Forbidden Lover
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Description

Alix est devenue quelqu’un de timide, renfermée sur elle-même à cause d’un événement de son passé, mais n’a pas sa langue dans sa poche pour autant. Après la mort tragique de sa mère, elle est envoyée chez son père, qu’elle n’a pas revu depuis des années, elle doit abandonner sa maison d’enfance et sa meilleure amie.



Hash est arrogant, violent et bagarreur, il refuse de s’attacher. L’amour c’est inutile et les femmes, uniquement des partenaires d’une nuit. Les seuls qui ont une place dans son cœur sont sa mère, son beau-père et sa petite sœur.


La rencontre entre nos deux héros sera électrique, remplie de catastrophes et de maladresse. Ils se détesteront, mais ne dit-on pas qu’entre l’amour et la haine il n’y a qu’un pas ? Que leur réserve la vie comme autres tours ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9791096784448
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Forbiddenlover
#Immoralité
AngèleLine

ForbiddenLover
#immoralité
© Jenn Ink Editions
Tous droits réservés.
Le Code de la propriété intellectuelle interdit lescopies ou reproductions destinées à une utilisationcollective. Toute représentation ou reproduction intégraleou partielle faite par quelque procédé que ce soit,sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illiciteet constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Aucun extrait de ce livre ne peut être reproduit, scannéou distribué sous forme imprimée ou sous formeélectronique sans la permission expresse de l’auteure,sauf pour être cité dans un compte-rendu de presse.
AVERTISSEMENTS

Cetexte est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec despersonnes vivantes ou mortes, des lieux ou des évènementsréels n’est que pure coïncidence pour laquellel’auteur(e) décline toute responsabilité.
Ce livre contient un langage familier ainsi que des scènes àcaractère sexuel, pouvant heurter la sensibilité desplus jeunes.
Il est destiné à un public averti.
Soudain,ça arrive.
Quelquechose se déclenche.
Et àce moment-là, tu sais que les choses vont changer, elles ontdéjà changé.
Et àpartir de là plus rien ne sera comme avant.
« TwilightLove : Trois mètre au-dessus du ciel »
Chapitre 1
Alix
Mes valises sont bouclées, mises dans lecoffre de ma Mini Cooper noire et rose, que ma mère m’aachetée avant son décès. Le reste de mesaffaires est déjà arrivé chez mon père.Un dernier regard vers cette maison qui m’a vu naître,grandir, devenir la personne que je suis devenue. Une larme solitaires’échappe sur ma joue, je regarde le ciel.
— Je sais maman, je t’avaispromis de ne pas pleurer, mais c’est dur, tu me manquestellement.
J’essuie ma joue, puis monte dans mavoiture, je ne pensais pas que cela serait autant compliqué dequitter cet endroit rempli de souvenir.
Je ferme les yeux, souffle, puis programmel’adresse de la maison de mon père dans le GPS etdémarre, c’est parti pour sept heures de route.
Fatiguée de la route, je passe dans lecentre de cette nouvelle ville qui va m’accueillir. Je trouveune place rapidement pour aller acheter un cadeau, dans ce magasin àcôté d’un bar, pour ma petite sœur que jen’ai jamais vue, à part sur les rares photos que monpère m’a envoyées.
Je n’ai pas de très bonnesrelations avec lui depuis qu’il a quitté ma mèrepour aller vivre avec son assistante, je sais, c’est trèscliché. Le pire, c’est qu’il l’a épouséejuste après le divorce prononcé. Il n’avait aucunrespect envers ma mère qui pleurait tous les soirs son amourperdu. Puis, quand on a annoncé à ma mère soncancer inopérable, elle m’a demandé de pardonnerà mon père. J’ai commencé à luiredonner quelques nouvelles, mais je ne lui ai pas pardonnépour autant.
Un crack suivi de plusieurs booms me ramèneà la réalité, je sors en trombe de ma voiture.
Merde, ce n’est pas possible, cela nepeut arriver qu’à moi !
En reculant, je n’ai pas vu la rangéede motos qui était garée, j’ai tapé dansla première qui a entraîné les autres dans sachute. Je regarde à gauche, à droite, je passe la maindans mes cheveux détachés, peut-être que si jeferme les yeux tout sera devenu comme avant. Soudain, je sens unemain ferme m’attraper le bras.
