Love reality
63 pages
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Love reality , livre ebook

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Description

Après sa dernière histoire d’amour qui a mal fini, Éric n’est plus que l’ombre de lui-même. Entre jeux vidéo, bière et cigarettes, il va peu à peu se perdre. Grâce à la sortie d’un tout nouveau jeu de réalité virtuelle, il fera la rencontre d’une personne qui va radicalement changer sa vie.

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Publié par
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EAN13 9791096784929
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Love reality
Léalyspavel
Lovereality
© Jenn Ink Éditions
Tous droits réservés.
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Aucun extrait de ce livre ne peut être reproduit, scannéou distribué sous forme imprimée ou sous formeélectronique sans la permission expresse de l’auteur,sauf pour être cité dans un compte-rendu de presse.
AVERTISSEMENT
Ce texte est une œuvre defiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes,des lieux ou des évènements réels n’estque pure coïncidence pour laquelle l’auteur(e) déclinetoute responsabilité.
Ce livre contient un langage familier ainsi pouvant heurter lasensibilité des plus jeunes.
Chapitre1

Un mois qu’elle m’a quitté et putain, elle memanque. Je ne comprends pas comment on est arrivé là…j’ai galéré pour sortir avec elle et tout s’estarrêté si vite. On a discuté et on a pris cettedécision ensemble. Mais avais-je réellement le choix   ?Je souffle en frappant mon casier.
— Fais chier !
— Éric, ce n’est pas le moment de tout casser.
— Je m’en tape ! Merde, Loïc, j’aile cœur en miette   !
— Ça fait un mois qu’elle t’a quitté,faudrait peut-être passer à autre chose   ?
— C’est facile à dire.
— Reprends-toi, le patron a besoin de toi en pleine forme.
— De ce job aussi, je m’en fous…
— Je sais, mais t’as pas le choix si tu veux remplirton frigo et avoir l’électricité pour tes jeuxvidéo.
— Je donnerais cher pour avoir une bière, une clopeet jouer toute la journée.
— Tu le fais déjà bien assez comme ça,rétorque Loïc. Sors, va voir du monde   !
— Je n’ai jamais été contre unesoirée, tu me connais, mais là…
— Ne te cherche pas d’excuse, je passe te prendre àvingt et une heures demain, et prépare-toi à faire lafête toute la nuit   !
Il a raison, je dois me bouger, et un petit coup d’un soir neva pas me tuer… Je vais peut-être trouver la femme quiremplacera Jamie…
Je ne sais pas ce qui se passe ce soir, mais les clients se sontdonné le mot. Le bar ne désemplit pas et j’en aidéjà ras le bol de faire des sourires à tous sesalcooliques.
Je prête une oreille indiscrète aux conversations desclients. Deux jeunes viennent d’entrer pour manger et bienentendu, c’est à mon tour de m’y coller. Jem’approche d’eux et leur tends le menu, tout en écoutantleurs échanges.
— Tu as entendu parler de ce nouveau jeu qui va sortir   ?
— Tu parles   !Un vrai monde virtuel   !J’ai trop hâte de le tester   !
— Les bêta-testeurs sont conquis d’aprèsla presse.
Tiens, ce nouveau jeu a l’air sympa. Je vais peut-être mele payer. Je regarde ma montre : encore une heure avant la finde mon service.
***
En sortant du dinner où je travaille, je m’allume uneclope. Je tire quelques taffes en regardant le ciel. Des nuagesviennent obscurcir le paysage. Je souffle tout en prenant le cheminde mon appartement miteux, au troisième étage d’unimmeuble délabré. Avec mon maigre salaire, c’estle seul endroit que j’ai les moyens de m’offrir.
J’ai passé du temps à décorer l’intérieuret surtout, j’ai économisé pour m’acheterla dernière console avec le mode virtuel intégré.Ce nouveau jeu sera parfait pour que je puisse l’essayer.
Je me dirige vers la salle de bain histoire de me rafraîchir.Je jette un rapide coup d’œil à mon reflet dans lemiroir. Mes cheveux blonds sont gras. Il va falloir que je pense àles laver un jour. Le bleu de mes yeux est terne. Je ne dors plusbeaucoup et cela se ressent. À vingt-trois ans, je ressembledéjà à un vieux de trente.
Je me passe vite fait de l’eau sur le visage, vais m’allumerune clope et m’installe dans mon fauteuil, ma bièrepréférée dans la main, prêt àjouer.
Je passe ma soirée sur ma console comme je le fais depuis queJamie m’a plaqué… Oui, il faut bien le dire, mêmesi nous avons beaucoup discuté, et pour une fois dans lecalme, dans une rupture, il y a toujours quelqu’un qui souffreplus que l’autre et dans mon cas, c’est moi.
** *
Endormi sur mon canapé après plusieurs bières,je me réveille à la bourre pour mon travail. Je vaisencore me faire incendier. Ayant conscience de ce qui m’attend,je traîne encore plus les pieds. Je ne suis plus à çaprès.
C’est avec une bonne heure de retard que je fais une entréefracassante dans le dinner en plein coup de feu. Les tables sonttoutes pleines de clients en tous genres : des familles, descélibataires et même des étudiants. Le restauranta une certaine réputation maintenant et cela se ressent deplus en plus. Le nombre de clients croît chaque mois.
Le propriétaire a dû mettre de ses économies pourrefaire la décoration qui était vieillotte. Maintenantla salle est devenue plus chic avec du noir et du blanc. Loïcest débordé et le patron s’est vu obligéde mettre la main à la patte. J’ai intérêtà me faire tout petit.
