I love you (always and forever) - saison 3
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I love you (always and forever) - saison 3

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Description

Leur amour sera-t-il plus fort que tout ?
#MeilleursAmis
#NewYork
#AmoureuxEnSecret
#Rugbyman
#NewAdult
#LeCoeurASesRaisons
Lorsque Julia, la meilleure amie de Nick, débarque à New York où il vit depuis deux ans, Nick est loin de se douter que sa vie si bien ordonnée ne sera plus jamais comme avant.
Jusqu'à présent, tout allait pour le mieux pour lui. Jeune rugbyman professionnel français, il a réalisé son rêve en rejoignant l'équipe de New York ; cerise sur le gâteau, il sort avec Stella, la sublime fille de son entraîneur.
Oui, mais voilà. Julia est revenue dans sa vie. Entre eux, tout semble clair, il ne s'agit que d'amitié. Pourtant, les jours passant, Nick se surprend à rêver d'un futur avec elle – il est en train de tomber éperdument amoureux d'elle. Et bientôt, Nick sent qu'il doit faire un choix.
Parler – ou se taire.
Avouer ses sentiments et prendre le risque de détruire leur amitié si précieuse à ses yeux – ou préserver leur relation et taire son amour.
Nick osera-t-il écouter son coeur ?

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Informations

Publié par
Date de parution 28 juin 2018
Nombre de lectures 111
EAN13 9782377030996
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Auteure : Anna Callie
Suivi éditorial : Louise Champigny
ISBN : 978-2-37703-099-6
Collection : New Love
© Photographie de couverture : kiuikson
 
© Kaya éditions
85, rue de la fontaine-au-roi
75011 — Paris
N° Siret : 82805734900015
 
 
Pour nous contacter :
contact@kayaeditions.com


 
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Crédits

 
#Chapitre 1
 
 
#Chapitre 2
 
 
#Chapitre 3
 
 
#Chapitre 4
 
 
#Chapitre 5
 
 
#Chapitre 6
 
 
#Chapitre 7
 
 
#Chapitre 8
 
 
#Chapitre 9
 
 
#Chapitre 10
 
 
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#Chapitre 18
 
 
#Chapitre 19
 
 
#Chapitre 20
 
 
#Chapitre 21
 
 
#Chapitre 22
 
 
#Chapitre 23
 
 
#Chapitre 24
 
 
#Chapitre 25
 
 
#Chapitre 26
 
 
Prochainement
 
 
#Kaya
 

 
 
 
Miss Paris me regarde avec ses petits yeux malheureux. Comme si je pouvais y faire quelque chose, comme si c’était de ma faute si Julia n’était pas là. Enfin, peut-être que ça l’est après tout, je n’en sais rien puisque je n’ai aucune idée de la raison de son départ. La petite chienne s’approche de moi et me lèche la main, je crois qu’elle veut que je la sorte, elle doit sûrement avoir envie de faire pipi. Habituellement c’est Julia qui s’en occupe, mais ce matin, il n’y a pas de Julia. À la place il y a ce mot que j’ai trouvé sur la table hier soir et que j’ai dû lire des centaines et des centaines de fois.
 
 
 
«  Nick,
 
Je suis désolée mais je ne peux plus continuer à faire semblant que tout va bien.
 
Je dois te quitter, c’est mieux pour nous deux.
 
S’il te plaît, n’essaie pas de me contacter.
 
Julia. »
 
 
 
J’ai beau essayer de comprendre, je n’y arrive pas. «  Faire semblant  »… que veut-elle dire par-là ?
 
Hier soir, j’ai essayé de lui téléphoner une bonne centaine de fois et j’ai laissé presque autant de messages. En dernier recours, j’ai roulé dans Los Angeles en espérant apercevoir sa voiture.
 
Espèce d’abruti ! Comme si tu allais tomber dessus par hasard. Los Angeles est une si grande ville que ça aurait été un vrai miracle.
 
Ce matin, je ne sais plus quoi faire. Est-ce que je dois continuer à la chercher ou est-ce que je dois attendre ici qu’elle revienne (si elle revient) ? Et pourquoi me fuit-elle comme ça ? Bref, j’ai des millions de questions qui me trottent dans la tête.
 
À mes pieds, Paris est de plus en plus impatiente. Je mets donc rapidement mon sweat à capuche et mes baskets puis prends la laisse. J’attache la chienne et pars vers la plage à côté de la maison, mon portable à la main, bien sûr. Je décide de lâcher Paris sur le sable pour la faire courir un peu. On est samedi, mais il est très tôt, il n’y a donc presque personne. J’adore venir me promener ici avec Julia et la chienne, c’est mon moment préféré de la journée.
 
Mais aujourd’hui c’est différent, il n’y a pas de Julia !
 
Avec toute cette histoire, j’en ai presque oublié ma toute récente sélection en équipe de France. Ça a toujours été mon rêve, mais à quoi bon si je ne peux pas le partager avec la personne que j’aime le plus au monde ? Je ne comprends pas ce qui lui a pris de partir comme ça. Est-ce qu’elle a quelqu’un d’autre dans sa vie ? Je ne vois que ça. «  Faire semblant que tout va bien  », ces mots ne cessent de tourner en rond dans mon esprit.
 
Qu’est-ce que je vais faire sans elle ? Je ne pourrai pas survivre, je l’aime trop. C’est comme si on me privait d’oxygène d’un seul coup, sans m’expliquer pourquoi. J’ai l’impression que l’on m’a retiré une partie de moi-même. Je ne suis qu’un zombie traînant sur une plage déserte. Si seulement, je savais où elle est, ce qu’elle fait et avec qui.
 
