L aimer ? N importe quoi !
186 pages
Français

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L'aimer ? N'importe quoi ! , livre ebook

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Description

Important : Ce roman a déjà été publié sous le même titre, il s 'agit donc d'une seconde édition.


Julie Mereuil est une garce, du moins c’est ce qu’elle laisse croire aux gens. Les hommes sont des jouets pour elle. Pourtant, derrière sa façade enjouée et délurée se cache une personne avec un passé douloureux... Déstabilisée, rabaissée, violentée par son ex-compagnon qu’elle aimait de toute son âme, elle a combattu le diable en personne. Manipulations et violences ont été les clés qui l’ont conduite à une totale addiction pour cet homme. Sortie de cet enfer, elle a choisi une nouvelle vie pour renaître, sa carapace est insubmersible, plus personne ne pourra lui faire du mal. Julie n’a qu’une seule véritable amie, c’est elle qui l’a sauvée alors qu'un abîme sans fond l’engloutissait, cependant, un homme réussit à la déstabiliser, ils se ressemblent mais le mot d’ordre de Julie reste méfiance...


Mick lui a tapé dans l’œil et elle se laisse entraîner dans le jeu de la séduction. La relation ne sera basée que sur le sexe, sauf qu’elle n’avait pas prévu que l’amour ne se commande pas. Mick, l'ancien mannequin, est tombé sous le charme de cette petite blonde excentrique, lui qui se prenait pour le roi des libertins, va vite se rendre compte que Julie est bien plus qu’une histoire sans intérêt...

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782377440337
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’aimer ?
N’importe quoi !
Angel.B
 
 
 
 
 
 
 
Cette œuvre dépeint des scènes d’intimité entre une femme et un homme ainsi qu’un langage adulte et vulgaire. Elle vise donc un public averti et ne convient pas aux mineurs
 
 
 
 
 
Pour vous toutes…
© 2020 Angel Angie éditions.
Tous droits réservés/ISBN : 978-2-37744-033-7
 
 
 
E-mail :
Angelesse.Angieéditions@gmail.com
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
Existe en format papier
 
