Elle a changé ma vie
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Elle a changé ma vie , livre ebook

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Description

Cécile se pose beaucoup de questions quant à son avenir. Elle ne sait plus où en est son couple avec Arnaud et se rend compte jour après jour qu'ils n'ont plus la même complicité que lorsqu'ils se sont rencontrés. Il ne fait plus attention à elle et leur relation tourne uniquement autour de leurs enfants.


Lorsque Émeline, sa fille, invite une amie à sa fête d'anniversaire, Cécile ne s'attend pas à ce qui suit.


Elle n'aurait jamais imaginé tomber amoureuse d'une personne du même sexe qu'elle, pourtant, les réactions de son corps lorsque Rachel est dans les parages lui font rapidement changer d'avis. Seulement, cette dernière est également en couple et semble heureuse.


C'est là qu'un long combat débute et change la vie de Cécile à tout jamais.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 27
EAN13 9782902427338
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Elle a changé ma vie
 
 
KATE ABILLY
 
 
 
Elle a changé ma vie
 
 

 
«Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
 
Cette histoire est inspirée de faits réels. Les noms des personnages ainsi que certains passages ont volontairement été modifiées afin de respecter la vie privée de chacun.
 
©Kate Abilly
ISBN : 978-2-902427-33-8
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
 
KATE ABILLY
 
Maman de deux enfants (et une supplémentaire par substitution), âgée de 38 ans, la quarantaine approche ;-), j'ai longtemps pensé que l'écriture n'était pas faite pour moi.
C'est une « blague » entre ma femme et moi qui m'a donné le goût de la plume.
Cet ouvrage est le premier. Il est issu d'une histoire vraie, la mienne, ce qui en fait un récit authentique qui m’a permis de me retrouver moi-même et d'être bien dans mes baskets.
 
Table des matières
Chapitre 1 : La rencontre
Chapitre 2 : Se revoir
Chapitre 3 : Approfondir les choses
Chapitre 4 : Une suite surprenante
Chapitre 5 : La demande... et ce qui en découle
Chapitre 6 : Double jeu
Chapitre 7 : Soupçons
Chapitre 8 : Le double jeu continue
Chapitre 9 : Dur retour à la réalité
Chapitre 10 : Cas d'urgence
Chapitre 11 : Le début d'une nouvelle vie
Chapitre 12 : La solitude
Chapitre 13 : Une petite pause amoureuse
Chapitre 14 : Une nouvelle étape
Chapitre 15 : Une nouvelle vie de couple
Chapitre 16 : Des vacances mouvementées
Chapitre 17 : La rentrée
Chapitre 18 : En route vers de nouvelles aventures
Chapitre 19 : Une demande surprenante
Chapitre 20 : Tournant décisif
Chapitre 21 : Complications
Chapitre 22 : Les derniers préparatifs
Chapitre 23 : Le grand jour
 
Avant-propos
Avant de commencer, il faut que je vous dise que celle que j’étais au moment où cette histoire s'est déroulée n’est plus tout à fait celle que je suis maintenant.
 
Tout a débuté alors que j’avais trente-quatre ans. J’étais en couple avec un homme de sept ans, mon aîné. Ensemble, nous avons eu deux enfants : Émeline et Thibault. Je ne travaillais pas, je m’occupais de la maison et de ma petite famille.
Nous habitions un petit village plutôt calme, dans lequel je faisais partie d’une association qui se réunissait une fois par mois pour un atelier " activités manuelles ". C'était mon seul loisir. J’ai pu y faire la connaissance de quelques personnes, sans pour autant me faire de vrais amis. J’y ai appris pas mal de choses sur la cuisine : des recettes pas forcément connues, ainsi que des techniques de préparation qui peuvent faire gagner un temps fou. J'ai également appris à tricoter. Même si c’est plutôt perçu comme un loisir pour retraités, j'ai toujours voulu apprendre et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Deux fois par an, avec cette association, nous faisions aussi des sorties culturelles.
Tout cela était intéressant, mais pas suffisant pour combler mes journées.
 