Tandis que je me balade au bord de l’eau, je remarque que Paris se baigne dans l’océan. Super, elle va être trempée. Je la siffle, mais elle ne comprend pas. On a vraiment raté l’éducation de ce chien, elle ne nous écoute jamais. Je cours rapidement vers elle et la prends dans mes bras pour lui remettre sa laisse.
 
J’ai juste envie de rentrer à la maison et de me vautrer dans le canapé en attendant des nouvelles de Julia. Elle ne peut pas me quitter comme ça, ce n’est pas possible, il y a forcément une explication.
 
Hier soir, j’ai remarqué que certaines de ses affaires avaient disparu de ses placards, mais pas toutes. J’ai donc l’espoir qu’elle revienne, au moins pour récupérer le reste. Et puis dans quel monde on quitte les gens sans explications ? Je pensais mériter un peu mieux que ça. J’ai vraiment l’impression qu’elle m’a jeté comme une merde.
 
Voilà, maintenant, je suis en colère contre elle !
 
De toute façon si je n’ai pas de nouvelles lundi matin, je me pointe à son boulot, elle sera bien obligée de me parler. Je veux savoir pourquoi elle me fait subir ça, pourquoi elle me fuit, pourquoi elle me brise le cœur. Si vraiment elle a quelqu’un d’autre dans sa vie, alors je veux qu’elle me dise droit dans les yeux qu’elle ne m’aime plus.
 
J’arrive devant la maison et entends qu’on m’appelle. Quand je me retourne, je tombe sur Tessa.
 
Génial, il ne manquait plus qu’elle !
 
C’est notre voisine, et également la femme de mon coéquipier, Jesse. Tessa est une grande brune, belle, très sympa mais un peu trop commère à mon goût. Cela dit, elle et Julia sont amies alors peut-être qu’elle sait quelque chose.
 
— Salut Nick, ça va ?
 
— Euh... oui, je viens d’aller faire courir Paris sur la plage.
 
— OK. Et Julia est là ? Je voulais lui dire bonjour.
 
Merde ! Bon, apparemment, elle n’est pas au courant que Julia n’est plus là et je n’ai absolument pas l’intention de lui dire.
 
— Non, elle a dû partir au boulot.
 
— Ah bon ? Un samedi ? C’est bizarre.
 
Elle cherche à me piéger, c’est bien son genre, elle a le flair pour repérer les potentiels scoops.
 
— Elle avait un dossier urgent à finir, réponds-je, agacé.
 
— Bon, tant pis, je repasserai la voir demain alors. À plus, Nick.
 
— À plus, Tessa.
 
Je prends le courrier dans la boîte aux lettres tout en cherchant la voiture de Julia du regard. Mais rien. Toujours pas de Julia.
 
En rentrant je ne prends même pas la peine d’essuyer Paris qui est trempée et pleine de sable. Après tout, Julia n’est pas là pour me faire la remarque. Même la petite chienne doit sentir l’absence de sa maîtresse puisqu’elle saute directement sur le canapé alors qu’elle sait qu’elle n’en a pas le droit.
 
Instinctivement, je refais le tour de la maison à la recherche du moindre indice de la présence de Julia, mais rien n’a bougé. Je m’appuie contre la rambarde de la porte de notre chambre et observe la pièce en soupirant. C’est une chambre dans le style japonais et qui dispose d’un grand écran de télé au mur. Moi ce n’est pas vraiment mon truc de choisir de la peinture ou des meubles, mais Julia était tellement heureuse de tout faire à son goût ! C’est la première fois qu’elle a un « chez elle » qui ne soit pas une chambre d’étudiante... enfin, c’était...
 
Non, ce n’est pas possible, elle va revenir ! Elle et moi on est faits pour être ensemble. On est des âmes sœurs, ça ne peut pas en être autrement.
 
Finalement, je reviens dans le salon où Paris s’est endormie sur le canapé. Si Julia est partie, pourquoi est-ce qu’elle ne l’a pas prise avec elle ? Après tout c’est sa chienne, pas la mienne. Mais peut-être qu’elle est dans un hôtel qui n’accepte pas les animaux ou un truc comme ça…
 
Un hôtel !
 
Mais oui, forcément ! Elle est dans un hôtel, mais lequel ? Je suppose qu’elle en a choisi un pas trop loin de son boulot, mais on est à Los Angeles, il y en a tellement.
 
Machinalement, je retourne vers l’entrée de la maison et regarde de nouveau par la fenêtre juste au cas où... mais rien... pas de Julia en vue.
 
Je reprends le courrier et regarde distraitement les enveloppes entre mes mains. Il y a un courrier de la banque pour Julia. Sans plus réfléchir, je l’ouvre, peut-être que j’aurai un indice. C’est un relevé de compte. Je le parcours rapidement. Rien. Il faut dire que le relevé s’arrête à la semaine dernière alors je ne risque pas de voir quoi que ce soit d’anormal... À moins de...
 
Mais bien sûr !
 
Je fonce dans mon bureau, allume mon ordinateur portable et me connecte sur le site de la banque de Julia. Je rentre son numéro de compte inscrit sur le relevé mais j’ai également besoin de son mot de passe. Merde ! Je réfléchis. Il me faut 6 chiffres, donc ça pourrait être une date. Peut-être sa date de naissance. Non, ça ne marche pas. Ma date de naissance ne fonctionne pas non plus. Putain ! Je donne un coup de pied dans le bureau. Toute cette histoire m’énerve ! Je réfléchis encore et encore et j’essaie tout ce qui me passe par la tête, sans succès.
 