CHAPITRE 1
 
JULIE
 
Je coupe le contact de ma voiture, verrouille la porte puis mets les clés dans la banane autour de ma taille. J’enfile les oreillettes et démarre la playlist des chansons des années quatre-vingt enregistrées sur mon IPad. Hot stuff résonne à mes oreilles alors que je commence à courir au rythme de la chanson. Voilà le meilleur moment de la journée. J’aime courir en écoutant la musique à tue-tête. Soixante minutes où je suis ailleurs, loin de toute ma vie de merde.
Je ressemble au Yin et au Yang, ma personnalité est autant cool que mauvaise, de toute façon à quoi bon être trop sympa ? Ne dit-on pas trop bonne trop conne ? De ce côté-là, j’ai largement donné surtout avec les mecs, un en particulier. Celui à qui, j’ai vendu malheureusement mon âme. À présent, les hommes sont pour moi une échappatoire, une sorte de thérapie que personne ne peut comprendre. Je les séduis, leur fais miroiter ce qu’ils veulent et les jette comme des kleenex usagés. Eh oui, je suis ce qu’on appelle une garce. Du moins, c’est ce que j’aime donner comme impression.
Pourquoi ? Simplement, car une femme sans scrupule sera toujours plus respectée par la gent masculine, qu’une femme sensible et amoureuse. Du moins, c’est mon point de vue.
Comment le suis-je devenue ? Tout bonnement, car je fais partie de celles qui ont été exploitées par un homme, si bien que dorénavant c’est moi qui tiens les rênes et très franchement au risque d’en choquer, je m’en fous royalement !
Les types bien ne s’intéressent pas à moi et je ne les approche pas non plus à vrai dire. De toute façon, je ne recherche nullement à avoir une vie de couple bien rangée. À une époque révolue, c’était le cas, mais plus maintenant, je sais ce qui peut en coûter d’aimer à la folie.
Donc même si je suis critiquée ou regardée de haut et que ma réputation est devenue mauvaise, je continuerai à séduire les queutards qui se la pètent. Ceux-là mêmes qui jouent avec les femmes, quitte à leur briser le cœur. Généralement, je les repère très facilement et me donne un malin plaisir à les faire s’aplatir devant moi. Ils ne sont que des moustiques pour mes mains expertes.
Ma psy m’a dit un jour que je faisais preuve de misandrie au vu des souffrances qui ont été les miennes. Je respecte sa façon de voir, mais, pour ma part, je ne me vois pas du tout ainsi, puisque je choisis toujours des proies bien plus impitoyables que moi. En fin de compte, je suis une super héroïne plutôt qu’une garce, non ?
Et voilà une bonne idée de travail : se faire engager pour venger les femmes bafouées et si souvent exploitées par ce genre de personnage. Je suis certaine que je gagnerais bien ma vie. Oui, ce n’est pas une mauvaise idée, d’autant plus que je dois vite retrouver un boulot.
Comment devenir une nana telle que moi ?
Fort simple, n’accordez que de l’importance aux gens qui vous sont chers et encore soyez vigilants, on peut vite vous atteindre. Et si vous laissez une faille même minime dans votre carapace, c’est foutu.
L’astuce ? Ne jamais donner d’ouverture, à part celle que vous avez décidée. Les filles sont de grandes masos : elles aiment les Bad boys, c’est même marrant en y repensant. Beaucoup ne regardent même pas les mecs bien sous tous rapports. Généralement, ils sont trop gentils, respectueux et tendres, ce qui fait d’eux de gros nounours en guimauve. Par contre, elles craquent sur le salaud toutes catégories, qui lui, les fait fantasmer, c’est le monde à l’envers en quelque sorte. Un peu comme si une relation saine était synonyme d’emmerdante. J’ai eu la malchance de croire qu’on pouvait changer un connard et malheureusement je me suis perdue et détruite. Je fais partie des nanas qui ont offert le meilleur à leurs mecs et au final qui n’ont obtenu en échange que la souffrance.
Le beau mâle époustouflant, d’une beauté sans nom, craquant de gentillesse et d’attention c’est dans les films ou les romans à l’eau de rose. Généralement, les filles sympas tombent sur des garçons égocentriques, voire complètement obsédés qui ne peuvent s’empêcher de tirer de la gonzesse à tout va. Oui, de gros pervers qui ne voient que par leurs plaisirs narcissiques. Certains me disent aigrie, peut-être le suis-je après tout, je ne sais pas. Mais une chose est certaine, jamais plus on ne me rabaissera comme je l’ai été. Terminé d’être un objet sans valeur, fini le temps où je n’étais rien.
Je crois que dans les relations intenses tout est permis… sauf être sous une emprise, afin de garder un amour utopique.
Je m’ébroue mentalement, histoire de ne plus penser à mes idées moroses et relève mon visage. Deux mâles en puissance plutôt pas mal, me matent. Je repère aussitôt leurs alliances et j’enclenche mon mode « garce », allez c’est reparti mon kiki, bordel, mais c’est l’invasion des salauds en ce moment ma parole !