Je me faufile jusqu’au vestiaire pour me changer, mais aumoment où j’atteins la porte, j’entends la voixnasillarde de Bart, mon responsable :
— ERIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC   !
Je reste sur place attendant le verdict qui ne tarde pas àtomber.
— C’est à cette heure-ci que tu arrives   ?Tu crois que je te paie à rien foutre   ?
— Panne de réveil, suis désolé…
— Cela t’arrive au moins dix fois dans le mois   !Tu trouves ça normal   ?
— Suis pas du matin, j’y peux rien   !
— Tu mériterais que je te vire   !
— Qu’est-ce que t’attends   ?
— Si j’avais pas besoin de toi, je te jure que ceserait déjà fait depuis longtemps   !File te préparer et va aider Loïc en salle   !
Encore la salle   ?Je n’aime pas ça, mais vraiment pas du tout. Courird’une table à l’autre en supportant les plaintesdes clients… Au moins au bar, je surprends des conversationsintéressantes.
Avant de sortir avec Jamie, j’aimais draguer les filles quivenaient boire un verre. Il m’arrivait, plus d’une fois,d’offrir des tournées gratuites sur le dos du resto.Pour le peu que je suis payé, je peux bien me servir de tempsen temps.
— Éric ! Bouge-toi un peu, s’exclameMatt le cuisinier. Si tu continues à lambiner, je te laissegérer les plaintes des clients.
— Qu’est-ce que vous avez tous ce soir   ?Je soupire. Vous vous êtes donné le mot pour me fairechier ou quoi   ?
***
Il est plus de seize heures quand je me change enfin. Je ne suis pasdu service du soir et heureusement   !J’avoue que là, j’en peux plus, je suis vidé   !
— N’oublie pas, Éric, vingt et une heures cesoir   !
— Je ne pourrais pas l’oublier, même si je levoulais.
Il me fait un signe de tête avant de partir. Je le suis de prèset décide de m’arrêter à la supérettepour acheter un pack de bières et un paquet de cigarettes.Cette connerie va me tuer à petit feu, mais j’avoue quecela me fait un bien fou.
Je n’attends pas d’être chez moi pour m’engriller une autre et je la savoure jusqu’au bout. Une fois àla maison, je range mon pack non sans l’avoir amputéd’une canette et m’installe dans mon canapé. Unenouvelle clope au bec, je lance mon jeu. Je l’ai presqueterminé, il va me falloir en acheter un autre.
Je ne vois pas le temps passer et je sursaute lorsque j’entendstaper à la porte. Je vais ouvrir à Loïc quirouspète déjà.
— T’es pas encore prêt   ?
— Non.
— Tu te fous de moi   ?Je suis sûr que tu as passé ton après-midi àfumer et jouer !
— Ouaip…
— Et c’est tout   ?Tu comptes sortir comme ça   ?
— Ben quoi   ?Elle te dérange en quoi ma tenue   ?
Je regarde mon jean troué puis mon tee-shirt portant destraces de brûlures de cigarettes. Quand je commence àjouer, je ne fais plus attention à rien et les cendres decigarettes tombent souvent sur moi.
— Ça va, donne-moi deux minutes, je vais mechanger.
— Prends aussi une douche   !Crie mon pote. Tu pues   !
Sympa, mais il n’a pas tort. Je ne me suis pas lavédepuis quelques jours et l’odeur de transpiration ajoutéeà celle de la nicotine et de l’alcool donne un mélangeassez écœurant.
***
Il est vingt-deux heures quand nous mettons les pieds dans la boîte.Des centaines de personnes se déhanchent déjàsur la piste alors que d’autres gravitent autour du bar. Jecrois que c’est d’ailleurs là que je vais aller.
Je tente de me frayer un chemin parmi cette masse compacte afind’atteindre mon but. Bientôt je me laisse gagner parl’ambiance festive. Loïc a raison, fini de me morfondre   !Ce soir je chasse   !D’ailleurs cette petite brune aux yeux marron me plaîtbien.
Je m’approche d’elle et commence à danser, colléà elle. Je ne comprends pas pourquoi elle se décalealors, je reviens à la charge.
— Tu ne peux pas aller danser ailleurs   ?demande-t-elle gênée.
— Tu n’aimes pas danser avec moi   ?
— Non. Là tu danses tout seul et moi avec macopine.
— On peut danser tous les trois, je ne suis pas jaloux.
— Moi si, dit une voix grave derrière moi.
Je me retourne et me prends un coup de poing dans la figure. Jechancelle un peu avant de me ruer sur lui. Cela me rappelle ma brèveexpérience dans les combats de rue qui m’a laisséune cicatrice au-dessus du sourcil droit. Le type m’avait misKO en un seul coup. Ce soir, je ne m’en sors guèremieux… Loïc vient s’interposer.
— Excusez mon ami, il ne va pas bien en ce moment.
— La prochaine fois qu’il s’approchera de macopine, je l’envoie à l’hôpital.
— Pas de soucis, il ne le fera plus.
— T’as intérêt à le surveillersinon…
Une fois que l’armoire à glace s’est éloignée,Loïc pose sur moi un regard plein de reproches.
— Mais putain Éric, reprends-toi   !
— Oh ça va   !Si tu ne t’étais pas interposé, je l’auraiseu cet enfoiré.
— Tu serais plutôt à l’hosto. C’étaitune mauvaise idée de te faire sortir ce soir.
— Tu t’en rends enfin compte   !Tu vas me laisser tranquille maintenant   ?
— Tu es une épave mon pote. Si tu ne te ressaisispas rapidement, tu vas finir ta vie tout seul avec ta console, tabière et tes clopes.
— Et si cela me convient   ?Tu es qui pour me juger   ?Je t’ai rien demandé alors, tu vas me foutre la paix   !
Putain, Jamie, c’est ta faute   !Tu m’as rendu faible   !Je te déteste   !
Chapitre 2

