Comment bien éduquer son lapinou
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Description

Tout ce qui touche à Jeremy n’a jamais été que mensonge, y compris son nom de famille. Lorsque sa dernière petite arnaque se solde par une tragédie, Jeremy décide de se ranger. Mais la vie d’un ancien tôlard n’est jamais facile, et il n’a plus que la mendicité comme dernier espoir quand Rance Crawford lui offre un job dans sa ferme.


Pensant que c’est là son ultime chance de devenir un homme bien, il accepte et y rencontre Aiden, qui est déjà parfait comme il est et s’améliore de jour en jour. Mais alors que le jeune homme approche de la majorité, Jeremy désespère de plus en plus, car Aiden lui demande désormais bien plus qu’il ne peut lui donner.


Faire preuve d’honnêteté est terrifiant pour celui qui a appris à décamper comme un lapin au premier signe d’ennuis... surtout quand Aiden donne à Jeremy une raison de rester qu’il ne pourra pas fourrer dans un sac et fuir avec. Pourtant, quand le passé de ce dernier revient le hanter, pourra-t-il compter sur Aiden et son nouveau foyer pour repousser les fantômes ?

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Informations

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EAN13 9782390063728
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Comment bien éduquer son lapinou

Amy Lane

Les tricots de l’amour – Tome 2



Tout ce qui touche à Jeremy n’a jamais été que mensonge, y compris son nom de famille. Lorsque sa dernière petite arnaque se solde par une tragédie, Jeremy décide de se ranger. Mais la vie d’un ancien tôlard n’est jamais facile, et il n’a plus que la mendicité comme dernier espoir quand Rance Crawford lui offre un job dans sa ferme.
Pensant que c’est là son ultime chance de devenir un homme bien, il accepte et y rencontre Aiden, qui est déjà parfait comme il est et s’améliore de jour en jour. Mais alors que le jeune homme approche de la majorité, Jeremy désespère de plus en plus, car Aiden lui demande désormais bien plus qu’il ne peut lui donner.
Faire preuve d’honnêteté est terrifiant pour celui qui a appris à décamper comme un lapin au premier signe d’ennuis… surtout quand Aiden donne à Jeremy une raison de rester qu’il ne pourra pas fourrer dans un sac et fuir avec. Pourtant, quand le passé de ce dernier revient le hanter, pourra-t-il compter sur Aiden et son nouveau foyer pour repousser les fantômes ?
Première édition

Titre original : How to Raise An Honest Rabbit ( Granby Knitting 2)
Édition originale publiée par Dreamspinner Press, 2012

© Amy Lane, 2012, pour le texte
© Reines-Beaux, 2018, pour la présente édition
© Catt Ford, 2012, pour l’illustration de couverture

Collection Amour

Suivi éditorial par Ma Plume Correctrice sous la direction de Terry Milien

Ceci est une œuvre de fiction. Les personnages, lieux et évènements décrits dans ce récit proviennent de l’imagination de l’auteur ou sont utilisés fictivement. Toute ressemblance avec des personnes, des lieux ou des évènements existants ou ayant existé est entièrement fortuite.

Tous droits réservés. Cette œuvre ne peut être reproduite, de quelque manière que ce soit, partiellement ou dans sa totalité, sans l’accord écrit de la maison d’édition, à l’exception d’extraits et citations dans le cadre d’articles de critique.

Avertissement sur le contenu : cette œuvre dépeint des scènes d’intimité entre deux hommes et un langage adulte. Elle vise donc un public averti et ne convient pas aux mineurs. La maison d’édition décline toute responsabilité pour le cas où vos fichiers seraient lus par un public trop jeune.

