Angelina Tome 5
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Angelina Tome 5 , livre ebook

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Description

Simone de Beauvoir citait :


« On ne naît pas femme, on le devient. »


J’avançais sans doute sur cette voie. Les conséquences d’une chute de cheval avaient encore une fois bouleversé mon avenir. Alors que je m’apprêtais à donner la vie, celle-ci fut dramatiquement interrompue. Ce malheur, qui contrairement au proverbe qui prétend qu’il n’arrive jamais seul, fut légèrement masqué par le retour progressif de ma vue. Je dis bien légèrement, car qui pourrait oublier la perte soudaine de son premier enfant avant qu’il n’ait vu le jour ?


Dans la demie joie de cette nouvelle, et après la peur d’une séparation définitive, Lydia accepta ma demande en mariage et proposa de porter à son tour l’enfant que je n’avais pas réussi à donner.


Parmi les hommes qui me convoitaient, quel allait-être l’heureux élu désigné pour en devenir le géniteur ?



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782377805839
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Angelina

5 – Polyfidèle
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aniel
 
 
Angelina
5 – Polyfidèle
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Libertine Editions  2020

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
LE SEXE INTERDIT-IL LES SENTIMENTS ?
 
 
 
 
 
 
 
Résumé de l’épisode précédent

 
 
 
Les heures inoubliables que j’ai passées à me consoler dans les bras de Romain, le jeune apprenti lad, ami de ma tendre enfance, eurent pour conséquence un sérieux bouleversement de ma vie et de mon entourage. Lydia, qui jusqu’alors m’accordait de nombreux écarts de conduite, se montra rapidement jalouse et possessive.
Les incompréhensions de mon père vis-à-vis de mes choix et l’amour que me renvoyait le jeune novice n’arrangeaient rien. La petite fille sage que j’étais au temps de l’innocence devenait méconnaissable. Mon état me rendait incapable de résister aux appels de l’amour sous tous ses angles. Pascal en profita encore une fois. Perdue dans mes pensées, sexuellement réceptive, j’eus du mal à résister à la tendresse de Romain.
À la suite d’une nouvelle discussion houleuse entre moi et Lydia, pour me détendre, malgré les recommandations de la sage-femme et de sa collègue gynécologue, qui suivaient l’évolution de ma grossesse, j’entrepris une balade en forêt en montant à cru Crins d’argent. Le sifflement d’une balle lui remémora les raisons de sa blessure fraîchement rétablie. Pris de panique, il m’entraîna dans une course folle qui se termina par une chute, occasionnant la perte de mon enfant avant qu’il ne voie le jour. L’occasion, si je puis dire, du retour progressif de ma vue.
 
 
 
 
Avant-propos

 
 
 
Polyfidélité ou polyexclusivité désigne les relations tolérantes à plus de deux personnes comme le fameux ménage à trois. Les membres d’une union polyexclusive y sont tous, deux à deux, intimement proches, et s’engagent à maintenir une spécificité sexuelle ou sentimentale vis-à-vis des extérieurs au groupe. On peut considérer une telle relation comme classique, à plus de deux personnes. Le terme polyfidélité est le plus utilisé, souvent critiqué pour la confusion qu’il crée avec la redéfinition du mot fidélité dans les liaisons polyamoureuses.
 
Prologue

 
 
 
Question légitime : quelle serait selon vous la véritable définition de la sexualité ?
 
Chaque individu à sa propre conception de la sexualité. Elle n’est pas essentiellement limitée à l’acte par lui-même ni aux organes qui servent à nous unir. La sexualité implique notre corps tout entier et aussi, pour nous les femmes, le sentiment qui nous lie. Dormir ensemble, blotties l’une contre l’autre, est déjà une preuve de sexualité.
Pour la plupart des hommes, il est impossible de la dissocier du coït qui représente l’aboutissement de leurs pensées. Nous, la gent féminine, ne nous limitons pas aux organes génitaux.
Des caresses, des gestes tendres, des heures partagées dans la bonne humeur sont une preuve d’amour. Passer son bras autour de son épaule peut paraître un geste anodin lorsqu’il s’agit d’un ou d’une amie. Ce simple signe est totalement différent lorsqu’il s’agit de votre compagne ou votre compagnon.
 
