Little beach girl
162 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Little beach girl , livre ebook

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
162 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Deux ans...


Deux putains d'années que je végète dans ce trou paumé au Costa Rica...


Deux années que moi, Alex Scorrano, l'un des chefs de clan les plus craints et respectés du milieu, je joue au gentil patron de bar de plage... Autant dire une éternité.


Mais les affaires reprennent. Enfin.


Avec ce nouveau trafic international que je m'apprête à mettre en place ici, j'entre à nouveau dans le circuit. Et cette fois rien ni personne ne me déviera de mon objectif. Personne sauf peut-être elle...


Charlie.


Elle l'ange blond aux yeux couleur océan.


Elle, ma little beach girl.


Fuis lolibeach, fuis avant qu'il ne soit trop tard. Mon coeur est mort depuis longtemps et mon monde bien trop dangereux pour toi...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9791097125516
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LITTLE BEACH GIRL
 
 
 
 
Audrey Woodhill

L’auteur est représenté par Black Ink Editions. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit sous n’importe quelle forme.
 
Nom de l’ouvrage : LITTLE BEACH GIRL
Auteur : Audrey WOODHILL
Suivi éditorial : Marie DELPECH
© Black Ink Editions 2018
Couverture : ©Black Ink Editions - Réalisation : Sweet Contours – Elisia Blade
Crédit photos : Shutterstock – Photographe De Dundanim
ISBN : 979-10-97125-51-6
Black Ink Editions
23 chemin de Ronflac
17440 Aytré
Numéro SIRET 441 568 177 0002
Contact : editions.blackink@gmail.com
Site Internet : www.blackinkeditions.com
 
Table des matières

CHAPITRE 1
CHAPITRE 2
CHAPITRE 3
CHAPITRE 4
CHAPITRE 5
CHAPITRE 6
CHAPITRE 7
CHAPITRE 8
CHAPITRE 9
CHAPITRE 10
CHAPITRE 11
CHAPITRE 12
CHAPITRE 13
CHAPITRE 14
CHAPITRE 15
CHAPITRE 16
CHAPITRE 17
CHAPITRE 18
CHAPITRE 19
CHAPITRE 20
CHAPITRE 21
CHAPITRE 22
CHAPITRE 23
CHAPITRE 24
CHAPITRE 25
CHAPITRE 26
CHAPITRE 27
CHAPITRE 28
CHAPITRE 29
CHAPITRE 30
CHAPITRE 31
CHAPITRE 32
CHAPITRE 33
CHAPITRE 34
CHAPITRE 35
CHAPITRE 36
CHAPITRE 37
CHAPITRE 38
ÉPILOGUE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A.
Parce que c’est toi
Parce que c’est moi
Parce que c’est nous
Et que du reste on s’en fout.
 
 
 
