Les Croz : 2 - Le collier ensorcelé
468 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Les Croz : 2 - Le collier ensorcelé

-
illustré par

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
468 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description






Tandis que Kalaan, comte de Croz, jette l'ancre de sa frégate l’Ar Sorserez près des côtes est des Highlands, Isabelle, sa jeune sœur, se réveille brutalement dans un endroit plongé dans les ténèbres, un épais nuage de sable fin l'étouffant.







Désorientée, elle ne comprend pas ce qui lui arrive : un instant auparavant, dans sa chambre, elle attachait autour de son cou un somptueux et très antique collier égyptien ; le moment suivant, elle se retrouve à tousser et à suffoquer, comme d’autres personnes à ce qu’elle peut entendre, mais sans parvenir à les apercevoir.







Bon sang ! Où est-elle ? Et qui sont ces « autres personnes » ?





Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 27
EAN13 9782490940097
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les Croz : Le collier ensorcelé Tome 2
La saga des Croz ~ Les romans de l'auteur disponibles chez LSJ Éditions ~ (Brochés et numériques) La saga des enfants des dieux (fantastique, aventure, pour adultes) : 1 – Terrible Awena 2 – Sophie-Élisa 3 – Cameron 4 – Diane 5 – Eloïra La Saga des Croz (fantastique, aventure, pour adultes) : 1 – La malédiction de Kalaan 2 – Le collier ensorcelé 3 – Val' Aka Passion Flora (mini-roman érotique, pour adultes) Les bêtises de Lili (tout public, humour, anecdotes) The Curse of Kalaan (traduction en anglais US du tome 1 des Croz)
Linda Saint Jalmes Les Croz : Le collier ensorcelé Tome 2 La saga des Croz Roman
LSJ EDITIONS Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1 er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » Pour les publications destinées à la jeunesse, la Loi n°49-956 du 16 juillet 1949, est appliquée. © Linda Saint Jalmes © Illustration de couverture : LSJ. ISBN : 9782490940097 Dépôt légal : mai 2019 LSJ Éditions 22 rue du Pourquoi-Pas 29200 Brest www.lindasaintjalmesauteur.com
À mon oncle Francis Roger. Tu es à jamais dans mon cœur et mes pensées.
Prologue Highlands, mer du Nord, mars 1829 — Pour un peu, on s’croirait revenus à Croz ! s’exclama P’tit Loïk avec un fort accent breton. Il avait le sourire aux lèvres. Ses joues rebondies et couvertes d’une épaisse barbe grise étaient rougies par la fraîcheur de l’air salin, tandis qu’il se dandinait d’avant en arrière dans ses lourdes bottes en cuir détrempé. Après un silence, que seuls le cri des goélands et le sifflement des bourrasques de vent venaient rompre, le vieux marin reprit avec humour : — Même temps d’cochon qu’en Bretagne, mêmes hautes falaises qu’sur notre île, identique herbe verte et grasse, et un port-clos encaissé dans la roche, comme au pays ! À ses côtés, sur le pont de gaillard d'arrière de l Ar Sorserez, la majestueuse frégate des Croz, Virginie se mit à rire, avant de s’enrouler dans so n épais manteau en frissonnant de la tête aux pieds. Le vent et la pluie fine de ce matin du mois de mar s la frigorifiaient. Des gouttes d’eau glacée perlaient de ses mèches couleur miel, pour ensuite sillonner ses joues pâles, et se glisser insidieusement dans le creux de son cou. Cela devenait un véritable supplice. Non loin d’elle, Kalaan, son charismatique comte de mari, et capitaine du navire, sa longue-vue vissée à l’œil, ne paraissait pas souffrir des mêmes désagréments. Il était pourtant aussi trempé que son second, P’tit Loïk, et elle. Depuis la disparition à caractère magique de sa sœu r Isabelle, de son meilleur ami Salam – alias Dorian Saint Clare –, ainsi que du druide Jaouen et de Clovis, dans le cercle de menhirs de l’île de Croz… plus rien ne semblait le toucher. Cela faisai t déjà trois longues semaines que la tragédie s’était déroulée et depuis, une seule chose comptai t pour lui : les retrouver par tous les moyens possibles ! Le premier étant de découvrir ces fameux enfants des dieux dont Jaouen lui avait beaucoup parlé, et qui n’étaient autres que la famille de Salam-Dorian : les Saint Clare. — Y’a une de ces houles ! s’écria encore P’tit Loïk, avant d’aboyer des ordres en breton aux marins, rendus indisciplinés par la curiosité qu’ils éprouvaient pour les lieux. Virginie se boucha les oreilles un instant, puis s’approcha de Kalaan en posant une main sur son large dos. Il était tendu comme un arc et