ISBN : 978-2-39006-372-8
Ce titre est également disponible au format papier sous l’ISBN : 978-2-39006-373-5

Dépôt légal : décembre 2018

Édité en Belgique

info@reines-beaux.com
Amy Lane

Combien bien éduquer son lapinou



Traduit de l’anglais (États-Unis) par Violette Mahé



www.reines-beaux.com
Chapitre 1
Un travail malhonnête
 
 
Jeremy ne connaissait pas vraiment son nom de famille. Son père était un escroc, sa mère n’était plus d’actualité, et il avait eu tellement d’identités différentes quand il était petit et qu’il aidait son père sur une arnaque, que tout ce qu’il savait de lui-même, en fait, c’était qu’il n’était pas quelqu’un de bien. Forcément. Ses seules compétences consistaient à soulager les gens de leur argent.
Ça lui allait. Quand il était petit, il se contentait de s’asseoir à côté de son père et de prendre l’air affamé (pas compliqué) lorsque son père vendait des encyclopédies, des bibles, ou des munitions « gratuites », en fonction de la zone qu’ils ratissaient. Lorsqu’il était entré dans l’adolescence, il faisait la tournée des facs et vendait des magazines, exactement comme les gamins normaux qui faisaient le même petit boulot. Sa spécialité, c’était de vendre aux filles solitaires et rondouillardes qui semblaient avoir de l’argent, mais peu de soupirants. Il leur prêtait attention, leur parlait alors qu’elles étaient assises sous les feuilles tachetées de lumière d’un arbre pittoresque avec l’air intellectuel et rêveur, et il repartait avec des chèques qui allaient de dix à cent dix dollars, sans même avoir eu à les embrasser. Il avait gardé l’air jeune même une fois sa vingtaine bien entamée, aussi cela avait été son métier, jusqu’à ce qu’il aille en prison.
Lui et son père mettaient du beurre dans les épinards avec les arnaques habituelles : le Bonneteau, le Coup du Violon, le Bon Samaritain et le Chèque Gênant ‒ et Jeremy était plutôt bon élève. Alors que les autres jeunes passaient le bac, Jeremy et son vieux faisaient des exercices « on quitte le navire » : ils étaient capables de changer de vie en moins de cinq minutes. Une fois, alors que les flics tambourinaient à la porte et qu’ils se faufilaient par la fenêtre d’un appartement sans ascenseur de Chicago, ils avaient réussi à le faire en deux minutes. Jeremy se disait que son vieux aurait sans doute pu continuer à arnaquer le monde entier avec lui indéfiniment, mais deux choses s’étaient produites.
La première, c’était que le vieux s’était fait tirer dessus alors qu’il arnaquait un mec qu’il fallait pas. Une minute, Jeremy l’attendait dans l’ombre d’un vieux casino de Vegas pendant qu’Oscar signait un faux acte de propriété pour une maison dans l’Utah, et la suivante, le type avait sorti un Colt et avait tiré. Jeremy était resté là, à retenir son souffle et à s’enfoncer dans les rideaux du théâtre, en s’assurant que personne ne le voyait. Il était resté là alors que Mario Carelli tirait une deuxième fois dans la tête de son père pour qu’il arrête de tressauter ; il était resté là pendant que Mario disait à ses sbires de sortir le corps de là et de nettoyer par terre ; il était resté là pendant que Marco s’était mis à demander si cet escroc au costume bas de gamme et aux chaussures merdiques pourrait bien manquer à quelqu’un.
Il était resté là quand le sbire préféré de Mario, Gianni ‒ qui avait sucé Jeremy la veille, pendant qu’Oscar et Mario étaient en train de peaufiner l’acte de vente final ‒, avait haussé les épaules et dit :
— Je sais pas trop, chef. Il avait une paire de gros bras avec lui, mais l’autre type était à sa solde et il était pas très malin. Si ça se trouve, il s’est taillé en entendant le coup de feu.
Gianni avait su exactement où Jeremy était caché, et il savait qu’Oscar était le père de Jeremy, et il savait que Jeremy avait presque vingt-six ans et qu’il envisageait de peut-être aller à la fac pour de vrai. Oscar avait passé un bon moment à ficeler son arnaque au bien imaginaire, et Jeremy avait passé un bon moment avec Gianni, à lui dire la vérité autant que possible, parce qu’on ne dit pas à un gars que son père est en train d’enfler son mafieux en chef, même si on commence à avoir quelques scrupules. Jeremy avait « amadoué » beaucoup de pigeons, hommes comme femmes, aussi la bouche de Gianni sur son sexe n’avait pas été inattendue. La partie inattendue, c’était le petit sourire adorable de Gianni à la fin, et la façon dont il avait soigneusement reboutonné le pantalon de Jeremy avant de l’embrasser passionnément sur la bouche. Jeremy lui avait rendu son baiser, un peu effrayé par sa sincérité, parce que jusqu’à ce moment précis, il avait cru que le sexe était la plus grande arnaque de toutes.
Alors Gianni avait pris un gros risque pour Jeremy, et Jeremy l’avait remercié en restant pile au même endroit ‒ entouré par les rideaux de la scène, à faire de son mieux pour ne pas se pisser dessus ‒ jusqu’à ce que le sol soit débarrassé de la cervelle de son père et que Mario Carelli ait quitté les lieux d’un pas raide avec ses hommes de main, en se moquant de la tête qu’avait fait le vieux. Même après leur départ, Jeremy était resté là, à baigner dans sa propre sueur, qui lui gouttait le long des mollets et des chevilles, jusqu’à ses chaussettes en nylon à l’intérieur de ses chaussures de ville.
Il repensait au fait que son père lui avait dit de rester caché la veille au soir, parce que son sixième sens d’escroc lui disait que l’arnaque tournerait mal. Oscar n’avait pas été un père exemplaire, et plus tard, Jeremy avait réalisé que niveau éducation, il avait été plutôt nul, mais dans ce cas précis, Oscar lui avait fait une sacrée faveur et s’était assuré qu’il ne soit pas blessé.
Il repensait au fait que Gianni serait mort s’il avait respiré, s’il avait gémi ou s’il s’était pissé dessus après le mensonge gros comme une maison que l’homme de main avait sorti à son chef, mais Gianni avait menti, tout ça à cause d’une pipe et d’un baiser, deux choses qui n’avaient jamais eu beaucoup de valeur pour Jeremy.
Il repensait au fait que pendant toute sa vie, il avait cru que l’amour était la pire des arnaques, et que soudain, c’était la seule chose qui comptait, qu’il baignait dedans, qu’il s’étouffait dedans, tout comme il s’étouffait dans les rideaux en laine et baignait dans sa propre sueur.
 