Je me prends la tête dans les mains et essaie de réfléchir. Qu’est-ce qui est le plus important pour Julia ? Elle dit toujours que c’est moi qui compte le plus dans sa vie... Notre relation. Enfin, plus aujourd’hui apparemment.
 
J’ai soudain une nouvelle idée... je tape les chiffres et... ça marche ! C’est la date de notre rencontre. Le fameux jour où Danny m’a présenté sa copine, le jour où j’ai rencontré mon âme-sœur.
 
Je regarde rapidement ses derniers achats. Un supermarché, une station essence. J’avais vu juste, elle a bien payé une chambre d’hôtel, hôtel dont le nom figure sur le relevé. Une rapide recherche sur internet m’indique que l’établissement se trouve à quelques kilomètres de son travail, elle est forcément là-bas.
 
Je retourne dans le salon pour remettre mes chaussures. Je dois voir Julia, je dois avoir une explication avec elle. Elle ne peut pas me laisser une lettre pour me dire qu’elle me quitte et penser que je ne vais pas essayer de la retrouver. Alors que je suis sur le point de partir, Paris vient se coller à mes jambes pour me faire comprendre qu’elle veut venir avec moi.
 
Bon, d’accord !
 
Je lui mets sa laisse et me dépêche de rejoindre ma voiture.
 
Il me faut pratiquement une demi-heure pour rejoindre l’hôtel de Julia. Bien sûr, Paris commence à s’impatienter sur la banquette arrière, elle n’arrête pas de couiner. Ça me rappelle le vol pour Los Angeles durant lequel la petite chienne n’a pas cessé de pleurer, ce qui a bien agacé tous les autres voyageurs. Mais avec Julia, on s’en foutait, notre nouvelle vie était sur le point de commencer.
 
En arrivant devant l’hôtel, je remarque tout de suite la voiture de Julia. Je me gare sur le parking et descends rapidement. Paris me suit, tout heureuse de sortir enfin. Une fois à l’accueil, je donne le nom de Julia et obtiens sans difficulté son numéro de chambre.
 
— Merci.
 
— Il n’y a pas de problème, par contre, Monsieur, les chiens sont interdits dans l’hôtel.
 
— Je viens juste voir mon amie, je ne reste pas longtemps, réponds-je en lui tendant discrètement un billet de vingt dollars.
 
Tout se passe comme ça ici, un pourboire et tu as ce que tu veux. Elle récupère l’argent et me souhaite une bonne journée. Une fois devant la porte de Julia, je remarque que Paris n’arrête pas de remuer la queue, comme si elle avait compris que sa maîtresse était là. Quant à moi, je reste quelques secondes immobile et réfléchis.
 
Qu’est-ce que je vais lui dire ? Si elle est partie, c’est qu’elle avait ses raisons. En plus elle m’a demandé de ne pas la contacter. Je ne devrais pas être là, je n’aurais peut-être pas dû venir, juste attendre qu’elle me revienne ?
 
Mais je ne peux pas, je ne peux pas vivre sans elle, je l’aime beaucoup trop pour ça.
 
Cela fait plusieurs minutes que je suis devant cette putain de porte à me demander si je frappe ou pas lorsque celle-ci s’ouvre soudain sur Julia.


 
 
 
Dès qu’elle voit sa maîtresse, Paris devient complètement folle et lui saute dessus. Mais Julia ne fait pas attention à la petite chienne, son regard est fixé au mien. Elle paraît très surprise de me voir ici. Elle semble fatiguée, de gros cernes sont visibles sous ses yeux gonflés, comme si elle avait pleuré. Elle porte simplement un débardeur ainsi qu’un pantalon de jogging et n’est pas maquillée. Elle ne ressemble pas du tout à quelqu’un qui est soulagé d’avoir quitté son copain, ce qui, quelque part, me rassure.
 
Je suis enfin devant Julia et je ne sais absolument pas quoi lui dire. J’aimerais lui demander pourquoi elle m’a abandonné de la sorte, mais rien de sort de ma bouche. Je voudrais également savoir si elle m’aime toujours, si je suis toujours le seul homme de sa vie, son âme sœur.
 
Mais elle prend la parole avant que je trouve le courage de le faire.
 
— Qu’est-ce que tu fais là ?
 
Non, mais elle est sérieuse là ? Elle pose vraiment la question ? Au lieu de lui répondre je parviens seulement à lui demander :
 
— Tu allais sortir ?
 
Elle paraît surprise par ma question. Et moi aussi d’ailleurs. Pendant ce temps-là, Paris continue de faire la fête à Julia, qui finit par se baisser pour la prendre dans ses bras.
 
— J’allais chercher un truc à manger au distributeur. Mais, toi, qu’est-ce que tu fais là ?
 
Ça y est, je sens que mon courage revient enfin, j’arrive à remettre mes idées en place. Je me masse quelques secondes les tempes, respire à fond puis me décide à lui parler.
 
— Julia, pourquoi tu es partie comme ça ? Tu me dois une explication.
 
Elle repose Paris au sol et me regarde dans les yeux. Je vois bien qu’elle n’est pas à l’aise et qu’elle semble même sur le point de pleurer. Mais elle ne peut pas me faire ça. Elle ne peut pas partir comme elle l’a fait.
 
