AMOUR SANS TIMBRE
118 pages
Français

AMOUR SANS TIMBRE , livre ebook

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Description

À l'enterrement de sa vie de jeune garçon, Atsel se retrouve sur une scène de crime assez particulière. Condamné à 10 ans de prison pour ce meurtre qu'il n'a pas commis, il voit sa vie basculer sur tous les plans. Abandonné par tous derrière les barreaux, il passe le clair de son temps à écrire des lettres à sa fiancée. Surprit soit-il quand, à sa sortie de prison, il découvre que celle-ci s'est servie de ses écrits pour devenir une écrivain populaire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 septembre 2021
Nombre de lectures 18
EAN13 9782492228063
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

JAREL SEKAÏ AMOUR SANS TIMBRE ROMAN
1
Dédicace à cette fille qui est mienne et qui se trouve quelque part dans le monde. Que chaque jour qui passe nous rapproche de plus en plus l’un de l’autre.
L’Auteur.
2
CHAPITRE 1 : Des lettres portants toutes mes émotions.
3
Le soleil disparut emportant avec lui toutes les couleurs des feuillages. Cette vaste étendue se tenant tout en haut changeait de source lumineuse. Il nous offrit plutôt un spectacle plus ou moins assombri, avec au milieu une petite boule blanche scintillante. Un peu plus en bas, les lumières synthétiques usaient de leur bonne foi pour éclairer ce beau petit quartier résidentiel. Parmi toutes ces maisons alignées comme des wagons d’un train, une seule eut ses lumières encore allumées.
Amanda, une très belle jeune fille de la vingtaine devait célébrer la cérémonie de son mariage avec son fiancé Atsel. Elle se faisait belle en compagnie de ses amies Estelle, Olivia et Sarah. La joie quelles affichaient sur leurs faces colorait les pièces de la maison. Pour Amanda, le fait de se marier si jeune tout en ayant sa vie bien construite avec celui qu’elle aime était une pure grâce du tout puissant. Se Regardant dans le miroir, elle se perdit dans ses pensées, se rappelant de son parcours avec son futur mari. Les jeux de cache-cache qu’ils eurent l’habitude de faire, les châteaux de sables penchés qu’ils bricolaient dans le sable fin des magnifiques plages de Bassam, leurs moments forts du lycée et de l’Université, leurpremier baiser, toutes les fois qu'ils eurent à affronter leurs parents pour conserver leur relation. Une éruption d’émotions lui fit couler aussitôt des larmes. Pendant ce temps, loin de cette scène, les amis d’Atsel partirent avec lui enterrer sa vie dejeune garçon dans un bar huppé de la place. Ce bar fût, des années plus 4
tôt, lespace de distraction le plus fréquenté par de nombreuses stars du pays. À cause de cette grande réputation, le monde ne fait qu’y affluer. En face, deux colosses montent la garde. Leur silence tombal anime lextérieur de cette architecture. C’est tout le contraire à l’intérieur. De la musique en fond sonore qui prône joie dans l’air. Des lustres lumineux qui donnent une ambiance de vivacité à l’endroit. Toutce bruit, Atsel en avait assez. Il navait pas lhabitude de ces fêtes nocturnes. A plusieurs reprises, il ferma les yeux, la tête soutenue par les deux mains. Il espérait ainsi être transporté dans les draps de Morphée, mais impossible. Il demanda alors à ses amis de l’excuser un moment, puis il se rendit dans les toilettes. Là-bas au moins, pu-t-il avoir un peu de calme.
Dans la salle deau, Atsel fit sortir son téléphone de sa poche. Spontanément, ses doigts partirent en direction de son espace préféré, la galerie. Dans chaque album, des photos et vidéos de sa fiancée Amanda. Visage melliflue, regard innocent rendu charmant par de grands yeux gris étirés de chaque côté, lèvres pulpeuses rosées aux confins habilement dessinés, nez droit assortie à de petites joues marquées par des fossettes. Intensément, il resta figé sur ces traits de beauté de celle qui deviendrait son épouse. Une joie indescriptible tout au fond de son être laissa fuir un sourire, signe damour intarissable. Il se créa ainsi un beau petit nuage sur lequel il volait vers le bonheur absolu.