Je leur fais un petit sourire et gonfle ma poitrine mine de rien, tout en dandinant sensuellement mes fesses. Les mecs adorent généralement. Par contre, il est important de ne pas exagérer, sinon on ressemble plus à une dinde qui s’entraîne à la danse des canards et là c’est le flop complet. Non rester dans la subtilité, voilà ce qui les fait craquer. Je ne me retourne pas, surtout pas. Le premier point important : ne jamais montrer que l’on porte attention à eux, jamais ! Ils aiment ce qui n’est pas gagné d’avance. Sont très cons ces mecs en fait.
En tout cas, là, c’est jackpot pour moi, il y en a au moins un qui est en train de me suivre. Du gâteau !
Je continue donc l’air de rien. Il ne faut pas croire que j’ai toujours été ainsi, après tout moi aussi j’ai eu mon côté romantique et fleur bleue, même si j’ai l’impression que c’était il y a des siècles. Moi aussi, j’ai rêvé d’une petite vie tranquille avec maison et même deux enfants, mais ça, c’était avant. Oui avant de tomber sur ce fumier qui m’a vite foutue en l’air.
Maintenant, je suis devenue indépendante, très importante l’autonomie. Si un mec veut me voir, eh bien je lui fais comprendre que c’est moi qui décide et non lui. Je m’occupe du jour, de l’heure et du moment voire du lieu. Et même si j’aime bien que l’on me paye un verre ou un resto, je montre bien que leur fric n’est absolument pas ce qui m’intéresse. Qu’ils se le gardent, je sais me débrouiller financièrement.
Les mecs ont trop tendance à penser que toutes les femmes sont vénales, la dernière fois où j’ai bu un verre avec un enfoiré, ce dernier a cru bon de me parler de son compte en banque rempli. L’abruti se voyait déjà en train de me prendre comme une chienne contre quelques appâts en cadeau. Morte de rire vraiment, l’argent ne fait pas tout.
Depuis six ans, j’occupe un poste de surveillante dans un lycée, ce n’est pas le Pérou, mais j’arrive à en vivre plutôt bien. Ce n’est pas le métier qui me fait rêver, mais c’est assez agréable et cela m’a permis de rester une nana cool. Malheureusement pas pour longtemps, mon contrat se termine cette année et je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais devenir. Claire, ma collègue et meilleure amie a déjà trouvé sa voie, moi je continue à chercher. Mais je reste zen, du moins en apparence, car au fond de moi c’est une tout autre histoire. J’ai l’impression de n’être qu’un vieux paillasson. Enfin bref, l’important c’est de ne montrer aucune émotion. C’est ainsi que l’on devient une garce : ne jamais dévoiler ses ressentis et toujours sourire. C’est une preuve de force et puis ça dérange les gens de vous voir heureux. C’est donc tout bon pour soi. Les larmes et autres états d’âme sont à garder entre les murs de son appartement. Là et seulement à ce moment, on a le droit de craquer, mais surtout pas devant les gens et encore moins devant ses ennemis. Oui, c’est ainsi que l’on survit dans cette société merdique.
Côté séduction, j’ai appris à me faire désirer, à devenir inaccessible et c’est le pied ! Les mecs que je chasse ? Rien à faire de ce qu’ils veulent, je m’en tape, je les fais s’aplatir. Et l’amour me direz-vous ? Un fantasme ! Enfin non, pas tout à fait, ma meilleure amie l’a trouvé, elle.
Eh oui, je dois admettre que pour le coup, j’ai eu tort. Il existe réellement, j’en ai eu la preuve avec le couple que Claire forme avec Enrique. Cerise sur le gâteau, il est non seulement canon, mais aussi c’est un homme génial, certainement car il en a bavé dans sa jeunesse. Lui aussi s’est donné un genre, il me ressemble énormément sur ce point. Comme quoi, les mecs idéaux existent quand même, cet homme a tout pour lui, quand il aime, il donne jusqu’au bout. Je suis ravie qu’il adore Claire et il a même réussi l’exploit de la sortir de sa vie si introvertie. Elle vit désormais une belle histoire avec son beau mannequin espagnol. Je dois reconnaître que leur idylle est juste magique. Pour moi, par contre, une romance de ce style est impossible, je n’y crois plus, et après tout, je sais aussi que je ne la mérite pas. D’ailleurs, je n’ai pas la moindre envie d’en vivre une.
Généralement, je me méfie des types qui ont tout pour eux, à mon avis ça cache quelque chose de louche.
Les seuls en qui j’ai une entière confiance sont Enrique et Joris. Ce dernier est un des deux meilleurs amis du fiancé de Claire, il est assez sympa lui aussi. Certainement parce qu’il a été élevé par deux mères qui lui ont expliqué le respect des femmes. Quant au dernier collègue et ami de ces deux derniers, Mick, je ne préfère même pas penser à lui.
Claire m’a dit un jour que je le rencontrerai moi aussi ce grand amour. Je ne l’ai pas contrariée, elle est une romantique née, moi je suis une des victimes traitées au petit bonheur la chance. Les nanas qui sont passées par là me comprennent ou alors elles s’enlisent dans une bulle intouchable jusqu’à la destruction totale. Comme Barbara notre copine qui se trouve aussi être la mère de deux de nos élèves au lycée. Elle est tombée enceinte jeune, s’est mariée pour finir à quarante ans, trompée et divorcée, elle y a cru elle aussi au grand amour.
