Addicted to you
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Description

Maisie hérite de la maison de sa grand-mère où elle emménage avec ses deux enfants. Elle sent qu’ici ils seront bien et pourront se reconstruire.


Mais c’est sans compter le boucan que fait le gang de bikers situé non loin de chez elle. Sans peur, elle décide d’aller leur demander d’arrêter et découvre « les portes de l’enfer », un endroit dangereux où règne Le Coyote, un homme abject et sans scrupule qui protège ses activités illégales par tous les moyens possibles.
Quand de riches hommes d’affaires cherchent à s’approprier les terrains où se trouvent sa maison et le club des Demons of Hell, Le Coyote et Maisie vont devoir faire équipe et composer avec leurs désirs naissants.



Peut-on aimer quelqu’un autant qu’on le déteste ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 13
EAN13 9791034815494
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

The Midnight Demons
1 – Addicted to you

 
Nadège Fillion
 
 
The Midnight Demons
1 – Addicted to you
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 
Publié dans la Collection Enaé
 
 

 
 
© Evidence Editions 2020

 
Mot de l’éditeur
 
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Prologue
Maisie

 
 
 
Enfin arrivés !
Je stationne la voiture dans la cour de notre nouvelle résidence. Celle-ci date d’une quarantaine d’années, mais elle a été rénovée cinq ans auparavant et je suis tombée amoureuse de son côté champêtre. Son toit très incliné et les murs en bois rond lui donnent une petite allure de chalet suisse. Le terrain a visiblement besoin d’entretien si je me fie aux mauvaises herbes qui obstruent les plates-bandes, mais avec un peu d’amour, l’endroit sera super. Tout est paisible sur cette petite route de campagne et il n’y a aucun voisin à moins d’un mile. La cour est bordée d’arbres, ce qui octroie de l’intimité aux résidents, en l’occurrence, ma famille et moi, nous donnant l’impression d’habiter en forêt. Lorsque j’étais petite, j’adorais me balader dans les bois et humer les parfums de mousse, d’écorce et de sapin. Cet endroit appelle à la relaxation, au calme… et à un nouveau départ.
— Maman ! Nous sommes arrivés ? me demande ma fille de quatre ans, Charlotte.
— Oui, ma chérie.
— Enfin ! s’écrie-t-elle avec enthousiasme.
Théo se réveille aussitôt et se met à pleurer. Je pousse un long soupir de découragement. La journée est loin d’être terminée. Le camion de déménagement va arriver d’une minute à l’autre et les déménageurs rentreront les gros meubles à l’intérieur tandis que je devrai décharger seule les cartons de la voiture. C’est un petit SUV où j’ai entassé tous nos effets personnels. J’ai malheureusement dû me départir de plusieurs objets et garder le strict minimum.
Je détache Charlotte de son siège d’auto et récupère Théo. À sept mois, c’est un bébé tranquille, mais un simple cri le réveille. Charlotte est, quant à elle, une petite fille très énergique avec une voix qui peut monter dans les aigus en quelques secondes.
— Veux-tu aider maman à vider les boîtes, mon cœur ? lui demandé-je.
— Oui, crie-t-elle en sautillant.
Elle est très heureuse de pouvoir enfin se dégourdir les jambes et se met à courir partout dans la cour afin de découvrir son nouveau terrain de jeu. Bon… on peut oublier l’aide.
Je place Théo sur une couverture à l’ombre, et entreprends de sortir moi-même les cartons de la voiture. Je les emporte dans la maison et les dépose dans le salon ; je déballerai les boîtes après.
Une demi-heure plus tard, la sueur trempe mon débardeur et mes cheveux dégoulinent sur mon visage. La chaleur est suffocante en ce mois de juillet. J’ai besoin d’une pause et d’un breuvage pour me réhydrater. Pourquoi pas une bonne limonade fraîche ? En plus, Charlotte en raffole.
J’observe Théo qui s’amuse à empoigner le gazon. Un rien fascine ce bébé. Avec ses cheveux châtains et ses deux grands yeux bleus, il est adorable. Il me fait beaucoup penser à son père, c’est sa réplique parfaite.
Tout à coup, ma bonne humeur s’envole. James me manque tant que parfois je pleure pendant des heures. Mais ce n’est pas le moment pour ça. Peut-être ce soir lorsque les enfants seront couchés et que je me retrouverai seule au monde. Pour l’instant, je dois nous installer confortablement.
J’entends un bruit sourd et pense d’abord que le camion de meubles arrive. Cependant, les bruits se rapprochent et je me rends alors compte que c’est un groupe de motards. Je ne suis pas fan de motos. En fait, je ne suis jamais montée sur l’une d’entre elles, pourtant, je reconnais immédiatement le son des Harley Davidson . Les bikers sont tous habillés de cuir et je ne peux les différencier avec leurs casques noirs. Pour moi, ils sont tous pareils. Ne voulant pas attirer leur attention, je détourne les yeux et reprends mon travail. Toutefois, je lève la tête en entendant le rire de ma fille. Mon souffle se bloque lorsque je la vois courir après son ballon qui se dirige droit dans la rue. Elle ne prend pas la peine de regarder si la voie est libre ; seul son jouet lui importe. Un cri assourdissant se fait entendre lorsque la moto se dirige vers Charlotte.
Je comprends par la suite que c’est le mien.
Sans m’en rendre compte, mon corps s’est mis en mouvement et je cours vers elle tout en sachant que j’arriverai trop tard…
 