CHAPITRE 1
 
 
Encore un samedi soir comme les autres. Un samedi soir à me faire chier. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à me faire à cette putain de vie ici. Les cocotiers, les gonzesses en bikini, le sable blanc, la salsa… Tout ce fichu bordel ce n’est pas pour moi. Je n’y arriverai jamais.
Quand t’es né dans mon merdier, tu y restes parce qu’il n’y a que là où tu te sens à ta place. Heureusement que les affaires reprennent bientôt, sinon je crois que je serais devenu dingue.
— Patròn ?
Et merde.
— Oui quoi ? j’aboie.
— On a un petit souci au bar et…
— Et depuis quand tu as besoin de moi pour gérer une bagarre ?
— Euh… Ce n’est pas une bagarre, enfin si c’en est une, mais…
— Tais-toi Ernesto ! Tu me donnes mal au crâne ! je le coupe en mettant un doigt sur ma bouche pour lui signifier de la fermer.
— Ok patròn.
Comme je ne bouge pas, il fait une nouvelle tentative.
— Patròn… Je fais quoi avec la fille qui est en train de tout casser ?
Je manque de m’étouffer avec la fumée de mon cigare.
— Quoi ? C’est une nana qui est en train de tout foutre en l’air ? J’ai bien entendu ? je demande en me levant d’un bond.
— Oui Patròn, acquiesce celui qui est devenu au fil des années mon homme de confiance ici.
Bordel ! Faut que je voie ça !
— J’arrive. Et arrête de m’appeler patron. Je t’ai déjà dit mille fois de m’appeler Alex.
— D’accord Monsieur Alex.
Je soupire. Ernesto est définitivement un cas désespéré. D’un geste de la main je lui fais signe de dégager. Fait chier. Je déteste quand on me dérange pendant que je fume mon cigare.
Durant la saison c’est le même bordel tous les samedis soirs. Après la compétition de surf organisée à Playa Hermosa, tous ces petits cons de surfeurs viennent boire un verre chez moi. En général, ils savent se tenir. Mais parfois ça dérape et Ernesto les sort par la peau des fesses. Il les envoie cuver et fumer leurs pétards sur la plage et c’est réglé.
La plupart des gens pensent que les surfeurs sont des types cools alors qu’en fait ce sont des gars comme les autres. Après quelques verres de guaro pur, l’alcool local, ils ne sont plus qu’un tas de testostérone sur planche.
Par contre, que ce soit une fille qui foute le bordel, ça c’est une première. Je pose mon cigare dans le cendrier et rejoins Ernesto.
Quand j’entre dans la salle enfumée du bar, la musique couvre à peine les cris d’injures d’une blonde en micro short en jean et haut de maillot de bain rose. Chevelure de sirène, peau dorée, corps de rêve : pas de doute, il s’agit d’un magnifique spécimen de ce que j’appelle la beach girl.
En règle générale, elle est la petite amie d’un surfeur et passe ses journées à parfaire son bronzage sur la plage en admirant son apollon dompter les vagues.
— Va te faire voir Romain ! hurle-t-elle en balançant un verre à la gueule d’un bellâtre aux cheveux délavés par le soleil et le sel.
Un surfeur. Bingo ! Et pas n’importe lequel. Je reconnais le vainqueur de la compétition du jour. Un Français qui aurait déjà remporté pas mal de titres. Prometteur. Et insipide.
— Charlie ! Arrête ! Ce n’était qu’un baiser ! réplique-t-il hilare en esquivant l’attaque de sa blondinette.
— Qu’un baiser ? Tiens ! Voilà ce que j’en fais de ton baiser ! crie-t-elle de plus belle en attrapant un nouveau projectile.
Volcanique la nana. Et complètement bourrée. Un vrai spectacle à elle seule. Mais son cinéma a assez duré. Je m’avance à sa hauteur sans qu’elle ne s’en aperçoive.
— Ça suffit ma jolie ! je gronde en saisissant son poignet avant qu’elle ne balance un cendrier.
Elle fait volte-face, plante deux incroyables yeux couleur océan dans les miens et me dévisage un court instant. Je tiens toujours son poignet tout fin. Si je le voulais, je pourrais le lui briser. Il me suffirait juste de serrer un peu plus fort. Mais je ne le veux pas. Elle me sourit.
— Je ne suis pas ta jolie, finit-elle par répondre d’une voix grave inattendue et terriblement sexy.
— Tu n’es peut-être pas ma jolie, mais c’est mon bar que tu es en train de foutre en l’air. Alors je te demande pour la dernière fois d’arrêter ton cirque maintenant, je réplique surpris par son aplomb.
Ses yeux sont toujours ancrés aux miens. Je n’ai pas l’habitude qu’on me fixe ainsi. Ni qu’on me sourie. Ni que mon palpitant carbure à cette allure.
— Ok. De toute façon j’allais partir. Merci de me lâcher, tu me fais mal…, murmure-t-elle la voix légèrement tremblante.
J’obtempère sans réfléchir. Et elle, sans un mot et, sans un regard de plus, comme une putain de princesse, tourne les talons et sort du bar.
Qu’est-ce qu’il vient de se passer ? C’est quoi ce bordel ? Depuis quand une gamine me dicte ce que je dois faire ?
Entouré de sa bande de merdeux, son abruti de mec rigole encore.
— Hey ! Toi ! je l’interpelle en pointant un doigt en sa direction.
— Euh… Oui monsieur ? bredouille-t-il perdant tout à coup son beau bronzage.
— Que je ne te reprenne plus à foutre le bordel ici, c’est compris ?
— Mais… Ce n’est pas de ma faute ! C’est elle qui…
— C’est ta copine, non ? Alors tu es responsable d’elle !
— Oui… D’a… D’accord monsieur…, bégaie-t-il.
Même pas fichu de me regarder dans les yeux. Pas comme elle.
Je vais enfin pouvoir finir mon cigare. Après j’irai peut-être voir Maria. Non, tout compte fait je vais voir Maria maintenant. Tout ce bordel m’a contrarié et, j’ai tout à coup une suprême envie de baiser.
 
