Douce tentation
428 pages
Français

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Douce tentation , livre ebook

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Description



À dix-sept ans, Grace Morgan a réussi à vivre ce qui sera le pire jour de sa vie. On pourrait penser que c’est là que son tourment s’est terminé, mais elle a été ensuite envoyée vivre avec lui – le diable lui-même. Trois ans plus tard, elle se retrouve dans la belle petite ville de Sunset Bay, en Caroline du Sud, un endroit parfait pour recommencer sa vie. C’est là qu’elle rencontre les meilleurs amis qu’elle aura jamais, et un ancien Navy Seal arrogant et sexy qui fait battre son cœur plus vite. Au moment où les choses s’améliorent, le pire jour de sa vie revient en force, ruinant la paix qu’elle a finalement retrouvée.



Sawyer Evans aime les femmes autant qu’elles l’aiment. Sa philosophie est : plus il y en a, moins il y a d’attaches. Mais tout cela change le jour où il rencontre une pâtissière blonde et sexy avec des yeux ambre tristes, qui sent les tartes. La seule fille qui ne soit pas affectée par sa beauté et son charme, du moins le pense-t-il. Lorsque la vie de Grace est menacée, non seulement il la protégera, mais il lui prouvera également que son cœur est plus grand que son ego.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 375
EAN13 9782376767886
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
Douce tentation
Copyright de l’édition française © 2020 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2014 K.C. Lynn
Titre original : Sweet Temptation
© 2014 K.C. Lynn
Traduit de l’anglais par Lucile Pay
Relecture et correction par Valérie Dubar, Sandrine Dangriaux, Topie
 
Conception graphique : © Tanya pour More Than Words Graphic Design
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l'ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-788-6
Première édition française : mai 2020
Première édition : mai 2014
 
Édité en France métropolitaine
 
 
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Remerciements
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42
Chapitre 43
Chapitre 44
Chapitre 45
Chapitre 46
Épilogue
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
 
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dédicace
 
 
Ce livre est dédié à ma maman car Sawyer est son préféré. Même si elle me rend folle parfois et que je trouve très inutile qu’elle raconte à des étrangers à quel point elle est fière de sa fille qui écrit des romans d’amour, même s’il y a du sexe en eux, je l’aime toujours.
Merci, maman, de toujours me soutenir. Sawyer et Grace sont pour toi.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Remerciements
 
 
Tout d’abord, merci à mon incroyable mari d’avoir pris le relais avec les travaux ménagers et nos quatre beaux enfants afin que je puisse me perdre avec Sawyer et Grace. Je ne pourrais jamais faire cela sans toi. Je t’aime tellement pour faire que mes rêves deviennent réalité à tous points de vue. XO
À ma famille, à mes parents et à ma belle-mère. Je vous aime. Merci de toujours me soutenir dans ce voyage.
Ensuite… à ma fille, Kayla. * Soupir * Sérieusement, tu es la meilleure amie lectrice qu’une fille puisse avoir. Même si je n’avais pas besoin d’autant de commentaires sur cette histoire, j’aime nos sessions régulières qui consistent en ailes de poulets, un massage de deux heures et une conversation sur Hommes d’honneur . Tu es la seule qui sait vraiment comment ces personnages ont évolué, et je pense que tu les aimes autant que moi. J’ai hâte d’écrire tout sur toi et le délicieux Cooper. Je t’aime, ma fille, merci d’être toujours là pour moi et d’être ma plus grande pom-pom girl. XO !
À mon amie/correctrice, Megan. Merci de m’avoir aidée dans un autre voyage incroyable. Ces livres ne seraient pas les mêmes sans toi. J’adore nos commentaires pleins d’esprit et nos plaisanteries. Je t’apprécie et t’aime pour tout ce que tu as fait pour moi. Merci d’être toujours là. XO !
Et enfin et surtout, mes bêta lectrices. Shelley, Sierra et Kim.
Sierra et Kim, vous mesdames, vous êtes hilarantes. J’adore avoir appris à vous connaître, les filles, et le fait que vous soyez tombées amoureuses de mes garçons autant que moi. Je suis impatiente d’aller à Londres ; nous allons tout déchirer.
Shelley, de toute ma famille, tu as été ma plus grande partisane dès le début. Tu m’as dit de me lancer quand d’autres m’ont rabaissée, tu m’as encouragée et tu ne m’as jamais laissé douter de moi-même. Tu n’es peut-être ma sœur que par mariage, mais tu seras toujours une sœur pour moi dans mon cœur. Merci pour tout. XO !
 