Je m’occupais donc à ma manière. Après avoir fait le ménage quotidien de la maison, j’avais pas mal de temps libre et je n’avais personne à aller voir. Ma mère est décédée lorsque ma fille avait dix-huit mois, elle n'a malheureusement pas connu mon fils, et la relation que j’avais avec mon père à cette période était chaotique. Je n'avais pas non plus d’amies, alors je passais le temps comme je le pouvais...
Je sortais uniquement pour faire des courses ou pour emmener les enfants à l’école.
 
Je tiens également à préciser que plusieurs années auparavant, les médecins m'avaient fait prendre conscience que j'étais en obésité morbide, alors après deux ans de réflexion et dix-huit mois de préparation physique et psychologique, je m'étais lancée dans la grande aventure qu'est la chirurgie bariatrique. Opérée en décembre 2014, j’avais perdu une quarantaine de kilos au moment où j'ai décidé de reprendre ma vie en main.
À cette période, je n’étais pas bien dans ma peau ni dans ma tête. Je savais pertinemment que je ne finirais pas ma vie avec le père de mes enfants, mais je ne savais pas pourquoi ni comment cela se déroulerait. C’était comme une certitude. J’avais l’impression de passer à côté de ma vie.
Je n’avais aucune confiance en moi, je pensais ne pas être assez forte, ne pas être capable, ne pas savoir ce qui était bien ou mal pour moi, ne pas parvenir à prendre des décisions. Mais j’étais certaine qu’un jour ou l’autre, le destin finirait par agir, et ma vie changerait du tout au tout.
 
Quand ? Pourquoi ? De quelle manière ? Je n’en avais aucune idée.
Je savais seulement que cette vie n’était pas la mienne.
J’avais juste à attendre le bon moment.
 
Chapitre 1 : La rencontre
Tout commence en 2015. Un soir, Émeline sort de l’école toute contente en me disant :
 
— Maman ! Il y a une nouvelle élève dans ma classe, elle s’appelle Marie et elle est trop sympa !
 
Les jours qui suivent, elle me parle beaucoup de cette nouvelle amie, qui semble beaucoup l'apprécier en retour. Je suis heureuse de voir que ma fille s'est fait une nouvelle copine, elle qui est plutôt solitaire.
Un midi, elles sortent de l'école ensemble en discutant, puis la petite va retrouver sa maman tandis qu'Émeline vient vers moi.
 
— Tu as vu, maman ? C'est elle, Marie ! Je pourrais l'inviter à mon anniversaire ? S'il te plaît... me supplie Émeline avec son air à croquer.
— On verra d'ici là, ma puce. Ton anniversaire n'est que dans plusieurs mois. Rentrons, j'ai préparé le goûter, lui réponds-je en ébouriffant ses cheveux.
 
Sa nouvelle amie embrasse la joue de sa maman, puis celle de sa compagne. J'avais déjà remarqué ce couple de femmes sans savoir qui elles venaient chercher. Maintenant, je sais qui est la mère de Marie, elles se ressemblent énormément. 
De loin, elle me paraît être quelqu’un de bien. Sympathique, mais renfermée. Comme si elle n'était pas elle-même. Le genre de personne que j’ai envie de connaître, mais je suis encore très complexée et je n'arrive pas à aller vers les gens.
 
Depuis, chaque fois que je vais à l’école, je regarde partout pour voir si je l'aperçois, pensant qu'elle entamerait la conversation. Mais il est rare qu’elle vienne chercher sa fille. Marie va régulièrement à la garderie.
 
* * * * *
 
Début juin, Émeline prépare la liste des invités pour sa fête d'anniversaire et me demande :
 
— Maman, je peux inviter Marie ? Elle est très gentille, et tu verras, elle est sage et bien élevée.
— Bien sûr, chérie ! Tu as le droit d'inviter cinq de tes amis. Mais attention ! Que des enfants sages et bien élevés ! dis-je en reprenant ses termes pour la taquiner.
 