— C’est toi qui as fait ça ?
Je rouvre les yeux pour tomber sur un mecsublimement canon. Une vingtaine d’années, les cheveuxrasés sur les côtés, plus longs sur le dessus, ila des tatouages dans le cou, sur les mains, il doit en avoird’autres, mais ce qui me fascine le plus ce sont ses yeux d’unejolie couleur noisette.
Son regard est hypnotisant.
Il est « canonissime ».
Pendant que je le contemple, il me secoue, cequi me ramène sur la terre ferme.
— Hey je te parle…
— Désolée c’étaitun accident.
— Un accident ? Tu les asbien abîmées, tu as de quoi réparer tes dégâts ?
Ma mère m’a bien léguéun peu, mais je n’ai encore rien touché, je n’aipas assez d’argent pour réparer leurs motos.
Je suis bien dans le pétrin !
— Euh, c’est que… Euh…
Il me secoue encore, ce qu’il peut êtreagaçant à la fin ! J’attrape son petit doigtde la main qui me tient et je lui tords le plus fort possible.
— Mais aïe, tu es complètementgivrée comme nana !
— Je ne suis pas un prunier, arrêtede me secouer, ce n’est pas comme ça que tu auras tesréponses !
Je vois ses potes, que je n’avais pasremarqués avant éclater de rire.
— Et non, je suis désoléeje n’ai pas l’argent pour vos bécanes.
— Alors, on va avoir un problème.Tu comptes faire comment pour le bordel que tu as foutu ?
— Et bien comme les personnescivilisées, on va faire un constat et les assurances feront lereste, mais seulement pour celle-là !
Je lui montre la première moto, celleque j’ai malencontreusement renversée. Parce que,techniquement, c’est celle-ci qui a renversé les autres.
— Hahaha, mais ce que tu es drôle !On n’est pas des personnes civilisées, comme tu le diset si tu n’avais pas tapé dans ma moto, elle n’auraitpas entraîné les autres.
Évidemment, il faut que ce soit lasienne, la première. Je ne sais pas pourquoi avec lui les motssortent tout seuls de ma bouche, alors que d’habitude, si jedois parler avec quelqu’un je bégaye, je cherche mesmots, je baisse la tête, triture mes doigts, enfin bref ce quefont tous les gens timides.
— Alors, on a un gros problème,car je ne paye pas pour les autres motos que LA tienne a reversées,réponds-je en lui enfonçant le doigt dans son torsemusclé.
Il s’approche de moi avec un regardmauvais, il me fait peur tout d’un coup, je me sens petite avecmon mètre soixante-deux. Ce monstre doit mesurer le mètrequatre-vingt-dix ou alors, il n’en est pas loin. Je baisse latête et tremble comme une feuille, alors que son souffles’approche dans mon cou, il me murmure à l’oreille :
— Tu n’as qu’àtravailler pour nous, tu es plutôt jolie. Sans que jeréfléchisse, je le gifle.
— Tu me prends pour qui ? Jene suis pas une pute. Ils se mettent à rigoler jaune.
— Ne lève plus jamais la mainsur moi, tu pourrais le regretter !
Je ne sais pas pourquoi, mais la fureur dansses yeux me fait le croire sur parole.
— Je pensais plutôt àtravailler chez nous, on te
trouvera bien un truc à faire, mais net’inquiète pas, on ne touchera pas à ton petitcul de nonne coincée.
Il ne pouvait pas me faire plus mal.
Il me donne un papier où se trouvel’adresse de chez lui, me dit que je dois y être ce soirvers dix-huit heures. Génial, cela ne fait pas une heureque je suis dans la ville de mon père et je détestedéjà quelqu’un. Ça va être sympa…
***
Je suis garée dans l’alléede la maison de mon père et sa compagne. La maison est trèsjolie, sur étage, grande, plus grande que celle que l’onavait avec ma mère. Des baies vitrées laissent entrerla lumière dans la maison. Dans l’allée bordéede fleurs de toutes les couleurs, se trouve une voiture récente ,celle de mon père certainement, vu qu’il a pris sajournée pour m’accueillir. Il y a aussi une moto devantle garage, je ne savais pas que mon père en faisait. Je décidede prendre mon courage à deux mains et sors de ma Mini.J’ouvre mon coffre pour récupérer ma valise et unsac à dos qui pèsent le poids d’une vache.
