Oclide et son Maître
130 pages
Français

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Oclide et son Maître , livre ebook

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Description

Dans ce livre autobiographique, Oclide est la soumise dévouée de son Maître. Le soir venu, la métamorphose s’opère : Maître M attache le collier au cou de son esclave et Oclide se prosterne à ses pieds.


Amoureux transis, chacun alimente cette relation si intense.


Maître M développe sa perversion sans relâche tandis que Oclide s'épanouit dans son humiliation, plongeant toujours un peu plus loin dans son avilissement.


Des soirées dans leur chambre transformée en Donjon aux longs week end d’immersion en passant par des rencontres hors du temps, ils décident de vivre leur passion sans retenue, celle du plaisir et du lâcher prise.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782377805938
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Oclide et son Maître

 
 
 
 
 
 
 
 

 
Oclide
 
 
Oclide et son Maître
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Evidence Editions  2021
 
 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement

Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
 
 
Je dédie ce livre à mon Maître
 
 
 
 
 
Un samedi soir

 
 
 
Cette journée est étrange, je suis agitée au fond de moi, intriguée par ce soir, presque angoissée par les préparatifs que Maître M. organise. Je vis cette journée avec une douce anxiété tant dans mon esprit que dans mon ventre. Elle file, cette journée, ça y est, nous avons couché les enfants. Quelques verres de vin, la soirée commence. Nous fumons une cigarette sur la terrasse, moment de liberté. Puis, c’est le moment clef, le moment qui va décider du ton. Vers quel domaine partons-nous ? Ce soir, nous allons basculer vers le côté obscur, l’envie est palpable. Je l’entends monter dans notre chambre, emprunter l’escalier en colimaçon en fer qui mène aux accessoires dédiés à cette délicieuse torture. Je sais ce qu’il est parti chercher.
Dans le salon, l’esprit en alerte, j’ai démarré une série, dernier épisode de Orange is the new black , enfin il revient, je suis impatiente. Le collier en cuir de soumise est attaché, autour du cou, ces accessoires détonnent avec le reste de mes vêtements. Il m’ordonne de m’asseoir par terre, docile, mon esprit bascule. Juchée sur les coussins, mes habits tombent un à un, les codes se mettent en place. Je connais ma place, et lui impose la sienne. Nous ne parlons pas ou très peu avec un timbre de voix qui se modifie, plus grave pour lui et très faible pour moi.
Nous pratiquons ce jeu depuis longtemps ; de ce fait, la connexion s’établit rapidement. Je sens la laisse de corde qui me relie désormais au pied de la table basse. Les pinces sont installées, sans ménagement, sur mes grandes lèvres. Nous regardons ensemble un épisode de la série. J’apprécie ces moments décalés. Mon cerveau est partagé, je ressens l’excitation qui grimpe grâce à mon corps qui commence à s’exprimer, je frissonne, je sens l’odeur de la cyprine qui se diffuse. Tout en suivant l’histoire, je me sens chienne aux pieds de mon Maître.
Quelquefois, ses doigts s’égarent et me flattent les lèvres en provoquant des pics d’excitation. Toute ma peau frissonne. Ce qui est étonnant et surtout grisant dans cette situation demeure cette capacité à faire monter le plaisir, en continu et pervers alors que nous vivons en parallèle une situation anodine. L’épisode touche à sa fin. Ne pas s’attarder, car la soirée est encore longue et l’envie nous presse. Il faut que j’aille aux toilettes, l’excitation sans doute, avant la suite.
C’est un besoin naturel, mais je suis loin de m’imaginer qu’il va profiter de l’occasion pour asseoir son emprise et cranter la perversité ambiante. Je requiers son indulgence et lui décide de m’accompagner. Tremblante, je suis donc assise sur la cuvette froide des toilettes en train de pisser. L’odeur se propage dans l’étroite pièce tandis qu’il maintient et joue avec la chaîne reliée à mes lèvres. Dégradant. Je sens son regard perçant et son souffle s’accélérer. Cette condition l’excite et tous mes sens sont sollicités. Sa queue raide, en haut de laquelle perle une goutte de liquide séminal, ne tarde pas à sortir de son pantalon. Puis il se redresse et, en m’appuyant sur la tête, m’oblige à le sucer, doucement puis de plus en plus profondément. Ma bouche gourmande accueille tout son membre, j’ai le visage plaqué sur son pantalon. J’étouffe, je grogne, mon corps réagit. Trop de sensations m’envahissent. J’assume mon rôle de soumise avec entrain, je suis entrée dans le jeu. La bave, par longs filets, s’écoule sur le carrelage froid. Ses mains se crispent sur ma tête, puis il m’ordonne de me retourner et me baise avec brutalité. Tout se mélange dans mon esprit, la perversité de la position, l’odeur enivrante de l’ammoniaque et le contact glacial de la faïence. Brusquement, il s’arrête, me traîne, désorientée, par le collier jusqu’à notre chambre. L’escalier tourne, c’est une torture, je dois suivre le rythme… Finalement, mon Maître fixe la laisse à la chaîne reliée à mon intimité et accroche le tout à un crochet planté sur la poutre de notre chambre. Il part.
