A la vie à la mort
71 pages
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A la vie à la mort , livre ebook

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Description

A la vie à la mort: un roman d'amitié et d'aventures sur fond historique. Deux destins se croisent en plein milieu d'un des conflits les plus meurtriers qu'ait connu le sol canadien: la guerre de 1812. Dans la péninsule du Niagara, la jeune Françoise Chevalier doit sauver sa mère accusée de trahison. Daniel Falla, un soldat britannique encore adolescent, vient lui prêter main-forte. Ce duo improvisé réussira-t-il sa mission? Les deux jeunes aventuriers survivront-ils aux périls de la guerre? Une histoire à rebondissements multiples marqués par de terribles violences et de tendres amitiés.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 juin 2016
Nombre de lectures 0
EAN13 9782896991495
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0014€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

À la vie à la mort

De la même auteure
 
 
 
Chez le même éditeur
Mauvaise mine , roman jeunesse, Ottawa, coll. Cavales, 2014, 184 p. Lauréat, Prix du livre d’enfant Trillium 2015.
À la vie à la mort , roman jeunesse, Ottawa, coll. Cavales, 2006/2009, 168 p.
Une aventure au pays des Ouendats, collection Cavales, 2003, 112 p.
 
 
Chez d’autres éditeurs
Perdue au bord de la baie d’Hudson , roman jeunesse, Ottawa, Les Éditions David, coll. 14/18, 2020, 240 p.
Sur les berges de l’infini , recueil de nouvelles, Ottawa, Vermillon, 2012, 164 p.

Micheline Marchand
 
 
 
 
 
 
 
À la vie à la mort
 
Roman
 
 
 
 
 
 
 
2006
Cavales
L’Interligne

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
 
Marchand, Micheline, 1962-
À la vie à la mort / Micheline Marchand.
 
(« Cavales »)
Pour les jeunes de 12 ans et plus.
ISBN-13: 978-2-923274-12-6
ISBN-10: 2-923274-12-1
 
I. Titre. II. Collection.
 
PS8576.A63395A73 2006 jC843’.6 C2006-905194-1
 
 
 
 
 
 
 
L’Interligne
435, rue Donald, bureau 337
Ottawa (Ontario) K1K 4X5
613 748-0850
communication@interligne.ca
interligne.ca
 
 
Distribution : Diffusion Prologue inc.
 
 
ISBN 978-2-89699-149-5
© Micheline Marchand 2006
© Les Éditions L’Interligne 2006 pour la publication
Dépôt légal : 4e trimestre de 2006
2 e tirage : 3 e trimestre de 2009
3 e tirage : 3 e trimestre de 2010
4 e tirage : 3 e trimestre de 2014
5 e tirage : 3 e trimestre de 2020
Bibliothèque et Archives Canada
Tous droits réservés pour tous pays



À Daniel
 
 
 
Honi soit qui mal y pense
(Honte à qui y voit du mal)
 
devise de l’ordre de la Jarretière
qui figure sur le bâton noir utilisé
pour frapper à la porte
de la Chambre des communes
pour la convoquer au Sénat du Canada
à l’ouverture de la première session
d’une législature



Chapitre premier

À l’attaque !





25 juillet 1814

- L ’ennemi est à un mille 1 d’ici, annonce un éclaireur essoufflé.
Du haut de la colline, Daniel Falla, un jeune soldat britannique, regarde le déploiement des colonnes américaines qui se placent en formation. Les Américains déchargent leurs armes vers les positions britanniques. Le corps de Daniel se raidit. Il attend les ordres qui tardent à venir. Quelques secondes après, la voix claironnante de son supérieur résonne enfin :
— Engagez le combat !
Non loin de Daniel, les batteries ouvrent le feu et pilonnent les Américains. Ces derniers tiennent le coup et reprennent de plus belle leur offensive. Les deux armées s’engagent dans un combat mortel.
Quelques milliers de corps se heurtent violemment sur le champ de bataille. Daniel Falla se précipite machinalement dans la mêlée. L’ennemi se trouve à peine à vingt pas devant lui. A-t-il peur ? Il n’en a pas le temps. Son instinct de survie le pousse à agir, à tirer sur les Américains.
Les rapaces planent au-dessus du carnage. Le radieux coucher de soleil se moque de la folie meurtrière qui se joue sous ses rayons faiblissants.
De force égale, ni l’un ni l’autre des deux groupes d’assaillants ne gagnent de terrain. « La victoire est loin d’être assurée », conclut Daniel, découragé. Il sent son corps se vider. Il tient à sa peau. Ses attaques redoublent donc d’énergie. « Nous allons gagner la bataille, se répète-t-il. Il le faut. » Pour un soldat, perdre la foi dans la victoire, c’est fatal.
Quelques Américains réussissent à s’approcher des canons. « Il faut à tout prix les empêcher de mettre la main sur notre batterie », pense Daniel qui s’élance vers eux. Il saute sur un soldat ennemi avec qui il entame un farouche corps-à-corps, une véritable lutte à la vie à la mort. Les deux hommes roulent sur le sol poussiéreux, soulevant un nuage gris autour d’eux. Une balle de feu pénètre dans le flanc droit de Daniel. Sa poigne se desserre, relâchant l’Américain qui, malgré ses blessures, se relève et court vers les canons.
Daniel essaye aussi de se remettre sur pied. Mais la lame aiguisée d’une baïonnette déchire son estomac. Un mal intense l’immobilise. Son sang quitte son corps comme un petit ruisseau. Instinctivement, sa main noircie de terre recouvre l’entaille. Il entend le battement de son cœur qui cogne de plus en plus fort dans sa poitrine. Le jeune soldat s’évanouit. Le tumulte de la bataille, dont l’issue ne sera fixée que plusieurs heures plus tard, se poursuit. Daniel Falla pourra-t-il se remettre de ses blessures pour en témoigner ?