Je suis devant la porte, je respire un bon coupet toque trois coups. J’entends des voix, la porte s’ouvreet là, c’est la catastrophe. Je recule pour regarder lenuméro au-dessus, je suis bien au 213.
Merde c’est quoi le problème ?
Prise dans mes hésitations, je lâchemon sac à dos que je tenais dans ma main.
— Putain, après ma moto quetu emboutis, tu m’écrases le pied avec ton sac.
— …
Je ne sais pas quoi répondre. Qu’est-cequ’il fout là ? J’ai dû me planterquelque part...
— Mais attends, qu’est-ce quetu fiches ici ?
— Bah ça, je me le demande,réponds-je à moi-même.
— Tu me suis ?
 J’ai dû me tromper… Jecommence à lui répondre quand la voix de mon pèrerésonne dans le fond.
— Hash, fiche la paix à mafille.
Le prénommé Hash me regarde :on dirait que ses yeux vont sortir de leurs orbites.
— Tu es la fille de Steve ?
— Non, je suis le pape. Et toi, tues qui ? Mon père ne m’a jamais parlé detoi.
Il ricane, avant de me répond.
— Je suis Hash, le fils de Brenda.
— Je t’aurais bien ditenchantée, mais cela serait mentir, et je ne mens jamais.
Je le pousse pour entrer dans la maison et mavalise lui roule sur le pied : je l’entends grogner, maisil ne dit rien. J’avance dans la maison à la décorationtrès sobre, mais très chic. Les murs sont peints enblanc et gris, les meubles imitation chêne blanchi. Des cadreset des tableaux – qui doivent coûter une fortune –sont suspendus un peu partout dans la pièce. Quand j’entreun peu plus dans le salon, j’aperçois mon pèrequi reste immobile, en me regardant de la tête aux pieds.
— Bonjour, papa !
— Lily, comme tu as grandi.
Je déteste qu’il m’appelleainsi, je n’ai plus quatre ans.
— En huit ans, les genschangent.
Il ne relève pas ma petite pique pour meproposer un truc à boire.
— Steve, je retourne au club,embrasse maman et Nina pour moi.
— Tu pourrais rester un peu plus,Alix vient juste d’arriver, lui rétorque mon père.
— Je ne peux pas, je dois voir lemécano pour qu’il répare ma moto. D’ailleurs,Alix, je t’attends toujours à dix-huit heures.
Mon père ne comprenant pas nous regarde.
— En arrivant dans le centre, elle aembouti ma bécane.
— Alix ?
— Je n’ai pas fait exprèset puis elle n’a rien, sa mobylette !
Je l’entends s’étouffer puisj’ajoute.
— De toute façon, je ne viendraipas, j’ai d’autres
choses à faire.
Il s’approche de moi : avec sadémarche dangereuse, je me sens telle une proie prise au piègepar un prédateur. Il se penche pour arriver au niveau de monoreille et son parfum arrive à mon nez : une odeurmasculine de cuir et de menthe.
— Tu as plutôt intérêtà venir.
— Et qu’est-ce que tu feras sije ne suis pas ton conseil, tu vas me punir en me fessant ?
— Ne me tente pas, me chuchote-t-ilpour que je sois la seule à l’entendre.
Il se redresse, part en direction de la porte,se retourne pour me regarder d’un air sévère,puis me fait signe qu’il m’a à l’œil.Avec le dernier grain de courage qu’il me reste, je lui fais ungrand sourire ironique et lui fait un signe de main. Je vois ses yeuxdevenir noirs de colère, je sens qu’il aimerait metordre le cou à cet instant précis. Je l’achèveen lui envoyant un faux baiser : je l’entends grogner,puis la porte claque et le bruit d’une moto se fait entendre.Je tremble de tous mes membres, je suis exténuée, ceque c’est fatiguant de tenir tête à quelqu’un.
— Tu peux m’expliquer ce qu’ilvient de se passer ? Merde ! J’avais complètementoublié que mon père était là.
— Je n’ai pas tout comprismoi-même, soufflé-je en tentant d’esquiver sesquestion.
— Tu as du mordant maintenant, maiss’il te plaît, soit gentille avec ton demi-frère !
Cette fois-ci, c’est moi qui m’étouffeavec mon café : «  demi-frère » ? Et puis quoi, encore.