Secrètement, je suis ravie de cette opportunité de pouvoir enfin faire la connaissance de la mère de sa copine. J'ai l'intime conviction que nous allons bien nous entendre.
Les cartons d’invitations faits, Émeline les distribue. Tout le monde valide sa présence, pour le plus grand bonheur de ma fille qui s'apprête à fêter ses huit ans.
 
Quelques jours plus tard, arrive le grand jour. Grâce à mes cours de cuisine, je fais un gâteau à étages, que je décore avec de la pâte à sucre et des figurines Disney. Émeline prépare la table avec des bonbons, des décorations et la vaisselle en carton rose que j'ai achetée pour l'occasion. 
Les invitées arrivent et la fête commence. Les filles s'amusent comme des folles, les rires emplissent la maison. Mon gâteau fait fureur et Émeline reçoit des cadeaux qui lui plaisent beaucoup.
Lorsqu'arrive le soir, les enfants repartent tour à tour avec leurs parents, et la mère de Marie vient la chercher avec sa compagne. Je saute alors sur l’occasion pour discuter un peu. 
 
— Bonsoir ! Je suis Rachel, la maman de Marie. Ça s'est bien passé cet après-midi ? 
— Oui, impeccable, dis-je timidement. Je ne l'ai pas entendue, elle a été très sage.
— C'est bien. Je suis contente, même si je sais qu'elle est assez calme en général. 
— Je leur ai fait faire de la peinture sur plâtre, qu'elles remportent chez elles, elles ont dansé et ont mangé du gâteau. J'ai pris quelques photos en souvenirs, dis-je en souriant.
— J'aimerais les voir, c’est possible ? demande-t-elle.
— Je n'ai plus de batterie, mon téléphone s'est éteint. Mais je vais les mettre dans mon album virtuel privé lorsqu'il sera rallumé. Je peux vous inviter à le consulter si vous voulez ! Pour cela, il faudrait que nous soyons amies sur les réseaux sociaux... 
 
Tout en parlant, Rachel m'invite sur le réseau social qu'elle consulte le plus souvent. Elle est heureuse de rencontrer quelqu’un du coin, car elle ne connaît personne. Alors qu'elle m'explique cela, je m'aperçois qu'elle me dévore des yeux. Du moins, c’est l’impression que j’ai. Moi-même, j'ai du mal à quitter son regard, mais pour donner le change, je me tourne de temps en temps vers sa compagne afin qu’elle ne pense pas que je drague sa belle.
 
Malgré le fait de l’avoir dans mes contacts, je ne sais toujours pas comment faire pour entamer la conversation avec elle. Je n’ose pas lui envoyer de message. J’ai peur de paraître intrusive.
Trop timide à cause de mes foutus complexes, je ne sais pas comment m’y prendre. J'ai envie de la connaître, mais en même temps, je ne sais pas de quoi parler pour ne pas la faire fuir. J'ai peur de ne pas être assez intéressante à ses yeux.
En attendant qu'un miracle me tombe dessus, je regarde souvent son profil social afin d'en apprendre un peu plus sur elle et de voir les photos qu'elle partage.
 
Ce que je ressens est étrange. C’est comme si un espoir était né en moi. Comme si j’attendais plus qu’une simple amitié en rapport avec nos filles.
Seulement, j'attends. J’attends une raison pour lui envoyer un message. Pour avoir le plaisir de lui parler. Pour pouvoir la revoir.
 
Chapitre 2 : La revoir
Émeline apprécie tellement Marie, qu’elle veut l'inviter à passer un après-midi à la maison. Pour lui faire plaisir, je m'arrange avec la mère de cette dernière afin d'aller les chercher, elle et sa fille, mercredi. Rachel n'ayant pas le permis, je ne peux pas les laisser faire les quatre kilomètres qui nous séparent à pied ! 
 