 
 
 
Chapitre 1
Gabin

 
 
 
Je freine brusquement lorsque j’aperçois une fillette sortir de nulle part. Elle court en plein milieu de la rue. Hélas, il est trop tard pour m’immobiliser sans la heurter et je fais une manœuvre pour l’éviter en donnant un brusque coup de guidon. Je perds le contrôle de ma moto qui se renverse sur moi. Je reste alors coincé sous l’engin de quatre cents kilos. Mes potes viennent aussitôt m’aider à me libérer et, par miracle, je me rends compte que mes membres n’ont pas été broyés par le poids de ma moto. Toutefois, j’aurai de sacrés bleus à la jambe.
— Ça va, mec ? me demande Austin.
— Non, ça ne va pas, lui rétorqué-je sèchement. Qu’est-ce que cette gosse faisait dans la rue ?
Je me détourne et aperçois une jeune femme, probablement pas majeure, qui serre l’enfant dans ses bras. Furibond, j’enlève mon casque et me dirige vers eux.
— Quelle sorte de personne es-tu pour laisser un enfant jouer dans le chemin ? l’apostrophé-je. C’est complètement irresponsable !
L’inconnue tressaille et se relève, tout en tenant fermement le poignet de la petite fille en pleurs. J’aperçois mieux son visage et reste un instant bouche bée devant sa beauté. Elle a de longs cheveux bruns légèrement humides qui ondulent jusqu’à ses hanches, des lèvres pulpeuses vermeilles, un teint basané et de petites pommettes. Mais le plus frappant, c’est ses yeux dorés. On dirait ceux d’un félin, entre le marron et le jaune. Elle est petite, avec des hanches étroites, une poitrine assez forte pour sa taille et de superbes jambes dévoilées par son short court.
Elle me dévisage. J’ai envie de ricaner devant son expression, mais m’abstiens et prends un air sévère.
— Il ne faut jamais laisser des enfants sans surveillance, la rabroué-je durement.
— Je sais, mais j’étais en train de…
— Je m’en fiche, la coupé-je. La vie d’un enfant est certainement plus importante que ce que tu étais en train de faire.
Elle ouvre la bouche pour répliquer, vexée par mon commentaire, mais les pleurs d’un bébé détournent son attention. Elle va vers la maison et revient avec un nourisson dans les bras.
— Et, en plus, tu t’occupes de deux enfants en même temps ? m’indigné-je.
Son visage outré se tourne vers moi. Elle est tellement en colère qu’on peut presque voir de la fumée sortir de ses deux oreilles. Elle plisse les yeux et marche directement vers moi, le bébé toujours dans ses bras.
— Que connaissez-vous sur les enfants ? me demande-t-elle.
— Plus que toi, apparemment. Les bébés ne doivent pas sortir au soleil sans chapeau, tout le monde le sait.
Ses yeux me lancent des éclairs.
— Il était à l’ombre, crache-t-elle.
— Plus maintenant. Où sont les parents de ces gosses ?
Je ne vois pas la gifle arriver, sinon je l’aurais arrêtée. J’étais loin de m’imaginer que cette petite effrontée oserait toucher un biker. Elle ne nous connaît apparemment pas. En plus, elle frappe comme une fille.
— Je ne vous permets pas, crache-t-elle.
Je fais deux pas vers elle, l’air menaçant.
— C’est seulement parce que tu tiens un bébé dans tes bras que je ne te renvoie pas ta baffe, grondé-je. Sache que personne ne touche le Coyote.
— Le Coyote ? répète-t-elle en fronçant les sourcils.
Elle est complètement ignorante ou quoi ? Elle ne connaît pas les Midnight Demons  ? Tout le monde sait qui nous sommes.
La petite fille se tient toujours à côté de la jeune femme et plisse le front.
— Pourquoi tu as frappé le monsieur ? lui demande la fillette.
— Tu parles d’un exemple pour les enfants ! m’exclamé-je. Tu ne sais apparemment pas comment t’en occuper. Je devrais emmener la fillette le temps que les parents reviennent. Elle serait plus en sécurité.
Je m’agenouille devant la petite fille à la bouille d’ange. Ses cheveux châtains bouclent dans son dos et ses beaux yeux bleus me contemplent avec curiosité.
— Comment tu t’appelles ? lui demandé-je.
— Charlotte, j’ai quatre ans, ajoute-t-elle en me montrant quatre doigts.
Elle est tellement mignonne que mon cœur de glace fond presque.
— Où sont ton papa et ta maman ? lui demandé-je.
Elle pointe le ciel avec sa petite main.
— Papa est là-haut, répond-elle. Il joue aux cartes avec Dieu.
Mince ! Son père est mort. J’ai pitié de la petite pendant un instant. Sa mère doit être absente de la maison, certainement partie faire les courses.
— Gabin ! s’écrie Jonas. Dépêche-toi ! Marius nous attend.
J’en ai presque oublié mes potes. Ils patientent sur leurs motos tout en suivant notre échange avec intérêt.
— Je suis pressé, sinon tu peux être sûre que j’attendrais que la mère revienne pour lui dire ma façon de penser.
—Oh ! ne vous inquiétez pas, elle le sait ! rétorque la jeune femme en me tournant le dos.
Elle s’en va en tenant la fillette et le bébé.
— Je ne les avais jamais vus, me dit Nathan. Crois-tu qu’ils soient nouveaux ?
— Oui, dis-je. C’était une vieille dame qui vivait dans cette maison. Elle doit être morte.
— Que comptes-tu faire ? me demande Jonas, qui sait que je ne vais pas en rester là.
Je n’ai pas un cœur tendre, mais les enfants sont mon point faible. Je n’accepte pas qu’on les maltraite. Et dire que j’ai failli en écraser un quelques minutes plus tôt. Je bouillonne encore de rage devant l’inconscience de la gardienne.
— Je reviendrai plus tard, ajouté-je. Pour l’instant, il y a plus urgent.
Je remonte sur ma moto et la démarre en la faisant gronder. Cette fille va me revoir et je ne vais pas la ménager.
 