Quelle connerie !
La voilà à présent seule, à essayer de vivre malgré la souffrance qui a été sienne. D’ailleurs, elle n’a aucune envie de refaire sa vie. Entre le fait qu’elle se trouve trop vieille, qu'elle ne souhaite que remonter la pente côté finance, sans compter que ses enfants passent avant tout, aucun mec ne l’approche. Enrique et Mick lui ont même donné le surnom de Miss Frozen. Elle a tort, l’âge n’est qu’une excuse que l’on veut bien se donner, on a l’âge que l’on a dans sa tête, point barre. Mais je ne peux que la comprendre. Son mec l’a manipulée, lui faisant croire qu’elle n’est qu’une petite chose insignifiante. Je sais très bien comment on peut se sentir après être passé dans les bras d’un de ces vampires psychologiques. Eh oui, les monstres existent réellement sauf qu’ils sont, pour les personnes extérieures, des êtres parfaits. Les proies de ces serpents étouffeurs perdent confiance en elles, se laissent aspirer l’énergie positive et succombent à une mort très lente.
Même si Barbara ne le sait pas encore, nous deux, nous sommes tombées sur le même genre d’homme pourri jusqu’à l‘os, un virus dégueulasse en fait. Ouais, c’est ça, une cellule que l’on croit inoffensive, mais qui vous détruit tout doucement, de façon insidieuse.
Je ne déteste pas les hommes, loin de là, d’ailleurs, j’aime les regarder, je fantasme même sur eux si je ne peux pas les avoir. Regarder un joli petit fessier bien moulé dans un jean c’est un délice pour les yeux et plus encore si la musculature impressionnante du canon va avec son pénis, là le pied complet !
Je suis exactement comme Mick en y repensant… et voilà, c’est reparti, mes pensées reviennent vers lui. C’est chiant, ce mec m’obsède, il faut dire que lorsque je l’ai rencontré il m’a tout de suite tapé dans l’œil. Je me revois arriver chez Claire, qui, merci petit jésus, avait enfin décidé de sortir de son monde de Bisounours. Pour mieux se venger de son voisin Enrique qui l’avait traitée de bonne sœur.
Sur ce coup-là, je ne peux pas donner tort à son superbe voisin, elle cachait ses charmes sous des vêtements trop larges, le seul mâle dans sa vie était son chat, c’était démoralisant. Je l’avais aidée à se relooker et le résultat a été immédiat sur Enrique, il a tout bonnement craqué pour elle. Même si je sais que la transformation éphémère de ma meilleure amie n’était pas seulement la cause de leur relation. Ils étaient tombés amoureux, tout simplement, et cela malgré les bâtons surréalistes que l’ancienne maîtresse tarée de ce dernier avait mis sur le chemin de leur bonheur naissant. Dire que j’avais manqué de casser la tronche à ce pauvre gars. Le principal étant qu’ils se soient retrouvés et filent le parfait amour à présent. Je peux dire que leur histoire était digne d’une romance comme aime les lire Claire. Le genre que je ne peux encadrer, où le mauvais gars arrogant devient au fil du film ou du livre un mec idéal. Complètement surréaliste quoi ! Enfin normalement, car pour le coup, ma copine y a eu droit.
Ouais, bah c’est un exemple minime des dix pour cent d'histoires d’amour auxquelles toutes les femmes croient et deviennent avec un peu de chance réalité… rien d’autre.
Les deux amis d’Enrique sont tout aussi canons que lui dans un genre différent, Joris représente l’homme beau et très classe, style séduisant homme d’affaires. Pourtant, je reste persuadée qu’il cache bien son jeu. Il y a un truc que je n’arrive pas à comprendre chez lui.
Et puis il y a Mick, le beau blond de leur trio. Dès que je l’ai vu, mon corps est devenu comme un aimant vis-à-vis de sa parfaite anatomie. À tel point, qu’il aurait pu être un nouveau héros de comics genre aimant-man. Qui aurait pu résister à son visage aux traits parfaits ou à ses yeux d’un gris bleu limpide, et à son sourire canaille qui relevait une fossette magnifiquement bien dessinée ? Bah personne. J’avais totalement été sous le charme de ce corps musclé et m’étais déjà vue en train de passer la langue sur chaque parcelle de sa silhouette. Autant dire que ce mec a réussi à dissoudre mes sous-vêtements sans même me toucher.
Aujourd’hui, aucune chance de détruire ma lingerie, je n’en porte pas lorsque je cours. D’ailleurs, cela me fait penser au mec derrière moi, je sais ce qu’il fait l’enfoiré. Il est en train de se demander comment il va me prendre j’en suis certaine.
Si tu savais nigaud !
Comme si le fait d’avoir des nichons et un vagin, faisait de moi une débile.
