empêche de pouvoir créer des liens, c’est au moins une chose de sûre. Bon j’avoue franchement que je ne suis pas non plus le mec le plus populaire du collège, un tantinet beau gosse peut être. Mais tellement évasif avec les filles et tellement emmerdeur que ça ne permet pas beaucoup aux gens de m’approcher. Mais dans le fond je m’en moque un peu, cela me laisse l’occasion de pouvoir être tranquille et sans problème. J’allume le robinet et je me glisse sous la douche. J’adore ce moment de la journée où la fumée dégagée par les vapeurs de l’eau brûlante qui coule sur mon torse, s’échappe dans toute la salle de bains, et finit par créer une buée qui envahit doucement le miroir et avec lui mon esprit. Je ne peux m’empêcher de penser durant quelques minutes de nouveau à Clément. Je l’imagine nu sous sa douche lui aussi, l’eau ruisselant sur ces cheveux brun foncé. Ses mains qui le frottent en se caressant ici et là, la mousse du savon qui descend petit à petit tout au long de son corps, ces images sont divines. Je passe la main sur mon pénis et encore une fois il est tout dur. Je ne comprends pas encore très bien cette réaction. Mme Méchera la prof de SVT nous a expliqué un peu ça l’année dernière à nous les garçons. Elle nous a dit qu’en ce moment ou un peu plus tard pour certains des changements s’opéraient dans notre corps. Que certaines filles pouvaient nous procurer des sensations agréables et spéciales que l’on n’avait pas encore l’habitude de gérer. Est-ce de ça dont elle parlait ? La seule différence, c’est que moi jamais une fille ne m’a fait ce type d’effet. Mais par contre le simple fait de me retrouver dans un vestiaire en cours de sport me procure cet effet puissant. De voir les garçons qui se déshabillent les uns après les autres, à cet âge on porte encore des slips qui moulent agréablement nos petits sexes sans poil de puceau. Je sors doucement de la douche, m’essuie, enfile mes vêtements de la journée. Il me
semble que c’est encore les mêmes qu’hier, encore une des fâcheuses habitudes de la reine mère. Il est à peine huit heures, je commence dans une demi-heure je pense que ce matin tout est réuni pour que je sois à l’heure. C’était sans compter sur ma mère qui comme d’habitude avait décidé de changer de haut une fois arrivée dans la voiture. Alors comme la plupart des matins depuis quatorze ans, je l’entends me marmonner tout bas, « vous n’auriez pas pu me dire que ce haut était si moche ». Et comme toujours elle retourne dans la maison pour aller le changer. Sans doute va-t-elle comme toujours en essayer une dizaine et nous mettre affreusement en retard au collège. Rien de tel pour se faire remarquer, le fait d’arriver en plein cours dix minutes après tout le monde. Bon j’admets ce n’est pas ça qui colle le plus à mon image de jeune homme perturbateur, mais ça aide, je crois. Jordan rigole en voyant les chiffres de l’horloge s’égrainer les uns après les autres sur le compteur de notre Mercedes familiale. Ah oui ce cher Jordan, je ne vous ai pas encore parlé de lui, bah ce n’est qu’autre que mon frère, mon petit frère d’ailleurs pour être exact. Il a le don de m’énerver sans cesse, il est en CM2 lui. Il n’est pas très pressé de rentrer au collège, je crois ; sans doute peut-être à cause de la réputation que j’ai laissée là-bas pour la famille. Tiens voilà notre mère qui revient, on va enfin pouvoir partir. Huit heures vingt indique l’horloge, si on s’embourbe pas dans les champs, on sera sans doute à l’heure. Ça nous arrive souvent de nous embourber dans les champs en sortant de la maison, car en fait il faut emprunter un chemin au milieu des champs pour y accéder. Et pour faire