La sexualité a été créée pour aimer, jouir et procréer. En dehors de l’acte, elle peut s’exprimer par de simples mots comme :
« Je te trouve jolie, belle, sensuelle. Mais aussi, je te désire, j’ai besoin de chaleur, je veux un enfant de toi. Ou encore selon le moment, je te veux, baise-moi, bouffe-moi, défonce-moi, etc. »
 
L’homosexualité existe depuis toujours, dans le règne animal comme pour nous autres les humains. Qu’elle soit nommée déviation ou perversion, elle est belle et bien présente depuis la nuit des temps. Au fil des âges sont nées d’autres attirances, d’autres envies, comme partager sa ou son partenaire en toute conscience. La bisexualité, dont l’origine remonte approximativement à la même ère que l’homosexualité, a ouvert d’autres possibilités de jouissance. Elle a permis de s’épanouir sans complexe auprès des deux sexes.
 
Certains ne se complaisent que dans le sadisme ou le masochisme, souvent proches l’un de l’autre. C’est un comportement différent qui remonterait au XVIII e en ce qui concerne leur dénomination, mais leur pratique viendrait de la Rome antique qui donna naissance à la plus grande fête païenne de tous les temps : les Lupercales. La commémoration de ces jouissances extrêmes fut fixée au 14 février.
Elle devint par la suite la célébration amoureuse totalement différente de son origine puisqu’il s’agit de la Saint-Valentin.
 
Je ne ferai qu’aborder ici le sujet plus épineux et condamnable qu’est la pédophilie. Il s’agit d’un autre débat.
 
Si vous n’essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais, si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même , cita Charles-Augustin Sainte-Beuve.
 
Cette pensée résume à elle seule le contenu de mes deux journaux intimes.
 
Le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y céder. Se laisser aller à la découverte de l’inconnu. Cette philosophie géra les premières années de ma vie sexuelle.
Vous m’avez suivie sur le cours de mes aventures passant par tout ou presque ce que peut offrir la sexualité, le plus souvent dans le respect de l’autre et de soi-même. Je vous invite à découvrir en ma compagnie les dernières courbes de cette vie tumultueuse.
 
 
 
 
Chapitre premier

 
 
 
Pour durer, une relation n’est jamais seulement physique. Nous partageons toujours des petits mots, des instants qui font qu’entre deux personnes honnêtes l’une envers l’autre peut naître un véritable sentiment. Avec le temps, tout peut arriver : le début d’un rêve si doux, ou la fin d’une histoire unique.
 
Précédemment, j’avais provisoirement refermé mon second journal intime sur l’espoir d’une autre vie : le retour de ma vue. Petit rappel, celui-ci, commencé en braille, fut ensuite directement enregistré par la voix et transposé en écrit sur mon ordinateur.
 
Cette nouvelle, qui aurait pu me réjouir pleinement, laissa un goût amer. La chute qui mit fin à ma cécité interrompit ma grossesse. J’avais perdu le petit ange innocent qui naissait en moi sans jamais en connaître le sexe. Je souhaitais, comme beaucoup d’entre nous, garder la surprise. J’avais inconsciemment tué le fruit du péché. Était-ce ma sentence ?
Par prudence, et aussi pour examiner l’évolution de mon nouveau regard et mon état psychologique, je dus rester une semaine supplémentaire à l’hôpital. J’allais devoir affronter ce deuil parental à mon retour et pour cela être suivie tant physiquement que psychologiquement. Même si le véritable fautif de ce décès périnatal fut le chasseur totalement irresponsable qui tira en ma direction pensant probablement, comme le prouvent les nombreux accidents de chasse, viser un éventuel gibier, mon histoire fut considérée par les journaux comme un drame parmi tant d’autres.
Néanmoins, je me sentais coupable par négligence.
En effet, la sage-femme et la gynécologue avaient recommandé de limiter mes randonnées hippiques. Elles m’avaient aussi formellement interdit de monter à cru. Je ne les avais pas écoutées et voilà. Je n’avais pas encore réalisé ce qui m’était réellement arrivé puisque cet accident m’avait permis de retrouver progressivement la vue. Nul doute que ce que l’on appelle le contrecoup, ou contre-choc, me parviendrait sans crier gare, et qu’à ce moment-là, j’aurais besoin de me sentir rassurée. Lydia savait jouer ce rôle.
 
Pendant mon séjour forcé à l’hôpital, mes parents, aidés du personnel, prirent soin de détruire la transformation de la chambre d’amis qu’ils avaient si bien agencée en pouponnière en y mettant tout leur cœur. Ils cachèrent les habits de naissance et tout ce qui aurait pu me rappeler la venue d’un bébé.
 
Par amour, par soutien moral, mais surtout par précaution, pour soulager mon retour, Lydia prit quinze jours de congés. Elle ne voulait en aucun cas me laisser affronter seule cette épreuve. Depuis cet accident, mes nuits n’étaient plus tourmentées par des rêves érotiques. Parfois, j’imaginais quelles auraient été les premières années vécues en famille. Inévitablement, je me réveillais, quand j’arrivais à dormir, en pleurs.
...

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