Forme latente de soumission
99 pages
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Forme latente de soumission , livre ebook

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Description

Jérémy et Killian lui ont proposé un set BDSM extrême.


Attachée et exhibée dans leur donjon, elle devra accepter tous leurs sévices, pour le grand plaisir des spectateurs et du sien.


Tandis que les deux hommes installent un à un les accessoires qu'ils vont utiliser, son esprit vagabonde vers des souvenirs des séances intenses.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 3
EAN13 9782377806010
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Forme latente de soumission

 
 
 
 
 
 
 
 

 
Xandra Segredo
 
 
Forme latente de soumission
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Evidence Editions  2021

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 

Crédit photo : Jérôme Lamanolo
 
 
 
 
Avertissement

Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
 
 
 
J’ attends.
Le rendez-vous était à quinze heures précises. Comme d’habitude, je suis arrivée à moins le quart. Kilian et Jérémie étaient déjà là, joviaux et blagueurs. On s’entend bien. Ils m’ont demandé de me déshabiller et de les attendre là, sur ce cube, face au canapé. Je n’ai plus ma montre, je n’ai rien à lire, pas même mon téléphone et je trouve le temps long – ou plus précisément je trouve cette attente angoissante. Qui a dit « les gens ne savent plus s’ennuyer » ? À vue de nez, ça va faire presque trois heures que j’attends et rien ne se passe.
 
J’ai froid et j’ai mal aux fesses. Je tente de déplacer mon poids d’un côté sur l’autre, mais je l’ai déjà fait dix fois et je me souviens que cette position avait fait son temps… Surtout ne pas montrer que je bouge, surtout montrer ma soumission, Kilian et Jérémie m’ont donné un ordre et je me dois de le respecter. C’est ma règle de vie. Bondage, discipline, domination/soumission, sadomasochisme. BDSM. Quatre initiales pleines de sens qui sont tatouées en lettres cursives sur mon pubis épilé.
 
C’est comme ça, ils sont mes maîtres et je suis l’une de leurs soumises. Et si j’angoisse, c’est que j’ignore ce qui m’attend comme supplices – ni comme délices. C’est mon plaisir, je suis le petit « s » de la soumission, ils sont le grand « D » du dominant. C’est rare d’avoir deux maîtres en binôme, mais ils sont merveilleusement complémentaires.
 
Jérémie est le petit moche, un peu enveloppé, la peau laiteuse et des cheveux fins et gras. Même quand je suis privée de la vue sous une cagoule, je reconnais sa pâte vicelarde, très sadique quand il me soumet. Il fait souvent très mal dans ses manipulations, sur les seins, les pieds… Il adore surtout l’arrière des mollets, pour des coups de martinets, pour griffer ou laisser rouler les éperons, quand ma jambe est en tension, attachée ou enchaînée dans un angle improbable. Évidemment, il le fait quand je me débats d’une position où je ne peux pas m’extraire de ses supplices. Jérémie bricole des machines d’inspiration médiévale, pour enfermer ses soumises et les enchaîner, pour « préparer minou » selon son expression consacrée, avec sa petite voix d’enfant sage pris en faute. Des machines à hurler de douleur indescriptible, pourtant, vous devinez que ces machines procurent plus de plaisir que de souffrance, c’est dire à quel point elles sont cruelles.
 
Kilian est grand, baraqué, noir comme l’ébène, la peau satinée, une queue divine, le crâne rasé. Son truc, c’est de suspendre les filles avec des chaînes et de les culbuter en apesanteur. Vous ne m’en voudrez pas de ne pas développer davantage la présentation, inutile de s’étendre ni sur un lit ni sur la question : il sait me prendre dans toutes les positions et ça vaut mille paragraphes ampoulés.
 
Si vous voulez savoir comment je dégouline quand on me cravache la vulve ou quand on me tord les membres pour exposer ma chatte aux objets a priori les moins adaptés à y pénétrer, bienvenue à vous, mon histoire s’adresse à des lecteurs avertis. Le lecteur averti en valant deux, le délice n’en sera que meilleur, n’est-ce pas ?
 
On est d’accord, la soumission, c’est une philosophie, une hygiène de vie, un maître pour me protéger et me conduire dans les retranchements de mes sens, blablabla. Les filles, quand vous aurez vu Kilian en action, on en reparlera. Il faut dire aussi que le donjon de Jérémie et Kilian est public : ils ont fait le buzz avec des shows filmés en live sur les sites où il faut cliquer sur « j’atteste être majeure et vaccinée », alors quelques amateurs viennent raquer pour assister en direct et prendre des photos avec des appareils qui coûtent plus cher que mon appartement. Il faut dire aussi que je suis terriblement exhib et que j’adore donner envie, choquer et dégouliner de plaisir.
 
Comme j’ai le temps, si vous le voulez, je vais vous raconter. Bienvenue dans mon monde.
 

 
Trois heures, cent quatre-vingts minutes, dix mille huit cents secondes… Je crois que six spectateurs et une poignée de spectatrices attendent le début, j’entends les bips quand ils consultent leurs téléphones. J’entends un nouveau type qui entre et son pote qui lui présente le set.
 