***
 
Je l'aime bien Maria. Et pas que pour son joli petit cul de métisse et ses seins parfaits en forme de pomme. Non, j'aime bien Maria parce que Maria ne pose pas de questions et que Maria suce comme aucune autre.
Une fille qui sait sucer c'est un peu le Saint Graal pour un type comme moi. Que tu sois dans une voiture, dans un bar, dans un train ou même au parloir, tu es toujours sûr de passer un bon moment.
Je tire une dernière latte sur ma cigarette avant de la lui passer. Maria ne fume pas. Maria fume seulement la fin de mes cigarettes. J’imagine que ça doit lui donner l'impression de partager quelque chose avec moi. Quelque chose d’autre que de la baise.
Avant de me rhabiller, je profite de la fraîcheur de la brise nocturne et, alors que mes yeux se ferment, le regard bleu océan de la jolie fouteuse de merde de ce soir vient s’imprimer dans mes rétines. Un frisson de désir glisse le long de mon échine. Cette gamine m’a fait un drôle d’effet.
Maria écrase la clope, vient poser sa tête sur mon torse puis, du bout des doigts, commence à caresser mes tatouages. J’ai passé un bon moment, mais maintenant j’ai besoin de bouger. Et j’ai sommeil. Si je ne me couche pas maintenant, je vais louper le wagon et après ça sera impossible de m’endormir avant le petit matin.
— J'y vais, j’annonce en me levant.
— Déjà ?
— Oui.
— Bonne nuit alors... répond-elle en soupirant.
J'enfile mon boxer et mon jean, remets mon tee-shirt et l’embrasse sur le front. Elle me sourit, mais je suis déjà dehors.
Sa maison n'est qu'à cinq minutes. J'habite juste au-dessus du Backyard, je n'ai donc qu'à longer la plage pour être chez moi.
Habiter au-dessus d'un bar a quelques avantages dont le principal est de n'avoir à monter que dix marches pour trouver son plumard une fois la soirée terminée.
J'imagine aussi qu’en cas d'envie soudaine de baise ça doit être bien pratique, mais vu que je ne ramène jamais aucune fille chez moi, c'est réglé. Quand j'en ai marre de Maria et que l'envie me prend de lever le cul sexy d'une bitch girl, le canapé de mon bureau fait très bien l'affaire.
Bitch girl ? Oui, la bitch girl est une variante de la beach girl que j'apprécie tout particulièrement dont la spécificité est de ne pas hésiter à se mettre à quatre pattes dans mon bureau pendant que son gentil copain boit des bières au comptoir.
La bitch girl est jolie. La bitch girl est facile. La bitch girl est attirée par les bad boys. Et moi je suis un bad boy. Un vrai. Un avec de vilaines cicatrices. Un dont l’âme est damnée depuis longtemps.
Je repense à cette fille qui me fout les poils et je me demande dans quelle catégorie elle se range. Difficile à dire. Charlie... Je crois que c'est comme ça que son abruti de copain l'a appelée.
La lune est pleine. D’habitude, il reste toujours un ou deux groupes de fêtards pour finir la soirée autour d'un feu, mais ce soir la plage est déserte.
Pressé de retrouver mon plumard je marche d’un pas rapide quand j’aperçois à quelques mètres une silhouette allongée dans le sable. Je reconnais immédiatement ma jolie fouteuse de trouble.
Mon cœur s’emballe à l’idée qu’il lui soit arrivé quelque chose. Je m’approche. Étendue, les bras en croix, un filet de bave au coin des lèvres, je me rends compte qu’elle ronfle. Elle ronfle bordel de merde ! D'un coup, je la trouve beaucoup moins sexy.
Je tente de la réanimer du bout du pied sans résultat. Je ne peux pas la laisser comme ça. Il est hors de question qu’il lui arrive quoi que ce soit sur ma plage. Je n’ai pas besoin d’emmerdes.
Surtout pas maintenant que les affaires vont reprendre. Je m'accroupis et essaie une dernière fois de la réveiller en lui tapotant le visage. C'est peine perdue. Elle est complètement torchée. Je soupire.
Fait chier.
Je passe un bras sous ses genoux, un autre sous son dos et la soulève. Sans rouvrir les yeux elle s'agrippe à mon cou. Les gars ont fermé le bar sans moi, aussi je dois passer par la porte de derrière.
Fait vraiment chier.
Après avoir galéré à ouvrir la porte et juré après elle une bonne dizaine de fois en la portant dans l’escalier qui mène à mon appartement, je finis par la déposer sur mon lit. J'irai sur le canapé.
De toute façon, je n'ai plus sommeil. J'espère seulement qu'elle ne va pas vomir. Je lui retire ses sandales et dégage une mèche de sa bouche. Avant de sortir de la chambre, je l’observe un instant.
Je dois bien avouer que même dans cet état pitoyable j'ai rarement vu une beauté pareille. En fait, je suis sûr de n'avoir jamais vu de fille si belle. Elle a un corps à faire damner un saint et un visage d’ange. Et un je ne sais quoi de différent. Un truc indéfinissable qui me perturbe plus que je ne le voudrais.
Je finis par tirer la porte sans la fermer. Après m’être désapé, j'allume la télé en m'enfonçant dans le canapé.
Programmes de merde… Je zappe. La nuit promet d'être longue... Les images défilent sur l'écran et dans ma tête deux syllabes n'en finissent plus de se faire écho.
Char-lie
Char-lie
Char-lie
Charlie a un nom de garçon.
Charlie a les yeux couleur océan.
Charlie a la voix grave.
Et le visage d’un ange.
Charlie est la première fille à me donner des frissons.
 