La première fois qu’elle m’a quitté comme ça, c’est quand Stella m’a annoncé, à tort, qu’elle était enceinte de moi. Là, je dois avouer que Julia avait une vraie raison de partir, de me fuir. Mais aujourd’hui ?
 
— Je ne peux pas, Nick, je suis désolée.
 
— Tu crois vraiment que ça va me suffire ? C’est quoi ce bordel, Julia ? Tu crois vraiment que tu peux sortir de ma vie sans explication après tout ce qu’on a vécu ? Juste avec un « je suis désolée, je ne peux pas » ?
 
La colère prend le pas sur le reste. Cette femme est tellement importante dans ma vie que je ne me vois pas vivre sans elle et c’est la seule explication qu’elle trouve ?
 
Nous continuons de nous fixer. Je n’ai qu’une envie c’est de la prendre dans mes bras et lui dire que je l’aime. Mais, je dois savoir pourquoi elle veut m’éjecter de sa vie du jour au lendemain, pourquoi selon elle je ne mérite pas un peu plus de considération.
 
— S’il te plaît, Nick, va-t’en.
 
Ça y est, elle a les larmes aux yeux. Une partie de moi compatit à ses problèmes, je la connais trop bien, quelque chose la fait souffrir, c’est sûr. Mais l’autre part de moi-même a peur qu’elle me trahisse, qu’elle ait rencontré quelqu’un.
 
— Tu as quelqu’un d’autre dans ta vie ? C’est pour ça que tu me quittes ?
 
Julia paraît très surprise de ma question. Elle reste immobile, la bouche ouverte, puis au bout de quelques secondes interminables, elle secoue la tête.
 
— Euh... oui, c’est ça... j’ai rencontré quelqu’un d’autre... c’est pour ça que je te quitte.
 
Mon cœur explose en mille morceaux dans ma poitrine. Ses mots me font mal, je n’ai jamais autant souffert. Je ne peux pas une seconde m’imaginer Julia avec un autre. Mais qu’est-ce que je fais là à lui courir après ? C’est elle qui a décidé de partir après tout. Je reprends Paris dans les bras et tourne les talons.
 
Mais je me retourne malgré tout une dernière fois pour regarder Julia et lui lance :
 
— Alors bonne continuation avec ton nouveau mec.
 
Puis je pars.
 
Je suis tellement en colère contre elle. Et surtout je ne comprends rien. On est, était , tellement fusionnels. Elle ne peut pas tout simplement rencontrer quelqu’un et partir.
 
Arrivé à la voiture, je frappe un grand coup sur le capot pour me défouler. Merde ! Je suis nul, vraiment nul. Au fond de moi, je le sais, elle n’a dit ça que pour m’énerver. Et moi je tombe dans le panneau, comme un idiot. Je la connais trop bien, je sais qu’elle est incapable de me faire ça. Elle n’a personne, sinon, pourquoi aurait-elle atterri dans un hôtel pourri ? Et puis, c’est Julia, j’ai confiance en elle, elle déteste l’infidélité.
 
Je refais demi-tour et me retrouve une nouvelle fois devant sa porte. Je frappe mais Julia ne répond pas. Alors je me mets à crier.
 
— Julia, ouvre !
 
Il faut qu’elle me parle, qu’elle me dise ce qu’il se passe réellement. J’entends à travers la porte sa toute petite voix me dire « Pars Nick, je t’en prie. ».
 
Non, hors de question.
 
Je resterai là toute la nuit s’il le faut mais je dois savoir ce qui lui arrive. Elle a des problèmes, j’en suis sûr et je veux être à ses côtés pour les surmonter, quels qu’ils soient.
 
— Non, je ne partirai pas, Julia, je resterai jusqu’à ce que tu ouvres cette putain de porte. Il faut qu’on parle de tout ça. Je sais que tu m’aimes et tu sais que je t’aime aussi.
 
Je marque une pause, attendant une réponse. Mais Julia ne dis rien. Pourtant je sais qu’elle est derrière la porte et qu’elle m’écoute. Je respire profondément avant de reprendre. J’essaie, malgré la situation, de me calmer. Il faut qu’elle comprenne qu’elle peut avoir confiance en moi.
 
— Princesse, on est des âmes sœurs tu te souviens ? Si l’un de nous ne va pas bien alors l’autre non plus et là je sais que c’est le cas. Mais quels que soient les problèmes qui te rongent on les réglera ensemble, parce qu’on est bien plus qu’un couple, on est comme une seule et même personne qui aurait été divisée en deux.
 
Et je le pense vraiment !
 
Je ne sais pas quoi dire de plus pour la faire réagir. Je l’aime et je ne veux pas, je ne peux pas la perdre.
 
Soudain j’entends le verrou de la porte s’ouvrir doucement. Dans l’encadrement, je découvre Julia en pleurs. Sans plus attendre, je m’approche d’elle et la prends dans mes bras. Je la serre fort, très fort, et enfouis ma tête dans son cou. Aussitôt, mon cœur se remet enfin à battre régulièrement. Je suis complètement accro à cette femme !
 
— Ce n’est pas vrai, Nick, je n’ai personne d’autre. Je serais incapable ne serait-ce que de regarder un autre homme que toi, je t’aime trop.
 
— Je le sais, ma princesse.
 
J’en étais sûr, elle m’aime toujours. Elle et moi, on est faits pour faire notre vie ensemble, j’en suis sûr et certain.
 