 
Douce tentation
Des hommes d’honneur #2
 
 

 
 
K.C. Lynn
 

 
Prologue
 
GRACE
 
 
Je rentre à la maison sous une chaleur écrasante. Mon sac à dos et mon sac de sport en bandoulière se balancent de gauche à droite dans ma précipitation. La culpabilité me ronge, mon retard va impacter la sortie que nous avons prévue avec Maman.
Mon téléphone sonne, j’ai reçu un message et je perçois à peine le son de cloche étouffé par ma respiration bruyante. Je ralentis le pas et cherche mon téléphone dans la poche sur le côté de mon sac à dos. Je le sors et vois un message d’Adam.
Adam : Juste pour te souhaiter bonne chance ainsi qu’un bon weekend. Tu vas me manquer. Rapporte-moi une part de tarte. Je t’aime, bébé.
Mon estomac se contracte à la lecture de son doux message, une réaction à laquelle je me suis habituée depuis que je suis avec lui. Nous sommes ensemble depuis presque un an, et depuis quelque temps je sens qu’il veut que nous passions à la vitesse supérieure. Je lui suis reconnaissante d’avoir été patient jusque-là, d’autant plus qu’il n’est pas vierge. J’y ai beaucoup réfléchi et j’ai pris ma décision : lorsque je rentrerai de notre aventure à la fête foraine avec Maman, je lui dirai que je suis prête.
Je lui envoie une brève réponse, lui faisant savoir qu’il me manquera aussi et que je l’appellerai dès que je rentrerai dimanche. Je reviendrai avec vingt-mille dollars en poche. L’argent du premier prix du concours de pâtisserie nous aidera, Maman et moi à réaliser notre rêve : un rêve dont nous discutons depuis toujours.
Je vois ma maison au loin, et pousse un sprint jusqu’aux premières marches du perron. Lorsque j’ouvre la porte, je suis à bout de souffle et j’ai un point de côté dans le flanc gauche.
— Salut Maman, désolée d’arriver en retard. Le coach nous a obligés à rester plus longtemps. Je me dépêche. Laisse-moi me changer, tu peux aller démarrer la voiture.
Je jette mon sac à dos et mon sac de sport sur le côté et m’engage dans la cuisine pour voir si les tartes sont dans leurs boîtes et prêtes à être rangées dans la voiture, mais il n’y a personne.
— Maman ?
Un bruit lourd retentit au-dessus de ma tête, attirant mon attention vers le plafond. Le silence assourdissant me fait frissonner. Lentement, je monte l’escalier, silencieusement et avec précaution.
— Maman ?
Je l’appelle, tout en montant les marches recouvertes de moquette.
— Tu es là ?
Plus je monte, plus un sentiment de panique commence à m’envahir. Lorsque je suis enfin tout en haut, j’aperçois la porte de sa chambre légèrement entrouverte. J’avance toujours avec autant de précautions, bien que tous mes sens m’alertent et me demandent de fuir. Le cœur au bord des lèvres, je pousse sa porte et vois le chaos de sa chambre.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
La porte de son armoire s’ouvre en une grande claque, ma mère tombe et rampe sur le sol, nue et en sang. Un homme derrière elle tient un couteau.
Pétrifiée, je ne sais plus quoi faire.
— Grace, cours !
Son cri désespéré transperce l’air, me rappelant à la réalité.
L’espace d’une seconde, j’hésite, incapable de l’abandonner, mais je sais qu’il faut aller chercher de l’aide.
Je me retourne, prête à m’enfermer dans ma chambre.
— Magne-toi d’attraper cette connasse.
On m’attrape par les cheveux et me tire en arrière. Je tombe à la renverse, l’impact me coupe le souffle.
Un homme fait son apparition au-dessus de moi, les cheveux noirs de jais, graissés et tirés en arrière. Son regard noir trahit l’absence de toute émotion.
— Tu es aussi mignonne que ta mère, toi. Je crois que je vais te baiser, aussi.
Mon cœur tombe comme une enclume dans mon estomac, ses mots bien trop crus pour que je les comprenne réellement.
— Laissez-la ! Ne lui faites pas de mal, je vous en prie !
Les plaintes de ma mère me brisent le cœur.
Je dois nous sortir de là ; je dois appeler de l’aide.
Un étrange bruit remonte le long de ma gorge alors qu’on me tire par les cheveux pour me remettre sur mes pieds. La piqûre est moindre en comparaison de la douleur qui s’est installée dans ma poitrine. Avant même d’anticiper son geste, ses lèvres immondes se posent sur les miennes.
Je crie avec force et tente de le repousser en vain. Il est trop fort. Mon instinct prend le pas, et je lui assène un coup de genou entre les jambes.
— Putain !
À l’instant où sa poigne me lâche, je m’échappe dans ma chambre, claquant la porte derrière moi. Je m’enferme et pousse mon armoire pour bloquer la porte, me barricadant.
Je me jette sur le téléphone qui trône sur ma table de chevet et compose rapidement le 9-1-1, les doigts tremblants.
— Vous avez joint les services de police, comment puis-je vous aider ?