 
 
CHAPITRE 2
 
 
Quand j'ouvre les yeux, le soleil est déjà à son zénith. J'ai mal partout et le cuir du canapé me colle à la peau. Nom d'un chien ! Qu'est-ce qui m'a pris de ramener cette fille chez moi et de la faire dormir dans mon lit ?
J'allume une cigarette en éteignant la télé qui a tourné toute la nuit, quand la petite sirène apparaît dans l’embrasure de la porte.
Impossible de croire que c’est la même fille qui gisait ivre morte sur la plage cette nuit tant elle est éclatante de fraîcheur.
— Tu ne devrais pas fumer au réveil. C'est vraiment très mauvais pour la santé. Et puis ça pue ! me lance-t-elle en allant ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce sans prendre la peine de me dire bonjour.
— Bonjour et merci pour le scoop, je réponds d'une voix caverneuse.
— Bonjour ! dit-elle enfin en m’adressant un sourire éblouissant.
Elle a les cheveux mouillés et de fines gouttes roulent sur sa peau dorée.
La sexy beach girl dans toute sa splendeur.
— J'ai pris une douche, ça ne te dérange pas j'espère ?
Je ne sais pas. Ça devrait me déranger, mais avec toi little beach girl je ne sais plus…
— Je te fais couler un café ? continue-t-elle, apparemment peu dérangée par mon mutisme.
— Oui, je veux bien.
Elle se dirige vers la cuisine où se trouve la machine à expresso, saisit deux tasses et fait couler les cafés.
Elle s'accoude au comptoir, et moi je dois détourner le regard de ce qui est probablement la plus belle paire de fesses du monde sous peine de voir mon missile s'armer dans mon boxer.
Une fois le nectar prêt, elle m'apporte ma tasse. Elle l’a fait bien serré, exactement comme je l'aime.
— Merci... Charlie, c'est ça ?
— Oui.
— Merci Charlie, je répète avant de descendre le breuvage d’une traite.
— Et toi, tu t'appelles comment, monsieur le patron du Backyard ?
Je note l’allusion à notre premier face à face et ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire à ce souvenir. Elle était déchaînée. Une vraie petite furie qui n’a pas froid aux yeux.
— Je m’appelle Alex.
Elle s'installe face à moi dans mon rocking-chair, puis se met tranquillement à siroter le liquide fumant.
C'est bizarre de voir cette fille assise dans mon salon au réveil. Bizarre et étrangement apaisant.
J'écrase ma cigarette tandis qu'elle ramène une de ses longues jambes sous ses fesses, tout en se faisant doucement balancer en appuyant la pointe de l’autre pied sur la table basse.
— Eh bien merci Alex de m'avoir ramenée chez toi. Je… Hier je n’étais pas dans mon état normal. Après notre dispute au bar, avec mon copain on s’est encore engueulé. Je ne voulais pas rentrer à l’hôtel et il a fini par y aller…
Je vois. Un parfait gentleman.
— Je ne pouvais pas te laisser seule sur cette plage en pleine nuit. Question de sécurité.
— C’est gentil.
Gentil… C'est quand la dernière fois qu'on m'a dit que j'étais gentil ? M’a-t-on seulement déjà dit que je l’étais ?
D’abord pourquoi je me justifie bordel ? Cette discussion commence à me taper sur le système.
— Tu sais, ce n’est pas dans mes habitudes de prendre une telle cuite…
— Tu fais ce que tu veux, je réplique en me levant pour me faire couler un deuxième expresso.
— Je sais, mais c'est juste que je ne veux pas que tu croies que je suis ce genre de fille.
— Je ne crois rien Charlie.
— Et puis ce n’est pas non plus dans mes habitudes de tout casser dans les bars, continue-t-elle.
— Tant mieux, c'est une lubie qui peut coûter cher.
— Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais je peux…
— Laisse tomber. Garde ton fric…
— Ok. Merci. Tu m’en refais un s'il te plaît ?
Je saisis une deuxième tasse sans un mot. Quand la machine s'arrête, elle se lève et me rejoint dans la cuisine.
Elle s’est approchée si près de moi que, si je voulais l'embrasser, je n'aurais qu'à poser mes lèvres sur les siennes. Elle sent bon le propre. Le propre et l’océan. Je lui tends sa tasse.
Nous nous regardons quelques secondes en silence. J’ai l’impression étrange de flotter hors de mon corps, comme si toute cette scène était irréelle. Et en même temps, je me sens vibrer comme jamais. Sa présence, son corps, son regard… tout chez cette fille m’électrise.
Elle m’adresse un sourire. Encore.
Je le lui rends.
— T'es beau quand tu souris. Tu devrais le faire plus souvent.
— Bon Charlie, j'ai des trucs à faire et...
— D’accord j'y vais. Encore merci pour tout, me coupe-t-elle en me plantant un fougueux baiser à la commissure des lèvres.
À quoi joues-tu little beach girl ?
Ton papa ne t'a-t-il jamais dit qu’il ne fallait pas jouer avec le loup ?
— Hey ! je l’interpelle alors qu’elle s’apprête à sortir.
— Oui, quoi ? m’interroge-t-elle en se retournant.
— À l'avenir, tâche de tomber amoureuse d'un type bien.
C’est moi qui ai dit ça ? Putain, mais qu’est-ce qui me prend ?
—Tu sais, contrairement aux apparences Romain est un mec cool…
— Si tu le dis.
Elle ne bouge pas du pas de la porte et m'observe d'un air amusé. Tout ça semble n’être qu’un jeu pour elle.
— Et puis, qui t'a dit que j'étais amoureuse ? finit-elle par lancer.
Encore stupéfait par mon comportement, je ne réponds pas à cette question qui n'en est pas vraiment une.
Elle me sourit une dernière fois et finit de fermer la porte derrière elle.
— Bye Alex ! À la prochaine !
 