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Brusquement, des voix étrangères. Un sursaut qui interrompit immédiatement ce petit instant de bonheur. Des cris violents, des disputes sévères. Atsel sapprocha de la porte, lœilcollé au petit trou du linteau. Il vit entrer, dans la salle dattente du cabinet, trois silhouettes qui sengueulaient farouchement : -Je vous prie de bien vouloir me remettre mon manuscrit !Ordonna l'une des voix. -Mais de quoi est-ce que tu parles ?Lui répondit l’une des deux autres voix. -Ne faites pas comme si vous n’en saviez rien,reprit la première voix. Ne vous jouez pas les innocents ! Il y’a plusieurs mois de cela, je me suis rendu dans votre agence vous soumettre mon manuscrit. Vous m’aviezconfirmé la qualité de mes écrits. Vous aviez ditqu’ilserait un best-seller sur le marché. Vous m’aviezmême demandé de rassembler une certaine somme d’argent si je voulais être édité. Mais bien avant que j’aieréussi à rassembler l’argent, vous aviez déjà publié mon histoire avec le nom d’une autrepersonne. -Et alors ?répliqua la troisième voix. Où est-ce que tu iras te plaindre? Le livre n’est pas déclaré à ton nom! Et … je pense que même si tu avais des arguments assez solides, tu n’obtiendrais jamais gain de cause.
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La première voix reprit, médusée au plus profond de son âme : -Même s’ils ne me croient pas, je m’arrangerai de sorte à ce que la réputation de votre agence soit salie au plus haut point.
Lorsqu’il eut fini de parler, il se dirigea vers la sortie. Les deux autres le voyant comme une menace lui coururent après. Ils le rattrapèrent puis le bousculèrent. Alors quil se débattait, la tête du plaignant heurta violemment l’un des lavabos. Il tomba, rendant lâme dans un bain de sang. Il emporta avec lui son cœur meurtri et sa soif de justice. Voyant cela, les deux autres sortirent automatiquement, prenant leurs jambes à leur cou.
Atsel sortitapeuré de sa cachette. Il vit l’homme dans une rivière rouge, inerte. Il se précipita de voler à son secours. De ses mains grelottant, il lui tapota à plusieurs reprises la joue et les brascomme s’il tentait de le réveiller d’un sommeil profond.allez bien « Vous ? », répétait-il sans fin.Aucune de ces actions n’engendrait une réaction de ce corps qu’il croyait encore en vie.un Subitement homme fit son entrée.C’était untrentenaire. Il stoppa ses mouvements quand il surprit le futur marié sur la victime, les vêtements tachés de sang, les membres tremblants. « Aide-moi. », le supplia Atsel. Hélas ! Ce dernier-là, sidéré et effrayé, se précipita dehors,alertant tout le monde qu’un homme venait de commettre un crime.
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Cela n’a pas mis longtemps pour que plus de la moitié des gens du bar rappliquent vers les toilettes. Terrorisé, Astel se replia dans un coin de la pièce, recroquevillé sur lui-même. Il s’était rendu compte il y’aà peine une trentaine de secondes que l’individu ne respirait plus.C’est la première fois en effet qu'il voyait un corps sans vie. Larmes aux orteils, peau pâle transpirant du sang ! Tous l’avaient vudans cet état calamiteux. Tout portait à croire que c’était lui l’assassin.
Comme tout le monde le prenait pour le criminel, Atsel, affolé, courut ramasser une chaîne dans le bain de sang. Il la leur montra, répétant sans cesse : « Regardez ! C’est peut-être pour eux… les assassins ! Je suis InnocentCe n’est pas du tout ce que vous croyez. Je l’ai trouvé mort ! ».Malgré tous ses efforts, personne n’arrivait à le croire. Desloubards s’approchèrent de lui. L'un d’eux lui donna un vertigineux coup de poing. Il recula avant de tomberaux pieds d’un des policiers qui venaient d’arriver dans le bar.