Je l’attends, fébrile, inquiète, de nombreux fantasmes parcourent mon esprit, je ne sais pas ce qu’il veut. Mon excitation déborde, j’ai le cerveau en ébullition, les émotions emplissent mon esprit. De retour, mon Maître m’enjoint de faire face à la poutre en bois verticale qui trône sur un côté de notre chambre. Il m’indique qu’il a fermé la porte à clef. Seule avec lui, j’entends son matériel, mais je n’ai aucun détail. Cette incertitude me trouble, mais j’obéis. Il me positionne un masque sur les yeux. Instinctivement, je lui donne tout mon corps, instinctivement, le processus de lâcher-prise a passé une nouvelle étape.
Les cordes m’entourent, je sens mon abdomen se plaquer sur le poteau et mes seins déborder de chaque côté. Indécente. La tension des cordes s’intensifie, elles se resserrent et ma cage thoracique se retrouve comprimée. D’autres cordes au niveau de mon bassin, puis mes mains sont immobilisées par des gants en cuir adaptés et accrochés à la poutre. Mon esprit s’évade et tente d’avoir une vision globale de ma position, immobilisée et offerte. Ma vulve se met à gonfler d’excitation. La mise en place se conclut par l’ajustement d’un bâillon dans la bouche et, délice suprême, l’installation des pinces sur mes tétons bouffis reliés entre eux, avec la poutre qui les sépare. Chaque mouvement, même infime, me rappelle cette dépendance.
Les mots crus tombent. La cyprine aussi. Je dois cambrer les reins à sa demande pour que sa verge me pénètre d’abord dans le vagin, puis dans le cul. Mon rôle consiste à faire baisser sa tension sexuelle, à assouvir ses demandes bestiales. Il ne prend pas de précaution, force l’entrée, car je suis une salope. Je le sais et je veux le lui prouver. J’essaie de crier mon plaisir, mais le bâillon m’en empêche, laissant seulement couler ma salive sur mes seins. Mon Maître le remarque et prend plaisir à me badigeonner avec. Je suis proche de l’orgasme, il le sait, il le sent, il me connaît assez pour me calmer et contrôler cette jouissance. Il sort son martinet et me cingle les fesses. En même temps, il suspend des poids à la chaîne qui joint mes lèvres ce qui ne fait qu’augmenter mon excitation. Je ne parviens pas à maîtriser ce plaisir montant. Les coups de martinets pleuvent, plus drus, sur mes reins et sur mes seins tendus, je ne jouirai que lorsqu’il l’aura décidé. C’est ainsi, je n’ai pas le choix, je ne peux qu’obéir, sinon la punition s’avérerait terrible. C’est la règle qu’il a instaurée. Mon Maître décide enfin de me libérer, c’est-à-dire de me laisser jouir, c’est une chance, car les séances peuvent me laisser pantelante, frustrée, désemparée sans avoir atteint l’orgasme. Il me retourne, je suis dos à la poutre maintenant, accroupie, les bras en croix, de nouveau attachée, le corps avili. Le sexe et le cul béants, il passe sa main sans retenue. Je ne résiste pas à cette position. Il plante trois doigts dans mon ventre et je me déverse sur le sol. Je sens que je gicle partout. Je hurle. Des ondes de plaisir me dévastent. Tout est parti, toutes mes tensions et mon stress se sont évacués et je pendouille lamentablement, les bras immobilisés. Cependant, il m’indique que ce n’est pas terminé. Je vais devoir servir d’objet. Même si la vague d’excitation est passée, celle-ci se reforme. Il me traîne jusqu’au lit et, sur le dos, m’enfile une cagoule en simili cuir à la tête de chien. Je dois relever les pattes. Je suis pilonnée par la chatte et labourée par le cul. Longtemps. Je sens encore l’orgasme surgir pendant qu’il m’injurie. Je deviens son vide-couilles. Je ne contrôle plus mon corps et mon esprit. Enfin, il se décharge dans mon cul offert, en râlant son plaisir. Il attrape un plug et me bouche l’orifice pour que son foutre reste en moi. L’excitation n’est pas retombée et j’ai l’autorisation de me soulager. Mes doigts caressent mon clitoris. Je jouis, impudique devant mon Maître. Encore.
Mon esprit divague, mon corps est repu, je vais m’endormir, mon trou plein et mon collier de soumise autour du cou. Je profite des douces caresses, mon visage s’illumine et je devine son sourire heureux.
 