Alors que l’opérateur décroche, un tambourinement fort vient ébranler la porte, presque la dégonder.
Je me cache dans ma penderie et garde le téléphone collé à mon oreille.
— Je m’appelle Grace Morgan, j’habite au 917 Lakeland Point. Deux hommes se sont introduits chez nous, ils ont blessé ma mère.
Les cris de ma mère transpercent l’écho du téléphone, je l’entends les supplier.
— Je vous en prie, venez vite, dis-je en commençant à pleurer. Ils vont la tuer.
— Ça va aller, ma grande. Des agents arrivent. Reste avec moi au téléphone.
— D’accord.
— Quel âge as-tu, Grace ?
— Dix-sept ans.
Le tambourinement incessant sur la porte s’arrête brutalement, tout comme les supplications de ma mère.
J’écoute attentivement ce qui se passe dans la maison, retenant mon souffle. Quelques secondes plus tard, un bruit sourd retentit et fait trembler les murs, j’entends le bois se fendre.
— Oh mon Dieu ! Il est dans ma chambre.
La porte de ma penderie s’ouvre en grand, faisant place devant moi à l’homme furieux auquel j’ai cru échapper.
Un cri de terreur sort de ma gorge alors qu’il m’arrache le téléphone des mains et le jette à travers la pièce. Je rampe sous son bras et me remets sur mes pieds, dans une tentative vaine de fuite. Je ne suis pas assez rapide.
Son corps imposant s’aplatit sur mon dos, me plaquant face contre terre, juste à côté de mon lit. Ma lèvre inférieure éclate contre le parquet, le goût métallique du sang s’insinue dans ma bouche.
— Tu ne peux pas m’échapper, salope.
Il m’assène des coups dans le dos, me laissant plus faible encore à chaque assaut. Je me débats, mais il me retourne, dos au sol et me frappe au visage.
La douleur explose dans ma tête et ma vision se brouille, engloutie par des taches noires. Je grogne, tentant de rester consciente.
Ses mains calleuses m’attrapent par le col de mon tee-shirt et me l’arrachent jusqu’à exposer mon soutien-gorge. Puis, il essaye de tirer sur mon short de sport en Spandex .
— Non, m’écrié-je en me débattant de toutes mes forces.
— Reste tranquille, salope. Y’en a pas pour longtemps.
Je ne me soumets pas à ses ordres et malgré les larmes qui me montent aux yeux, j’aperçois ma batte de baseball rose de la ligue junior. Je tends le bras et enroule fermement mes doigts autour de l’anse en plastique. Je ne perds pas une seconde et lui assène un coup sur la tête, gardant mes yeux rivés sur son visage.
Il grogne et s’affale sur le côté.
Je me remets debout et le frappe à nouveau, plus fort cette fois, sur le dos. Je le frappe encore et encore, incapable de m’arrêter, emportée par un mélange de peur et de rage.
J’entends des pas traverser le couloir, à peine perceptibles tellement je suis consumée par la rage.
— Emilio, mec, il faut qu’on se barre d’ici tout de suite. Les flics arrivent.
L’homme qui était dans la penderie avec ma mère s’arrête brusquement à l’entrée de ma chambre, un couteau couvert de sang à la main, son regard furieux me fixe.
— Espèce de salope !
Il fond sur moi, le poing en avant.
Je lève la batte de baseball, mais manque mon coup. Avant que j’aie le temps de lancer un deuxième coup, son poing vient s’écraser contre ma tempe. Un tatouage niché dans le creux de son poignet attire mon attention avant que je sois expulsée contre le mur par la violence de l’impact.
Il tire son ami et l’aide à se mettre sur ses jambes, ce dernier passe un bras autour du cou de son collègue. Mon corps recroquevillé se lève en protestation, tandis que je pars à la recherche de ma mère. Je l’appelle, mais ma voix est presque muette.
J’entre alors dans sa chambre, tombant presque à la vue de la mare de sang dans laquelle elle git. La colère s’empare de moi, mon cœur se brise en un milliard de morceaux.
— Maman !
Je cours vers elle, glissant dans le liquide visqueux, et atterris sur les genoux. Je progresse dans la mare et prends ma mère dans mes bras, son corps sans vie lové contre ma poitrine.
— Ça va aller, Maman. Les secours arrivent.
Je pleure, mes sanglots morcelés presque autant que mon cœur.
Mes larmes roulent jusque dans ses magnifiques cheveux blonds, tandis que je la supplie de tenir bon. Même si je fais de mon mieux pour la rassurer, je sais qu’il n’en est rien. Je sais qu’elle est morte, mais mon cœur brisé se refuse à l’admettre.
— Je suis désolée, je suis tellement désolée d’être arrivée en retard.
Je me penche vers elle et embrasse son front perlé de sang, plonge mon visage dans ses cheveux.
Quelques secondes plus tard, le chaos m’entoure.
J’avais dix-sept ans lorsque j’ai vécu le pire jour de ma vie. Au lieu d’essayer de retrouver la paix et un environnement stable pour me reconstruire, on m’avait envoyé à lui – un homme bien plus cruel encore que le diable lui-même.
 