ça, mon père n’a rien trouvé de mieux que d’acheter la dernière Mercedes qui vient de sortir. Bon j’avoue elle est très belle, mais ses aptitudes tous terrains sont vraiment limitées. Mais je pardonne cette erreur , les rares fois où j’arrive en avance au collège et que ma mère me dépose avec devant la porte principale, c’est un peu la classe je trouve. Bon après quand on a vu qui en sort, on se retourne et on fait comme si de rien n'était. C’est sans doute là que je vois à quel point je suis impopulaire. Je ne comprendrais jamais pourquoi je suis si impopulaire. C’est vrai ça pourquoi je le suis tant ? Je fais tout ce qu’ils aiment mes camarades, je fous le bordel en cours, j'insulte la CPE et tout ce qui va avec. Peut-être le coup des trousses qu’ils n’ont pas appréciés. Faut que je vous explique, je pense : durant deux mois en début d’année scolaire des trousses disparaissaient dans les sacs des gens.J’adorais faire ça, je me glissais pendant les pauses sous le préau où tout le monde laissait son sac. Maxime le garçon dont j’étais amoureux à l’époque (mais il ne le savait pas, et moi non plus d’ailleurs, je crois) faisait le guet. Pendant que moi je soutirais des trousses dans les sacs de mes jeunes camarades.Je ne le faisais pas tellement pour les trousses, mais surtout pour les stylos-plumes, alors qu’elle n'était pas ma déception quand je découvrais qu’il y en avait pas. Maxime prenait lui aussi sa part du butin et puis j’allais cacher ce qui restait des trousses derrière la haie de séparation du collège. Et puis un jour ce fut celle de trop, l’erreur fatale je me suis fait choper par le responsable des surveillants. Un mec bizarre tient d’ailleurs pendant qu’on y est, c’est lui le responsable de l’internat garçon le lundi et jeudi. Il fait des choses qu’aucun autre surveillant ne ferait. Par exemple, il a la fâcheuse habitude de passer dans les douches quand on y est. Il s’attarde à chaque fois faisant mine de nous surveiller, mais moi je sais bien que ce n’est pas ça qu’il fait. Curieusement ça ne me dérangeait pas j’essayais toujours d’aller aux douches quand il y était. J’arrivais près des cabines en serviette et je l’enlevais délicatement devant lui en faisant bien attention de ne pas croiser son regard ; mais je savais bien qu’il m’observait sous ses lunettes demi-lune. Là était tout le jeu. Alors je me tournais et échappais comme par hasard ma serviette par terre, je me baissais dos à lui pour la ramasser en prenant bien le temps de rester les fesses en l’air, je crois. Puis je rentrais dans ma douche et là c’était inévitable, il changeait de position et allait en face vers les lavabos. Au début je n’avais pas compris pourquoi il faisait ça. Puis un soir en me brossant les dents j’ai constaté que les miroirs au-dessus des lavabos reflétaient les douches et comme il n'y avait pas de porte on apercevait très nettement les gens qui s’y douchaient. Depuis ce jour, je tiens à préciser que mon
hygiène dentaire c’est nettement arrangée pour devenir presque irréprochable. Il m’arrivait souvent d’aller me brosser les dents plusieurs fois par soirée rien que pour déguster des yeux les garçons qui se douchaient. Bon revenons un peu là où en était, aux trousses, je me suis fait prendre. Et après trois heures dans le bureau du proviseur j’ai fini par avouer où se trouvait les trousses.Ils avaient donc découvert la cachette, le proviseur m’avait viré trois jours et interdit d’internat. C’est donc pour cela que ma mère était maintenant contrainte de m’emmener tous les matins au collège et franchement je crois que ça ne la rend pas spécialement folle de joie. Mais n’empêche que j’étais plutôt fier