 
 
 
Un samedi soir… vu par le Maître

 
 
 
Dimanche, journée en famille. Pourtant, mon esprit se concentre déjà sur les événements de la soirée. Je sais qu’elle sera ma soumise et moi le Maître. Celui qui contrôle son plaisir, celui pour qui elle va s’offrir. Chacun son rôle. Pour me préparer et organiser notre terrain de jeux, j’imagine la mise en scène, je me projette, je construis pas à pas mon fil conducteur.
Je vaque à mes occupations dans la maison, tenant mon rôle de père de famille, mon attitude ne laisse rien transparaître de mes pensées. En fin de matinée, j’ai construit mon scénario : cette séance se déroulera autour du thème principal de l’humiliation ainsi que de l’utilisation de la poutre existante dans notre chambre. En ce moment, je la regarde, occupée avec les enfants, à virevolter dans la maison. Dès que nos regards se croisent, elle sait que je suis en train d’organiser la soirée, elle sourit. Bien que je bâtisse mon scénario avec minutie, je n’occulte pas les surprises qu’elle découvrira au travers de la mise en œuvre. Je m’éclipse dans la chambre ayant quelques détails techniques à régler. La poutre verticale trône dans la chambre. Satisfait, je peaufine ensuite les options tout au long de l’après-midi, je prévois trois séquences : une première autour de la table basse qui fixera nos statuts soumise/Maître, la suivante autour de la poutre de la chambre, et enfin une position accroupie où je la finirai. Bien souvent, il y a des variations en cours de séance.
La journée passe, je la caresse régulièrement et l’embrasse. Tous ces gestes font partie de sa préparation mentale et ont une signification pour nous, beaucoup de sentiments aussi divers que la tendresse ou la perversité y trouvent leur place.
Enfin, les enfants sont couchés. À moi de jouer. J’ai prévu un dîner avec collier pour la mettre dans l’ambiance, sa mise en bouche préférée. Tout en suivant mon plan, je dispose les coussins par terre devant le canapé. Elle l’ignore, mais mes ustensiles sont à disposition dans la chambre et prêts à l’emploi. Je l’observe, dans l’attente de mes gestes, je perçois la progression de son positionnement mental, celui de soumise. Pour qu’elle ne s’inquiète pas des enfants, encore chuchotant en haut de l’escalier, je lui noue un foulard autour du cou, couvrant son collier. Petit à petit, j’ôte son soutien-gorge, je lui fixe des pinces sur les tétons que je dissimule sous son pull, d’extérieur, sa tenue est irréprochable.
Il est tard, je peux maintenant installer sa laisse. La préparation devient physique et mentale. Je poursuis en doigtant sa chatte. Je bande. Et ma perversion grandit. Assise par terre, je caresse doucement sa chevelure courte semblable au pelage d’un chien. Je l’ai fortement incitée à adopter cette coupe. Ma petite chienne. Cette mise en scène la conditionne, ce geste explicite et tendre symbolise son obéissance. Elle baisse la tête, docile. Rien ne presse, je prends mon temps. Je la laisse regarder sa série, en lui montrant quelques scènes de films pornos et en tirant sur sa chaîne avec régularité. Nous allons même fumer une cigarette. Je la sens décontractée, à point. Moi, j’imagine la suite. Une nouvelle idée me vient à l’esprit, je guette son envie d’uriner, car j’envisage une surprise dégradante pour elle. La question de son consentement ne se pose pas en voyant ses lèvres luire de mouille. Je suis curieux de sa réaction lorsque je lui annonce que je l’accompagne alors qu’elle se rend aux toilettes. Ma soumise est maintenant assise sur le trône, gênée, elle ne parvient pas à uriner à ma plus grande satisfaction. Le conditionnement psychologique doit alterner avec celui qui est physique. Ma queue s’enfourne dans sa bouche, je vais me servir d’elle. Je la retourne, elle se retrouve plaquée contre le mur, recevant ma verge au fond de son vagin, je l’entends gémir. Cette action calme mes pulsions.