En attendant que ce jour arrive, je suis impatiente, comme une enfant qui attend le passage du père Noël. Puis l'heure du rendez-vous arrive enfin. Je vais pouvoir discuter avec elle et essayer de renforcer ce semblant de lien d'amitié qui commence à nous lier. Seulement, je ne sais toujours pas comment apprendre à la connaître. Comment dire plus que ces simples formalités que j'emploie toujours sans oser aller plus loin dans la conversation ? Néanmoins, le fait de savoir que je vais la voir me fait un drôle d'effet. J’ai l’impression que quelque chose de fort peut se tisser entre nous, sans réellement savoir quoi. 
Malgré mes efforts, je ne parviens pas à dépasser ma timidité, et même si je passe un moment agréable, je n'apprends rien de plus sur cette femme. À mon grand regret...
 
Un samedi, alors que je fais une sortie avec mes enfants et mon compagnon, je reçois un message de Rachel, qui me propose d'emmener Émeline avec elle et sa petite famille dans un parc en Alsace, le lendemain. Je ne peux pas expliquer la joie que je ressens à ce moment-là. J’ai une impression de légèreté que j'essaie de dissimuler.
Je prends quelques secondes pour me ressaisir, puis demande à ma fille :
 
— Émeline ! Marie t'invite à passer la journée de demain au parc. Est-ce que tu veux y aller ?
— Oh, oui ! répond-elle joyeusement.
 
Je m'empresse alors de répondre à l'invitation, déjà impatiente de croiser le regard de celle qui m'intrigue tant.
Le jour suivant, lorsqu'en début de matinée, une voiture s'arrête devant la maison, Rachel en descend et vient chercher Émeline. Mon bonheur est insoupçonné quand mes yeux s'accrochent aux siens, même s'il ne sort que quelques courtes phrases de nos bouches. 
Quand elle ramène Émeline en fin de journée, elle m’explique que les filles veulent dormir ensemble, mais elles n’arrivent pas à se décider dans quelle maison. Finalement, elles se mettent d'accord pendant que Rachel me raconte brièvement leur journée, et c'est Marie qui vient chez nous. Cela ne me dérange pas, bien au contraire. 
Tout compte fait, les filles sont si inséparables que Marie reste deux nuits à la maison. Elle donne l’impression de ne pas vouloir rentrer chez elle.
Cela me donne une excuse valable pour contacter Rachel afin de lui donner des nouvelles de sa fille. Elle est rassurée de savoir que sa fille n'est pas seule, qu'elle a des amis et qu'elle s'amuse, pour changer.
Pendant ces deux jours, nous discutons beaucoup par messages et même si notre sujet principal est le bien-être de nos filles, un lien indescriptible commence à se tisser. 
Puis Marie doit partir chez son père, alors je la ramène chez elle. C'est un grand déchirement pour les filles, et intérieurement, j’ai le moral en berne. Cette fois, je n'ai plus d'excuse pour contacter Rachel.
Au fil des jours, j’ose tout de même prendre de ses nouvelles. Comme ça, sans raison. Mais comme je ne veux pas qu'elle se sente harcelée, je fais en sorte d'espacer suffisamment mes messages. Lorsqu’elle me répond, cela me réconforte. Elle me donne l’impression de m'apprécier et de vouloir rester en contact avec moi. Et je dois avouer que ça me donne des ailes.
Au fur et à mesure de nos courtes conversations, j'apprends qu’Anne, sa compagne, vend des accessoires de beauté, des bijoux fantaisie et des objets de décoration. Elle m’invite d'ailleurs à venir voir tout ça, un jour où Marie est là afin qu'Émeline et Thibault puissent se joindre à elle pour jouer dans le jardin.
Autant dire que ma joie s’amplifie au fur et à mesure.
 