— Regarde, c’est elle qui va faire le show. Le maître, c’est lui, là, qui prépare les chaînes (il parle sûrement de Kilian) : il lui a dit de pas bouger, alors elle attend là depuis que je suis arrivé !
— C’est celle des vidéos. Putain, elle va se donner comme ça, je veux dire, le sexe et les accessoires, c’est chaud ! Comment t’en arrives là, à te faire torturer en public ?
 
Comment j’en suis arrivée là ? Bonne question, spectateur anonyme et attentif, c’est une réflexion au cœur de mes interrogations. Surtout qu’est-ce que je fais là ? C’est quoi ma vie en dehors du plaisir immédiat et fulgurant quand je suis soumise au donjon ? Contrainte à regarder ce canapé de cuir noir face à moi, dans la pénombre, attendant ma dose de douleur et de plaisir, j’ai le temps de penser à tout ça, de remonter dans mes souvenirs.
 
C’est un choix et un plaisir, sois-en assuré, spectateur random 1 . Au départ, c’est venu de mes expériences. La première, que je raconterai peut-être un jour, mais qui n’a pas d’intérêt ici, mais surtout avec le troisième et le vingt-sixième…
 
Pour faire comme les grands, mon troisième petit ami avait essayé de m’enculer, il m’a fait affreusement mal, je veux croire qu’il s’est tordu la bite et qu’il le regrette encore, et il n’a pas eu la permission de recommencer. Je suppose qu’il a dégoûté plusieurs copines du collège, mais y a prescription, je ne vais pas te dénoncer, Frédéric (Oups, désolée !) Je saute jusqu’au treizième : il était un fan hardcore des sites pornos et savait donner envie d’essayer les trucs extrêmes. Il m’avait fait goûter aux basiques sadomasos : autant je n’ai pas du tout accroché à ses délires avec le collier de chienne et la gamelle par terre, autant ce qu’il faisait de mes seins me transportait. Il m’a plaquée par texto quand Nadia, la salope de seconde E, lui a proposé un plan à trois.
 
Quatorze et quinze n’ont rien apporté dans ce domaine, ils étaient superbement sages et monotonement fidèles à la position du missionnaire. Seize était un essai, elle était magnifique, des seins lourds et un cul de déesse, on est arrivées ensemble à la conclusion qu’on n’était lesbienne ni l’une ni l’autre… Vingt-deux et vingt-trois, rien à dire, sinon qu’à deux, c’est mieux.
 
Tous ne sont pas appelés à figurer au classement, jusqu’au numéro vingt-six. Il s’appelait Tony, 21 ans à l’époque, deux de plus que moi. Il avait déjà deux tatouages et un piercing sur la langue. Je terminais ma première année de BTS et il savait par un ami commun que j’étais très ouverte d’esprit. Mais ce sont mes années de souplesse et de modern jazz qui l’ont intéressé.
 
Parfait gentleman, Tony m’avait invitée à dîner au Crous et il avait trouvé le moyen de me faire rejoindre sa piaule à la cité U. Il avait tamisé la lumière avec des tee-shirts sur les lampes et une énorme bougie antitabac brûlait sur son bureau, en équilibre entre l’intégrale de Rimbaud et ses bouquins de cours. Il m’a fait me déshabiller, mais lui a gardé ses affaires, sauf ses chaussures et ses chaussettes. À chaque fois, avec mes coups précédents, on finissait nus rapidement. Le câlin, qui était parti pour être D/s (dominant et soumise) ou classique, se terminait invariablement en sauterie un peu brouillonne. Pourtant, cette simple différence vestimentaire m’a mise en position d’infériorité aussi nouvelle qu’excitante. À chaque étape, il me parlait et me décrivait l’étape suivante d’une voix sûre et agréable, sans autoritarisme, avec une patience infinie.
 
Aujourd’hui, ça me fait bizarre de relater ses phrases, « maintenant, je vais déplier le rabat de la table Ikea et tu vas allonger ton dos dessus si tu es d’accord… », mais c’est comme ça qu’il présentait les choses, didactique, progressivement. Ensuite, il m’a fait basculer le bassin pour ramener mes genoux au niveau des oreilles et passer les épaules et les bras par-dessus mes cuisses retournées. On aurait pu me ranger dans une boîte. « Je ne t’attache pas, d’accord ? » Je regrettais déjà d’avoir insisté pour rester libre. Mes seins lui étaient offerts au-dessus de mon vagin, mon dos roulé pour laisser passer mes bras au-dessus de mes cuisses plaçait mon tronc et ma tête à hauteur du spectacle : je voyais ses mains sur ma poitrine caresser mes mamelons, ses doigts venaient à la source de ma bouche pour récolter de la salive et lubrifier ses attouchements. J’avais une vue imprenable sur ma chatte, à l’époque, je n’avais pas BDSM tatoué dessus et je n’étais pas complètement épilée. Il a caressé toute la surface de mes seins, de mon ventre, de mon sexe et de mes cuisses. Première fessée.
 
— Maintenant je vais poser ma langue sur tes lèvres, d’accord ?
 
Ce n’était pas mon premier cunni, heureusement, mais c’est la première fois qu’un amant me demandait la permission de me brouter alors que mes lèvres offertes entre mes cuisses écartées trônaient à la place de son bol de céréales sur sa table de petit déjeuner. Tony avait aussi la délicatesse d’être systématiquement rasé pour ne pas râper la délicate peau entre mes cuisses – prenez note messieurs, vous marquerez des points – et avait les mains douces à force...

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