 
 
 
Chapitre 2
Maisie

 
 
 
Quelle journée de merde !
D’abord, cet abruti de biker qui m’a invectivée. Dire qu’il a osé me sermonner sur la façon d’élever mes enfants. Il ne manque pas de culot ! J’avais seulement envie de lui faire bouffer son casque. S’il n’avait pas été aussi canon, je crois que je lui aurais craché à la figure. Ou plutôt, si ma fille n’avait pas été à côté de moi. La preuve que la beauté ne suffit pas : aussitôt qu’il a ouvert la bouche, il a gâché la première impression que j’ai eue de lui. Il avait l’air cordial, avenant et… très charmant. La vérité s’est révélée très différente. Ce type est une brute arrogante, et pas du tout amicale.
Ensuite, le camion de déménagement n’est jamais arrivé. Ils se sont trompés d’adresse. Mes effets personnels se sont donc retrouvés à six heures d’ici, ce qui fait que je n’ai pas de meuble jusqu’à demain.
Avec un grand sourire pour cacher mon désespoir, j’ai proposé à ma fille de faire du camping dans le salon. Une chance que j’ai pensé à mettre les sacs de couchage dans la voiture ! Charlotte a été R-A-V-I-E de mon idée. Avec des couvertures et des chaises, je lui ai fabriqué la plus belle tente qui soit. Qui n’a jamais joué à ce jeu lorsqu’il était enfant ? En plus, j’ai utilisé les couvertures de son lit sur le thème de la Belle et la Bête , alors sa tente de princesse lui a beaucoup plu.
J’ai déposé bébé Théo sur une pile de doudous et il s’est aussitôt endormi. Quel ange, ce garçon !
Quant à moi, je me suis assoupie aussitôt que je me suis couchée, exténuée par cette journée mouvementée.
Un bruit de pétard me fait sursauter et je me redresse avant même d’être tout à fait réveillée. Qu’est-ce que c’est que ça ? Je me frotte les yeux, puis regarde l’heure sur mon téléphone. Minuit tapant !
Le bruit s’accentue et je reconnais alors le son des motos. Pas besoin d’être devin pour savoir qu’ils rentrent d’un bar !
Je me lève, regarde par la fenêtre et remarque une quarantaine de motos qui défilent devant chez moi. Ils se croient où, ces gorilles, à faire gronder leurs motos juste devant ma maison !
Charlotte se réveille alors en me demandant ce qu’il se passe.
— Rendors-toi, ma chérie, lui dis-je en replaçant la couverture sur elle. Ce ne sont que des motos.
— Je veux voir !
Elle semble maintenant parfaitement réveillée.
— C’est la nuit, ma princesse, alors tu ne verras rien, lui dis-je d’une voix douce.
Par chance, Théo dort profondément.
— Je n’ai plus sommeil, me dit Charlotte.
— Le camion de déménagement va arriver demain. Il faudra être en forme, alors couche-toi et essaie de te rendormir.
— Je veux dormir avec mes poupées.
Je soupire, puis afin d’avoir la paix, je vais lui chercher ce qu’elle désire. Je les place à côté de son lit improvisé et lui donne un bisou sur le front en fredonnant une berceuse. Charlotte se rendort par miracle. Je vais pouvoir finir ma nuit. Hourra !
Les motos ont enfin terminé leur défilé et je jette un coup d’œil par la porte-patio 1 .
Le terrain de la maison est immense. J’en ai été enchantée lorsque je l’ai découvert. Les enfants pourront courir à leur guise et jouer autant qu’ils le voudront. Il n’y a aucun voisin, alors nous aurons la paix.