Puis, je me détache lentement de Julia et referme la porte derrière moi en prenant soin de faire entrer Paris avec nous. Je reviens vers Julia et, de nouveau, je la serre dans mes bras. J’ai enfin l’impression de revivre parce que le seul endroit où je me sens bien, où je suis moi-même, c’est avec elle. Peu importe où nous sommes, du moment que l’on est ensemble tout va bien.
 
Je l’embrasse sur la joue puis sur la bouche et elle se laisse faire. Elle répond même à mon baiser toujours en pleurant.
 
— Je t’aime ma Juju. Peu importe ce qu’il se passe, on réglera ça ensemble. Toi et moi.
 
— Je ne veux pas que tu subisses mes erreurs Nick.
 
Je prends le visage de Julia dans mes mains et plante mon regard dans le sien. Je l’aime tellement.
 
— Il faut que tu me dises tout maintenant.
 
Julia se remet à pleurer et se blottit dans mes bras. Sa joue sur mon torse, je sens les larmes envahir mon sweat. Je déteste la voir comme ça. Je ne veux la voir que souriante.
 
Du coup, je préfère ne pas insister.
 
— Allez, prends tes affaires et on rentre à la maison. On parlera là-bas.
 
Julia relève la tête pour me regarder.
 
— Je suis désolée Nick, je ne voulais pas partir mais je ne savais pas quoi faire d’autre. C’est la seule solution que j’ai trouvée pour que tu n’aies pas à souffrir de mes erreurs.
 
« Souffrir de ses erreurs », mais de quoi elle parle ?
 
Julia s’éloigne de moi et commence à rassembler ses affaires. Je la regarde faire en silence. Même si je me pose un million de questions, je suis heureux de l’avoir retrouvée et de la ramener avec moi. Et surtout de savoir qu’elle m’aime toujours. Mais il faut vraiment qu’elle apprenne à me faire confiance. Quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour elle.
 
À peine dix minutes plus tard, nous sommes sur le parking de l’hôtel. Julia n’est pas en état de conduire donc j’ai décidé de la ramener et qu’elle viendrait récupérer sa voiture plus tard. Lorsque je m’installe au volant, je la regarde. Elle ne pleure plus. Je ne peux m’empêcher de m’approcher d’elle pour l’embrasser de nouveau. Même si nous n’avons été séparés qu’une nuit, elle m’a terriblement manqué.
 
— On rentre à la maison ?
 
Elle hoche vivement la tête.
 
 
***
 
 
Pendant tout le trajet, Julia garde le silence, se contentant de laisser aller sa tête contre la vitre. Je pose ma main sur sa cuisse et, à mon grand bonheur, elle la recouvre de la sienne et la serre fort. Je vois bien qu’elle ne va pas bien et je ne veux pas la brusquer, mais il faut vraiment qu’elle me parle.
 
Lorsque nous pénétrons dans la maison, elle remarque immédiatement les traces sur le sol, dues aux pattes mouillées de Paris ce matin.
 
— Tu as laissé Paris rentrer avec ses pattes sales ?
 
— Sérieux, Julia ? Tu crois vraiment que c’est le plus gros de nos problèmes ?
 
Elle soupire longuement avant de se laisser tomber sur le canapé. Je m’installe à côté d’elle et l’attire dans mes bras.
 
— Julia, raconte-moi s’il te plaît.
 
— J’ai tellement honte de moi, Nick.
 

 
 
 
Je prends les mains de Julia dans les miennes et les embrasse. Il faut qu’elle comprenne que rien de ce qu’elle pourra me dire ne changera mes sentiments pour elle. Elle est celle que j’aime, tout ce que j’ai, et rien ne pourra changer ça.
 
— Dis-moi tout, Julia.
 
Elle prend une profonde inspiration en fermant les yeux. Puis, au bout de quelques secondes qui me paraissent interminables, elle finit par me regarder et se met à parler.
 
— C’était pendant les deux ans où j’étais seule à Paris... je veux dire, sans toi. Après que je me sois séparée de David.
 
Je hoche la tête. Je sais qu’elle a découvert que David la trompait et qu’elle l’a quitté, mais je dois avouer que je ne connais presque rien de sa vie après ça, ou du moins je ne sais que ce qu’elle a bien voulu partager avec moi. Quand j’avais la chance de l’avoir au téléphone, à cette époque, on parlait surtout de moi, de la fac, de ses examens ou du fait qu’on avait vraiment envie de se retrouver.
 
— J’ai eu un copain après David. Il s’appelait Samuel, c’était un photographe.
 
Je ne supporte pas de l’entendre parler d’un autre mec. Ma jalousie reprend le dessus. En fait, c’est un sujet que l’on n’a pratiquement pas abordé depuis que nous nous sommes retrouvés. Et pour cause, d’avoir l’image de Julia avec un autre homme dans la tête me fait complètement péter les plombs.
 
— Je ne suis pas sortie très longtemps avec lui. Juste quelques semaines. En fait, j’ai rompu après la première fois où on a... tu vois...
 
Je préférerais ne pas comprendre, mais ce n’est pas le cas…
 
Je hoche la tête et l’incite à poursuivre.
 
— Il m’en a voulu, il a cru que je m’étais foutue de sa gueule alors que... enfin bref je crois qu’il était amoureux mais moi pas du tout.
 
Bien sûr qu’il était amoureux d’elle, quel mec normalement constitué ne tomberait pas amoureux d’une fille comme Julia ?
 
— Et alors, Julia, c’est quoi le rapport avec le fait que tu aies voulu me quitter ?
 
— Il m’a recontactée par mail, il y a deux jours.
 
