Le Destin des Cœurs Perdus, tome 1 : Les Damoiselles de Castel Dark
199 pages
Français

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Description

Angleterre, 1390.


Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer.


À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent.


Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

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Nombre de lectures 114
EAN13 9782378161255
Langue Français

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Exrait

Le Destin des Cœurs Perdus, tome 1 : Les Damoiselles de Castel Dark [Jc Staignier]
www.somethingelseeditions.com
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les pe rsonnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’aute ur ou utilisés fictivement, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes o u mortes, des établissements d’affaires, des événements ou des lieux ne serait q ue pure coïncidence.
© 2018 & 2021, JC Staignier. Collection Something Still, romance historique Tous droits réservés.
ISBN papier : 978-2-37816-267-2 ISBN numérique : 978-2-37816-268-9
Conception graphique de couverture : Martine Provost
Biographie de l’auteur Originaire du Pays Noir en Belgique, je trouve dans l’écriture la force de revenir dans la lumière. L’extrémité du tunnel semble parfois loin, et, pour tant, l’espoir pointe le bout de son nez, la malchance devient chance et les larmes se t ransforment en rire. Le droit au bonheur existe. Prenez l’ascenseur et laissez-moi vous amener au pa ys des rêves. Jc Staignier
Je dédie ce roman à toutes les femmes qui souffrent dans leur cœur et dans leur corps. Que l’espoir reste à jamais le signe de leur volonté et de leur courage! Jc Staignier
Chapitre 1 Eastbourne, juin 1390 Érigé au sommet d’une colline verdoyante, Castel Da rk surplombait le comté d’Eastbourne. Aux premières lueurs de l’aube, les h autes tours du château se dessinaient à l’horizon, sentinelles à la fois pais ibles et menaçantes du paysage. Afin d’assurer la sécurité du domaine, les veilleurs de jour remplaçaient ceux de nuit. Au 1 même moment, les cloches de l’église sonnaient les laudes . Par son architecture harmonieuse, Castel Dark s’élo ignait de la construction des demeures traditionnelles. La fonction résidentielle prenait le pas sur la défensive. Seuls le pont-levis et les douves rappelaient les château x forts des paysages campagnards. En cas d’attaque, les habitants pouvaient toujours se réfugier dans le donjon. La place commune où se regroupaient le seigneur et ses solda ts n’existait plus. Des pièces de dimensions plus modestes, mais confortables, voire luxueuses, occupaient le rez-de-chaussée du bâtiment. Les appartements des maîtres et de William de Percival se trouvaient au premier étage, ceux des enfants au de uxième, ceux réservés aux hôtes au troisième, la salle d’armes accaparait le quatri ème et le logement des domestiques, le cinquième. En reflétant les rayons du soleil, les murs en chau x blanche de la chambre enflammèrent de fils d’or la chevelure de la belle endormie. Une main large et réconfortante se faufila sous la couverture pour ca resser son corps dont la peau exhalait la senteur d’une rose. Emportée par ce mom ent de volupté, Alix s’éveilla. Ses doigts, initiateurs d’une matinée prometteuse, frôl èrent le torse de son mari. Hélas! Ce fugace instant de concupiscence vola en éclat lorsq ue la porte s’ouvrit de façon brutale pour livrer passage à leur fille de dix ans. Sa cri nière désordonnée ainsi que ses vêtements chiffonnés aiguisèrent la mauvaise humeur de sa mère. Au contraire, une grimace amusée illumina le visage de Clayton. — Dommage! Nous continuerons nos agréments plus tard, chucho ta-t-il à son épouse. Sans attendre une permission qui risquait de lui êt re refusée, Aelis se glissa entre ses parents. Si l’enfant possédait les traits parfa its de sa mère, elle n’héritait ni sa délicatesse, ni son maintien, ni sa douceur. Grâce à Dieu, ses trois sœurs aînées pouvaient se v anter de compter toutes ces qualités, pensa Alix pour se rassurer. — Eh bien, petit démon, que signifie cette entrée remarquée? Les yeux d’Aelis, dont la couleur variait du bleu p âle à un bleu plus profond, étincelèrent autant de colère que de dépit. — Avez-vous oublié mon anniversaire? Attendri par sa voix tremblante, Clayton lui tendit les bras. Elle se blottit contre sa large poitrine, une place qu’elle enviait bien souv ent à sa mère. — Bonne fête, ma princesse. — Me préparez-vous des réjouissances? Servirez-vous des gâteaux et de la tarte? — Bien entendu. — Anton a promis de m’offrir une épée pour m’appren dre à me battre comme un vrai chevalier. Ainsi, je pourfendrai tous ceux qui se d resseront en travers de mon chemin. Le rire de Clayton engendra l’exaspération d’Alix. L’éducation de la benjamine