Quelques mois plus tôt, ma grand-mère est décédée et j’ai hérité de cette maison. J’ai décidé de quitter mon minuscule appartement afin de venir habiter dans cet endroit et refaire ma vie avec mes enfants. Étant en congé de maternité, je ne travaillais pas et je n’avais pas d’amis dans l’ancienne ville où j’habitais ; ils m’avaient tous abandonnée puisque je ne sortais plus. En tant que mère célibataire, je ne pouvais plus me permettre de faire la fête avec eux, alors ils ont peu à peu arrêté de m’appeler. J’en avais été peinée, mais je ne pouvais rien y faire puisque mes enfants étaient désormais ma priorité.
Leur père et moi nous fréquentions depuis le lycée. Je suis tombée enceinte à dix-huit ans et nous avions décidé de garder le bébé. J’ai dû arrêter mes études, mais James les a poursuivies. À aucun moment je n’ai regretté ce choix. Charlotte nous a apporté de si beaux moments ensemble. Je me souviens de toutes les fois où James la berçait avec un regard tendre. Il aimait tant sa petite fille !
Mes parents n’ont jamais compris notre décision. Ils nous trouvaient trop jeunes pour avoir un enfant. Après une énorme dispute, j’ai coupé les ponts avec eux. Puis, quelques années plus tard, je suis tombée à nouveau enceinte. Cette fois-ci, nous avions mûrement réfléchi et nous voulions un second enfant.
Cependant, alors que j’en étais à mon quatrième mois de grossesse, James a eu un terrible accident sur la route en revenant de travailler. Un chauffard ivre a dévié de sa voie et l’a percuté de plein fouet. Mon fiancé est mort sur le coup. J’ai tellement souffert de sa perte que ça a beaucoup altéré la joie de ma grossesse. De plus, je me suis retrouvée seule avec peu d’argent.
James n’a jamais fait de testament et nous n’étions pas mariés, quoique ce fût dans nos projets. De ce fait, mes enfants ont hérité de tous ses placements et de ses biens. Je n’ai eu droit à rien. Si j’avais su…
Alors, lorsque j’ai appris que ma grand-mère me léguait sa maison, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai décidé de nous offrir une nouvelle vie dans cet endroit qui me semble paisible. La ville est à deux minutes en voiture et personne ne me connaît et ne pourra me prendre en pitié. Je suis une femme forte avec un tempérament de feu et je suis certaine de trouver ma place dans ce petit patelin.
Je plisse les yeux en remarquant du mouvement dans la nuit. À la limite de l’immense terrain se trouve une remise abandonnée. Elle ne m’appartient pas, mais elle longe la clôture de fil barbelé et j’ai une pleine vue sur la bâtisse éclairée par la lune.
Mon cœur se met à débattre 2 dans ma poitrine lorsque je comprends que les motos se sont stationnées le long de la clôture. Ces malotrus font une réunion de bikers dans cette vieille grange. Ça ne peut être que ça. À moins qu’ils y cachent des choses illégales !
Oh, mon Dieu ! Et moi qui croyais que nous serions tranquilles. Comment ma grand-mère a-t-elle pu vivre ici ?
Je prends une grande inspiration pour me calmer. Si elle vivait seule dans sa maison à quatre-vingts ans, les lieux devaient être sûrs, non ? J’angoisse pour rien, encore une fois. Ils font probablement une petite fête et veulent être tranquilles.
Je retourne me coucher en me persuadant que tout ira pour le mieux. J’éviterai ces bikers et, surtout, ce goujat qui a failli renverser ma fille.
 