 
Chapitre 1
 
GRACE
 
 
Trois ans plus tard
— C’est prêt !
Mes jambes sont lourdes, tandis que je me hâte d’aller chercher les deux assiettes encore fumantes de burgers et de frites. Ce n’est que le déjeuner et je suis déjà épuisée. Le service de douze heures que j’ai effectué hier n’aide en rien.
— Comment tu t’en sors, poupée, me demande Mac, mon chef, tout en retournant les steaks sur le grill.
Je lui adresse le plus beau des sourires.
— Tu me connais. Je m’en sors toujours.
— Je te connais, oui, et si tu n’allais pas bien, tu ne me le dirais pas. J’ai peur de te retrouver évanouie par terre, au beau milieu de mon Diner , un jour, dit-il en pointant du doigt le sol de la salle.
— Enfin, Mac, je trouve à peine le sommeil dans le confort de mon propre lit, alors je ne risque pas de m’écrouler sur le sol.
Ma remarque lui arrache un grognement, il secoue la tête.
Je prends cela pour un signe et me charge de servir le couple qui attend ses plats. J’apprécie son inquiétude, mais il a besoin d’aide et j’ai besoin d’argent. Nous sommes tous les deux gagnants dans cette histoire.
Ce n’est peut-être pas mon job rêvé, mais je lui suis reconnaissante et encore plus envers Mac. Le grand costaud au regard dur, à l’air revêche, bardé de tatouages et à la tignasse brune n’a pas l’air commode, mais c’est un véritable nounours. Je lui suis reconnaissante de tout ce qu’il a fait pour moi. Sans lui, je n’aurais rien.
Après avoir servi les plats, je m’en vais servir d’autres tables et entends la cloche de porte signalant l’entrée de nouveaux clients. Je vois deux hommes entrer et s’asseoir dans le fond de la salle dans ma vision périphérique. Mon cœur manque un battement et tous mes nerfs s’éveillent alors que je prends conscience de ceux qui viennent de s’installer. Je sais pertinemment qui c’est, je n’ai pas besoin de regarder par-dessus mon épaule.
Sawyer Evans.
Pourquoi ce saligaud arrogant et sexy vient-il toujours ici pour manger ? Il ne peut pas manger ailleurs ?
Déçue contre moi-même de lui accorder autant d’importance, je rassemble mon courage et tente de ne pas le fixer du regard, tandis que je me dirige vers leur table. Je ne veux pas risquer de me ridiculiser. Je me concentre plutôt sur Cade. Il est tout aussi séduisant, mais assez effrayant. Il ne fait pas s’emballer mon cœur comme Sawyer sait si bien le faire.
Quel idiot ce Sawyer !
— Bonjour à vous, dis-je calmement en attrapant mon carnet dans ma poche. Pas tant que j’en ai réellement besoin, mais cela m’aide à me concentrer et à éviter le regard de M. Sexy.
— Salut, Grace me répond Cade, avec un hochement de tête, comme il a l’habitude de le faire.
— Hé, salut, Grace. Ça fait plaisir de te voir, je ne savais pas que tu travaillais aujourd’hui.
La voix profonde et suave de Sawyer m’envoie un électrochoc.
Tiens-toi un peu, Grace.
Je laisse échapper un soupir exaspéré.
— Je travaille ici presque tous jours, ce que tu sais très bien, puisque tu viens ici tous les jours.
— Je ne viens pas tous les jours.
Curieuse, je lève les yeux vers lui, et regrette presque instantanément de croiser son regard vert émeraude si attirant.
Bon sang !
La chaleur me monte le long de la nuque, mon visage s’empourpre. Je plisse les yeux pour tenter vainement de dissimuler l’effet qu’il a sur moi.
— Oui, tu le sais.
Son sourire satisfait se transforme en un sourire éclatant, un de ces sourires qui fait tomber les filles comme des mouches.
— Non, juste les jours où tu es là, mon petit chou.