s’avérait une source perpétuelle de conflit entre l es époux. — Je ne décèle dans cet impertinent langage aucune raison de t’en amuser. Elle se pencha vers Aelis qui se serra davantage co ntre son père. — Quant à toi, petite peste, je t’autorise à manier une aiguille pour tes travaux de couture! Pourquoi ne peux-tu ressembler à tes sœurs? La mine boudeuse, Aelis sauta hors du lit. — Ces jolies donzelles sans esprit sont si ennuyeus es. Vous devriez vous réjouir que je mette du sel dans votre vie. Alix agita un doigt accusateur devant le nez de la fillette. — Comment oses-tu? Sors d’ici! Dans un bruit assourdissant, la porte claqua, compl ice innocente de la révolte de l’enfant. L’envie de défendre sa benjamine démangea Clayton, mais quand sa femme se débattait avec sa conscience, mieux valait ne pa s la contrarier. Tout en soupirant, elle posa les mains sur ses hanches. — La noblesse condamnerait son aptitude à se glisse r dans notre lit. As-tu perdu toute dignité pour la laisser nous injurier à sa gu ise? — Nous vivons à la campagne et nous ne sommes pas o bligés de respecter les règles de la Cour. Clayton adressa un regard charmeur à Alix, celui de stiné à apaiser son exaspération. — Terminons cette matinée aussi agréablement que no us l’avions commencée. — N’y compte pas! Une sincère indignation affichée sur le visage, ell e enfila une robe sur sa légère chemise avant de se précipiter vers la porte. Pour la deuxième fois, cette dernière trembla sur ses gonds. Désappointé, Clayton s’adoss a contre l’oreiller. Cette journée annoncée de si bon augure venait de tourner à l’aig re. Les points de vue du couple divergeaient sur la man ière d’élever leurs six enfants. Le manque et l’absence de sa propre mère dans son p assé expliquaient l’amour exacerbé que le comte éprouvait pour sa progéniture . Son éducation rigide, supervisée par un père qui se conformait aux principes de la C our et ne tolérait pas l’insubordination, ne le prédisposait pas à la sévé rité. Jusqu’à ses quatorze ans, Clayton s’était montré bon élève. Hélas! dès sa majorité, il s’était rebellé contre toute autorité avant de renier les obligations dues à son rang, persuadé que ces principes absurdes constituaient une atteinte à sa liberté. I l avait tenu à ce que ses enfants développent leur personnalité, sans brimades ni pun itions. Jusqu’à présent, il avait honoré sa promesse. Il respectait le tempérament de chacun d’eux, garçons comme filles. Anton, l’aîné, accusait dix-neuf printemps. D’une n ature gaie et insouciante, il jouissait d’une solide réputation d’homme à femmes. Thomas, son cadet d’un an, possédait un caractère timide et taciturne. Mary et Jane, les inséparables, s’avéraient frivoles et ambitieuses. Ilyana, douce et charitabl e. Aelis restait Aelis, une petite fille intrépide et insolente. Malgré leurs différences, i l ressentait le même amour pour chacun d’eux. Sa descendance se distinguait de cell es des familles nobiliaires conventionnelles, mais pour rien au monde, il ne so uhaitait qu’elle change. Le sourire aux lèvres, Clayton se prépara à braver la mauvaise humeur de son épouse. *** Réveillée par le bruit d’une porte fermée de manièr e brusque, Ilyana enfonça la tête dans l’oreiller pour aussitôt la redresser. Ses bou cles soyeuses se répandirent jusqu’à sa taille. Des six enfants du couple Percival, elle seule ressemblait à son père. Des
cheveux cuivrés auréolaient un minois au teint pâle , la bouche rouge et charnue invitait au plus doux des baisers. Les immenses yeux verts, aux cils longs et épais, rehaussaient son visage d’une beauté presque irréel le. De nature imaginative, la jeune fille âgée de quinz e ans nourrissait son esprit d’intrépides histoires d’amour. Lorsqu’elle referma it la dernière page d’un roman courtois, elle s’attendait presque à ce qu’un cheva lier surgisse pour la sauver des mains de brutes sanguinaires. Dans son enfance, ell e avait désiré rejoindre les Ordres. À présent, elle doutait du bien-fondé de cette voca tion. Le cœur, à défaut de l’âme, ne pouvait appartenir à Dieu, mais à l’homme de ses rê ves. Ilyana consacrait son temps libre à aider les plus défavorisés. À des lieues à la ronde, les habitants louaient sa bonté. Elle apport ait aux villageois des gâteaux et des vêtements confectionnés de ses mains. Accompagnée d e sa mère, elle soignait les enfants malades et leur racontait des histoires. Sa démarche légère et souple, sa voix chantante et son regard bienveillant symbolisaient la douceur et le charme. Songeuse, elle se contempla dans le petit miroir po sé sur une table en bois. Elle peigna ses cheveux avant de parfumer à la pomme d’a mbre son cou gracile et laiteux. Le tumulte de la préparation d’une fête résonnait à chaque étage en l’honneur de l’anniversaire d’Aelis. Ilyana adorait sa sœur, mêm e si cette dernière se montrait bien souvent une enfant effrontée. La benjamine ne manqu ait jamais l’occasion d’ennuyer ses aînées et n’hésitait pas à glisser des grenouil les ou des insectes entre leurs draps. Tous les hommes de la famille satisfaisaient à ses