 
 
 
Chapitre 3
Gabin

 
 
 
Aujourd’hui, c’est la soirée de notre réunion.
Nous ne la faisons pas au club à cause des oreilles indiscrètes. Le bâtiment est situé sur une route de campagne que personne, ou presque, ne prend la peine d’emprunter. Les maisons construites sur ce chemin sont très distancées les unes des autres. C’était l’endroit parfait pour avoir la sainte paix.
Vue de l’extérieur, l’ancienne remise semble abandonnée. Cependant, l’intérieur a été entièrement rénové et adapté à notre usage. Elle se situe sur la frontière d’un terrain privé. Celui-ci appartenait à la vieille dame de la maison en bois rond, du moins, jusqu’à ce qu’une inconnue et ses enfants y emménagent. J’espère qu’ils ne vont pas fourrer leur nez où ils ne doivent pas, sinon je ne donne pas cher de leur peau.
Nous arrivons tous en même temps au hangar vers minuit. Nous sommes d’abord passés au club de danseuses, qui appartient à notre gang de bikers. Il est assez rentable et amène beaucoup de clients, venus surtout pour déguster la succulente bière et se prendre une bonne cuite par conséquent. Mais ce qui est le plus attirant pour les clients, ce sont les danseuses nues du club qui sont les femmes les plus sexy et plantureuses de toute la région. De plus, avec le petit extra qu’elles me donnent, je ne peux pas me plaindre.
Les motards s’assoient sur de longues banquettes en cuir installées de part et d’autre des tables en béton de style industriel. Des tablettes de bois brut ont été fixées au mur recouvert de briques rouges où une panoplie de bouteilles de bière ancestrales sert de décoration.
— Tout le monde est arrivé ? demande le chef, Marius.
Un silence lui répond, signe que nous sommes tout ouïe.
— Bon, pour commencer, quand la prochaine livraison aura-t-elle lieu ?
— Demain, dans la nuit, affirmé-je.
Je suis le mieux placé pour le savoir puisque c’est moi qui dirige les opérations.
— Assure-toi que tout se passe sans complication, me dit-il.
— Bien sûr.
— Parfait.
Nous faisons de la contrebande d’alcool. Notre trafic est un grand succès. En plus de distribuer ce précieux nectar aux clients de notre club de danseuses, nous le vendons aux petits commerces de la région, et même au-delà de la frontière. Étant donné notre renommée, personne ne s’oppose à notre activité illégale, pas même la police, que nous avons mise dans notre poche. Marius a des amis qui travaillent parmi eux et ils sont d’une grande aide pour noyer le poisson.
— Dave, où en es-tu avec notre nouvelle bière ?
— Pas encore au point, patron, mais j’y suis presque. C’est une belle brune qui aura un goût divin, c’est moi qui vous le dis !
Son commentaire déclenche un rire collectif au sein de notre groupe.
— Parlant de belle brune, vous avez vu la gonzesse de cet après-midi ? demande Gregory.
— Celle qui gardait la mioche que Gabin a failli écraser ? Elle était trop canon ! J’en aurais bien fait mon quatre-heures.
Je grimace en pensant que cette petite gardienne débile n’est sans doute pas majeure. Toutefois, je dois avouer qu’elle rivalise avec les danseuses du club avec ses formes harmonieuses et ses longues jambes à faire damner un saint. Et je ne parle pas de ses fesses bombées que son short en jeans moulait à la perfection. Si je n’avais pas été aussi furibond – et que je n’avais pas eu aussi peur d’écraser la bambine –, j’aurais eu une trique d’enfer juste à la regarder. Ses longs cheveux attachés en queue-de-cheval lui arrivaient aux reins et je m’imaginais les empoigner pendant qu’elle me…