En prononçant ces mots elle se remet à pleurer. Je l’attire dans mes bras et lui caresse les cheveux. Je ne vois pas où elle veut en venir mais j’appréhende la suite.
 
Julia relève la tête et me regarde, les yeux toujours pleins de larmes.
 
— Il a des photos de moi, Nick.
 
Et je comprends à cet instant que ce ne sont pas de simples photos. Forcement ! Sinon, elle n’en pleurerait pas. Même si cela me fait mal, il faut que je sache exactement de quoi il s’agit.
 
— Des photos comment ?
 
— Des photos de moi, nue. Je suis désolée, Nick.
 
Je sens la chaleur monter en moi et j’ai l’envie irrésistible de casser quelque chose. Je suis en colère. Je me lève et fais les cent pas autour du canapé. Si j’avais ce mec en face de moi, il serait déjà en route pour l’hôpital ! Finalement, je me rassois à côté de Julia qui pleure toujours et la serre de nouveau dans mes bras, je veux la réconforter, lui faire comprendre que ce n’est pas à elle que j’en veux.
 
— Ce n’est pas grave, Julia...
 
Bien sûr que si c’est grave, mais je ne veux pas risquer de l’attrister encore plus.
 
— Tu ne comprends pas. Ce ne sont pas des simples photos de nu. Ce sont de photos très explicites. Et il veut les vendre aux journaux ! Vendre des photos de la petite amie de Nick Derivot !
 
Je comprends où elle veut en venir. Si de telles photos se retrouvaient dans la presse Julia pourrait perdre son travail et tout ce qu’elle a essayé de construire. Mais c’est également compliqué pour moi, je perdrais sûrement mon contrat avec Aiden Evans. Et puis, en tant que sportif de haut niveau, je dois avoir une vie presque irréprochable vis-à-vis de la fédération américaine de Rugby. Et pour finir je ne supporterais pas que Julia soit exposée à la vue de tout le monde.
 
— Ces photos sont comment exactement ? Je veux dire, c’est artistique ?
 
— Le style de photos « hard » que mon copain a prises de moi et qu’il devait effacer aussitôt, ce qu’apparemment il n’a pas fait. Du style, où on voit tout, absolument tout ! Je suis tellement désolée, Nick... C’était juste pour rigoler sur le moment et je pensais vraiment qu’il les avait effacées juste après.
 
Je la serre encore plus fort dans mes bras. J’inspire profondément et essaie de relativiser pour empêcher ma colère de prendre le dessus. Peu importe que ces photos existent, Julia est et reste l’amour de ma vie.
 
— On va trouver une solution, je te le promets ma princesse.
 
— Non, c’est horrible. C’est pour ça que je suis partie. Au moins si on n’est plus ensemble, ces photos n’ont plus de valeur et n’entacheront pas ton image.
 
Je n’en reviens pas. Elle a préféré partir pour m’éviter, à moi , d’avoir des problèmes.
 
— Je m’en fous de mon image, tu le sais bien. Qu’est-ce qu’il a dit dans son mail ? Il veut de l’argent en échange ?
 
— Non... enfin je ne sais pas. Il m’a juste envoyé un mail avec les photos, me disant qu’il voulait les vendre. Il m’a dit que si je ne voulais pas que ça arrive, il fallait que toi et moi on le rencontre. Je me sens tellement bête de l’avoir laissé faire. Et puis, je sais que tu dois m’en vouloir.
 
— Mais non, Julia.
 
Je prends son visage entre mes mains et la force à me regarder. Il faut qu’elle comprenne que je ne lui en veux pas, que je suis en colère contre ce connard. Elle n’est que la victime d’un abruti qui cherche à se rendre intéressant.
 
— Peu importe ce que j’apprends sur toi. Je m’en fous, ce qui compte c’est toi et moi maintenant. Même si tu étais une ancienne junkie ou si tu avais tourné un film porno, je t’aimerais. Je t’aime et ça ne changera pas.
 
À son tour, elle passe l’une de ses mains sur ma nuque et approche son visage du mien. Nos fronts se collent l’un à l’autre.
 
— Pourquoi tu es si gentil avec moi ? Je ne le mérite pas.
 
— Tu plaisantes, princesse ? Tu es tout ce que j’ai, c’est moi qui ne mérite pas d’avoir quelqu’un comme toi dans ma vie.
 
— Non, Nick, tu rends ma vie tellement plus belle, jour après jour.
 
Je lui réponds seulement d’un baiser. Julia et moi sommes faits pour être ensemble, je n’ai aucun doute là-dessus.
 
— Ne t’inquiète pas Julia, on va régler ça dans deux semaines, on ira le voir quand on sera à Paris.
 
— À Paris ? Tu veux aller en France pour ça ?
 
Une petite lumière s’illumine dans ma tête. Avec toute cette histoire, Julia n’est pas encore au courant de la grande nouvelle. Que mon rêve s’est réalisé.
 
— Non, pas que pour ça. Parce que je vais jouer mon premier match en équipe de France.
 
Julia s’écarte légèrement de moi et me fixe. Je crois qu’elle essaie d’intégrer ce que je viens de lui dire. Pour la première fois depuis que je l’ai retrouvée, je peux lire la joie sur son visage.
 
— C’est une blague ?
 
Je lui fais signe de la tête que non. Un immense sourire s’affiche sur mes lèvres en pensant que je vais jouer aux côtés des plus grands joueurs de l’équipe de France.
 
Julia se met debout et commence à crier comme une folle, elle est heureuse pour moi. Et c’est ça l’amour, quand il t’arrive quelque chose de bien, la personne que tu aimes plus que tout partage ton bonheur.
 
