Fight for her , livre ebook
172
pages
Français
Ebooks
2025
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2025
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Publié par
Date de parution
23 avril 2025
EAN13
9782376524861
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
1 Mo
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Date de parution
23 avril 2025
EAN13
9782376524861
Langue
Français
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Titre de l'édition originale : Fight for her
Copyright © Butterfly Editions 2025
Couverture © Butterfly Editions
Tous droit réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit sous n'importe quelle forme.
Cet ouvrage est une fiction. Toute référence à des événements historiques, des personnes réelles ou des lieux réels cités n'ont d'autre existence que fictive. Tous les autres noms, personnages, lieux et événements sont le produit de l'imagination de l'auteur, et toute ressemblance avec des personnes, des événements ou des lieux existants ou ayant existé, ne peut être que fortuite.
ISBN : 978-2-37652-486-1
Dépôt Légal : avril 2025
09042025-1730-VF
Internet : www.butterfly-editions.com
contact@butterfly-editions.com
Ludivine Hart
ISBN : 978-2-37652-486-1
À toutes les personnes qui subissent en silence toutes sortes de violence, on vous croit.
« La honte doit changer de camp. »
Merci, Gisèle Pélicot.
En cas d’urgence, appelez le 17 .
Numéro à appeler si vous victime ou témo in de violences conjugales : 3919
Numéro à appeler si vous êtes victime de viol ou d’agression sexuelle : 0800 05 95 95 - SOS Viol
1
Leonore
Je dépose mes valises dans ma chambre en observant autour de moi. Je ne peux retenir un long soupir. Si l’on m’avait dit, il y a une semaine encore, que je retournerais vivre chez mes parents dans la banlieue huppée de Toronto après avoir vécu sept ans en France, je ne l’aurais pas cru. Me revoilà à la case départ : au Canada, chez mes parents, à vingt‑cinq ans, en ce début septembre deux-mille-vingt-trois.
J’enchaînais peut-être les petits boulots après mes études de communication, mais tout se passait bien pour moi à Paris. Tout du moins, jusqu’à ce que mon ex me trompe avec Élodie, ma meilleure amie, quelques jours plus tôt. Je ne l’ai appris qu’hier par une ancienne de ses connaissances à qui elle avait fait le même coup. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, n’est-ce pas ? Ça prend sens, maintenant. Je n’ai pas attendu longtemps pour réserver un billet d’avion, plaquer mon ex, puis quitter son appartement pour revenir sur ma terre d’origine. Bien évidemment, il a essayé de s’excuser, prétextant qu’il s’était égaré, qu’il ne recommencerait pas. Bla-bla-bla, pas avec moi.
Je commence même à croire que je ne l’aimais pas tant que ça, finalement. Je n’aurais pas eu tant de facilités à le rayer de ma vie, sinon. Oui, je suis triste, blessée, je me sens trahie, mais à part ça, il ne me manque pas. En y repensant, je ne sais pas ce que je trouvais à ce Français BCBG. Je ne me suis jamais sentie à l’aise avec lui et sa famille, même au bout de six ans de relation. J’aurais peut-être dû le comprendre bien plus tôt. Enfin bon, maintenant, c’est fait. Mieux vaut tard que jamais.
Malgré tout, devoir me reconstruire une vie me chagrine réellement. J’ai beau revenir chez moi, j’ai pourtant l’impression de tout recommencer à zéro. Je dois reprendre mes marques, me retrouver un travail. Hors de question de vivre aux crochets de ma famille ! Peut-être que j’aurai plus de chances de dénicher un poste d’attachée de presse, ici !
— Sœurette !
Je sursaute, ne m’attendant pas à ce que mon frère soit là. Je pensais que je serais seule à la maison. Je n’ai pas le temps de le saluer qu’il me soulève dans ses bras pour nous faire tourner en plein milieu de ma chambre.
J’éclate de rire en battant des jambes.
— Repose-moi, Nat ! J’ai le ventre barbouillé à cause de l’avion, pas sûre que tu apprécies que je me vide sur toi.
C’est la phrase magique. Je retrouve la terre ferme en un rien de temps.
— Va gerber ailleurs ! Le vol s’est bien passé ?
Je pose la main sur mon front pour retrouver mon équilibre. Mon ventre gargouille disgracieusement, signe que nous ne sommes pas passés loin de la catastrophe.
La vision plus claire, je me reconcentre sur mon grand frère, Nathan. Plus d’un an que je ne l’ai pas revu en chair et en os. Ses cheveux bouclés, aussi noirs que les miens, sont coupés courts. Quant à ses yeux verts, épiphénomène dans notre famille, ils n’ont pas perdu cette étincelle malicieuse. Mon frangin, hors de son ring de boxe, est un grand blagueur. On a toujours l’impression qu’il prévoit un coup. À son grand désarroi, j’aime bien le surnommer « golden retriever », vu son énergie débordante.
Je remarque que ses traits deviennent de plus en plus mûrs. À vingt-neuf ans, il serait temps ! Il a toujours paru plus jeune que son âge, mais là, il devient clairement un homme.