ronchonna sans qu’elle puisse comprendre un traître mot. — Que dis-tu, mon amour ? chuchota-t-elle, levant ensuite son visage en forme de cœur vers lui. — Je disais que tu devrais rejoindre ma mère dans sa cabine. Tu es transie, et je ne voudrais pas que tu attrapes la mort, lui répondit-il en grommelant à moitié, sans détourner son attention des côtes. Ainsi, malgré sa froide attitude, il avait remarqué son triste état et s’inquiétait pour elle. Virgini e sourit et se colla tendrement contre son bras. — Je suis très bien à tes côtés, et Amélie doit encore dormir. Sa nuit a été un supplice, elle n’a pas cessé de régurgiter le peu de bouillon que je lui donnais. Il était plus que temps que nous arrivions. — Tu ne m’as pas dit qu’elle souffrait du mal de mer, maugréa son mari de sa voix rauque. — Amélie et moi ne voulions pas t’inquiéter plus que tu ne l’es déjà. Virginie se tut, désorientée par le brusque sursaut de Kalaan. — Bon sang ! s’exclama-t-il. Il y a une bonne centaine d’hommes en armes qui vient de se poster sur les hauteurs des falaises ! Et là, derrière les remparts du château, des archers prennent position ! — Une armée ? Des archers ? Un château ? s’étonna P ’tit Loïk, à quelques pas du couple, tout en balayant l’avancée rocheuse avec des yeux ahuris, avant de les diriger sur son capitaine. Virginie fit de même. Car elle avait beau détailler le magnifique paysage écossais qui se dessinait sur la côte, la jeune femme ne voyait que des parois escarpées creusées d’une grande plage de galets gris. Des restes de pierres taillées de ce qui avait certainement été un port autrefois et, effectivement, des vestiges d’une forteresse, ou d’un manoir, en haut de l’à-pic, sur la droite… mais aucune âme qui vive à l’horizon ! 1 Sator dampet! vociféra encore Kalaan, ils ont aussi des canons ! P’tit Loïk, fais monter ma mère sur le pont et mets-la, ainsi que Virginie, dans une chaloupe ! Embarque les meilleurs marins, et
qu’ils rament ensuite le plus loin possible de la frégate ! — Mais… essaya d’intervenir le second en triturant nerveusement sa barbe grise. — C’est un ordre ! aboya le comte qui courut sur le gaillard d’arrière pour appeler d’autres hommes. La Gouelle, hisse le drapeau français ainsi que le blanc, et Gavic, va te trouver un drap dans ma cabine, que tu enfileras en guise de toge… et cherche un manche de balai pour faire croire à un bâton de mage, puisqu'ils attendent Dorian, mais également notre druide Jaouen ! Ce stratagème nous permettra peut-être de faire illusion et de gagner du temps ! — Kalaan, mon amour, tenta de le raisonner Virginie, soudain anxieuse. Il n’y a rien sur ces berges, tu dois souffrir d’une fièvre quelconque… — S’déguiser en druide, avec un drap ? questionna dans le même temps P’tit Loïk, un brin stupéfait. Leurs voix furent tout à coup couvertes par la défl agration typique d’un tir de canon suivie par le sifflement aigu d’un boulet expulsé à vive allure dans les airs. — Nom de nom, l’capitaine a raison, on nous tire d’ssus ! Mais d’où ? s’égosilla le second en tournant sur lui-même comme une toupie. Le projectile percuta la surface des flots gris dans une formidable explosion, qui émit en retour d’immenses gerbes d’eau, et ce, à une dizaine de mètres à peine de l’Ar Sorserez. Il est clair que ce n’est qu’un tir de sommation, car de là où sont postés les artilleurs écossais, il est impossible de louper son coup, dit vivement Kalaan. Puis, il hurla soudain : — La Gouelle, les drapeaux ! L’instant suivant, il descendait quatre à quatre les marches en bois de la passerelle et s’élançait de plus belle sur les pontons où ses hommes, d’abord a ffolés, s’activaient désormais à mettre une chaloupe à la mer pour ces dames et à hisser les pavillons. Le marin Gavic arriva en trébuchant dans les plis d’un long drap de coton beige, dans lequel il avait fait une entaille pour passer la tête, et se rattrapa de justesse en se maintenant à l’aide d’un manche de balai. — J’suis là, capitaine ! lança-t-il, les yeux fous, et dardant les côtes comme si un démon allait surgir du port encaissé. Kalaan se figea deux secondes, l’inspecta de la tête aux pieds, et opina brièvement du chef. — Cela devrait faire l’affaire ! Maintenant, monte près de la barre, et fais en sorte que l’on puisse t’apercevoir des berges ! Kalaan faisait volte-face quand le pauvre Gavic émit un couinement digne d’une vieille souris : — Hiii… vont me prendre pour cible ! — Gavic, réfléchis ! S’ils le font, ce sera avec leurs canons, et s’ils tirent, ils couleront la frégate entière, avec tous ses hommes. Crois-tu que je le veuille ? Non, fit Gavic de la tête sans pouvoir proférer une parole, tant il était effrayé. Après tout, lui s’occupait surtout des cordages, pas de la castagne ! — Aie confiance, et fais ce que je t’ordonne ! Sinon… c’est moi qui te prends pour cible ! Le capitaine de Croz savait parler à ses subordonnés et sans trop s’emmêler les pieds dans le drap, le marin se dépêcha comme il le put, d’aller se camper près de la barre de navigation. — Je te dis que je reste ! tempêtait Virginie un peu plus loin, tout en poussant de toutes ses forces sur le ventre pansu de P’tit Loïk. Ce dernier essayait de l’obliger – galamment, bien sûr – à descendre l’échelle de coupée pour monter à bord de la chaloupe. Mais à ce moment-là, une nou velle déflagration suivie d’un sifflement retentirent, figeant femmes et hommes à bord de l’Ar Sorserezdu canot, avant qu’il n’y ait une et autre explosion presque à toucher la frégate. 2 — Descends dans cette embarcation tout de suite,ma kariadez, gronda Kalaan, plus par peur que de colère, car il ne voulait pas que sa douce Virginie soit blessée. Ma mère n'a pas fait autant d'histoires que toi ! S’il lui arrivait quelque chose, il en mourrait ! — Pas sans toi ! — Un capitaine n’abandonne jamais ses hommes ni son navire. Fais ce que je te demande… — Ce que tu m’ordonnes ! le reprit-elle, les mains sur les hanches, sous son long manteau humide. — C’est la même chose ! coupa Kalaan, exaspéré. Je ne pourrai sauver personne si je vous sais en danger, toi et ma mère ! Pour l’heure, il faut que je sois un capitaine et non un mari ou un fils ! Tu
comprends ? Monte dans cette chaloupe, répéta-t-il, et veille sur Amélie. Elle a besoin de toi. Tout sera terminé bientôt ! Comme elle hésitait encore, P’tit Loïk fit signe à l’un des marins qui devaient mettre à l’abri les dames, de se saisir de la jeune comtesse. En deux temps trois mouvements, elle se trouva en travers de son épaule et à vociférer dans le vide, au-dessu s des flots, tandis que l’homme descendait agilement l’échelle de coupée. Quelques instants plus tard, la chaloupe s’éloignait de la frégate, hors de tout danger. Enfin, c’est ce qu’espérait Kalaan, qui se tétanisa sur place quand, après un troisième coup de canon, il perçut de nombreux rires lointains, suivis du son inimitable de la cornemuse. — Ils sont fous, ces Écossais, marmonna-t-il en ser rant les dents et en plissant les paupières pour affiner sa vue. — Que vois-tu,mab (fils)? chuchota P’tit Loïk, alors qu’un silence de mort s’était fait sur le navire, tous cherchant à comprendre d’où provenaient les railleries et le bruit de l’instrument. — Des nigauds de highlanders, se trémoussant en kilt et arme au poing, sur le haut de la crique. Et il y a un joueur de cornemuse… Crénom de Dieu, ils se foutent de nous ! 3 Gwir ? Es-tu sûr… d’voir… tout ça ? bafouilla le second en se demandant si son capitaine n’avait pas perdu l’esprit. Mais enfin, cela ne pouvait être le cas, parce qu’il y avait bien eu des tirs de canons ! Les boulets ne sont pas tombés du ciel! s’exclama intérieurement P’tit Loïk, avant de jeter un regard suspicieux sur les lourds nuages de pluie qui passa ient loin au-dessus de leurs têtes… Non, ils n’étaient pas tombés du ciel ! Kalaan devait avoir un don de vision, ou quelque chose comme ça, un point c'est tout ! Peut-être est-ce à cause de la malédiction qui l’a touché? se demanda encore le vieux marin. Oui, ce devait être l’explication. Le jeune comte avait dû garder un peu de magie en lui, et il voyait… quoi... l’invisible ? Les pensées du second s'interrompirent au son du ton coléreux et vindicatif de son capitaine : — C’en est assez ! Ils s’apprêtent de nouveau à tirer ! Préparez-vous à la riposte, hurla-t-il ensuite vers les ponts inférieurs. Nous allons leur faire goûter nos bons gros boulets bretons ! Famille de Dorian ou pas, nous verrons bien s’ils danseront et riront encore, après le festin qu’on leur réserve ! 4 Tantad! cria Kalaan pour finir, en levant le bras vers la côte, sabre au poing. Les treize canons de douze livres du flanc bâbord de l’Ar Sorserez, expulsèrent en chœur leur fureur de poudre et de feu dans un panache épais de fumée blanche. En cet instant, venait de débuter la bataille des Croz contre les Saint Clare.
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents