Coeur prisonnier , livre ebook
120
pages
Français
Ebooks
2023
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2023
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Publié par
Date de parution
07 novembre 2023
EAN13
9782819110866
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
2 Mo
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Date de parution
07 novembre 2023
EAN13
9782819110866
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
2 Mo
Pierrette Lavallée
Cœur Prisonnier
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les "copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, "toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite." » (Alinéa 1er de l’article L. 122-4.) « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »
© 2023 Les Editions Sharon Kena
Les Editions Sharon Kena
3 rue de la source
57340 Morhange
www.skeditions.fr
dépôt légal : novembre 2023
ISBN : 978-2-8191-1086-6
Photographie de couverture : Pexels et Depositphotos
Illustration de couverture : Virginie Wernert
Table des matières
Prologue
Chapitre 1 Maylyna
Chapitre 2 Fever
Chapitre 3 Maylyna
Chapitre 4 Fever
Chapitre 5 Maylyna
Chapitre 6 Fever
Chapitre 7 Maylyna
Chapitre 8 Fever
Chapitre 9 Maylyna
Chapitre 10 Fever
Chapitre 11 Maylyna
Chapitre 12 Fever
Chapitre 13 Maylyna
Chapitre 14 Fever
Chapitre 15 Maylyna
Chapitre 16 Fever
Chapitre 17 Maylyna
Chapitre 18 Fever
Chapitre 19 Maylyna
Chapitre 20 Fever
Chapitre 21 Maylyna
Chapitre 22 Maylyna
Chapitre 23 Jessie
Chapitre 24 Fever
Chapitre 25 Maylyna
Chapitre 26 Fever
Chapitre 27 Maylyna
Épilogue Maylyna
En savoir plus sur l’auteur
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Prologue
2018
Le jeune homme resta impassible lorsque la juge revint dans la salle, même s’il se doutait déjà de la suite. Ce n’était pas inhabituel pour lui de se retrouver dans cette situation, cependant, cette fois, il avait l’intuition que ce ne serait pas aussi facile pour lui de s’en sortir.
Toutefois, il ne manifesta aucune crainte, se contentant de sourire, ainsi qu’il le faisait depuis le début du procès, de son procès… Et le verdict tomba, impitoyable : sept ans de prison ferme. Sachant qu’il en avait déjà passé un et demi derrière les barreaux et avec les remises de peine, il serait libre un peu avant son vingt-cinquième anniversaire.
Il n’écoutait même plus les propos de la juge ni les chuchotements de son avocat – qui n’avait servi à rien – et qui lui assurait qu’il allait porter l’affaire en appel. Mais à quoi bon ? Il était coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il avait joué, perdu et il l’acceptait.
Son regard glissa sur le public et s’arrêta sur deux types qui se tenaient au fond de la salle. Un petit rire fusa de ses lèvres en les voyant se tasser sur le banc. Oh eux, il ne les oublierait pas, il ne les oublierait jamais. S’ils avaient échappé aux poursuites judiciaires, c’était parce que lui n’était pas une balance.
Le flic s’approcha pour lui passer les menottes et le ramener en cellule, mais pas une fois il ne lâcha du regard ses deux acolytes, pas même lorsque le flic le fit quitter la salle du tribunal.
Il ne les dénoncerait pas… Oh non, ce n’était pas son genre, mais il se promit d’utiliser les prochaines années pour fomenter sa vengeance.
Il ne reprit conscience de son environnement qu’après avoir réintégré sa cellule. Son compagnon se redressa et le fixa longuement.
— Combien ? s’enquit-il.
— Sept ans ferme !
Le type se rallongea sur le lit du haut et contempla le plafond. L’autre se laissa tomber à même le sol et se cogna la tête contre le mur à de nombreuses reprises. S’il était parvenu à conserver son calme jusque-là, à présent, c’était la colère qui le dominait. Au lieu de tenter de l’apaiser, il la nourrit, l’alimenta jusqu’à ce qu’il ne reste plus en lui aucune trace d’humanité. Et, pour la première fois, il se sentit enfin en osmose avec ce père qui purgeait une peine de trente ans incompressibles pour avoir enlevé et torturé une jeune femme.
Son fils ne voulait pas devenir comme lui, mais ça, c’était avant qu’on le trahisse, avant qu’il ne soit le seul à payer pour ses actes.
Seulement, à présent, il le comprenait et s’il devait agir comme son paternel pour obtenir réparation, alors advienne que pourra.
Chapitre 1 Maylyna
J’entre dans le parloir et retiens mon souffle. Je déteste être ici, mais je ne suis pas comme mes parents. Jamais je ne laisserai tomber mon petit frère, peu importe ses bêtises.
J’ai le cœur qui bat la chamade, les paumes moites. C’est la même chose à chaque fois. C’est ma cinquième visite en autant de semaines. Paco a été condamné à six mois de prison ferme pour ce qui s’apparente pour moi à des broutilles, mais visiblement, le gouvernement ne rigole pas avec les pirates informatiques, surtout ceux ayant déjà eu un avertissement pour s’être introduits illégalement sur des sites militaires sécurisés.