***
 
Je n'ai plus recroisé le petit cul de mon ange blond depuis l'autre matin. Ni au bar, ni sur la plage, ni même au village. Je pensais la revoir le soir ou bien le lendemain, mais rien.
Cela fait cinq jours qu'elle a claqué la porte de chez moi et qu’elle n’a pas réapparu. Cinq jours qu’elle m’obsède. C’est un vrai truc de malade. Du délire.
J’ai l’impression d’avoir été envoûté. Comme si de ses yeux bleus océan elle m’avait ensorcelé. Ou alors c’est l’inaction qui commence à me faire sérieusement disjoncter.
Et pour couronner le tout, Maria me fait la gueule. Je suis passé la voir pour passer un bon moment. Pour décompresser. Pas pour me faire emmerder.
Elle me dit d’entrer d’un ton sec. Je fais comme si je n'avais pas remarqué sa tête d'enterrement et monte directement dans sa chambre.
Je me désape et m’allonge sur le lit. Elle me suit, mais, contrairement à d'habitude, ne me rejoint pas tout de suite. Non, aujourd'hui Maria ne bouge pas du seuil de la chambre et me fusille du regard.
Elle porte une robe courte très moulante en lycra rouge qui fait ressortir sa peau caramel et sculpte divinement ses courbes. Bandante. Aussi, elle n'a pas de soutien-gorge et je peux deviner ses larges auréoles brunes à travers le tissu.
Plein d’un désir non assouvi je commence à me masturber en la regardant. Maria est la plus belle fille de Puerto Viejo et, probablement, du Costa Rica.
Ici ils sont tous fous d'elle.
— Qu'est-ce que tu attends pour venir me sucer ? je lui demande d’un ton calme en pointant mon membre érigé en sa direction.
— Alors c'est ça, je ne suis bonne qu'à te sucer ? balance-t-elle amère.
— Et depuis quand ça te pose un souci ? je réplique.
Pas de réponse. J'aime ça.
De temps en temps, rencontrer un peu de résistance ne me déplaît pas.
Le sexe douloureusement tendu, dressé comme une arme, je me lève et m'approche lentement d’elle. Le visage fermé, elle recule contre le mur. Mes mains posées de part et d'autre de sa tête, je viens plaquer mon érection contre son ventre en la fixant du regard.
Ses beaux yeux noirs se mouillent de rage contenue. Ou de désespoir, je ne saurais dire.
— Hein Maria? Depuis quand ça te pose un souci d'être bonne à me sucer ? je souffle au creux de son oreille tout en continuant de presser ma queue contre elle.
Une larme roule sur sa joue.
— Si tu n'aimes plus ça, il suffit de me le dire et...
— Et quoi ? Tu iras voir cette blonde qui a dormi chez toi l'autre nuit ? finit-elle par siffler.
C'est donc ça. Elle a su qu'une fille avait passé la nuit chez moi alors qu'elle n'y a jamais mis les pieds en six mois. Qu'aucune fille n'y a jamais mis les pieds. Je soupire.
Je croyais que Maria était différente. Du moins qu'elle s’était fait une raison. Qu’elle avait compris. Alors qu’elle espère comme toutes les autres avant elle. Mais moi je suis moi. Et moi je n'ai rien à offrir. C'est à prendre ou à laisser.