 
Il avait fini par sortir de là, mais lorsqu’il était rentré dans leur chambre d’hôtel minable, les hommes de Mario y avaient fait une descente et étaient repartis avec l’argent de secours d’Oscar et lui, avaient retourné le matelas, et même volé la petite planque qui contenait les quelques possessions de Jeremy. Il avait perdu tout espoir lorsqu’il avait regardé dans le placard à la recherche de leur argent de dernier recours caché dans une bible profanée, mais il avait soudain été récompensé.
Là, dans la petite caverne creusée dans les pages collées entre elles, se trouvait non seulement du liquide, mais aussi le portefeuille et la montre de son père ‒ deux choses qui, il le savait, avaient été en possession d’Oscar lorsqu’il s’était fait tirer dessus.
Il les regarda et déglutit. Gianni . Gianni avait pris un sacré risque pour lui, et il tenait sa chance de tourner le dos à tout ça.
Et il l’avait fait, mais tourner le dos à sa vie d’avant était plus facile à dire qu’à faire. Deux mois plus tard, il était à Denver, en train d’essayer de convaincre une gentille femme de lui échanger du liquide contre un chèque en bois à la station-service. Elle lui avait souri avec hésitation, d’un air faussement effarouché, avait commencé à s’ouvrir sous son charme insistant, lorsqu’il avait remarqué les bleus qui s’estompaient autour de sa bouche, et son cœur s’était serré. Ouais, les filles riches qui rêvassaient sous les arbres l’avaient regardé de la même façon ; il avait su qu’elles étaient délaissées, dépourvues de l’assurance nécessaire pour se protéger des prédateurs tels que lui. Cette femme n’avait pas été privée de son assurance par manque d’attention ‒ on la lui avait arrachée à coups de poing, et ça ne lui plaisait pas. Comment se faire voler cinquante billets pourrait-il améliorer la situation de cette femme ? Puis l’enfant était arrivé, un petit garçon de cinq ans, tout au plus, et il avait dit :
...

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