Ayant cerné la scène de crime, les spectateurs laissèrent le passage. Une dizaine de corps habillés entrèrent, les uns après les autres. À terre, Atsel traumatisé par leur présence sentit un grand bond dans sa poitrine. À la suite de cela, son souffle resta silencieux comme si son cœur ne répondait plus.Les membres, les lèvres et tout le reste du corps en transe, il entendit son téléphone sonner. Il le fit sortir de sa poche. C’est sa fiancée qui l’appelait. Avantmême qu’il ne décroche, deux policiers le saisirent. 8
Le clouant au sol, ils lui passèrent les menottes aux bras. Deux grosses gouttes de larmes lui tombèrent des yeux mécaniquement.
Appareil photo, caméra, téléphone portable, œil! Autant d’éléments qui restèrent branchés sur Atsel lorsque la police le trimballait en sortant du cadre. Abasourdis, ahuris ou encore étourdis. Quel autre mot pour qualifier le sentiment de ses amis lorsqu’ils le virent déporté par les forces del’ordre. Les plus courageux s’approchèrent de lui pour en savoir plus. Ils furent renvoyés par la police. Quand ils eurent entendu parler de cette affaire d’homme assassiné, ils ne s’étaient pasdonné de mal à suivre la foule qui partait s’affairer. Ils s’étaient dits : « Notre frère Atsel y est déjà. Il viendra nous en informer plus tard.». Aucun d’euxne pouvait imaginer leur ami être le tueur. « Prévenez ma bien-aimée. Dites-lui qu’il s’agit d’un malentendu.Je vais sortir très vite… Et on se mariera.»,n’arrêtait-il pas de le dire. L'un des éléments des forces républicaines lui baissa la tête, le poussant dans leur voiture de patrouille. Direction : commissariat.
Pendant que le futur marié sillonnait les rues qui mènent à la maison de détention, le regard vide ignorant pour une fois l’éclat des étoiles,sa futur épouse Amanda flottait dans une ambiance très colorée. Aucune personne de l’académie française ne peut donner de mots plus qualifiants pour décrire cette scène joviale. Ses copines et elless’amusaient comme des enfants de la maternelle. Son visage n’affichaitqu’une seule expression, l’amour au 9
paroxysme. Elle n’arrivait pas à y bientôt ellecroire : deviendrait l'épouse del’homme dont elletomba amoureux quelques années plus tôt, sur les bancs d'un jardin de son école.Cette union , elle l’avait rêvée depuis plusieurs années. Même si ses parents lui faisaient croire par moment qu’elle était trop jeune pour entrer dans un foyer, elle en était certaine, pour Atsel, elle deviendrait la femme la meilleure du monde.
«Aujourd’hui c’est mon jour. Vous avez parlé, maintenant c’est mon tour. Devant Dieu et les hommes, il a décidé de faire de moi sa femme. ». Cette mélodie du momentde l’artiste chanteuse Darina Victryenflammait la pièce, réjouissant le cœur d’Amanda et ses amies.En faisant la Ronde, elle dansaient au même rythme, poussant par moment des cris de joie. «L’homme de ma vie, mon amour à jamais, depuis toujours je t'ai voulu. Aujourd’hui, je t’ai eu. », criait-elle encore plus fort quand elle chantait ces paroles. Les voix et la musique étaient à leur dernier volume au point d’effacer tout autre bruit qui pouvait s’inviterà participer ou gâcher cette ambiance. Estelle réussit malgré tout àentendre l’appel du klaxon.Elle informa les autres. Vu l’heure, aucune ne voulait s’engager àaller ouvrir, sauf elle. « Qui cela pouvait être ? », se demandait-elle quand elle avançait vers la porte. Sa surprise fut très grande lorsqu’elle vitpar le judas optique le visage de Hendrik, l’un des amis d'Atsel.
Le visage d'Hendrik exprimait tristesse et mélancolie. Il était pâle. Le blanc de ses yeux avait rougi, 10
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