Je secoue la tête pour me débarrasser de mes pensées perverses. Je suis vraiment mûr pour une bonne baise.
— Gabin l’a engueulée comme du poisson pourri, dit Jonas en rigolant.
— Elle le méritait, clamé-je. J’ai failli écraser la fillette et j’ai planté ma moto.
— Oh ! Rien de cassé ?
— Non, pas une seule égratignure. J’ai eu de la chance.
Je parle de la moto, bien sûr. C’est mon bébé, ma plus précieuse possession. Elle passe avant ma propre vie. Je la lave tous les jours et je la fais briller comme un joyau. Mes potes disent que je suis obsessif, mais ils ne peuvent comprendre ce qui me lie à elle. Je ne laisse personne la conduire ni même la toucher.
— En parlant de nos nouveaux voisins, nous interrompt Marius, avez-vous rencontré les propriétaires ?
— Il s’agit apparemment d’une mère célibataire, répond Nathan. Elle n’était pas là lorsque nous sommes passés. Elle vit avec ses deux gosses.
— Une femme seule ? Elle n’a pas froid aux yeux, celle-là ! Bon, je veux que vous la rencontriez et que vous vous assuriez qu’elle ne sera pas un problème, c’est compris ? Gabin et Jonas, vous vous en occuperez.
— C’est comme si c’était fait.
Ce sera réglé en un rien de temps. Nous n’avons qu’à flanquer la trouille à cette femme et le tour sera joué. Elle se taira et nous laissera faire nos petites activités.
— Dernière chose, poursuit Marius. Avez-vous aperçu la douzaine d’hommes d’affaires qui se trouvaient au club, ce soir ?
— Ils paraissaient inoffensifs, affirme Austin.
— Il y a une différence entre paraître et être. Vous devriez le savoir.
— Ils semblaient plus intéressés par la bière que les danseuses, leur fais-je remarquer.
— Mais ils n’ont pas bu une seule goutte d’alcool.
— Étrange…
En effet, il y a quelque chose de suspect là-dedans.
— Marcel, je veux que tu prennes contact et que tu discutes avec eux pour en apprendre plus sur leurs intentions.
— Pas de problème.
— Parfait, maintenant que tout est réglé, au travail !
Le hangar fait aussi office de brasserie. Nous avons aménagé un sous-sol ultramoderne où nous pouvons secrètement produire de l’alcool, plus spécifiquement de la bière. Les murs de plâtre ont été enduits d’une peinture lavable pour l’hygiène, de gros bassins d’acier inoxydable contiennent des litres d’alcool et nous avons des robots qui embouteillent le tout. La bière est finalement vieillie durant plusieurs années.
De l’extérieur, personne ne pourrait deviner l’activité à laquelle nous nous adonnons.
L’alcool se vend facilement et le marché noir est très lucratif. Les gens paient des petites fortunes pour se procurer nos délicieuses bières. De plus, nous n’avons pas besoin d’imposer de taxes à nos clients puisque nous ne déclarons rien au gouvernement.
Je m’occupe principalement de la distribution et je veille à ce que les chargements partent au bon moment sans qu’il y ait de problème. J’ai toujours une arme chargée sur moi, car j’ai déjà attrapé des escrocs qui essayaient de subtiliser notre chargement. Nous avions été trahis par un acheteur. Par chance, j’avais vite réglé le problème.
Les bières portent des noms différents selon leurs catégories et leur goût. Sur l’entièreté de nos bouteilles, le nom de notre brasserie est clairement affiché : Les Portes de l’enfer .
Nous l’avons nommée ainsi afin que quiconque sache avec qui il fait affaire, c’est-à-dire les Midnight Demons . Notre nom veut tout dire ; nous ne sommes pas des enfants de chœur et personne ne se frôle à nous… du moins, jusqu’à présent.
 