J’ai chaud, c’est horrible. Sûrement, car je cours ou alors simplement, car je viens encore de fantasmer sur Mick. De toute façon, je suis dans cet état chaque fois que je pense à son physique de rêve. Dès le premier soir, je l’avais allumé comme une malade et lui aussi m’avait bien branchée. Si bien que nous avions terminé dans les toilettes de sa boîte de nuit, enfin le club que les trois ex-mannequins avaient racheté. Nous nous étions chauffés à bloc, il m’avait prise comme une bête contre le mur et ça avait été pour moi le meilleur orgasme de ma vie. Du coup, nous avions quelque peu contourné nos propres règles qui étaient ne pas recoucher ensemble. Lui et moi avions continué cette relation de malade, nous mettant d’accord sur trois points importants : juste du sexe et du plaisir, pas de sentiments.
Nous étions semblables donc pas de soucis ni de prise de tête là-dessus. Enfin jusqu’à ce que Claire ait cet accident, là j’avais dépassé les limites que je m’étais imposées avec lui. J’avais tellement été sous le choc d’avoir manqué de perdre ma meilleure amie que je m’étais effondrée dans les bras de mon amant, donc la règle « ne jamais montrer ses larmes ou ses faiblesses » eh bien, zéro pointé sur ce coup-là. Je l’avais même embrassé et nous n’avions pas baisé, mais fait l’amour le soir même quand je l’avais rejoint dans son nouvel appartement. Le lendemain matin, mon cerveau s’était détendu, Claire allait s’en sortir et j’avais repris possession de mes moyens, j’étais partie sans lui dire au revoir et lui avait envoyé un texto : Merci pour tout, mais on en reste là.
Je sais c’est moche et lâche comme réaction, mais j’avais fait l’amour avec lui, merde ! Évidemment, il avait essayé de me contacter et était même venu frapper à ma porte ne comprenant pas mon comportement. Je lui avais alors menti, lui expliquant que notre relation sexuelle ne m’apportait plus rien et qu’il était préférable que nous restions de bons potes. Il avait paru surpris, mais ne m’avait pas contredite puis était reparti chez lui sans un mot.
Mick était d’accord avec moi, je présume. Si bien que depuis cette rupture, nous nous taquinions sur nos partenaires en nous imposant des paris débiles. À la seule différence que moi je parlais plus que je n’agissais. Je n’avais plus envie d’autre mec, j’avais pourtant essayé, mais rien à faire, il m’avait volé ma libido cet enfoiré. Ce qui soit dit en passant ne m’empêchait pas de me faire désirer, exactement ce que je fais en ce moment en séduisant l’abruti derrière moi.
Ma playlist s’arrête, il est temps de me faire rentrer dedans et anéantir le mec marié qui me colle depuis le début de mon jogging. Il faut absolument que je reprenne mon existence de garce en main et ainsi oublier Mickael. Je dois représenter un défi, être imprévisible, bandante et prendre mon pied puis le jeter comme un Kleenex. Insensible, voilà ce que je suis devenue avec les hommes et il est hors de question de redevenir une victime de l’amour, une soumise au bon vouloir psychologique et physique d’un homme.
Je commence à ralentir mes foulées, le spectacle va bientôt commencer. Le mâle en rut derrière moi fait de même. Je ne regarde toujours pas. Aucun geste qui peut faire croire que j’ai senti sa présence.
Quel con ce mec !
Encore un qui se croit au-dessus des autres, tous les mêmes, ils se prennent pour les maîtres du jeu, mais ne sont que des pions. Je stoppe net et tends mes fesses, faisant mine de m’étirer en touchant le bout de mes baskets. Évidemment, mon plan réglé comme une horloge suisse fonctionne à merveille. Mon short me moule comme une deuxième peau et ma poitrine se presse contre ma brassière. La scène est très drôle et je suis certaine que l’obsédé apprécie bigrement. Je retourne lentement mon visage, mimant un O parfait sur mes lèvres lorsqu’il me percute le derrière. Je pivote juste un peu, autant lui donner une vue plongeante sur mon décolleté innocemment offert. Et voilà, qu’est-ce que je disais, ils sont tellement prévisibles, preuve en est de la raideur que je sens collée contre mon postérieur. Ouais, les salauds adorent les filles pas très malines, cela leur donne une marque de virilité et flatte leurs égos surdimensionnés. Pour le coup, celui-là, il n’y a pas que cela chez lui qui est d’une dimension plus que parfaite. Je pose mes yeux sur ses baskets pour relever lentement mon regard sur ses mollets musclés. Ses cuisses n’ont rien à envier au reste. Putain, il est torse nu et tient son tee-shirt dans sa main. Je continue donc mon examen.
Bordel de merde ! Les tablettes de chocolat sont si parfaites que j’ai l’impression de les connaître et là paf en pleine face. Mon air ravi se transforme en un millième de seconde en une mine excédée. Il me sourit avec son air canaille, sa fossette me fait de l’œil et son regard gris-bleu semble être à la fois excité et amusé. Je ne fais plus semblant d’être en mode godiche, j’en suis une et pas des moindres...
CHAPITRE 2
 