1 . Un mille égale 1,6 kilomètre.


Chapitre deux

L’auberge Chevalier




Deux ans plus tôt
Fin juin 1812

- O ù étais-tu passée, Françoise ? demande Marguerite, en colère. Tu sais bien que j’ai besoin de ton aide ici.
— Je m’excuse, maman, répond piteusement Françoise Chevalier, une jeune fille de quatorze ans. C’est tellement beau le long de la rivière et…
Marguerite l’interrompt :
— Laisse faire les explications ! Tiens, va porter le thé.
Françoise saisit le lourd plateau que lui tend sa mère et se dirige prestement vers la salle à manger. Du coin de ses yeux bruns, elle observe les clients de l’auberge : trois Américains et cinq Britanniques. En servant le thé, elle prête une oreille discrète mais attentive à leur conversation. Depuis quelques mois, les hommes discutent âprement des guerres européennes qui font rage.
— Heureusement que nous sommes hors de ce conflit sanglant, clame bien haut Paul Hudson, le plus jeune des Américains.
— Ah ! Mais tout cela pourrait changer rapidement, rétorque Charles Martin, un officier de l’armée britannique. Je soupçonne que votre président songe à profiter de la situation…
— Pour quoi faire ? demande naïvement Paul.
— Le président Madison nourrit des visées expansionnistes, explique froidement Martin. Il pourrait peut-être profiter des conflits européens pour mettre la main sur notre colonie. L’Angleterre, qui consacre toutes ses ressources aux campagnes contre Napoléon en Europe, pourrait difficilement défendre le territoire canadien.
— Madison a même un prétexte pour déclencher les hostilités, ajoute Thomas, le père de Paul. Depuis cinq ans, plus de neuf cents navires battant pavillon américain ont été saisis par la France ou la Grande-Bretagne.
Thomas dévisage la serveuse avant de poursuivre sur un ton railleur :
— Vous savez, Martin, l’idée d’agrandir notre territoire vers le nord me plaît vraiment beaucoup. Je n’aurais plus à traverser la frontière pour apprécier la bonne chère de la meilleure auberge du coin.
Françoise sourit. Tout le monde sait que l’auberge de sa mère offre des repas copieux et savoureux et une hospitalité inégalée dans la péninsule du Niagara.
— Ben, voyons ! lance Françoise. Vous pouvez en profiter sans annexer le pays.
— C’est vrai, rétorque Thomas, surpris de l’intervention de la serveuse qui s’était faite discrète jusque-là. Mais l’annexion de nouveaux territoires augmenterait la puissance de notre jeune pays. D’ailleurs, nous sommes en mesure de vous conquérir aisément, ne serait-ce que par le nombre, ajoute-t-il avec suffisance.
— Votre population dépasse la nôtre de dix fois, convient Martin. Mais, contrairement à vous, nous avons une armée aguerrie.
Françoise aimerait s’asseoir dans la salle à manger et écouter les discussions, mais il lui faut aider sa mère. Il y a tant de travail dans une auberge ! Elle se résigne à retourner dans la cuisine où elle s’attaque à la montagne de vaisselle. « La vaisselle : quoi de plus ennuyeux ! » pense-t-elle. Elle préférerait travailler dans le jardin. Bêcher, sarcler, récolter, voilà des occupations qui lui plaisent. « Ah ! rêve Françoise, je voudrais tellement échapper à ces tâches et retourner me promener le long de la rivière. »
Des coups saccadés à la porte arrière de la cuisine la font sursauter. Avant qu’elle ne puisse déposer son torchon, la porte s’ouvre. Un jeune soldat se présente :
— Bonsoir, dit-il timidement en jetant un coup d’œil rapide vers la jeune fille. Je m’appelle Daniel Falla. Pourrais-je parler à votre patronne ?
— Ma patronne ? lui r&#

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