— C'est ça Maria. Si tu ne prends pas ma queue dans ta bouche et que tu ne la pompes pas maintenant, j'irai voir cette nana et tu ne me reverras plus... C'est ce que tu veux, ne plus me revoir ? Je suis sûr que non..., je réponds avant de retourner m'allonger sur le lit en attendant qu'elle vienne me donner satisfaction. Car elle va le faire. Ce n'est qu'une question de secondes.
Un.
— Alex...
Deux.
— J’ai juste besoin de savoir que je compte un peu pour toi...
Trois.
Elle enlève sa robe...
Quatre.
Fait rouler sa culotte jusqu'à ses chevilles...
Cinq.
Et engouffre mon sexe dans sa bouche.
De chaudes larmes inondent maintenant son visage, et tandis qu’elle avale entièrement ma queue, je ferme les yeux et me laisse aller.
Je m’évade loin d’ici. J’imagine que ces lèvres pulpeuses qui jouent avec mon gland et que cette langue râpeuse qui me lèche avec frénésie sont celles d’une autre. Que ces cheveux qui effleurent mon flanc ont la couleur de l’or…
Et je jouis. Je jouis longuement. Puis, je clos mes paupières afin de savourer cet instant de plénitude.
Mais rien ne vient qu’une sensation d’insatisfaction. Une putain de sensation d’insatisfaction. Et merde. Vider mes couilles n’aura rien changé.
Mon corps continue de brûler de désir pour cette petite ensorceleuse de Charlie. Il crie de frustration et hurle de faim. Je suis dans la merde. Et de très mauvaise humeur.
Maria se lève et va dans la salle de bain. J’attrape dans la poche de mon jean mon paquet de cigarettes.
Après s’être rafraîchi le visage, elle vient s'allonger à côté de moi. J’allume ma clope et après quelques tafs la lui passe. Elle esquisse un faible sourire, mais ses yeux rougis la trahissent.
Une fois la sèche écrasée, je me rhabille et vais pour sortir de la chambre sans un mot.
— Alex ? m’interpelle-t-elle alors.
— Quoi ?
— Tu... tu reviendras ? s’inquiète-t-elle hésitante.
— Je ne sais pas.
Je laisse Maria à son chagrin et retourne au Backyard par la plage.
Le soleil est en train de se coucher, mais il y a encore beaucoup de monde. Un vendeur de noix de coco passe de serviette en serviette pendant qu’un groupe de musiciens joue des percussions. Des gamins se font quelques passes. Des surfeurs fendent les vagues sous le regard transi d’admiration de quelques bitch girls. La faune locale habituelle. Les conneries habituelles…
Quand j'arrive au bar la soirée est déjà bien avancée. Je salue quelques habitués qui m’invitent à les rejoindre et décline leur invitation. Je ne suis pas d’humeur sociable. Enfin, encore moins que d’habitude.
Derrière le comptoir, Ernesto et Gabriel le barman jouent des coudes pour servir les clients. Les pressions et les cocktails s'alignent. Je passe derrière le comptoir pour me servir un whisky quand j'entends une voix grave reconnaissable entre mille m'interpeller.
Je frémis et, alors que je me retourne, deux yeux couleur océan viennent percuter les miens avec violence. Le choc est tel que j’ai l’impression d’avoir été harponné. Pris au piège.
— Te revoilà little beach girl…, je parviens à dire dans un souffle.
Elle me sourit.
— Me revoilà. Tu me fais un diabolo fraise s’il te plaît ?
 