caprices. Les sœurs aînées attendaient avec impatience les le çons de leur gouvernante. Dame Marguerite les initiait aussi bien à l’art de la couture qu’à celui d’esquisser la plus charmante des révérences. Aelis se réservait le dro it de les bouder. Elle préférait l’odeur des chevaux à celle des fleurs, passait ses journées en compagnie des palefreniers et des domestiques. Sa dernière singul arité consistait à porter des braies. Si sa mère s’en offusquait, son père, de nature plu s conciliante, trouvait que ses enfants pouvaient de temps à autre bafouer les inte rdits. Ilyana sourit à son reflet dans le miroir. Quel bon heur de vivre parmi une famille si unie à une époque où l’individualisme resserrait so n emprise! *** Jane et Mary partageaient la même chambre. Âgées re spectivement de seize et dix-sept ans, elles se ressemblaient par leurs yeux ble us, leur longue chevelure brune ondulée et leur silhouette menue. Seule l’expressio n de leur visage les différenciait. Mary possédait une douceur exceptionnelle dans son regard, Jane paraissait toujours mécontente. Toutes deux aspiraient à contracter un mariage grandiose dès qu’un auguste parti se présenterait. Hélas! leurs parents ne fréquentant guère Londres et ses fastes, habiter à plus de seize lieues de la capita le compliquait leurs ambitions. Aussi, cette soirée d’anniversaire s’annonçait part iculière et précieuse dans leur vie bien fastidieuse. Elles se précipitèrent vers les c offres en bois d’ébène afin de choisir leur robe. Un sourire exaspéré s’échappa de leur bo uche, car aucun vêtement ne trouvait grâce à leurs yeux. Lorsqu’elles se rendirent à la chapelle située dans la cour du château, leur contrariété s’intensifia. La messe leur sembla si i nterminable qu’elles bâillèrent de fatigue. Pour la première fois, elles s’ennuyèrent en suivan t les leçons de broderie de dame Marguerite. Mary se piqua à la pointe de l’aiguille , ce qui lui arracha un cri de douleur. — Où avez-vous la tête, mes petites? s’enquit la gouvernante. Je ne ressens
aucune motivation dans votre travail. Jane s’évertua à se concentrer sur son point de cro ix, ornement délicat dont elle parait les manches de ses cottes. — Selon moi, les heures ne s’écoulent pas assez vit e, soupira-t-elle. Je suis impatiente d’assister à cette réception. J’y rencon trerai peut-être l’amour. Contrariée, Aelis foudroya sa sœur du regard. Jane venait de lui fournir l’occasion rêvée pour abandonner sa broderie et éviter à dame Marguerite de la tancer pour son inaptitude à toute tâche féminine. — Tu en parles comme de ta fête! — Nous te laisserons te gaver de tartes et choisir ton futur mari, ironisa Jane. — Certainement pas! Quelle sottise de se pâmer à l’idée de devenir l’ esclave d’un homme! — Et de quelle manière imaginez-vous votre avenir s ans un époux pour vous protéger? s’indigna la gouvernante. — Je peux me défendre seule. Désappointée, Marguerite prit le vêtement des mains d’Aelis. — Si ceci ressemble à un point de croix, Dieu est t émoin que je me révèle une piètre maîtresse. — Je déteste coudre! Quel supplice de passer le samedi après-midi en v otre compagnie! Scandalisée, la gouvernante pointa la porte du doig t. — Je vous prie de sortir, lady Aelis! Vous reviendrez lorsque vous vous sentirez dans de meilleures dispositions. Le sourire aux lèvres, l’enfant fila. Marguerite re marqua l’expression amusée de Jane. — Est-ce la conduite irrespectueuse de votre sœur q ui vous réjouit? — Ah, dame Marguerite! Vous êtes tombée la tête la première dans son piè ge. Aelis vous provoque pour échapper à ce qu’elle considère comme une corvée, elle est plus maligne que vous ne le pensez. — Cette petite finira mal! Les reproches de la gouvernante agacèrent Mary, et d’un regard acéré, elle lui rappela qu’elle dérogeait à ses fonctions. Décidée à apporter un peu de légèreté dans la conversation, elle se tourna vers Ilyana. — Sais-tu déjà quelle robe tu porteras ce soir? — Oui. J’ai choisi celle coupée dans ce beau tissu vert que notre père a fait importer de Florence. — Quelle joie de pouvoir assister à cette réception! Leur bavardage déplaisait à Marguerite. Elle aimait beaucoup ses maîtres, mais désapprouvait le comportement insouciant de Clayton de Percival. Le prêtre du village ne lui avait-il pas confié que la musique et la dan se célébraient la gloire du diable? — Le clergé condamne ces divertissements! — Si ce n’est aujourd’hui, je ne vois pas quand nou s pourrons enfin devenir des femmes mariées et respectées. Jane et moi, serons-n ous contraintes à entrer au couvent? protesta Mary. Éreintée par les lamentations de ses protégées, la gouvernante se surprit à élever la voix. — Mes chères petites, calmez-vous! Vivre à la campagne me paraît plus une bénédiction qu’une punition. Certaines jeunes fille s sont promises à des messieurs qu’elles ne choisissent pas et qui comptent parfois le double de leur âge.

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