— C’est génial, je suis tellement fière de toi.
 
Puis soudainement, son visage s’assombrit et elle perd une fois de plus son magnifique sourire.
 
— Nick, c’est pour ça qu’il faut que je sorte de ta vie, tu ne peux pas te trimbaler un boulet comme moi alors que tu deviens de plus en plus célèbre. Ça risquerait de mettre un frein à ta carrière.
 
Bon, là, c’est sûr, Julia devient folle, complètement folle. Comment elle peut croire qu’elle est un poids pour moi ? Elle ne se rend pas compte à quel point je suis amoureux d’elle et à quel point elle égaie ma vie jour après jour ?
 
— Juju, je ne veux plus t’entendre dire ça. Je t’aime et tu n’es pas un boulet. Tu vas envoyer un mail à ce connard pour lui dire qu’on passera le voir quand on sera en France et qu’il ne fasse rien d’ici là. On va régler cette histoire ensemble, je te le promets.
 
Julia vient de nouveau se blottir dans mes bras.
 
— Merci, je suis tellement désolée de ce qui se passe. J’ai honte de moi, tu ne peux pas savoir à quel point.
 
— C’est lui qui devrait avoir honte de te faire du chantage. Je vais tuer ce connard !
 
Soudainement elle se raidit et me regarde fixement en fonçant les sourcils.
 
— C’est pour ça que je ne voulais rien te dire. Je ne veux pas que tu aies des problèmes par ma faute.
 
— Ne t’inquiète pas ma Juju. Mais je veux que tu me promettes une chose, quoi qu’il arrive à partir de maintenant, je veux que tu m’en parles et que tu arrêtes de me fuir.
 
— Oui Nick. Je te le promets.
 
— Non, mais sérieusement cette fois. Tu m’as déjà dit que tu ne me quitterais jamais et pourtant tu es partie hier soir. Tu n’imagines pas le mal que ça m’a fait.
 
— Je suis désolée, je pensais vraiment que c’était la meilleure solution pour toi. Mais je te promets que plus jamais je ne te quitterai.
 
Je l’embrasse sur le font comme pour lui dire que je la crois, mais au fond de moi, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle risque encore de me tourner le dos à la prochaine difficulté, et cela me fait peur.
 

 
 
 
Je suis parti courir sur la plage pour essayer de me calmer et d’oublier cette histoire de photos. Enfin « oublier » est un bien grand mot, car je ne pense pas que cela soit possible. Mais, au moins, je dédramatise en me disant que Julia est revenue avec moi et que c’est tout ce qui compte. Je suis plus qu’heureux qu’elle soit de retour mais je me demande si elle serait revenue vers moi si je n’avais pas été la chercher. J’ai vraiment besoin de lui faire comprendre que quoi qu’il arrive, je serai toujours là pour elle et qu’elle ne doit pas me fuir.
 
Alors que mes pensées divaguent, une petite chienne vient se coller à moi en remuant la queue. C’est Paris. Je relève les yeux et aperçois Julia un peu plus loin sur la plage. Elle est sûrement venue à ma rencontre.
 
Je récupère un bout de bois échoué sur la plage et le jette à Paris pendant que je me dirige vers Julia.
 
— Paris avait envie de se promener et j’ai voulu te rejoindre, me dit-elle.
 
— Tu as bien fait. Ça m’a fait du bien de courir.
 
Je remarque alors que Julia paraît mal à l’aise face à moi.
 
— Ça va ?
 
— Il y a un paparazzi qui me suit depuis que je suis sortie de la maison.
 
Je regarde rapidement autour de nous et remarque un homme avec un appareil photo un peu plus loin. Ça me fait toujours rire qu’ils nous prennent en photo alors que nous ne faisons que nous balader. Rien de plus qu’un couple normal, je ne vois pas en quoi cela peut être intéressant.
 
— Bon, alors on va lui donner de quoi gagner sa semaine.
 
Julia me regarde en levant un sourcil.
 
— De quoi tu parles ?
 
Je me rapproche d’elle et la prends dans mes bras avant de lui donner un véritable baiser de cinéma. Je l’embrasse langoureusement, profondément, tout en la serrant très fort dans mes bras.
 
Elle passe ses bras autour de mon cou en collant sa poitrine contre mon torse. Ma bouche descend dans son cou et je l’embrasse et la mordille un peu partout. Ses mains caressent maintenant mon dos, me donnant des frissons au passage. De mon côté, alors que je continue de l’embrasser passionnément, je descends mes mains sur ses fesses et la soulève pour qu’elle entoure ma taille de ses jambes. Je sais que Julia et moi avons quelques problèmes à résoudre en ce moment, mais j’ai vraiment besoin d’elle tout de suite, de sentir son corps contre le mien.
 
— Bon, il faut qu’on rentre, Julia parce que je ne peux pas te faire ce dont j’ai envie sur la plage... et encore moins à la vue du paparazzi.
 
Elle recule légèrement son visage et me regarde en souriant.
 
— Bien, alors on rentre tout de suite.
 
Je la repose sur le sable et elle appelle rapidement Paris afin de lui remettre sa laisse. Une fois la petite chienne attachée, je prends Julia par les épaules et nous accélérons le pas pour rentrer à la maison le plus rapidement possible.
 
Nous avons à peine le temps de franchir la porte de la maison que je détache la laisse de Paris et me jette sur Julia. J’ai envie d’elle. J’ai tellement eu peur de la perdre que j’ai envie de la posséder jusqu’à demain matin. Je continue de l’embrasser profondément tout en l’emmenant dans notre chambre. Arrivés à côté du lit, je m’empresse de lui enlever son pull et son pantalon que je balance par terre. Mon corps se colle instantanément au sien avant de retrouver sa bouche. Puis, c’est sa langue que je sens remonter vers mon oreille, déclenchant des décharges électriques à son passage. Rapidement, elle fait passer mon tee-shirt au-dessus de ma tête pour me l’enlever.
 
En sous-vêtement, Julia est encore plus belle, si c’est encore possible. Elle ne cesse d’onduler du bassin alors que je commence vraiment à me sentir à l’étroit dans mon boxer. Je la plaque contre le mur et recommence à l’embrasser fougueusement. J’aime tellement sentir sa langue contre la mienne que cela en devient une obsession. Julia passe ses doigts partout sur mon torse, ce qui me met totalement en transe... Rien n’est plus agréable que ses caresses. Elle gémit toujours plus contre ma bouche. Puis, ses mains descendent vers l’élastique de mon jogging alors que les miennes détachent son soutien-gorge aussi vite que l’éclair.
 
Mes doigts glissent sur sa poitrine si parfaite pendant que je suce la peau délicate de son cou. Elle arrive enfin à défaire mon jogging et le fait tomber sur mes chevilles. Julia descend ensuite mon boxer et me caresse aussitôt. Elle commence à faire des va-et-vient rapides avec sa petite main. Subitement, elle me pousse sur le lit et me chevauche tout en m’embrassant de nouveau dans le cou. Je l’entends gémir de plus en plus fort alors que je descends rapidement sa culotte. Je pourrais presque jouir rien qu’en la regardant tellement cette femme me fait de l’effet. Je ne peux plus attendre, il faut que je sois en elle, maintenant.
 
Julia me regarde avec ses yeux brillants de plaisir, de malice et de désir. Je me redresse légèrement pour l’embrasser de nouveau et la retourne brusquement afin de me retrouver sur le dessus. Elle écarte aussitôt les jambes pour me laisser la place et sans attendre une seconde de plus, je plonge en elle. Rien n’est aussi bon que d’être en Julia, c’est le paradis sur terre. Mes doigts s’enfoncent dans ses hanches pendant que je fais des mouvements de bassin de plus en plus rapides. À chaque coup de reins, Julia pousse un cri. Ses joues rosissent de plus en plus et se yeux se ferment. Je sais qu’elle va bientôt jouir, je le vois. Je connais son corps par cœur maintenant. Elle continue de gémir mon prénom alors que j’accélère encore les mouvements de mes hanches.
 
Bientôt je la sens atteindre l’orgasme alors qu’elle rejette la tête en arrière et crie mon prénom. Voir Julia comme ça est la plus belle chose du monde, c’est merveilleux. Je passe les mains sur ses joues et ralentis afin de la laisser reprendre sa respiration quelques instants.
 
— C’est trop bon, Nick... me dit-elle à bout de souffle.
 
Je ne sais pas par quel miracle je n’ai toujours pas joui mais j’aimerais lui donner un deuxième orgasme avant. Je veux la voir prendre son pied une nouvelle fois grâce à moi, j’adore ça.
 
Je la retourne afin qu’elle se retrouve sur moi. Ses mains se baladent dans mes cheveux pendant qu’elle commence des mouvements de bassin assez soutenus. J’ai l’impression d’être un volcan en fusion, c’est tellement intense entre elle et moi. Comment a-t-elle pu croire une seule seconde que l’on pouvait vraiment vivre l’un sans l’autre ? Elle accélère ses coups de hanches en rejetant son buste et sa tête en arrière. Julia fait encore quelques mouvements avant que nous nous perdions tous les deux, en même temps, dans ce monde où seuls Julia et Nick existent. Notre paradis .
 
Nous poussons en même temps des cris rauques alors que mon corps tout entier tremble de plaisir. Julia se colle à mon torse, à bout de souffle. Je la serre dans mes bras en haletant. Nous restons quelques instants ainsi, sans bouger, moi toujours en elle. La tête de Julia est posée sur mon torse, c’est un vrai moment de plénitude comme je les aime. Puis je prends le visage de Julia entre mes mains pour qu’elle me regarde. J’aime la regarder dans les yeux, cela donne une intensité plus profonde à ce moment déjà magique.
 
— Je t’aime, Julia.
 
— Moi aussi.
 
— Non, dis-le.
 
— Moi aussi, je t’aime, Nick.
 
C’est la première femme qui me fait ressentir une telle joie au fond de mon être lorsqu’elle prononce ces mots, car pour la première fois de ma vie, je ressens la même chose. Mais malheureusement, au fond de moi, je ne cesse de penser qu’il y a à peine 24 heures, j’apprenais qu’elle me quittait. Mon corps, mon esprit et surtout mon cœur se souviennent encore de la souffrance que j’ai éprouvée en pensant avoir perdu Julia.
 
 
***
 
 
Alors que je suis toujours en plein sommeil, je sens une main me caresser la joue. J’ouvre péniblement les yeux pour voir le magnifique visage de Julia.
 
— Ça va princesse ? Tu as bien dormi ?
 
— Oui... enfin mieux que la nuit dernière.
 
— Moi aussi j’ai mieux dormi.
 
Je passe une main sur mon visage pour essayer de me réveiller alors que Julia pose sa tête sur mon torse.
 
— Tu sais, Nick, j’étais en train de réfléchir à ton séjour en France.

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