 
CHAPITRE 3
 
 
Charlie. Un diabolo fraise. Le sourire de Charlie. Les yeux couleur océan de Charlie.
Je mets dix bonnes secondes avant de me reconnecter à moi-même. Putain, je déconne... C’est quoi mon problème avec cette fille ? Et puis bordel, il n’y a qu’elle pour vouloir un diabolo fraise à cette heure-ci !
Après m’être servi une double dose de mon whisky préféré, je commence à lui préparer sa boisson. Et d'abord, est-ce qu'on en a de la limonade ? Oui, on en a.
Je sers à Lolita son verre sans pouvoir m'empêcher de dévorer du regard son décolleté. Sa poitrine est une ode au sexe. Un appel à la luxure.
Little beach girl, cette fois tu ne m’échapperas pas…
— Merci, me dit-elle avec un adorable sourire.
D'habitude ça m’exaspère les gens qui sourient tout le temps, mais elle je crois... je crois que j'aime la voir sourire tout le temps. Et surtout qu’est-ce que j’aime ce que je devine pointer sous le fin tissu de sa petite robe à fleurs.
— Je croyais que tu étais repartie, je finis par déclarer d’un air détaché.
Tandis que mes yeux continuent de caresser la peau dorée de sa gorge, et qu’une cascade d'images se met à déferler sous mes yeux, je sens mon sang affluer vers le même endroit.
Et merde. Je bande. Je bande bordel !
Je relève les yeux et tente de me concentrer sur la conversation, mais je me rends compte qu’elle a surpris mon regard. Heureusement que je suis derrière le comptoir, sinon c’est mon érection qu’elle aurait surprise.
— Non. Romain a voulu qu’on visite un peu de pays avant de rentrer en France, me répond-elle amusée.
— Je vois. Et tu repars quand alors ?
Ses yeux, regarde ses yeux.
— Samedi. On repart sur Biarritz samedi... et puis c'est bientôt la rentrée. Finies les vacances, rajoute-t-elle en portant la paille à sa bouche.
Elle aspire une longue gorgée du liquide rose tout en me fixant comme elle seule ose le faire. Je déglutis, excité comme jamais par ce simple contact visuel. Si ça continue, je vais faire péter tous les boutons de mon jean.
— Tu fais des études ? je continue de la questionner, en essayant de faire abstraction de l’ovale parfait que forment ses lèvres autour de la tige que je ne peux m’empêcher d’imaginer être ma queue.
Dans mon boxer une nouvelle contraction douloureuse me tord le bas-ventre. Putain, cette fille me vrille les sens. Elle me fait totalement délirer.
Il faut que je me reprenne parce que là on dirait un putain d’obsédé.
— Oui, je rentre en deuxième année de droit.
— Une future avocate, je commente au bord de l’implosion.
— Perdu. Une future juge, réplique-t-elle fièrement.
Une idéaliste. C’est bien ma veine.
— Donc tu repars samedi ? je reprends d’une voix étranglée de désir.
Elle passe maintenant sa langue sur ses lèvres comme pour s'essuyer, sauf que je sais que c'est pour m'allumer.
Cette fille sait l’effet qu’elle a sur moi. Et ça me tue.
Little beach girl, c’est donc ma mort que tu veux ?
— Oui, acquiesce-t-elle sans me quitter du regard.
Je ne dis plus rien. Je me contente d'avaler d'un trait mon whisky. Je ne dis plus rien car je n'ai plus envie de parler. J'ai juste envie de... De quoi ai-je envie, hein Charlie ?
Ai-je envie de passer ma langue dans ton cou et te respirer ? Ai-je envie d’arracher ce bout de tissu inutile afin de découvrir ta poitrine et sucer longuement le bout de ces seins qui me défient outrageusement ? Ai-je envie de dévorer tes lèvres rosies de grenadine ? Glisser mes mains sous ta robe… enlever ta culotte pour sentir la moiteur de ton sexe ? Y insérer peut-être mes doigts ? Te faire jouir à t’en faire perdre la raison ?
Tout ça à la fois j’en ai peur…
— Tu ne dis plus rien… Je vais te manquer monsieur le patron du Backyard ? finit-elle par demander d'un air malicieux.
— Écoute, je ne sais pas ce que tu cherches… Mais si tu veux que je te baise, tu perds ton temps. Tu n'es pas mon genre de fille. Et puis regarde, ton copain arrive.
— Hey Charlie ! Ça fait trois heures que je t'attends ! l’interpelle son abruti de surfeur.
Irrité par son intervention, je lui lance un regard désapprobateur.
— Euh... Pardon... Salut, s’excuse-t-il penaud.
— Ouais, salut, je réponds sèchement.