de moi surtout quand le proviseur a compté les trousses, plus de quarante-cinq à ce qu’il a dit, pas mal non ? Enfin ça faisait surtout quarante-cinq ennemis potentiels dans le collège sans compter les amis de ces ennemis le chiffre devenait alors énorme. Je crois donc que c’est comme ça que je suis devenu légèrement impopulaire. Au final en arrivant devant la grille du collège, il était huit heures et trente et une minutes, ça devrait être bon, les profs arrivent deux minutes après la sonnerie.Je rentre en cours pile à temps, mais tout le monde est déjà assis. J’ai bien l’impression que c’est quand même mon jour de chance, on a français en première heure et donc je m’assois à côté de Clément. Il sourit en me voyant arriver, ça me met un peu de baume au cœur et puis je comprends pourquoi, on a contrôle. Oui, car je ne suis pas si con que ça, j’arrive quand même à faire des trucs bien parfois. Dans le fond, je m’en moque qu’il copie sur moi, bien au contraire, car comme ça il n’a pas demandé à changer de place au moins. Avec le temps je crois presque qu’il commence à m’apprécier tout de même. J’aimerais bien essayer de l’inviter un de ces jours à la maison, mais bon s’il refuse je vais encore passer pour un con. La prof distribue le sujet, ça va, ça a l’air assez facile pour une fois je trouve, ou c’est sans doute peut-être parce que j’ai bien révisé pour être sûr que Clément ait une bonne note. Le devoir s’était donc plutôt bien passé je trouve, à la fin de l’heure la prof de français nous dit que nous allons effectuer un exposé en binôme à la maison. L’horreur, moi je ne trouve jamais personne qui veut se mettre avec moi. Mais aujourd’hui je me sentais en veine et j’avais bien raison. À mon grand étonnement, Clément me proposa de se mettre avec lui. Au début, je crus à une blague puis comme je voyais qu’il avait l’air sérieux, je lui dis « Euh tu es sur de vouloir le faire avec moi ? », il me répondit « Bah oui pourquoi pas ». C’est donc avec grand plaisir que j’inscris mon nom sur la liste des exposés à côté de celui de Clément. Et pour la première fois, quelqu’un d’autre que moi se retrouvait tout seul dans son binôme. Oui c’est le problème des classes où on est un nombre impair, il y a toujours quelqu'un qui reste seul. C’est donc la grosse Débie qui se retrouvait seule. Ça me faisait un peu de peine pour elle, car je sais bien comment il est dur de se retrouver seul dans ce genre de moment. Mme Charrière notre professeure demande donc, qui veut l’inclure dans son exposé, je l’aurais bien fais, mais pas question de louper l’opportunité d’être seul avec Clément en train de rédiger un exposé surL’oppression italienne durant la guerre 39-45. Euh j’admets le sujet choisi est complètement bidon, mais bon tant pis on ne peut pas tout avoir. Je propose à Clément de venir mercredi après-midi pour bosser là dessus, « Pas de problème » me répond-il. Je vais pour lui donner mon adresse et là, comble de l’étonnement, il me répond qu’il sait déjà où j’habite. Naturellement, moi je savais qu’il habitait une rue à côté de chez moi, mais de là à penser que lui le savait, j’étais loin de m’en douter. En rentrant chez moi après cette journée de collège, je me sentais heureux. Je dis à ma mère que j’avais un pote qui venait pour bosser un exposé mercredi. Elle parut très étonnée, mais elle me répondit que de toute façon, elle ne serait pas là de la journée ce mercredi. En montant, je vis que mon frère et ma sœur étaient en pleine discussion : — Je suis sûre que c’est la bonne taille. — Mais voyons tu vois bien que t’a pris quelque chose deux fois trop petit pour maman. — Je te dis que ça ira, fait pas chier.