— Il n’est rien pour moi etencore moins mon «  demi-frère  ».
J’appuie sur ce dernier mot avec desguillemets faits avec mes doigts.
— C’est le fils de ma femme,j’aime ce gamin comme mon propre fils, donc si, c’est tonfrère.
— Nina est ma demi-sœur, OK,lui n’est rien. Maintenant peux-tu me montrer ma chambre ?Je suis fatiguée de cette route.
Mon père n’ajoute rien, mais jesens que cette conversation n’est pas terminée. Nousmontons à l’étage, il m’explique que lapremière porte à droite est leur chambre. Àcôté, celle de ma sœur, que j’aurais pudeviner grâce aux stickers accrochés avec son prénom.Pour finir, il me montre la porte en face de celle de Nina.
— Celle-ci, c’est la tienne,je te laisse la découvrir, je vais chercher tes bagages,conclut-il en me laissant devant la porte.
En découvrant ma chambre, je restebouche bée ; elle est super grande, j’ai undressing rien que pour moi. Ensuite, je vois une autre porte, jel’ouvre et arrive dans une grande salle de bain. Je n’entendspas mon père arriver derrière moi et je sursaute quandil me parle.
— C’est ta salle de bain, ellecommunique avec la chambre de Hash.
Le voilà, le problème de cettechambre trop parfaite.
— Ne t’inquiète pas, il estrarement là. Il a une chambre à son club de moto, ilpréfère passer sa vie là-bas… Je telaisse te reposer, m’annonce-t-il en sortant.
Je sors de la salle de bain, m’allongedans mon lit, et je m’endors en quelques secondes.
Chapitre 2
Alix
Je suis encore allongée sur mon lit :je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi, mais laroute m’avait complètement lessivée. J’attrapemon téléphone : il est dix-huit heures dix. Oups,Mr grognon ne va pas être content ! Je décide deme lever, prends un jogging, un t-shirt large et direction la douche.Je commence à me déshabiller quand je me rends compteque j’ai oublié ma trousse de toilette. Je m’enrouledans une serviette que j’ai trouvée dans le meuble sousle lavabo puis sors de la salle de bain. Je suis devant ma valisequand la porte de ma chambre s’ouvre en grand sur Hash, sesyeux parcourant mon corps. Quand je me rappelle qu’une simpleserviette me protège, je ressers mes bras sur ma poitrine. Jesuis pudique, alors me trouver dans cet accoutrement devant lui megêne.
— Je crois que tu as oubliénotre petit rendez-vous !
— Je… Je…
Arf, je suis tellement concentrée àempêcher ma serviette de tomber que je n’arrive pas àlui répondre.
— Tu ?
— Je.. Je t’avais dit que jene viendrais pas.
J‘aurais pu trouver mieux comme répartie.
— Oh, mais si tu vas venir !
— Non, je ne viendrai pas. Tu teprends pour qui pour me forcer la main comme ça ?
— Je me prends pour la personne àqui tu dois une réparation qui va te coûter un bras.
— Tu ne connais pas les assurances,couillon ?
C’était peut-être le mot detrop. Il s’approche de moi rapidement, me bascule sur sonépaule et me sort de ma chambre. Merde, je suis en serviette,il m’emmène où comme ça ? Je luitape le dos, gigote dans tous les sens, hurle. Putain ! Il estoù mon père quand j’ai besoin de lui ?
— Tu peux toujours crier, Steve estparti chercher ma mère avec Nina à son boulot.
Il lit dans les pensées des gens ouquoi !
— Mais, lâche-moi connard !!
Je l’entends grogner, quand une brûlureau niveau de mes fesses me fige direct.
— Je rêve ou tu viens de me donnerune claque sur le cul ?!
Pour répondre à ma question, uneseconde claque atterrit sur l’autre côté de monpostérieur. Merde, il m’a emmenée dehors. Je levois s’approcher de la gigantesque piscine – unevraie maison de bourge – etprendre son élan.
— Lâche-moi ! crié-jeen continuant de lui donner des coups de poing dans le dos. 
— Comme tu voudras, Princesse.
Je ne sais pas comment je fais, mais pendant qu’il me lance,j’arrive à l’attraper par le bras et je l’entraîneavec moi.