 
 
 
Chapitre 4
Maisie

 
 
 
— Je vais les étriper ! m’exclamé-je lorsque, vers cinq heures du matin, le bruit des motos se fait à nouveau entendre.
Je regarde par la fenêtre et aperçois le groupe quitter la bâtisse délabrée au bout de mon terrain. J’espère seulement qu’ils ne viendront pas tous les jours, sinon je vais devenir complètement folle.
Aucune considération pour les voisins, ceux-là. Même si je suis la seule dans le coin…
Théo et Charlotte se sont également réveillés, car leur sommeil est beaucoup moins profond à l’aube.
J’ai emporté le strict minimum au niveau de la nourriture. Je sors donc le pain et le pot de confiture et nous fais des tartines.
Vers neuf heures, je suis déjà exténuée et la journée ne fait pourtant que commencer. Les déménageurs arrivent enfin, rentrent le mobilier dans la maison et je peux alors défaire les boîtes. Ils placent mes meubles dans les pièces attitrées. Puisque la maison comporte trois chambres, j’ai décidé d’installer les enfants séparément. Ils seront heureux d’avoir leur propre espace lorsqu’ils seront plus âgés.
J’ai l’intention de me fixer définitivement dans cette petite ville et d’y refaire ma vie. Je possède une formation en secrétariat. Durant mon premier congé de maternité, j’ai suivi des cours à distance et me suis spécialisée en secrétariat médical. J’ai travaillé durant un an avant de tomber enceinte de Théo, donc je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le domaine. Toutefois, n’importe quel job en secrétariat fera l’affaire, pourvu que je travaille. Je ne vais pas faire ma difficile non plus. Dès demain, je ferai des démarches pour me trouver un emploi, car le montant de mon congé de maternité ne suffit plus. Être seule avec deux enfants entraîne beaucoup de dépenses. De plus, le gouvernement rembourse une partie des frais de service de garde, alors j’aurai un peu d’aide.
Dire que ce malotru de biker m’a prise pour une adolescente ! Je parais jeune, mais tout de même ! Je soupire en essayant d’oublier cet incident. De toute façon, je ne le reverrai probablement jamais.
L’après-midi, nous passons au supermarché, puis à la quincaillerie afin d’acheter de la peinture pour les murs. Charlotte veut sa chambre rose et vert, tandis que je choisis du gris taupe pour le reste de la maison. J’opte pour du vert pomme pour la chambre de Théo et, finalement, un beau rouge vif dans la salle de jeu des enfants.
Après le dîner, je décide de me mettre au travail. Plus vite je commencerai et plus vite je terminerai. J’enfile une salopette courte et sors mes pinceaux. Charlotte veut m’aider, alors je lui en prête un. Elle le plonge dans le rose et entreprend de peindre un arc-en-ciel, ou plutôt un « uni ciel » rose.
Je dépose ensuite Théo dans sa balançoire pour sa sieste et commence le boulot.
Je commence à peindre le salon et le couloir, puis continue les chambres. Je suis tellement concentrée par mon ouvrage que j’entends à peine la sonnette d’entrée.
Quel mauvais timing ! Charlotte vient de renverser le seau de peinture rouge et il y en a partout. J’ai les mains écarlates et probablement que mon visage en est également maculé. J’essaie d’essuyer le plus gros et monte les escaliers en courant. La sonnette retentit à nouveau et j’ouvre sans vérifier l’identité de mon visiteur.
La stupéfaction me pétrifie sur place lorsque je reconnais le biker de la veille… plus beau que jamais. Sa veste en cuir et ses cheveux ébouriffés lui confèrent un petit look sexy. Je le compare immédiatement à un ange… ou plutôt, à un ange de la mort.
Gabin, si je me souviens bien. Le Coyote. Ce surnom lui va encore mieux. Un prédateur, c’est probablement ce qu’il est.
Il reste aussi étonné que moi. Ses yeux me détaillent rapidement et il fronce les sourcils en voyant la peinture rouge qui me recouvre.
— Encore toi ? s’exclame-t-il.
Qui s’attendait-il à voir ? Je suis chez moi, après tout !
— Que voulez-vous ? répliqué-je.
— Mais qu’est-ce que tu fabriques ? Es-tu en train de tuer quelqu’un ?
Quoi ? Oh, la peinture rouge ! Je dois avoir l’air d’une tueuse en série, en effet.
Toutefois, avant que je ne puisse répondre, j’entends un gros boum et le cri de Charlotte me glace le sang. Je me précipite en bas, les nouveaux venus sur les talons, et mon cœur fait une culbute lorsque je vois Charlotte étendue par terre avec un bras dans une drôle de position. Elle a grimpé sur l’escabeau et celui-ci est tombé.
— Nom de Dieu ! s’écrie Gabin en courant vers ma fille.
Celle-ci pleure à chaudes larmes.
— C’est ainsi que tu t’occupes des enfants ? me reproche le biker en prenant Charlotte dans ses bras.
— Hé ! le houspillé-je. Si je n’étais pas allée vous ouvrir, jamais mon attention n’aurait été détournée.
— N’essaie pas de mettre la faute sur notre dos, me crache-t-il. Cette petite doit aller à l’hôpital.
— Il y a une clinique à dix minutes d’ici. Je connais un médecin qui y travaille, dit l’ami de Gabin. C’est un vieil ami de famille. Je suis certain qu’il voudra examiner…