L’un des gardes m’invite à m’installer à une table et je m’empresse d’obéir. Je ne suis pas à mon aise, d’autant plus que j’ai bien conscience de ne pas être à ma place avec ma robe à bretelles, mon maquillage soigné et mes cheveux lâchés sur mes épaules. Le froid m’envahit et je regrette de ne pas avoir emporté une petite laine.
Je n’ose même pas regarder autour de moi, mais j’ai conscience d’être la cible des attentions des autres prisonniers et de leurs visiteurs. Je me demande pourquoi Paco n’est toujours pas arrivé, mais je décide de prendre mon mal en patience. Je croise sagement les mains devant moi et me concentre sur ma respiration. Peu à peu, les conversations reprennent à la table située à ma droite et à celle de derrière. Je lève légèrement les yeux vers la troisième et mon souffle se bloque dans ma poitrine. Je suis dans la ligne de mire d’un regard noir, empreint d’une telle rage que j’en frémis de peur. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de l’observer. C’est comme si mes prunelles étaient aimantées par les siennes. Il est grand, musclé et ses cheveux sombres coupés ras lui donnent une allure de mauvais garçon. Il en va de même pour sa barbe de quelques jours et qui ombre le bas de son visage dur, comme taillé dans le granit. Ses sourcils sont froncés et je distingue une cicatrice près de son œil droit. Il semble létal, mortellement sexy, je dois l’avouer, mais il me fiche une trouille pas possible, surtout lorsqu’un coin de sa bouche se relève dans un rictus amusé.
Je reporte aussitôt mon attention sur mes ongles, d’autant plus que sa visiteuse émet un cri outré avant de l’engueuler avec force. Ouah, moi qui ai l’habitude de conserver mon flegme en toutes circonstances et qui ne me permettrais jamais de faire un esclandre en public, me voilà témoin d’une scène de ménage et dont, il me semble, je suis la cause.
La porte s’ouvre et un surveillant pénitentiaire apparaît, tenant Paco par le biceps. Je reste figée face à son aspect. En une semaine, il semble avoir perdu plusieurs kilos. Lui qui était déjà frêle est à présent à la limite de la maigreur. Il marche avec difficulté, comme un petit vieux perclus de rhumatismes. Mais ce qui m’horrifie le plus, ce sont les traces de coups sur son visage.
Je bondis sur mes pieds, m’apprête à me précipiter vers lui, lorsque le geôlier porte sa main droite à son arme et me fixe gravement.
— Aucun contact physique avec les prisonniers, déclare-t-il. Reprenez votre place où je le ramène dans sa cellule.
Je prends sur moi pour me calmer et retourne m’asseoir. J’ai les larmes aux yeux et constate que Paco n’ose même pas me regarder. Le gardien le pousse vers le siège situé en face du mien et mon frère s’y laisse tomber sans un mot. Je demeure là, silencieuse.
Une minute s’écoule…
Deux…
Je n’y tiens plus.
— Bon sang, Paco, tu n’as rien à me dire, le pressé-je à voix basse.
— Je suis content de te voir ? propose-t-il dans une pitoyable tentative d’humour.
— Paco…
— Rien de grave, je suis tombé, bougonne-t-il.
Je le dévisage, incrédule, et secoue la tête. Il compte réellement me faire avaler de pareilles sornettes !
— Ma patience ne tient qu’à un fil, grincé-je. Dis-moi ce qui se passe. Maintenant !
Et là, il jette un coup d’œil derrière lui. Le type flippant nous dévisage toujours, un petit sourire aux coins des lèvres et quand je reporte mon attention sur Paco, je remarque qu’il est livide. Il n’a pas seulement peur, il est terrifié.
Et, telle une maman lionne devant son petit en danger, je bondis sur mes pieds et fuse en direction du gars qui se lève lentement. Je prends appui sur ses pectoraux, le pousse violemment, mais il ne bouge pas d’un poil. Je suis si furieuse que j’en perds mon flegme légendaire. Je n’entends même pas les supplications de Paco, pas plus que les ordres du gardien. Je ne vois que son air moqueur, si bien que je perds totalement mon calme et le gifle avec force.
— Touche encore une fois à mon frère, espèce d’enfoiré, le menacé-je, et je te jure que je trouverai le moyen de te faire la peau !
La salle s’est vidée et je ne me suis rendu compte de rien. Je reste là, mes yeux rivés à ceux de cet animal qui semble sur le point de commettre un meurtre, le mien en l’occurrence.
— Tu n’as aucun pouvoir ici, ma chérie, crache-t-il en se gaussant. Le boss, c’est moi !
Je tente de le frapper à nouveau, mais, cette fois, il intercepte mon poignet et m’attire si vivement contre lui que je me retrouve le nez collé à son torse musclé. J’essaie de le repousser… en vain.
Il est trop fort.
— Tu me paieras la moindre offense, chuchote-t-il à mon oreille.
— Ne touche plus à mon frère, grondé-je en détachant chaque syllabe.
Je suis écœurée en constatant qu’aucun des deux gardiens présents ne réagit. Ils se contentent de nous obs