Mes mains se crispent en entendant le surnom qu’il m’avait trouvé quelques semaines plus tôt au mariage de Jaxson et Julia. Après avoir vu les mariés se donner la becquée, tendant l’un à l’autre des petits choux de la pièce montée que j’avais confectionnée pour l’occasion, Sawyer s’était écrié : « Ce n’est pas comme ça qu’on doit faire ! Il faut faire comme ça ! » et avait attrapé un chou à la crème, étalé le glaçage sur mon nez et ma bouche et avait tenté de le lécher.
J’avais, évidemment, esquivé son coup avant qu’il ait le temps d’entreprendre quoi que ce soit d’autre. Dieu seul sait ce qui serait arrivé si j’avais laissé ses magnifiques lèvres toucher les miennes. J’aurais sans nul doute cédé à la tentation et lui aurait fait du gringue devant tout le monde, en me ridiculisant.
Trahie par ce souvenir, je me surprends à m’attarder sur ces délicieuses lèvres.
Ugh ! Ressaisis-toi, Grace.
Je sursaute et concentre mon regard sur Cade.
— Que puis-je faire pour toi, Cade ?
Sawyer ricane en voyant mes joues pourpres. Les lèvres de Cade tressaillent, quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. Habituellement, il a l’air d’être prêt à massacrer quelqu’un.
— Je prendrai le spécial avec de la purée et un Coca.
Je hoche de la tête, puis tourne mon regard, l’air ennuyé, en direction de Sawyer.
— Et toi ?
Il sourit et me répond :
— Comme d’habitude, eh bien évidemment, rajoute-moi une part de la délicieuse tarte que tu as faite pour moi aujourd’hui.
Je lève les yeux au ciel en entendant cette supposition arrogante, puis m’en vais. Même s’il est vrai, que chaque matin, je pense à lui dès que je m’attèle à la confection de la tarte du jour, parce que je sais qu’il en prendra une part. Je me suis souvent demandé quelle était sa préférée, mais je n’ai jamais osé le lui demander.
J’accroche la commande pour Mac, attrape deux verres et les remplis. Jetant un œil sur le côté, je remarque que Sawyer se lève et marche en direction des toilettes. Malgré toute ma bonne volonté, il est difficile de ne pas l’admirer. Son charme m’oblige à retenir mon souffle, j’ai l’impression que mes jambes vont se dérober.
Cela devrait être interdit d’être aussi beau que lui. Aujourd’hui, il porte sur ses cheveux blonds mal coiffés, une casquette noire Hurley, les mèches les plus longues dépassant sur le côté. Il porte un tee-shirt noir qui s’étire autour de ses épaules carrées et de ses muscles fuselés. Il a enfilé un jean délavé assez ample, qui tombe lâchement sur ses hanches étroites, révélant l’élastique d’un boxer… ce que je suppose être un boxer, on dirait bien un boxer. Seigneur, j’irais bien vérifier mes suppositions. Non… je ne peux pas faire ça…
Je suis arrachée à mes rêveries lorsque je prends conscience que toute sa majesté ne se dirige plus vers les toilettes, mais vers moi.
Oh-oh…
Je détourne la tête, et mon regard croise celui de Sawyer. Je vois alors le sourire le plus arrogant qu’il soit peint sur ses lèvres.
— Tu vois quelque chose qui te fait envie, mon petit chou, demande-t-il d’une voix aussi suave que du whisky Tennessee.
La chaleur me monte aux joues. Eh bien, voilà comme c’est gênant. Voilà pourquoi j’essaie de ne pas le regarder directement dans les yeux, sinon, je perds tout contrôle de mes sens.
Au lieu de lui répondre, je lui fourre les deux verres dans les mains.
— Voilà pour vous. Tu peux les ramener à ta table. Merci d’être venu les chercher.
Sans dire un autre mot, je tourne les talons et fuis en cuisine.
Son ricanement me poursuit – me hante.
Même son rire idiot est sexy.
 