Nous sommes prêts à franchir un nouveau palier. Je la tire par la laisse, lui fais monter l’escalier jusqu’à la chambre. Pour la maintenir sous ma domination psychique, je l’attache à la poutre, serrée, les yeux bandés, et la laisse seule pendant que je vais prendre une douche. À mon retour, pantelante, la connexion est réelle, la pression est montée d’un cran. Je prends mes cordes, lui attache très soigneusement la taille, et le thorax autour de la poutre et mets en place son bandeau. Je veux qu’elle ne puisse plus bouger et que sa position lui impose une cambrure exagérée. Elle est à moi, utilisable à souhait.
À la vue de sa poitrine débordante et comprimée autour de la poutre, je décide de relier ses deux mamelons par des pinces. L’effet est immédiat, elle est parvenue à un stade où elle se transforme en salope. Cependant, je prends mon temps, pour la faire languir, mais aussi pour admirer l’esthétisme de la scène. Je goûte ce moment, prends du recul, apprécie le résultat de mon travail : le dessin des cordes, la position du corps, la vue d’ensemble… Son plaisir n’est pas pris en compte, il s’agit de mon plaisir.
J’attrape la roulette de Wartenberg et la promène sur son corps, elle sursaute et se tortille comme elle le peut. Sa position est inconfortable, la contrainte est forte. Son esprit est parti et je commence à l’injurier, l’abattage va pouvoir commencer. Cette partie sexuelle est complètement improvisée, je laisse mes pulsions s’exprimer, sans qu’elle jouisse, en utilisant les accessoires qui m’inspirent le martinet, le fouet, le bâillon, sa salive dégoulinante. Et surtout je la baise, je la baise brutalement par tous ses trous longtemps, très longtemps. Elle me sert d’objet et je le lui dis. Pendant cette séquence, mon excitation est à son comble.
En lui ôtant les pinces et cordes, je constate son épuisement, le côté physique qu’elle doit investir, cela me plaît de la voir pousser ses limites et endurer son traitement. Je la retourne alors face à moi et la positionne accroupie. Pour la maintenir ainsi, je l’attache, dos à la poutre. Après la férocité, je vais la faire monter à la limite de la jouissance. Sa chatte est béante et mes doigts s’y enfoncent aisément, je titille son point G, elle en ouvre encore plus largement ses cuisses, ma queue se tend. Elle s’agite, encore contrainte. J’adore ce côté primaire, bestial, son visage se transforme, elle crie et perd pied. Elle plonge dans cet univers qu’elle recherche, elle lâche complètement prise. L’aboutissement est proche, je l’autorise à se libérer, à jouir. J’aime la voir partir et voir son corps se tordre sans rien contrôler. Cette vision est magnifique, car j’en suis l’auteur. Elle inonde le parquet.
Effondrée, elle attend mes ordres. Je vérifie qu’elle est encore en état et déclenche une dernière séquence. Je veux jouir. Je la traîne sur le lit, elle se retrouve allongée sur le dos. Encagoulée, je l’encule avec force sans ménagement. Je l’utilise littéralement comme un vide-couilles. J’écarte ses cuisses à outrance pour lui planter mon phallus tendu dans le cul. Je sais qu’elle va encore jouir, car elle a accumulé trop de frustrations. Trop de jours sans orgasmes. Pendant que je me vide dans son cul, ma chienne se masturbe, ma garce en profite. Je contemple alors les spasmes qui parcourent son corps et râle à mon tour. J’adore la sodomiser.
Après quelques instants sans bouger, je la prends dans mes bras. C’est un moment fort pour nous deux. J’apprécie sa reconnaissance lorsqu’elle se blottit dans mes bras. Elle me remercie et je suis fier de ma soumise. Je l’aime.
 