Si je n’avais pas été jetéede force, j’aurais apprécié la chaleur de lapiscine. Je remonte à la surface quand je me rends compte quema malchance me joue encore un tour. Je plaque mes mains sur mapoitrine et je tourne sur moi-même, putain, mais elle est oùcette fichue serviette !? Je suis toujours en train de la chercher,quand je remarque Hash sortir de l’eau.
— Hey, Princesse, c’est çaque tu cherches ?
Je lève les yeux vers lui et remarquequ’il tient ma serviette. Mes yeux tombent sur son t-shirttrempé qui moule son corps bien foutu. Je déglutis.
— Rends-moi ça !
— Tu viens au club ?
— Non !
— Donc pas de serviette !
— Quoi ? Tu déconnes,tu as quel âge ?
— Je n’aime pas que l’onme dise non, donc je fais tout pour arriver à mes fins. Tudevrais t’en souvenir à l’avenir.
— Donne-moi ma serviette !lui demandé-je en tapant ma main dans l’eau.
— Viens avec moi, et tu l’auras !
Il me fait chier avec son club. Je n’aique deux solutions : soit je sors à poil de la piscine etje rentre dans la maison, soit je me plie à sa volontéet j’ai ma serviette. Je pousse un cri de rage, il m’énerve,je ne peux pas sortir de la piscine comme ça. À moinsque…
— C’est bon tu as gagné,je te suis. Donne-moi ma serviette, maintenant !
Il semble hésiter, puis avance vers moiet me la tend. Je ne perds pas de temps et je m’enroule dedans.Je sors de l’eau et pars en direction de la maison pourm’habiller. Je sens qu’il me suit, il est juste derrièremoi. Je tente le tout pour le tout : je me mets àsprinter le plus vite que je veux, monte les marches trois par trois– j’entends ses pas me suivre – et arrive àma porte, l’ouvre, lui ferme au nez et donne un coup de clé.Une fois enfermée, je souffle un bon coup. Je l’entendsessayer d’ouvrir, taper à la porte, puis plus rien…Peut-être a-t-il abandonné ? Je décide dereprendre où j’en étais et pars dans la salle debain. Je prends ma trousse de toilette, ouvre la porte de la salle debain dans laquelle je le trouve appuyé sur le lavabo. Jesursaute en le voyant.
— Aurais-tu oublié que lasalle de bain communique avec ma chambre ?
Merde, fait chier, j’avais zappéce détail.
— Tu as essayé de me la faire àl’envers ! Maintenant,
je ne te quitte plus des yeux.
— Tu peux toujours rêver !
Je fais mine de reculer, mais la serviette quidégouline d’eau a créé une marre àmes pieds. Du coup, je glisse, tente de me rattraper comme je peux àla porte, mais je me vautre lamentablement sur le sol
— Ahhhhh, mais putain, elle va me lâcherune
bonne fois pour toutes cette putain demaladresse !
Je remarque que Mr grognon ricane, ce qui memet encore plus les boules.
— Princesse, ce n’est pas quela vue que tu m’offres me dérange, au contraire, mais ilfaut que l’on aille au club.
Je le regarde avec des yeux ahuris, necomprenant pas de quoi il parle jusqu’à son signe demain. Je baisse mon regard horrifié, remarque que ma seuleprotection s’est fait la malle et que, du coup, je lui offreune superbe vue sur ma poitrine nue. Je me dépêche deremettre ce morceau de tissu en place, je suis encore plus en pétard.
— Mais quelle journée demerde ! Dégage de la salle de bain, tire-toi, barre-toide cette baraque je t’ai assez vu comme ça, reviensdemain peut-être que je serais plus docile. Non, tu sais quoi ?Oublie-moi et, contacte mon assureur et démerde-toi avec. Ahsi, juste une dernière chose : ARRÊTE AVEC TESPUTAINS DE PRINCESSE !
Je finis mon monologue en lui hurlant dessus,quand j’entends la porte de la maison.
Génial, mon père et sa petitefamille parfaite sont là.
— C’est bien parce qu’ilsviennent de rentrer et que je ne veux pas faire un scandale chez eux,mais sache que l’on n’en a pas fini nous deux. Demain, àla première heure je viens te chercher. Mets un pantalon, jeserai à moto, crache-t-il avant de partir.