MICK
 
Je bande comme un malade depuis que je regarde son cul parfait tanguer au rythme de ses foulées sexy. Elle ne m’a pas repéré jusqu’à ce que l’on rencontre ces deux connards qui la mataient comme s’ils se l’imaginaient déjà prise en sandwich. Je me suis alors avancé derrière elle, leur lançant mon regard en mode « dégage connard ». Ils n’ont pas insisté lorsqu’ils m’ont vu lui coller les basques. J’ai bien compris qu’elle m’a senti, enfin qu’elle sait que quelqu’un la suit depuis tout à l’heure, mais si elle avait percuté que son compagnon de jogging c’était moi, il y a longtemps qu’elle m’aurait mis une droite.
Quand j’ai su qu’elle faisait son jogging dans ce parc pour rencontrer un mec, la situation m’a complètement échappé : il fallait absolument que je la rejoigne et la surveille. Hors de question qu’un autre se la fasse. Ce petit jeu débile du « je me tape tout ce qui bouge » dure depuis trop longtemps à mon goût. Maintenant que j’ai savouré son corps parfait, je la veux encore plus et cela jusqu’à en être repu. Ce qui est loin d’être le cas au vu de l’érection que je me tape. Ce qui se passe avec elle, c’est un truc de dingue, je n’ai jamais ressenti ça. Rien que là, j’ai envie d’elle et cela juste en ayant reluqué ses fesses moulées sous son short de sport.
Et davantage quand je me suis aperçu qu’elle ne portait pas de petite culotte. Bon OK, les souvenirs de nos corps à corps m’ont bien fait durcir aussi. Notre première fois a été le soir de notre rencontre. Je la vois encore en bikini en train de se trémousser sur la terrasse de mon meilleur ami, c’est à ce moment-là que j’ai su que je profiterais de son corps magnifique. Le soir, sur la piste de danse de notre boîte de nuit, je l’avais déshabillée du regard et elle en avait fait de même. Si bien que sans lâcher mes yeux des siens, je l’avais entraînée dans les toilettes de notre club et m’y étais enfermé avec elle. J’avoue que le lieu n’était pas franchement propice pour s’envoyer en l’air, c’était glauque et digne d’animaux en rut, mais je n’avais pu me retenir. Je voulais cette nana, plus rien d’autre n’avait d’importance.
Je ne l’avais pas embrassée malgré l’envie qui avait été là. Cependant, j’avais respecté sa demande en relevant simplement sa robe dorée comme elle le souhaitait. Quelques caresses intenses sous le string, il avait terminé dans la poubelle, abîmé par mon impatience. De son côté, elle avait enfilé sur ma queue un préservatif caché et sorti de je ne sais où, preuve qu’elle prévoyait elle aussi la finalité de notre rapprochement.
Je l’avais prise contre le mur, des filles étaient rentrées dans les toilettes lors de nos ébats, mais ni elle ni moi n’avions fait remarquer notre présence et nous avions pris un pied d’enfer, malgré tout. Dès notre petite affaire terminée, nous étions retournés sur la piste de danse comme si de rien n’était. Je ne l’avais pas quittée des yeux de la soirée, sachant qu’elle était à présent nue sous sa petite robe dorée.
La deuxième fois, j’étais allé la rejoindre chez elle, elle m’avait accueilli sans complexe, vêtue d’une guêpière en dentelle qui épousait à merveille son corps délicieux, de bas et de talons aiguilles. Une tuerie.
Les fois suivantes avaient été tout aussi chaudes et épicées. Toujours chez elle, je l’avais prise partout où il était possible dans un appartement, partout, sauf dans son lit. Endroit visiblement interdit, je ne sais pour quelle raison. Notre relation basée sur le sexe avait été géniale. Si bien que je n’avais pas eu envie de me taper d’autres femmes, elle m’avait complètement envoûté.
Ou bien, était-ce le fait que nous étions de la même trempe tous les deux ?
Quoi qu’il en soit, elle m’avait réduit en état d’esclavage sexuel. Nous avons donc essayé toutes les positions du Kâma-Sûtra et à chaque fois je dois reconnaître avoir été plus que comblé. J’avais même eu envie de m’emmerder avec des préliminaires ! Moi qui, jusqu’à présent, n’avais pensé qu’à mon propre plaisir !
Moi le salaud de ces dames en chaleur pour certaines et libertin pour d’autres. J’étais à présent en manque de pénétration. Ouais, car Julie reste la seule que je veuille me faire.
Depuis mon plus jeune âge, j’avais toujours été un homme à femmes. Normal, dans le milieu où j’ai été élevé cela aurait été dur que ce soit autrement. Ma première expérience avait été avec une collègue de ma mère qui commençait le métier de prostituée. Au départ, j’avais été attiré par elle physiquement et puis les sentiments s’en étaient mêlés. J’avais l’excuse de n’être qu’un gamin à l’époque, ce que je n’étais plus maintenant.