 
 
 
Carcan et fouet

 
 
 
Maître M. a fait l’acquisition d’un nouvel accessoire : un imposant carcan digne des séances de torture du Moyen Âge. J’y prendrai place, soumise, pour être exposée et sodomisée. Le salon va prendre des allures de club BDSM pendant quelques jours.
Les vacances d’hiver commencent pour les enfants. Maître M. les emmène chez leurs grands-parents ce dimanche en début d’après-midi. Du temps pour nous. Du temps pour du vice. Avant de partir, la connexion doit s’établir. Maître M. a prévu de préparer un bain pour son Oclide. Un beau présent pour sa soumise. Tous les détails sont réunis, la musique d’ambiance, un coussin, un livre, des bougies, une cigarette et même une coupe de champagne. Heureuse, reconnaissante et détendue, je profite de ce magnifique cadeau en me glissant lentement dans l’eau mousseuse. Moment de calme, je ferme les yeux et me laisse envahir par l’environnement. Du bien-être à l’état pur ! Immobile dans l’eau savonneuse, je ferme les yeux, inspire le parfum onctueux et fruité des bougies, laisse mon esprit partir sur la douce mélodie de la musique entrecoupée de chants d’oiseaux. Un demi-sourire s’esquisse sur mon visage, je pense à lui, mon amour, pendant quelques instants. Je prends mon livre sur le sujet du clitoris bien évidemment. À son retour, je l’entends déplacer quelques meubles pour créer l’espace de jeu adéquat. Nous allons pouvoir en profiter longtemps, pendant plusieurs jours, l’atmosphère n’en sera que plus réelle. Tous les accessoires seront exposés et à disposition plugs, godes, pinces, préservatifs, vêtements érotiques… comme un véritable club BDSM, notre salon est transformé pour plusieurs jours. Notre bulle.
Il pénètre dans la salle de bains et m’interroge en souriant sur mon état d’esprit : euphorique et en bonne condition pour vivre ses sévices. J’éprouve de la gratitude pour cette attention. Il me dévore déjà des yeux et commence à sortir son sexe. Il introduit sa verge dans ma bouche. Je l’avale avec délectation pour le remercier de ce cadeau. Après m’avoir embrassée à pleine bouche, il redescend afin de terminer sa mise en scène. Je mets fin à cet instant de décontraction et décide de me sécher. Puis, je descends pas à pas les escaliers, vêtue selon la consigne reçue, d’une de ses chemises et d’une jupe ample. Le Maître m’attend. J’observe les rideaux tirés, les matelas posés au sol. Il met en route le poêle et dispose une couverture moelleuse devant le foyer rougissant. Il installe le corset violet autour de ma taille en tirant fermement sur les lacets et introduit le plug dans mon anus sans dire un mot. L’ambiance est magique. À cet instant, je remarque, étonnée, la présence de son nouveau jouet. Il s’est offert un véritable carcan en fer. Ce carcan enfermera ma tête et mes mains qui seront immobilisées au même niveau. Actuellement, il pend, imposant, accroché à l’aide de lourdes chaînes au crochet du salon où est suspendu notre hamac à l’ordinaire. L’effet est saisissant et des frissons me parcourent le corps. À quel moment serai-je prisonnière de cet amas de ferraille ?
Ses mains, m’attirant vers le matelas, me font sortir de ma rêverie. Il m’indique son souhait de me masser le corps. Je m’allonge donc devant les flammes et profite de ses longs mouvements enveloppant sur ma peau. Ses mains recouvertes d’huile parfumée se promènent sur toute la longueur de mes jambes. Elles écartent mes cuisses de temps en temps avec quelques commentaires salaces, mais entretiennent cette volupté. Il prend son temps, continue de m’embrasser sur l’ensemble du corps en s’attardant sur ma bouche. Je ferme les yeux, en entendant les crépitements du feu, totalement sous l’emprise de ses caresses. Peu à peu, je perçois le rythme qui évolue, sa queue est tendue, agitée de soubresauts et sa langue devient plus exigeante lorsqu’elle s’introduit dans ma bouche. Les ordres commencent à tomber. Je dois me masturber. J’en meurs d’envie, car cette ambiance érotique m’a fait tourner la tête. Le plus difficile sera de ne pas jouir, mais, pour l’instant, je laisse mes doigts vagabonder vers mes lèvres qui gonflent à vue d’œil. Maître M. exige de se faire lécher les couilles, il doit mettre son phallus quelque part. Je suis donc étendue sur le matelas, avec, au-dessus de moi, son cul qui fait des va-et-vient. Lentement, il promène ses couilles sur mon visage pour que je les gobe et étale ensuite la salive. Ma langue, avide, fouille sa rondelle, chatouille ses boules et lèche son pénis impatient. Ce petit jeu dure longtemps et je me tortille de plaisir sous lui.