Je sentais qu’il valait mieux intervenir avant que tout cela dégénère, comme trop souvent d’ailleurs. — Vous pouvez m'expliquer ce qui se passe ? — Bah il se passe que notre très chère sœur a décidé d’acheter le cadeau de Noël de maman toute seule, et qu’il est deux fois trop petit. Je voyais que les larmes commençaient à monter aux yeux de ma petite sœur. — Bah ce n’ai rien il nous suffit d’aller le changer et c’est réglé, pourquoi vous vous prenez la tête voyons. C’est fou, comment des fois de simples petits problèmes dégénèrent pour pas grand-chose entre frère et sœur. Donc comme vous l’avez sans doute compris, j’ai aussi une petite sœur, elle s’appelle Mary, je l’adore c’est la petite dernière et on lui passe tout ce qu’elle fait. Elle sait bien d’ailleurs profiter de la situation, il me semble. Vous avez sans doute remarqué que nous avons tous les trois des noms So british comme j’aime le dire souvent. Pourtant nous n'avons rien d’anglais, mais sans doute ma mère avait-elle pensé que cela nous donnerait une certaine classe. Elle aimait bien ça ma mère, faire en sorte que nous ayons une certaine classe. Je crois que ça lui donné un petit quelque chose en plus. Elle aurait tellement aimé que nous soyons de la haute. Et puis dans le fond on a de la chance on a échappé au traditionnel Brian, je ne peux pas supporter ce prénom. — Je pense que nous devrions aborder le thème de Mussolini d’une manière différente. — Personnellement je suis d’accord, c’est vrai que c’est l’un des sujets les plus importants dans cet exposé. Et puis étant d’origine juive, j’aimerai bien que l’on parle un peu du sort qui était réservé aux juifs italiens durant cette guerre, si cela ne te dérange pas naturellement. Je prenais soin en lui parlant de toujours lui laisser le choix (contrairement à mon habitude) de sorte à ne pas le froisser. Ah bon tu es d’origine juive toi ? Je ne savais pas du tout, en même temps je ne sais presque rien sur toi. D’ailleurs personne ne sait rien sur toi quand j’y pense, tu es tellement mystérieux. Enfin personnellement moi je n’ai rien contre le fait que tu sois mystérieux bien au contraire, je trouve que ça rajoute à ton charme. Ses petites pommettes blanches avaient viré au rouge pourpre à l’évocation de cette dernière phrase. Ce n’était d’ailleurs pas pour me déplaire, en le dévisageant de la sorte je le trouvais encore plus mignon. J'eus, je crois, d’ailleurs, moi aussi du mal à contrôler mon visage à devenir rouge vif quand en même temps qu’il dit le mot charme il posa sa main sur ma cuisse. Assez maladroitement, je l’admets, mais il l’avait fait avec tellement de douceur et d’hésitation en même temps, que j’étais conquis. Je crus d’abord à une erreur, mais voyant qu’il avait décidé de laisser sa main là, mon corps tout entier fut pris d’une étrange sensation qui ne me déplaisait en aucun cas. D’abord, je sentis un frisson me traverser de haut en bas, puis tandis que les battements de mon cœur s’accéléraient la chair de poule arriva sur mon bras. Je ne savais pas comment réagir à cette situation, j’avais envie de répondre à ce geste. Un geste qu’il avait dû mûrement réfléchir avant de l’effectuer. Mais mon corps tout entier était bloqué, sans doute l’angoisse de mal faire ou d’aller trop vite, de faire peur peut être, enfin j’étais tétanisé. Le truc en fait, c’est que c’était la première fois qu’un garçon avait ce type de comportement avec moi et même si au fond de moi c’est ce dont j’avais envie, ça me faisait peur, très peur. Clément avait dû ressentir la gêne qui s’était installée, car il retira sa main comme si de rien n’était et recommença à se concentrer sur la traite des juifs italiens. Je m’en voulais d’avoir était aussi lâche, de ne même pas avoir tenté quelque chose, alors que j’avais imaginé ce moment des centaines de fois dans mes rêves les plus secrets. — Bon bah il me semble que c’est pas mal, on a traité à peu près tous les sujets importants, t’en penses quoi ? (Aucune réponse) — Eh, Christopher, tu m’écoutes ?
Il me tira d’un seul coup de mes pensées, mon esprit était à droite à gauche en train de vagabonder et de se reprocher ma soudaine lâcheté dans un moment aussi excitant. La suite de l’exposé s’était déroulée bien plus vite que le début, avec une espèce de froid qui s'était installé entre nous. Aucune allusion n’avait été faite sur le petit moment d’égarement de la main droite de Clément. — Euh oui désolé Clément, je trouve aussi que c’est pas mal. — Bon bah tant mieux alors, en tout cas ça m’a fait très plaisir de faire cet exposé avec toi, tu n’es pas aussi bizarre que tu le laisses penser aux gens. — Euh merci, je ne sais pas trop si je dois prendre ça comme un compliment, dis-je le regard amusé — Pourtant c’en est bien un, bon il se fait tard je pense que je devrais y aller. — Oui t’a raison et le plaisir était partagé, sache-le. Je le raccompagnai donc jusqu'à la porte, on s’échangea encore deux, trois banalités en descendant les quatre-vingt-dix-huit marches qui nous séparaient de la rue en contrebas. Puis arrivés au portail il me tendit la main pour me saluer et là je ne sais pas encore (et ce même aujourd’hui) ce qui m’a pris, je lui ai bien pris la main. Mais en même temps avec la seconde je le pris par derrière la nuque et approcha son visage de moi. Puis je déposais mes lèvres contre sa joue en guise d’au revoir. Il devint tellement rouge que je crus que la neige qui nous entourait allait fondre, mais il ne me lâcha pas la main pour autant. — Je suis désolé, Clément, je ne sais pas ce qui m’a pris, excuse-moi. Je me confondais en excuses, mais j’étais très troublé par son manque de réaction. Puis il réagit enfin, il mit son index sur ma bouche pour que je me taise, il le retira et il déposa un baiser sur mes lèvres, et il partit sans dire un mot, en me laissant là devant mon portail. Je ne bougeai pas pendant au moins cinq minutes, ne réalisant pas ce qui venait de se passer, les idées s’entrechoquant dans ma petite tête en feu.