— Ouais, c’est ça, casse-toi…je me murmure à moi-même en essuyant une larme de rage,de fatigue…
C’est enragée que j‘entredans la salle de bain en claquant la porte, puis passe un bon momentsous l’eau pour essayer d’effacer cette journée àla noix. Après être sortie de ma douche et m’êtrehabillée confortablement, je décide d’appelerColeen, ma meilleure amie, qui est restée dans notre ancienneville. On se connaît depuis la maternelle, on est complètementdifférentes, mais complémentaires. Elle est aussiblonde que je suis brune. Elle est extravertie, sort, change de garscomme elle change de culotte, alors que moi je suis sortie qu’avecun seul gars et encore. On est restés seulement un moisensemble, car il s’est servi de moi pour approcher Coleen. Elleest grande, toujours bien habillée, alors que, moi, quand l’onme voit, on me croit sortie d’un couvent, mais je n’aipas toujours été ainsi. Le téléphone àl’oreille, je m’approche de la fenêtre : machambre donne sur le jardin. J’ouvre un peu pour laisser l’airentrer dans la pièce.
— Salut Bébé !!Tu vas bien ?
— Coucou Honey, oui ça va ettoi ?
— Super, même si tu memanques.
— Coleen, Tu me manques aussi !en plus, j’ai passé une journée de merde.
— Qu’est-ce qu’il t’estarrivé, ma morue ?
Je soupire, rien qu’en repensant àcette journée.
— Oh, plein de choses, àpeine arrivée dans cette ville que ma maladresse a fait dessiennes.
Coleen rigole au téléphone, elleme connaît tellement qu’elle sait que je peux faire desbourdes plus grosses que moi.
— Qu’est-ce que tu as fait ?Tu as écrasé quelqu’un ? Elle me faitsourire, j’en avais besoin.
— Non. En arrivant dans lecentre-ville, j’ai voulu acheter un truc pour Nina. En voulantme garer, j’ai tapé dans une moto et cette dernièrea entraîné toutes celles qui étaient àcôté. Les propriétaires des motos sont sortis, ily en a un qui m’est tombé dessus et m’a engueulée.
— Oooh non, Alix, il n’y aqu’à toi que ça peut arriver.
— Attends, ce n’est pas fini.Le gars en question est le fils de Brenda, la femme de mon père.
Je lui raconte le reste de ma journée :le rendez-vous, le coup de la piscine, cette maudite serviette…Elle explose de rire au téléphone, tout le long de monhistoire.
— Bébé, tu n’attiresque les problèmes, mais parlons sérieusement, ce mec,il est comment ? Il est canon ?
Je reconnais bien là ma meilleure amie,elle ne perd pas le nord.
— Il est potable. Ce qui n’estpas tout à fait ce que je pense, car Hash est carrémentcanon avec ses yeux noisette, ses cheveux bruns, ses tatouages…
— D’accord, en version Alix,cela veut dire qu’il est canonissime…
— Même plus !
Merde, j’ai dit ça à voixhaute.
— Mon dieu Al, tu as craquésur lui !
— QUOI !! Mais non, en plus, c’estun connard.
Nous continuons de discuter de Hash, puis demon père et tout avant de raccrocher. Je décide qu’ilest temps de rencontrer ma nouvelle famille.
Je descends les escaliers en entendant desvoix. Quand j’arrive dans la cuisine, toute discussions’arrête. Tout le monde me regarde, mes joues rougissent.Mon père vient vers moi, me pousse gentiment à entrerdans la pièce et m’incite à m’asseoirautour de la table.
— Voilà Brenda, ma femme, mela présente-t-il en la prenant dans ses bras et en déposantun léger baiser sur sa tempe.
C’est une belle femme d’unequarantaine d’années, brune, aux yeux noisette, commeceux de Hash, elle est plus grande que moi. Mon père continueses présentations avec la petite Nina, elle a dix ans,elle est blonde et a les yeux verts comme mon père.
— Et tu as rencontré tonfrère tout à l’heure.
— Stop, papa, je te l’ai déjàdit, Nina est ma sœur, mais lui n’est rien !
En voulant le montrer du doigt, je tape dansmon verre qui se renverse sur la personne concernée.
— Mais, putain, ce n’est paspossible tu m’en veux ou quoi ?
— Hash ton langage !
— Désolé maman !