Complètement barbouillée de bave, je suis imprégnée par l’odeur du sexe et en quémande davantage. Tout mon esprit est concentré sur sa verge et ses testicules. Je veux l’avaler tout entier. Il se moque de ma gourmandise et me fait rouler sur le côté pour introduire son gland dans mon cul dans le but de remplacer le rosebud. Il l’enfonce à peine, juste afin d’agrandir le trou. Puis il le retire et me fait lécher sa queue odorante afin que je la nettoie. Il recommence plusieurs fois cette opération peu ragoûtante et avilissante, mais tellement excitante. Soudain, je ressens sa verge s’enfoncer plus profondément en moi. Je couine, car j’en veux plus, mais après quelques coups rapides et vigoureux, il rattache ma laisse à la table et me traite de « vilaine fille ». Je sens un autre gros plug envahir à nouveau mon orifice, enfoncé sans ménagement. Le gland reprend sa place dans ma bouche, je distingue la raideur de sa verge, ses tremblements. Il m’ordonne à nouveau de laper son sexe et son cul en jouant fréquemment avec mon plug. Les odeurs sont multiples, la cyprine qui imprègne l’air, celle qui sort de mon croupion mélangé au liquide séminal sature l’atmosphère. Je suis en position basse, écoutant ses injures et remarques ironiques sur mon attitude dévergondée. Nous pénétrons de plus en plus profondément dans notre bulle de perversion. La frustration est à son comble. Il ouvre ma chemise pour faire sortir ma poitrine généreuse aux tétons plus que dressés. Mes grandes lèvres, si humides, ressemblent à une limace baveuse et je tente de me jeter sur son engin pour le sucer, j’en ai tellement envie. Cependant, il bloque mon initiative par une claque retentissante sur les fesses. C’est lui qui impose le rythme. Je dois me calmer.
Il décide de faire une pause repas et resserre ma laisse fixée à la table. J’obéis et, pendant qu’il va chercher les plats, j’essaie de me concentrer sur les flammes du poêle bien que le carcan suspendu à l’arrière-plan attire mon regard. Je suis alors traitée comme une reine, chaque toast préparé avec soin est disposé dans mon assiette, les bougies sont allumées et, une coupe de champagne à la main, je profite de cette parenthèse. Assis sur le canapé, il m’observe en souriant, assise à ses pieds et retenue par la chaîne massive à la table, les seins débordants du corset ajusté. Subitement, son ton de voix se modifie, plus dur, je dois retourner sur mon matelas. Il m’ordonne de me mettre en position, c’est-à-dire à quatre pattes et le cul en l’air. Il me sodomise avec violence. Son pénis pénètre entier en moi pendant de longues minutes. Soudain, il se retire, me laissant pantelante, échauffée comme une garce. La tension est revenue. Lui est calme, posé, et commence à discuter et à imaginer la semaine à venir. Il se moque de mon excitation non assouvie en me voyant me tortiller. Néanmoins conciliant, il me traîne jusqu’au carcan, l’objet désiré, mais tant redouté. Je suis immobile devant, pendant qu’il m’ajuste les mains et m’insère la tête sur l’emplacement dédié. Je tremble de plaisir, ma tête coincée et mes mains emprisonnées sur l’horrible outil de fer, glacé, incapable de bouger. Il contemple son œuvre et prend du temps à me tourner autour. Je gémis et guette ses réactions. Soudain, ses mains s’agitent sur mon corps tremblant et ses doigts s’immiscent dans ma vulve trempée, il continue sa progression vers mon postérieur, qui répond précipitamment à sa sollicitation. Il lui voue une adoration constante et l’utilise à chaque fois qu’il le souhaite. Il me baise le cul. Le bruit des chaînes accompagne le balancement de mon corps et couvre mes cris de plaisir. J’arrive à prendre du recul sur ma position et à imaginer, enserrée dans le carcan et je hurle encore plus fort. Un fantasme du Moyen Âge. Encore une fois, il me laisse sur ma faim…