Le problème avec les putes c’est qu’il n’y a pas de ressentis : on baise, on paye et basta, au prochain. Oui, je n’étais qu’un client parmi tant d’autres. Pourtant j’y avais vraiment cru avec Louise. Elle n’avait que dix-huit ans la première fois que je l’ai vue. Invitée chez ma mère, j'avais craqué sur cette fille magnifique et pensais innocemment avoir eu un coup de foudre. J’avais seize ans, je m’étais dit que je la sortirais de ce milieu de merde afin qu’elle puisse vivre sans vendre son corps. Non pas que j’ai un a priori sur ce métier, chacun est bien libre de gagner son pain comme il veut.
Seulement, à cette époque, avec mon insouciance un rêve bien naïf j’avais cru que j’avais ce pouvoir. Le droit de décider : je ne voulais pas que ma nana continue là-dedans, notre relation avait duré jusqu’à ce que je comprenne que je n’avais été qu’un amusement. Louise avait préféré de loin la couleur de l’argent à celle de l’amour. Un sacré coup de pied dans ma fierté avait été donné et les désillusions de l’amour avaient ravagé ce sentiment. Voilà comment à dix-huit ans j’étais parti. À l’époque, ma mère s’en tapait royalement de ce que je pouvais devenir, elle était beaucoup plus occupée par son métier que par son gamin.
Je m’étais donc pris en main jusqu’à ce que je rencontre Brigitte qui m’avait proposé de travailler en tant que mannequin. À ce moment-là, ma vie a complètement changé. Mon métier m’a fait découvrir la vie que je voulais mener. Celle qui vous montre la grande classe et le plaisir. J’étais adulé et je menais bien ma barque. Quant aux nanas, eh bien, c’était devenu une routine du quotidien, sexe, strass et Jet-Set, le trio gagnant pour moi, jusqu’à il y a plus de deux mois, lorsque j’ai rencontré une jolie blonde aux formes parfaites, aguichante voire dévergondée, qui m’a fait tourner la tête. Julie a un joli visage avenant, des yeux pailletés d’or et un air mutin qui la rend craquante. Je ne suis plus le même depuis elle, j’avoue qu’il m’est assez difficile de faire comme si rien n’avait changé.
Le fait d’être obsédé par cette magnifique blonde ne me ressemble en rien. Je sais que je ne suis pas amoureux, mais j’ai besoin de son corps et même plus. Ouais, je veux qu’elle m’appartienne qu’à moi et à aucun autre. De quoi devenir cinglé, car elle ne veut absolument pas appartenir à un homme. Là où je me suis lourdement trompé, c’est que je pensais qu’elle n’allait pas me résister. J’avais tout essayé : les blagues salaces, la drague qui les faisait toutes craquer, sauf que j’étais complètement tombé à côté. Elle n’avait jamais voulu de moi qu’autrement qu’en tant que sex-friends, ce qui aurait dû me convenir parfaitement, enfin normalement. Nous nous entendions plutôt bien sur notre accord, du moins jusqu’à ce que Claire, sa meilleure amie et maintenant fiancée de mon collègue Enrique, ait eu un accident provoqué par homicide. Nous étions arrivés à l’hôpital, j’avais réconforté Julie, ne la reconnaissant plus du tout. Où était donc passée la nana qui en imposait par son inaccessibilité ?
Ce jour-là, elle s’était montrée sous un nouveau jour à mes yeux, un petit bout de femme fragile qui avait besoin d’être protégée. À tel point, qu’une fois rentré chez moi, je ne savais plus quoi penser, pour quelle raison se donnait-elle une personnalité qui n’était pas la sienne ?
Le soir même, elle était venue frapper à ma porte. Je l’avais découverte en pleurs. Sans même prendre le temps de réfléchir, je l’avais prise dans mes bras, lui avait relevé son visage essayant de déchiffrer dans ce regard apeuré ce qu’elle attendait de moi. C’est ainsi que notre relation basée sur le sexe a pris, à mon sens, un tout autre tournant. J’avais approché mes lèvres des siennes, d’une simple caresse qui m’avait fait penser aux battements des ailes d’un papillon, j’étais tombé sous un autre de ses charmes. J’avais réellement apprécié ce premier contact tout en émotions. Elle avait tremblé et je m’étais laissé aller à vouloir l’aimer autrement. Emportée par la passion, elle avait ouvert sa bouche et nos langues s’étaient effleurées jusqu’à se connaître intimement. Nos paupières s’étaient fermées et nous n’avions pu faire autrement que d’apprécier ce baiser.
Je l’avais soulevée et avais enroulé ses jambes autour de mes hanches, sans cesser de l’embrasser. Nos corps enlacés s’étaient retrouvés dans ma chambre où je l’avais alors déposée sur mon lit. Julie avait retiré la chemise que je portais, tout en caressant mon torse. Je me souviens encore des grognements de plaisir que j’avais émis dans l’attente de selon son bon vouloir. Lentement, je l’avais déshabillée à mon tour, tout en continuant d’embrasser chaque parcelle de son corps. J’avais redécouvert de mes mains, comme un aveugle, ses courbes que je caressais du bout de mes doigts. Julie avait poussé des gémissements de plaisir, ainsi ma langue avait remplacé mon toucher lorsque j’avais goûté sa poitrine et taquiné ses mamelons dressés. Elle s’était laissé bercer dans une sensualité qui m’avait rendu fou de désir. Ma bouche était descendue entre ses cuisses que j’avais léchées, puis je l’avais embrassée de tendres baisers jusqu’à atteindre les plis de sa féminité. Julie s’était laissé aller au plaisir extrême et cela m’avait rendu heureux de la contenter de cette manière.