Après mon observation, je m’apprête à répondre. Plus rapide que moi, il me coupe en posant sa main sur ma bouche.
— Tu sais quoi ? On en parlera plus tard. Je dois aller m’entraîner. Tu viens au match ce soir ?
— Nathan… soupiré-je. Je suis fatiguée et j’aimerais…
— Tu dois te changer les idées, Leo !
Je souris doucement. Ça me fait plaisir qu’il pense à mon bien-être.
— Je sais. Promis, une autre fois !
J’aurais dû me douter qu’il n’allait pas abandonner. Je ne peux m’empêcher de souffler devant son regard de chiot battu. C’est reparti. J’ai comme l’impression de n’avoir jamais quitté cette maison…
— S’il te plaît, ma petite sœur adorée… Je me battrai encore mieux si tu es là !
— Il te faut une copine ! explosé-je de rire.
Qu’est-ce qu’il peut être débile. Comme si je pouvais avoir un quelconque impact sur lui…
Les yeux, faussement tristes, de Nathan continuent à me supplier. J’essaye de le soutenir, vraiment. Un sourire malin étire rapidement ses lèvres, je flanche.
— Si tu viens, je te paye un chai tea latte tous les jours pendant un mois.
Mes épaules s’affaissent, il a gagné. Il brandit les bras en l’air tel le champion de boxe qu’il est. Je l’observe quitter ma chambre en sautillant.
— Je t’envoie l’adresse par SMS dans la journée ! me lance-t-il depuis le couloir.
Je secoue la tête en riant légèrement. Ce mec m’a toujours eue à l’usure. Je n’en reviens pas qu’il ait encore réussi à me faire craquer. Combien de fois m’a-t-il foutue dans la merde en utilisant cette technique ? On pourrait penser que j’ai appris de mes erreurs, pas du tout.
Je passe le reste de la matinée à ranger mes affaires. Je parle rapidement à mes parents qui sont en voyage d’affaires, comme d’habitude. À la tête de l’entreprise d’architecture familiale, ils sont rarement à la maison. Quand nous étions enfants, ils partaient déjà beaucoup, mais toujours séparément. Une fois que Nathan a eu quinze ans et qu’il pouvait s’occuper de moi –je suis sa cadette de quatre ans –, ils ont décidé de partir ensemble, nous laissant souvent seuls, comme maintenant. Malgré tout, j’avais un peu espoir qu’ils seraient là pour mon retour. Surtout vu mon état. Pour une fois, j’ai réellement besoin d’eux. Leur excuse ? Je suis revenue sur un coup de tête, ne leur permettant pas de s’organiser. Selon leurs dires, je suis assez grande pour me débrouiller. Pour être honnête, je ne leur en veux même pas, ils m’ont habituée à ce genre de remarques, de comportement. Ils ont raté mon bal de promo, certains Noëls, même l’un de mes anniversaires. À Paris, au moins, je n’attendais rien de leur part. Mon frère avait beau me manquer tous les jours, je m’y sentais bien. Une fois qu’ils seront de retour, en revanche, là, j’aurai intérêt à me montrer présente. Nous allons enchaîner repas de famille sur repas de famille. J’en ai déjà de l’urticaire rien que d’y penser. Heureusement que Nat et Colin, son meilleur ami, seront là. Je ne sais pas comment je pourrais supporter ces moments sans eux.
Colin.
Comment réagira-t-il en me voyant après toutes ces années ? M’en voudra-t-il de lui avoir avoué mon béguin d’adolescente juste avant mon départ pour Paris ?
À l’époque, il m’avait rejetée. Je suis passée au-dessus, mais lui ? De colère ou de honte – je ne sais pas vraiment –, j’ai supprimé son numéro et ne l’ai, à aucun moment, cherché sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, il n’était inscrit nulle part. Pas une fois, je n’ai demandé de ses nouvelles à Nathan.
Le temps a passé, de l’eau a coulé sous les ponts. J’ai mûri, évolué. Je suis devenue une femme qui ne le regardera plus jamais avec les yeux d’une jeune fille écervelée, en mal d’amour. Je suis impatiente de voir ce qu’il est devenu. À son propos, je ne sais qu’une chose, il est aussi boxeur professionnel. Il m’arrive parfois de penser encore à lui, mais plus par nostalgie qu’autre chose. Je suis certaine d’une chose, mon béguin a disparu, et pour lui aussi, cela doit être de l’histoire ancienne. Tout ne peut que bien se passer !
Plus tard, quand je vais chercher le courrier, la voisine d’en face ouvre sa porte. Une vraie commère. Combien de fois nous a-t-elle balancés, Nathan, Colin et moi, à nos parents ?! Elle semble si aigrie, il suffit de voir la façon dont elle me lorgne.
— Tu es de retour, à ce que je vois.
— Pour vous jouer de mauvais tours, ne puis-je m’empêcher de rétorquer.
Je me retiens d’éclater de rire face à son air ahuri.
— Pardon ?!
Oh, serait-elle devenue sourde entre-temps ?
— Je disais que oui, j’ai fait le tour.
— Tu as la mine des mauvais jours.
Je hausse les épaules. Si elle croit que je vais lui parle