Il saisit alors le fouet. Le Fouet. Mon ami et mon ennemi. Il se recule et le fait claquer sans me toucher. Je perçois son souffle près de mes jambes, de mon torse et de mes fesses. Pour l’instant, l’instrument ne me touche pas. Le souffle de l’air, les craquements secs. Brusquement, le serpent de feu s’enroule autour de moi et mord ma peau. Je sursaute et me tords. Le mouvement du fouet est interminable, d’abord le bruit du manche, puis le déplacement de l’air, la sangle qui s’écrase sur mon corps et enfin la fine extrémité qui gifle ma peau. D’abord apeurée, comme à chaque fois, je fuis sa meurtrissure pour finir par m’habituer et à demander plus. Mes fesses se cambrent davantage à la recherche de cette lanière blessante. Désormais, les coups pleuvent sur le dos, les fesses, les jambes, le ventre… Cette brûlure qui me procure du plaisir. Je l’apprécie et plonge encore plus dans mon monde de perversion. Mon langage corporel se modifie, je deviens la créature suppliante, qui l’implore de continuer. Galvanisé par ma réaction, son souffle accélérant à son tour, il accentue encore les impacts, les marques commencent à apparaître sur ma chair. Un délice et une torture simultanément. Mon cerveau vit en pleine contradiction. Au bout de quelques minutes, les coups cessent. La douleur revient, plus brute maintenant que la connexion s’est rompue. Je suis seule avec ma douleur. Il détache le carcan de son crochet et me traîne, titubante sous le poids de l’objet. Les pénétrations recommencent, il me ramone le vagin, puis le cul encore une fois. Je suis écrasée par le carcan et par les coups de boutoir. L’épreuve n’est pas terminée, car je dois ensuite lui nettoyer son pénis avec ma bouche. Il me reprend par-derrière, expulse un petit peu de sperme dans mon cul pour faire diminuer sa tension sexuelle.
Toutes ces sensations épuisent mon énergie. Je faiblis. Il s’en aperçoit et me pousse vers la cage. Eh oui, la cage. Nous possédons une cage, noire en ferraille pour accueillir les grands chiens. Évidemment, nous n’avons pas d’animal d’espèce canine. C’est moi, la chienne. La cage doit être dissimulée la plupart du temps, mais pour ces quelques jours, elle aura toute sa place dans notre salon pour qu’il puisse l’utiliser à sa guise. Face à mon épuisement, il ouvre la porte et je m’engouffre soulagée à l’intérieur. Avant de la refermer, il caresse mon visage, je ne parviens même plus à esquisser le moindre geste. Je m’endors, en position fœtale, épuisée. Cette réaction est courante chez moi, après une séquence éprouvante, lorsque je suis vidée physiquement et psychiquement et j’aime regagner ma cage. Je me sens en sécurité et je laisse toutes ces pressions s’évacuer. Ma niche agit puissamment sur mon esprit, emblématique de ma condition.
Je me réveille, engourdie, les barreaux tintent à cause de mon agitation. Je prends mon temps pour m’éveiller et me remémorer les scènes antérieures. Le corps endolori, je tente de retrouver une disposition confortable, en vain. Je gémis à nouveau. Sa vue me rassure, mais mon Maître ne s’occupe pas de moi, consultant son téléphone sans lever la tête, je sais, néanmoins, qu’il se délecte de la vue et de cette situation. Enfin, il se lève, tourne autour de la cage tout en me questionnant sur mon emprisonnement et sur ce qui va suivre, c’est-à-dire mon statut de vide-couilles. Mon esprit divague. Il ouvre la porte et tire sur ma laisse. Je m’étire. Afin de faire remonter le plaisir hâtivement, il promène son gros vibromasseur sur mon clitoris. Celui-ci ne tarde pas à réagir en sortant de son capuchon. Constatant le résultat, il décide de fixer des poids sur mes lèvres qui rougissent. Il demeure le chef d’orchestre, tout est sous contrôle, je suis sa chose. Je suis donc pénétrée par son phallus, dur et énervé, par-devant et par-derrière. Il alterne les enculades par des fellations pendant de longues minutes. Le scénario se répète. Je suis complètement désorientée par ce plaisir ressenti, mais que je dois contrôler, auquel s’oppose la douleur de cet assaut vigoureux, lui-même amplifié par les masses accrochées à mes lèvres.
Je n’ai même plus conscience de la nature des émotions qui me traversent. Finalement, je l’entends râler en se déversant dans mon orifice. Haletante, je m’écroule sur le matelas. La frustration est encore tapie au creux de mon ventre. La libération n’a pas eu lieu. Il s’en moque. Je retourne dans ma cage.
 