Dans le feu de l’action, elle m’avait supplié de la prendre, avec cet appel irrésistible n’appartenant qu’à elle. Je l’avais pénétrée avec une tendresse infinie, nos corps étaient entrés en fusion dans un moment magique. Je voulais aimer son corps. Quitte à défier toutes les armées de barrières érigées, jusqu’à présent, pour me protéger. Je comprenais ce que je faisais, mais m’en moquais complètement, je vivais l’instant présent. Mes va-et-vient avaient été en harmonie avec ses déhanchements qui me rendaient fou, je voulais qu’elle devienne le feu de mes veines.
Nos souffles s’étaient mélangés à nos gémissements, je faisais n’importe quoi, j’en étais conscient. Pourtant, c’était plus fort que moi il me fallait la prendre d’une manière différente de nos autres fois et nous n’avions nullement pensé à une protection quelconque. Le plaisir nous avait emportés sans que nous comprenions ce qu’il se passait. Toujours sur la même longueur d’onde et dans notre petite mort, je l’avais entourée de mes bras, posant son visage sur mon épaule. Elle s’était endormie avant moi et je l’avais suivie dans des rêves formés de délices, comprenant que je venais tout simplement de lui faire l’amour.
Le lendemain, je m’étais réveillé dans un état de totale renaissance. Lorsque je m’étais retourné pour la caresser, ma main n’avait rencontré que le vide et le froid du drap. Elle était partie sans un mot. Comme si ce moment n’avait été qu’une illusion, sans importance. Seul son parfum embaumant le tissu prouvait que tout cela avait existé. J’avais essayé de comprendre, quand j’avais vu son message « merci pour tout, mais on en reste là ».
J’avais cru devenir fou, il m’était impossible de faire comme si nous étions amis alors que ce qui s’était passé cette nuit avait été d’une puissance incroyable. Je l’avais appelée, mais elle n’avait pas répondu. Je m’étais rendu à son domicile assez en colère, et malheureusement, j’avais constaté que pour elle, ce moment avait été sans valeur. Encore un coup de pied m’avait été donné, à priori, le premier n’avait pas été assez fort. J’étais donc reparti en essayant d’oublier et de reprendre ma vie telle que je l’avais construite jusqu’à présent, sans attente. Sans émotion.
Malgré toute ma bonne volonté, je n’y étais pas arrivé. Et là, pour l’instant, mon membre attend bel et bien quelque chose. Je vois Julie ralentir, elle va se retourner. Je sais d’avance que nous allons reprendre nos joutes verbales tel que nous en avons l’habitude afin de faire croire que rien ne nous lie, une comédie que je respecte en quelque sorte. Depuis près de trois semaines, nous jouons aux amis qui se mesurent par le nombre leurs conquêtes.
Vu le nombre de nanas que j’ai inventé avoir baisé ces derniers temps, j’aurais dû être largement comblé de tous ces ébats sexuels que j’ai su créés.
Elle s’était foutue de moi et pourtant, j’ai toujours autant envie d’elle. Mais la donne allait changer à présent, j’allais reprendre le pouvoir haut la main. D’abord parce que j’en avais envie et ensuite, car elle méritait bien une bonne leçon. Quand une garce rencontre un salaud de mon espèce, cela finit inévitablement en un feu d’artifice intense et magnifique.
Lorsqu’elle stoppe net, mon membre dur se plaque contre ses fesses. Je me mords la joue du plaisir que je ressens puis entends le petit « oh » hypocrite qu’elle prononce comme si sa position n’avait pas été calculée d’avance, mais je me retiens de m’esclaffer devant cette comédie. Elle remonte lentement son regard sur moi, me reluquant sans aucune pudeur. Nos yeux se rencontrent et son état de béatitude est plus vrai que nature. Elle ne pense pas à cet instant que c’est moi qui viens de lui rentrer dedans. Je me retiens de rire, mais souris tout de même. Ses yeux s’écarquillent comme si son cerveau analysait la situation.
Pour ma part, j’ai totalement conscience que cette position ne me déplaît pas. Ce qui signifie que contrairement à ce qu’elle peut penser, nous sommes faits l’un pour l’autre. J’agrippe donc ses hanches à pleines mains, avec un certain plaisir, tandis qu’elle me fixe complètement furax.
Remerciements
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