 
Chapitre 2
 
SAWYER
 
 
— Qu’est-ce qu’elle a ? Pourquoi crois-tu qu’elle m’évite comme la peste ? demandé-je à Cade en chemin vers chez Jaxson et Julia.
Je suis frustré. Nous venons de quitter le Diner . Cette femme me met dans tous mes états et je déteste ça.
— Peut-être qu’elle n’est simplement pas intéressée. Tu sais que c’est possible, n’est-ce pas ?
— Non, ce n’est pas ça, réponds-je, ne croyant pas en cette possibilité. Ce n’est pas ça du tout. Tu ne vois pas la façon dont ses yeux ambrés me dévorent, comme si j’étais l’une de ces tartes qu’elle fait. Bon sang, cela me donne envie de me pencher sur elle, de lui retirer sa petite jupe de serveuse et de la baiser jusqu’à ce que nous mourions presque d’asphyxie.
— Peut-être que c’est parce que tu n’arrêtes pas de la chercher, et qu’elle n’en peut plus de toi.
Je ricane. C’est certainement le cas, mais je ne peux pas m’en empêcher. Elle s’irrite si facilement. J’adore quand elle se met à rougir. C’est tellement plus amusant de voir que c’est une torture pour elle de se détourner de moi, de cacher ses sentiments. Je veux toujours en savoir plus.
Notre conversation s’arrête lorsque nous nous garons devant chez Jaxson et Julia.
Maintenant, j’ai quelqu’un à embêter.
Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je descends du pick-up.
Cade frappe une fois, mais personne ne répond. Connaissant Jaxson, il est certainement au lit avec sa nouvelle femme. Je fais en sorte qu’on entende bien lorsque je frappe à la porte.
La porte s’ouvre en une microseconde, laissant apparaître un Jaxson torse nu et transpirant.
J’avais bien raison. Il essayait de s’envoyer en l’air.
— Faut-il toujours que vous arriviez au pire moment ?
— Content de te voir aussi, lui dis-je en lui donnant une tape dans le dos et entrant avec un grand sourire aux lèvres.
Julia passe la tête depuis la cuisine, ses cheveux complètement emmêlés comme si elle s’apprêtait à recevoir la partie de jambes en l’air de sa vie.
Son accueil est bien plus chaleureux que celui de son mari.
— Salut, les garçons. Entrez, donc.
— Salut, Julia, répond Cade, en s’asseyant autour de la table de la cuisine.
Mes salutations sont un peu plus, comment dire, tactiles.
— Eh, salut, beauté.
Je l’entoure de mes bras et repose mes mains sur son ventre légèrement arrondi, puis dépose un baiser sur sa joue.
— Je dois avouer, Julia, qu’à cause de toi, je commence à m’intéresser aux femmes enceintes.
— Oh Sawyer.
Elle se met à rire, me donnant un petit coup de coude dans les côtes.
Des mains calleuses me tirent en arrière par le col de ma chemise.
— Enlève tes sales pattes de ma femme, connard.
Je suis incapable de contenir mon rire, tandis que je viens m’asseoir à côté de Cade.
— Allez, Jax, détends-toi. Il plaisantait.
— Oui, Jax . Détends-toi.
Le regard qu’il me lance m’ordonne de me tenir en place. On ne peut l’embêter que jusqu’à un certain point.
On est arrivé à ce point.
— Vous avez faim, les garçons, demande Julia. Je peux vous préparer quelque chose.
— Nous revenons du Diner , alors ça va. Merci.
— Le Diner  ? Grace travaille encore, demande-t-elle en s’asseyant sur les genoux de Jax.