Au lieu de rentrer chez moi, je fonce dans le premier bar que jecroise. Je m’installe au comptoir et commande un Whisky. Cesoir, il me faut quelque chose de fort pour vite m’échapperde cette vie pourrie.
J’enchaîne les verres sans vraiment faire gaffe. Au boutdu cinquième, je deviens un peu plus joyeux, enfin prêtà passer une bonne soirée.
Un peu plus loin, je remarque deux jolies filles, dont une petitebrune aux cheveux courts. Tout à fait mon style. Je m’approched’elle en chancelant. Je me rattrape de justesse au dossier deson tabouret.
— Excuse-moi, j’ai un problème avec monportable.
Elles me regardent toutes les deux avec suspicion, mais cela ne mefreine en rien.
— Il manque ton numéro, j’affirme sûrde moi.
Mais ma réplique ne semble pas avoir l’effet voulu.Elles me demandent fermement de m’éloigner sinon ellesse verront obligées d’appeler la sécurité.
J’accepte sans plus m’en formaliser, et je reprends monoccupation favorite : me soûler. Boire pour se débarrasserde l’image de son visage, boire pour oublier le goût desa bouche, et boire pour effacer les mots qui m’ont blessé. 
Une personne vient s’installer sur le siège àcôté de moi, mais je ne vois pas bien clair. Impossiblede savoir si elle est à mon goût ou même si c’estune femme. Peu importe, une bouteille entière presque avaléeje ne suis plus maître de...

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