Chapitre2 : Découverte sexuelle
Cela faisait deux heures que Clément était parti et rien à faire je n’arrivai pas à m’enlever de la tête cette chose exceptionnelle qui venait d’arriver. Je repensai sans cesse à ses lèvres humides et douces qui s’étaient posées pour la première fois de ma vie (enfin par un garçon du moins) sur ma bouche. C’était la première fois que je ressentais une telle sensation, c’était mieux que les montagnes russes, je n’avais jamais éprouvé autant de plaisir d’un seul coup. Je ne savais pas du tout quelle attitude il adopterait le lendemain, et j’avais peur qu’il fasse comme si rien ne s’était passé. Ce serait là, je pense pour moi la pire des choses, car je ne pouvais ignorer ce baiser ; je crois même que je suis en train de tomber amoureux.
Cette nuit-là je dormis très bien, mes rêves étaient tellement magnifiques, chacun d'eux avaient comme seul et unique thème le beau Clément. Dans le premier rêve de la nuit, je l’imaginai au restaurant avec moi, je pense que je devais avoir sans doute trois ans de plus. Nous discutions tranquillement et nous nous embrassions sans complexe (je crois que c’était dans le Marais). Dans le second, je rêvais carrément que l’on se mettait ensemble, le troisième lui était plus dans l’ère du temps, il relatait ma journée de cours de jeudi (demain). Clément n’avait d’yeux que pour moi et à la récréation on se retrouva dans les w.c. pour s’embrasser de nouveau sensuellement. Je crois que je n’avais jamais eu autant d’érections que cette nuit-là, mes rêves étaient si beaux, et mes pensées si douces.En me réveillant ce matin-là, je retrouvais de nouveau mon slip collant, mais cette fois je compris pourquoi pas besoin de chercher plus loin : c’était de la faute de Clément. Ma mère n'eut pas besoin d’insister ce jour-là pour me réveiller, car je n’avais qu’une hâte, celle d’aller en cours pour revoir Clément. J’avais imaginé cette journée des centaines de fois depuis qu’il était parti hier soir, mais aucune de mes prévisions ne me semblait plausible, malheureusement, à mon grand désespoir.
J’arrivai encore en retard au collège, c’était les chaussures qui n’allaient pas ce matin, trop classiques apparemment pour se marier avec son pantalon avait décrété ma mère une fois assise dans la voiture. En arrivant dans le couloir, j’entendis la voix de mon professeur d’anglais, un vieux rabougri qui ne voyait plus très clair et n’entendait pas grand-chose non plus. C’est sans doute pour cela qu’il parlait si fort et que l’on entendait sa voix cent mètres avant d’arriver dans la salle de cours. D’ailleurs, il n’y avait pas que sa voix qui s’échappait de sa salle de cours, mais aussi un léger raffut sans doute dû lui aussi à sa surdité. Je frappai plusieurs fois avant d’entendre « entrez ». En rentrant dans la classe, je marmonnai quelques excuses pour mon retard auprès du professeur.
— Puis je savoir pourquoi vous êtes encore en retard ce matin ?
— Euh la voiture n’a pas…
— In English Mister Lynch !!!