— Charlotte. Elle s’appelle Charlotte.
— D’accord, on y va, me dit-il.
— Non, elle reste ici, rapplique Gabin en me désignant. Elle doit s’occuper du bébé.
Ce type me sort par les yeux. Il n’a pas le droit de me dicter ce que je dois faire. Jamais je ne laisserai ma fille aux soins de ces bikers, si vaillants soient-ils. Et encore… je ne les connais même pas. Ils pourraient la kidnapper, qui sait ?
— J’emmène Théo, et ce n’est pas discutable, affirmé-je sèchement.
— Écoute-moi, tu as assez fait de dommage comme ça.
Je suis sur le point de lui coller mon poing sur le visage lorsque Charlotte m’appelle :
— Maman, pleure-t-elle. J’ai mal…
Je m’agenouille à côté d’elle et la prends dans mes bras.
— On va aller soigner ton bobo, lui dis-je en caressant sa joue, d’accord ?
Elle acquiesce en sanglotant toujours.
Lorsque je me tourne vers les deux hommes, ma fille dans mes bras, je vois qu’ils me regardent les yeux ronds comme des billes.
— C’est… c’est ta fille ? me demande Gabin.
— Bien sûr !
— Ça alors ! fait son ami. Tu as quel âge, au juste ?
— J’ai vingt-deux ans. Alors quoi ? Vous pensiez que j’en avais dix-sept ?
Leur silence est révélateur. J’éclate d’un rire jaune.
— Alors, elle est où, cette clinique, que la mère indigne que je suis puisse emmener sa fille se faire soigner ?
— Je vous accompagne, me dit le biker dont j’ignore le nom.
— Moi aussi, annonce Gabin.
Je ne dis rien, mais je me serais bien passée de sa présence désagréable. J’habille rapidement Théo, enfile un jeans, puis nous prenons mon véhicule tandis que le biker me donne la direction.
— Au fait, je m’appelle Jonas, se présente-t-il. Et cet ours mal léché, c’est Gabin.
— Moi, c’est Maisie, lui dis-je sans toutefois le regarder puisque je conduis.
Je jette un coup d’œil dans le rétroviseur et avale un rire en voyant Gabin assis entre les deux sièges auto des enfants. Théo le fixe en babillant tandis que ma grande fille est encore en train de pleurer. Mon cœur de maman se serre.
— On arrive bientôt, ma chérie, lui dis-je pour la rassurer. Le médecin va pouvoir examiner ton bras.
— J’ai mal ! pleure-t-elle.
Pas besoin d’être un docteur pour voir que son bras est cassé.
Gabin, lui, paraît avoir avalé quelque chose de travers. Il ne pipe mot, mais je vois bien que quelque chose le dérange… et c’est probablement moi.
Nous arrivons enfin à la clinique. Celle-ci se trouve dans un bâtiment neuf. La salle d’attente, qui peut contenir facilement une cinquantaine de personnes, est pleine à craquer. Jonas parle à la secrétaire, qui hoche la tête et qui nous fait signe de nous asseoir près d’une petite salle de jeu. Charlotte n’a pas du tout envie de s’y aventurer, alors je la garde dans mes bras tandis que monsieur « Grognon », alias le Coyote, porte maladroitement Théo. Si je n’avais pas été aussi remontée contre le biker, j’aurais pu trouver le tableau marrant. Je n’imagine vraiment pas ce type dans un rôle de père !
À peine un quart d’heure plus tard, on nous fait entrer dans le bureau du médecin. Ce dernier salue tout de suite mes compagnons d’infortune, puis examine Charlotte avec soin. Celle-ci nous fait une petite crise et crie :
— Je veux mon papa !
Cela me fend le cœur et des larmes s’échappent de mes yeux.
— Papa n’est pas là, mon cœur, lui dis-je, la voix tremblante.
— Je veux papa.
Mes nerfs sont sur le point de lâcher, mais, avant que ça ne se produise, Gabin s’agenouille devant Charlotte. Il sort quelque chose de sa poche et le tend à ma fille. Je remarque une drôle de pièce de couleur argent avec un dessin de loup gravé dessus.
— C’est mon porte-bonheur, lui dit-il. Je te le prête pour qu’il te porte chance également, OK ?
Elle hoche la tête et se calme aussitôt. Je suis si soulagée que je pourrais embrasser Gabin. Mais je ne le fais pas puisque ce mec m’horripile.
Le médecin nous donne finalement son diagnostic, qui ne me surprend guère. Il fabrique un plâtre à ma fille, qui le veut rose, évidemment.
Avant de prendre l’ascenseur pour repartir, mon regard est intercepté par un tableau d’affichage. La clinique recherche une secrétaire médicale. Sous le regard des deux hommes, je prends les informations en photo avec mon téléphone. Puis, j’aperçois l’annonce d’une gardienne d’enfants qui propose ses services. J’en aurai grand besoin si je me trouve un job, alors je relève également ses coordonnées.
Lorsque nous sommes de retour chez moi, je suis vannée. Charlotte n’arrête pas de crier que son plâtre la démange et Théo veut son lait.
— Sont-ils toujours comme ça ? me demande Jonas.
— Dieu merci, non ! Au fait, qu’est-ce que vous me vouliez ?
Ils ne sont sans doute pas venus cogner chez moi pour me vendre du chocolat !
— Maman ! hurle Charlotte. Ça gratte !
— Euh…, répond Jonas, mal à l’aise. Nous voulions te parler de quelque chose, mais on verra une autre fois.
Il fait signe à son ami et ils partent. Gabin se tourne alors vers moi et me lance :
— On reviendra.
Est-ce une promesse ou une menace ?
 
 
...

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