Cade lui répond par un hochement de tête.
— Évidemment qu’elle travaille, dit-elle en grommelant. Je me demande pourquoi je pose encore la question. Elle se tue à la tâche en ce moment.
Je l’avais aussi remarqué. Elle ne fait que travailler.
— Je peux te demander quelque chose, dis-je, en sachant que je ne le devrais pas.
— Bien sûr.
— Pourquoi m’évite-t-elle ainsi ?
— Parce qu’elle est intelligente, rétorque Jaxson avec un sourire en coin.
C’est à mon tour de monter sur mes grands chevaux.
— Je suis sérieux. Elle ne me regarde même pas, la plupart du temps.
En tout cas, pas quand je lui parle , mais je ne le fais pas remarquer.
— Sawyer, dit Julia doucement, en se trémoussant de gêne sur les genoux de Jaxson.
— Qu’y a-t-il ? Dis-moi. Ai-je fait quelque chose de mal ? Je sais que je suis souvent sur son dos, mais c’est seulement pour rire.
— Puis-je te demander pourquoi tu veux le savoir ? Que veux-tu lui faire ?
— À vrai dire, je n’en sais rien, mais j’aimerais au moins pouvoir être ami avec elle, que nous discutions.
Elle hausse les épaules.
— Tu dois simplement te montrer patient avec elle. Elle est sur ses gardes, elle a été blessée par le passé, et j’ai l’impression qu’elle ne m’a raconté que la moitié de ce qui s’est réellement passé. Il lui a fallu du temps pour s’ouvrir à Kayla et moi.
Je me recroqueville sur moi-même en entendant les paroles de Julia.
— Que veux-tu dire par « blessée » ? Que lui a-t-on fait ?
Elle détourne le regard, ce dernier se concentrant sur la table à manger.
— Ce n’est pas à moi de te le raconter.
— Devrions-nous le savoir ? demande Jaxson. A-t-elle des problèmes ?
— Non. Enfin, je ne crois pas. Comme je l’ai dit, ce n’est pas à moi de le raconter.
Nous la fixons tous, refusant de lâcher le morceau. Elle murmure enfin :
— Elle a perdu sa mère de manière tragique lorsqu’elle avait dix-sept ans. Ne me demandez pas les détails, parce que je ne vous en dirai pas plus, c’est bien trop horrible. J’ai aussi l’impression que là où elle était avant d’arriver ici n’était pas un endroit très charmant.
— Et son père ? Où est-il, demandé-je.
— Encore une fois, ce n’est pas à moi de vous raconter tout ça.
Elle plisse les yeux.
— Oublie. Tu ne m’intimides pas. Grace me fait confiance et je ne te dirai rien, mais Sawyer, si tu veux apprendre à la connaître.
— Quoi, demandé-je.
— Peu importe ce que tu lui veux, que ce soit être amis ou plus, je te demande d’être certain de ce que tu souhaites. Je ne veux pas que vous vous fassiez du mal. Vous comptez tous les deux pour moi.
Je hoche la tête, et je le lui promets.
Je mentirais si je disais que je ne voulais pas passer une nuit langoureuse avec Grace parce que je le désire, mais je veux aussi apprendre à la connaître, surtout maintenant que Julia a titillé ma curiosité.
Toutes ces questions laissées sans réponses ne me satisfont pas. Je suis le conseil de Julia et ferai en sorte de prendre des précautions, mais je refuse de lâcher le morceau. D’une manière ou d’une autre, j’aurai mes réponses, même si je dois surmonter tous les obstacles qu’elle dressera sur mon chemin.
 