Je me mords le poing pour ne pas rire :comment un mec comme lui peut s’écraser devant sa mère ?Mais pas de bol pour moi, Mr grognon remarque que je me moque de lui.Il me lance un regard méchant, je décide de l’embêterencore un peu en lui faisant un grand sourire moqueur.
Après m’être excuséeauprès de tout le monde, je décide d’allerprendre un peu l’air en sortant par la baie vitrée. Jene suis pas habituée à être entourée d’unegrande famille, j’ai vécu seulement avec ma mèreces dernières années. Je fais quelques pas sur laterrasse quand je sens une présence derrière moi :j’ai juste le temps de me retourner qu’une main sereferme sur ma gorge et me plaque contre le mur.
— Ça t’amuse de tefoutre de moi !!
— Franchement oui !!Maintenant, lâche-moi !
— Non !! Tu vas t’excuser…
Je me mets à rire quand il ressert saprise sur ma gorge.
— Tu peux toujours rêver.
Je ne sais pas pourquoi j’aime luirépondre pour l’enquiquiner. 
— Lâche-moi on tu vas encoresouffrir !!
Je place ma main sur la sienne et lui attrapeson petit doigt, pour appuyer mes dires. Moi qui pensais qu’ilme lâcherait, il ressert encore sa prise, je commence àmanquer d’air. Je lui retourne son petit doigt comme je lui aifait plutôt dans la journée.
— Lâche-moi… Conn...
Je n’ai pas le temps de finir ma phrase,que sa bouche s’écrase sur la mienne. Ce n’est pasun baiser avec passion, non : il m’embrasse pour me punir.Son baiser est violent, brutal. Sa langue essaie de forcer le passagede ma bouche, pour retrouver la mienne. Je place mes mains sur sontorse dur pour le pousser, mais mes lèvres n’en fontqu’à leur tête et lui le passage, répondantà son baiser. Ce n’est que quand je le sens sourire queje comprends. Je le pousse violemment, il me lâche.
— Ne refais plus jamais ça.
— Tu as aimé, tu as répondu.
— Juste un moment d’égarement.Maintenant salut.
— C’est ça, Princesse.À demain, je viens te chercher.
— Oui, mais si tu oublies, je net’en voudrai pas.
— Ne t’inquiète paspour ça…
Puis il rentre dans la maison, je décided’en faire autant.
Chapitre 3
Alix
Je suis étendue sur mon lit, mon cœurbat la chamade. Je pose deux doigts sur ma bouche, là oùHash vient de m’embrasser. Personne ne m’a embrasséecomme ça. C’était violent, déchaînéj’ai encore son goût de menthe et de cigarette dans labouche. Ma main descend sur ma gorge, là où sa mains’est refermée sur moi. Je le déteste et mon cœuraussi : il ne devrait pas s’emballer pour lui. C’estun connard de première. Il va falloir que mon corps se calme,mon ventre se met à gargouiller au même moment :c’est vrai que je suis repartie dans ma chambre sans avoirmangé. J’attrape le cadeau pour Nina et décide dedescendre.
Quand j’arrive en bas, je suis heureuse de voir qu’iln’est plus là. J’entre dans la cuisine oùtout le monde se trouve. Les regards se tournent vers moi.
— Désolée d’être partie commeça, mais je n’ai pas l’habitude d’êtredans une grande famille, avec…
Je ravale mon sanglot.
— Avec maman on était que toutes les deux.
— Ne t’inquiète pas, prends le temps qu’ilte faut.
— Tiens Nina, c’est pour toi !
Je tends le cadeau à ma petite sœur. Elle ouvre le petitsac et découvre un petit cahier pailleté avec unelicorne blanche à la crinière arc-en-ciel ferméavec un petit cadenas.
— C’est un journal intime, papa m’a dit que tuaimais écrire.
Ma petite sœur me saute dessus, passe ses petits bras menusautour de mon cou et m’embrasse sur les joues.
— Merci, Alix, il est trop beau.
Elle part dans sa chambre avec son cahier, je souris, cela me faitplaisir que ça lui plaise.
Il y a un moment de gêne : nous sommes tous les troisBrenda, mon père et moi, assis autour de la table. Personne nesait trop quoi dire, c’est un silence pesant. Mon pèreme regarde avec attention. En même temps, ça fait plusde onze ans que mes parents ont divorcé, huit annéesque l’on ne s’est pas vus. La dernière fois que jeleur...

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