 
 
 
Chienne, tu ne me fais pas bander !

 
 
 
Quelquefois, nul accessoire n’est nécessaire pour transformer Oclide en esclave. Elle doit simplement sucer son Maître. Mais ce soir, mortifiée, elle ne parvient pas à le faire raidir. Honteuse, elle se sent humiliée. Ne l’excite-t-elle plus ? À quoi sert-elle ? Juste un réceptacle peut-être ?
Nous rentrons du travail. Semaine particulière, sans enfant. De fait, je porte mon collier, à peine la porte franchie. Nous vaquons à nos occupations habituelles, cette transition a son importance, car nous avons besoin d’échanger sur notre journée avec ses joies et son stress. Néanmoins, j’accueille à travers ces activités la présence du collier qui s’est réchauffé au contact de ma peau. Exposé à la vue de tous, sa signification est réelle et mon esprit se conditionne pendant que nous discutons paisiblement.
Lorsque le moment du dîner s’approche, je m’installe comme à mon habitude au pied de la table et il accroche la lourde attache à mon cou. Le repas se déroule, gai, s’éternise quelque peu, seulement ponctué par les quelques cliquetis de ma chaîne. Maître M. attrape son téléphone et se plonge dans les actualités sportives. Après une courte durée, sans lever les yeux de son écran, il m’ordonne de le sucer. Je m’approche de lui et commence une fellation. Au bout de quelques minutes, je remarque que quelque chose cloche. Sa queue est molle, inerte. Elle ne réagit pas à ma bouche avide. Pourtant, je m’applique à enrouler ma langue autour de son pénis, lui avaler ses testicules et descendre le long de ses cuisses. Cela m’excite et je commence à piailler, m’agitant à genoux devant lui.
— Tu ne me fais pas bander ! annonce-t-il, glacial.
La phrase tombe, humiliante. Je suis confondue par cette attitude, abaissée par le désir que j’échoue à faire naître, par le langage corporel inexpressif et par le mépris de sa posture inattentive vis-à-vis de moi. Il reste toujours concentré sur ses lectures. Mes efforts n’aboutissent pas. Ma frustration s’amplifie, à la fois corporelle et psychique.
— Alors, chienne ? me lâche-t-il, méprisant, un sourire narquois aux lèvres.
Il m’invective cependant de poursuivre.
Honteuse, je redouble d’efforts dans ma succion et décide de tout prendre en bouche, sa queue et ses couilles. Je m’étouffe presque, mais je prends beaucoup de plaisir à plaquer ma bouche sur son sexe. J’éprouve un grand contentement sur le fait de pouvoir tout gober. Soudain, je perçois un tressaillement, son phallus commence à se raidir, cogne contre mon palais et se réveille enfin. Ses pulsations s’accroissent et tapent au fond de ma gorge, je peine à fermer la bouche. Je me rends vite compte que je ne pourrai pas garder l’ensemble, à contrecœur, le laisse donc extraire ses couilles pour me concentrer sur son pénis. Cet étouffement contraint me stimule, provoque des répercussions sur mon corps aux aguets et pourtant je ne parviens pas à garder l’objet de mon plaisir, je les laisse s’échapper, dépitée. Il bande dur et je m’applique à lui donner du plaisir pendant que des frissons me secouent.
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