Mon teint vira au rose pourpre, pas que je n’étais pas très doué en anglais, mais comment lui faire avaler que ma voiture était tombée en panne, une Mercedes toute neuve, je doute qu’il y croirait. J’aurai mieux fait de trouver autre chose, mais bon en même temps je n’allais
pas lui dire que ma mère avait décidé de changer ses chaussures à la dernière minute. Cela aurait sans doute détendu l’atmosphère, mais je pense un peu trop à son goût.
— My car is broken, I’m sorry sir.
— C’est ça, monsieur Lynch, la Mercedes toute neuve de vos parents était en panne. Oui je sais très bien ce que vous avez comme voiture, ne paraissez pas choqué, surtout que on remarque assez facilement votre voiture. Rares sont les voitures neuves, de surcroît des Mercedes, pleines de boue. Votre mère pourra-t-elle confirmer vos dires Monsieur Lynch ?
— Euh non, monsieur désolé…
Mon teint passa de rose pourpre à rouge vif.
— Eh bien dans ce cas je considère que vous m’avez menti, et donc vous serez collé ce soir deux heures après les cours, le gymnase a besoin d’un coup de nettoyage je suis sûr que notre directeur sera ravi que vous vous en occupiez.
— Monsieur, je trouve que vous punissez trop sévèrement.
— Voyez-vous ça messieurs dames, le jeune Clément trouve que je punis trop sévèrement. Eh bien, Monsieur Lermer, vous accompagnerez Monsieur Lynch au gymnase. Vous aviez raison, il était trop sévère de laisser Monsieur Lynch nettoyer un si grand gymnase tout seul.Voici quelque chose de réglé, allez-vous asseoir Lynch, j’ai assez perdu de temps déjà à cause de vous.
Je ne pouvais croire ce que Clément venait de faire, il s’était mouillé pour moi, et devant toute la classe en plus. Mais j’avais peur que les deux heures de colle que l’on venait d’obtenir chacun le refroidisse carrément. Il y avait une place libre à côté de Clément, j’hésitai à aller m’y mettre, mais comme s’il avait perçu mon hésitation, il me fit signe discrètement de venir à cette place. Je me m’y donc à côté de lui.Comme le prof était assez énervé, plus personne ne parlait et nous avons donc trouvé préférable de communiquer par petits mots interchangés. Je décidai donc de commencer : désolé pour les deux heures de colle, écrivis-je. Je lui passais le papier et il répondit presque aussitôt. Pas de souci, ne t’en fais pas, bien au contraire, ça me fait plaisir de pouvoir passer deux heures avec toi seul dans le gymnase, je l’ai presque fait exprès pour être franc. En même temps que je lisais sa réponse à mon mot, il posa sa main sur ma cuisse, et se mit à remonter doucement, si bien que je mis ma main sur la sienne pour calmer ses ardeurs. Bien qu’elles n’étaient en aucun cas déplaisantes, elles restaient déplacées en plein cours d’anglais.Il comprit que ce n’était pas le moment et retira sa main tout penaud. Comme je ne voulais pas qu’il reste triste pour le reste des deux heures de cours, je lui réécrivis un petit mot. T’en fais pas, ce soir tu pourras, mais je ne veux pas que l’on se fasse remarquer en classe, tu comprends ? Imagine les rumeurs que ça lancerait. En lisant mon mot, je vis l’expression de son visage se modifier, il était heureux de lire ces lignes. Il me répondit donc :
LuiJe suis trop content d’être collé pour la première fois, je peux te poser quelques : questions ?
Moi : Je dois admettre que pour une fois moi aussi je suis content d’être collé, oui vas’y pose tes questions.
Lui: Euh en fait c’est assez troublant à poser comme question, tu es sur que je peux ? Je ne voudrais pas te gêner.
Moi : Non va s’y, bien au contraire, je trouve que c’est normal après ce qui s’est passé hier, moi aussi d’ailleurs je me pose pas mal de questions, enfin tu vois ce que je veux dire.
Lui: Si ça se trouve on se pose les mêmes.
Moi: Je pense oui.
Lui: Bon, allez je me lance, sinon on va jamais y...
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