 
Chapitre 3
 
GRACE
 
 
— Chérie, ne le prends pas mal, mais il faut que je te renvoie chez toi, me dit Mac, d’une voix sérieuse.
— Pourquoi ?
— Parce que cela fait dix heures que tu es là, Grace et que tu as bossé douze heures hier. On dirait que tu es prête à t’écrouler. Il faut que tu rentres chez toi et que tu dormes. Ruby arrive, elle se débrouillera très bien toute seule. Le rush du dîner est passé.
— Je vais bien, Mac. Vraiment.
Sa main se pose sur mon épaule.
— Il n’y a pas matière à débattre, chérie. Rentre et repose-toi. J’apprécie toute ton aide, mais il faut que tu te reposes.
— D’accord, dis-je, abandonnant la bataille. Mais cela ne me dérange absolument pas de faire toutes ces heures. J’ai besoin de cet argent.
— Vraiment, dit-il en haussant les sourcils. Et pour quoi faire exactement ?
— Je songe à suivre des cours en ligne. Je n’ai pas encore réfléchi à quoi, peut-être business ou quelque chose dans ce genre, réponds-je en haussant les épaules. Mais même des cours en ligne coûtent cher.
— Eh bien, dit-il l’air songeur. De combien parle-t-on environ ? Peut-être que je peux t’aider.
— Non, m’écrié-je en levant la main pour lui signifier de ne pas en dire plus. Tu en as déjà assez fait comme ça. Je n’en accepterai pas plus de ta part.
Il s’irrite de me voir réagir aussi négativement ; une ride se forme entre ses deux yeux. La dernière chose que je veux est de le blesser. Je le serre dans mes bras.
— J’apprécie et te suis reconnaissante de tout ce que tu as fait pour moi. S’il te plaît, ne t’offusque pas, et essaie de comprendre que je ne peux pas tout accepter.
Ses bras baraqués me serrent, un peu trop fort peut-être au point de me couper le souffle.
— Bien, tête de mule, je n’en parlerai plus, mais tu rentres tout de suite, Grace. Je veux que tu te reposes. C’est un ordre.
Je fais un pas en arrière, et fais un salut militaire.
— À vos ordres, chef.
Ses lèvres tressaillent.
— Allez, va-t’en. Je te vois demain, chérie.
— À plus tard.
Je me mets sur la pointe des pieds, l’embrasse brièvement sur la joue, puis attrape ma veste et mon sac à main. Avant de partir, je prends les restes des tables dont je me suis occupée dans la journée et passe par la porte de derrière, espérant que le magnifique Labrador couleur chocolat est là.
Je l’avais remarqué lorsque j’avais sorti les poubelles l’autre jour. Il avait couru dans la direction opposée à la mienne, complètement terrorisé. J’avais tout essayé pour le faire venir à moi, mais rien n’avait fonctionné. Il ne me faisait pas confiance ; ce que je pouvais comprendre. J’avais donc décidé de garder les restes des tables pour les lui donner et m’assurer qu’il ait au moins quelque chose à manger.
Bien sûr, dès que je pousse la porte et pose par terre l’assiette pleine, j’entends un cliquetis sur le bitume. Il ne faut pas longtemps avant que le magnifique Labrador fasse son apparition depuis un coin du bâtiment. Il s’arrête assez loin de moi, mais ne fuit pas lorsqu’il me voit.
Je prends cela pour une marque de confiance naissante et reste accroupie sur ma position, près de la porte.
— Allez, viens. Je ne vais pas te faire de mal, dis-je en adoptant un ton doux et rassurant. Tu n’as pas faim ? lui demandé-je en poussant légèrement l’assiette vers lui.
Il penche la tête sur le côté, un long et faible gémissement s’échappant de sa gorge.
De quoi as-tu peur ?
L’espoir m’emplit lorsqu’il commence à avancer vers moi, marchant prudemment. Je reste immobile, ne respirant presque plus. Il s’approche suffisamment pour manger ce que je lui ai déposé.
Je lève la main lentement dans sa direction, m’assurant qu’il puisse la voir et la pose délicatement sur son cou.
— Bon garçon. Tu vois, je ne te veux pas de mal.
Mes doigts sont délicats, caressant sa fourrure emmêlée.
— D’où viens-tu ? Tu n’as pas de famille ?
Il gémit, un son qui me brise le cœur.
— Ça va aller, ne t’en fais pas. Ce n’est pas si bien les familles, finalement. Ils sont bien bêtes de ne pas voir que tu es un bon toutou.
Un ricanement résonne derrière moi, me mettant la trouille de ma vie. Je sursaute en criant et atterris sur les fesses, me cognant au passage la tête contre la porte.
Le chien jappe et fuit en courant.
— Merde ! Ça va, Grace ?
Une paire d’yeux vert émeraude inquiets se pose sur moi. Sawyer s’agenouille devant moi.
— Sawyer ? Que fais-tu là, bon sang ? Tu m’espionnes ?
— Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Mac m’a dit que je pourrais te trouver ici. Je ne voulais pas interrompre ta conversation avec ton nouvel ami.
Il montre du pouce l’endroit vers lequel le chien vient de fuir, un sourire se dessinant sur ses lèvres.
Je lui jette un regard noir, tentant de cacher mon embarras.
— Eh bien, merci beaucoup. Tu lui as fait peur. Sais-tu combien de temps il a mis pour commencer à me faire confiance ?
Son sourire béat s’évanouit, laissant place à la culpabilité.
— Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas vous faire peur, ni à toi ni au chien. Est-ce que ta tête va bien ?
— Oui, ça va, réponds-je doucement. Que fais-tu ici ? Tu n’en as pas assez de manger dehors tout le temps ?
Il sourit. Mon estomac fait un bond.
— Je ne suis pas ici pour manger. Je suis ici, parce que je voulais te voir.
— Moi ?
— Oui, toi . Je voulais voir à quelle heure tu finissais aujourd’hui et te demander si tu voulais que je te raccompagne chez toi en voiture. On dirait que j’arrive au bon moment. Mac m’a dit qu’il te renvoyait chez toi.
— Tu veux me raccompagner chez moi ? demandé-je, un brin soupçonneuse.
— Oui.
— Pourquoi ?
— Pourquoi « pourquoi » ?
Pourquoi veut-il me raccompagner ? Qu’est-ce qu’il en retire ?
Il se relève...

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