Lors de ce rendez-vous, on se lâche rarement du regard. On est comme hypnotisées l’une par l’autre. Elle me montre ce que son amie vend et je joue le jeu en lui prenant quelques trucs, comme des boucles d’oreille pour Émeline et de l’encens. J’adore cela, ça embaume la maison et l'odeur reste assez longtemps. Je trouve que c'est apaisant.
Je découvre les différentes senteurs et elle me montre celles qu’elle préfère. J’en sélectionne quelques-unes pour mieux découvrir ses goûts, puis elle me tend un bâton au parfum sensuel, en faisant une remarque des plus surprenantes :
 
— Grâce à cette délicieuse odeur, au lit, je peux être déchaînée, mais toujours avec passion !
 
Ce qui provoque en moi une réaction insoupçonnée. Ma première pensée est de vouloir voir si ses dires sont vrais. Cela me surprend moi-même. Je n'ai jamais eu d'expérience avec une femme et je suis en couple...
Après coup, je me dis que si l’occasion se présente un jour, je serais bien bête de refuser. J'ai une soudaine envie de tenter de nouvelles choses, mais en même temps, je me sens honteuse de penser cela alors que nos conjoints sont juste à côté de nous.
 
Ce moment restera gravé en moi tant par ses mots que par le regard qu’elle a posé sur moi. Ce fut comme un instant de complicité furtive. Mon cœur a fait un saut périlleux, et c’est la première fois que cela m’arrive. J'avoue que ça me fait vraiment bizarre. Je ne sais pas quoi penser ni comment interpréter ses propos. Est-ce que je dois les prendre comme des avances ? J'imagine que seul l’avenir me le dira. 
Avant de les quitter, nous invitons Marie à venir pique-niquer avec nous dans le parc où nous avons l'habitude d'aller. Celle-ci en est ravie, surtout lorsqu'elle apprend qu'elle dormira à la maison, car la route est plutôt longue. C'est ainsi que le vendredi soir suivant, je passe chercher la petite avant de rentrer à la maison.
 
Nous ne pouvons finalement pas accéder au parc que nous aimons tant, car la route qui y mène est en travaux. Toutefois, en roulant vers l'inconnu, nous trouvons un autre endroit sympathique où l'on passe un petit moment avec les enfants. Le lieu se trouve au bord d’une source, c'est donc avec le doux bruit de l'eau et sa fraîcheur, que nous mangeons. Lorsqu’ils terminent leur sandwich, les petits garnements se baignent entièrement habillés. Heureusement, par ce temps, ils seront secs en moins d'une heure. Nous les laissons s’amuser un peu, puis je leur donne un ballon pour qu’ils sortent de l’eau afin que leurs vêtements sèchent.
 Après cela, nous allons visiter une ferme pédagogique, puis en repartons avec du fromage, pour le plus grand bonheur des enfants. Pour finir, nous allons dans un petit parc de jeux de la ville. Je prends des photos et en envoie une partie à Rachel. Elle est ravie de voir que sa fille s'amuse et me remercie de lui faire partager ces images qui rappelleront de bons souvenirs à Marie dans quelques années.
 
Le lendemain, en ramenant Marie chez elle, Rachel nous propose un café afin de discuter un peu.
 
— Je suis embêtée pour la rentrée scolaire, me dit-elle. Je ne sais pas comment faire pour emmener Marie à l'école ni pour la récupérer... je n'ai pas le permis et ma compagne travaille. À pied, ça risque d'être éreintant, la route est longue.
— Si vous voulez, je peux venir la chercher le matin et la ramener le soir, dis-je.
— Je vais en parler avec Anne, dit Rachel. C'est gentil de proposer.
— Je peux même la prendre à manger le midi, dis-je. Cela évitera les frais de cantine, et ça ne me dérange pas.
— Euh... merci. Je vous tiens au courant, répond-elle embarrassée.
 
Arnaud, mon compagnon, ne me contredit pas, et quand nous en reparlons à la maison, je m'excuse de ne pas lui avoir demandé son avis...

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