— Tu viens ? Les autres nous attendent, insiste-t-il en prenant soin d’éviter mes prunelles.
— J'arrive.
— OK. Bon, au revoir alors…, dit-il en esquissant à mon intention une sorte de ridicule petit signe amical.
Quel crétin.
— Je crois qu'on t'attend.
Mais Charlie ne bouge pas.
— Et moi, je crois que je suis exactement ton genre de fille, finit-elle par répliquer sans ciller.
Je souris malgré moi. Elle a un aplomb incroyable. Et je crois que j’aime ça autant que sa fabuleuse poitrine.
— Au revoir Charlie, je conclus.
— Bye Alex…
Je regarde ma lolibeach rejoindre un groupe de jeunes sur la terrasse qui domine la plage.
Je me rends compte que je ne suis pas le seul à la suivre des yeux. En fait, tous les types au comptoir se sont retournés sur elle. Mais comment ne pas les comprendre ? Ça n’empêche, j'ai une furieuse envie de leur foutre mon poing dans la gueule à tous ces porcs.
— Ça va patròn ?
— Oui ça va. Pourquoi ça n'irait pas Ernesto ? je l’interroge les dents serrées.
— C'est la petite de l'autre soir, non ? Celle qui a foutu le bordel ?
— Et alors ?
— Je ne sais pas. Vous… vous avez l'air contrarié.
Contrarié ? J'ai l'air contrarié ? Un peu que je suis contrarié ! Cette fille me retourne le cerveau et la bite avec ! Ça fait cinq putains de jours que je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à elle, et voilà que d’un coup d’œil elle me fait bander, manque de me faire jouir comme un puceau et repart ensuite comme si de rien n’était !
— Je vais très bien Ernesto.
Je me ressers un whisky. Un double.
— OK patròn.
— Ernesto, ce soir le maire doit passer me voir. Quand il sera là, préviens-moi.
— Oui patròn.
Je balaye une dernière fois des yeux la terrasse.
Elle n'est plus là.
Je devrais être soulagé, sauf que non. Je suis frustré. Frustré comme un putain de gamin qui n’a pas eu sa friandise. Et la frustration ce n'est pas bon pour les affaires. Pas bon du tout.
Tout à l'heure devant Pablo Muerez, le maire de Puerto Viejo, je vais devoir être totalement maître de moi-même. Ce rendez-vous, ça fait un an que je l'attends. Et il est hors de question que Miss Diabolo fraise et ma queue m'empêchent de raisonner clairement.
Décidé à me reconcentrer sur l’essentiel, je vide d’un trait mon deuxième double whisky puis pars m’enfermer dans mon bureau quand je sens un regard se poser sur moi. Je cherche d'où il vient. Là, j’ai trouvé.
Derrière le comptoir, une jolie brune qui attend d’être servie me dévisage. Vêtue d’un simple pantalon en lin noir et d’un fin débardeur à bretelles blanc, il ne s’agit pas à première vue d’une beach girl.
Voyant que je l’ai repérée elle m’adresse un sourire. Encore retourné par mon tête-à-tête avec Charlie et ayant déjà l’esprit à mon rendez-vous avec Muerez je l’ignore.
— Excuse-moi, aurais-tu à tout hasard du feu ? me demande-t-elle avec un bel accent italien tandis que je passe devant elle.
Peut-être pas une beach girl, mais très certainement une bitch girl. Elle pue le sexe à des kilomètres. Je n’ai pas de temps pour ça, aussi je lui tends mon briquet sans un mot. Elle se penche afin que je lui allume sa cigarette.
— Merci, susurre-t-elle en aspirant une première bouffée qu’elle me recrache sensuellement au visage.
L'accent italien c'est toujours très excitant sur une belle fille.
— Tu es en vacances ? je finis par l’interroger alors que le profond décolleté qu’elle s’évertue à mettre en avant commence à me titiller les sens.
— Oui, je suis là depuis une semaine. On est venues entre copines, m’explique-t-elle en montrant un groupe de filles sur la terrasse.
— Je vois. Eh bien…
— Tu me sers quelque chose ? poursuit-elle alors que je m’apprêtais à prendre congé de sa charmante, mais ennuyeuse compagnie.
— Si tu veux. Tu bois quoi ? je soupire.
— Un sex on the beach, annonce-t-elle en faisant chanter le « x » de sex de manière explicite.
Ok ma belle. J’ai saisi. Le message est passé. Tu veux te faire tringler par le mâle alpha de ce bar. Si tu insistes, je vais pouvoir arranger ça. Finalement, ça serait con de passer à côté d’une occasion de me défouler. Tant pis pour Muerez, il attendra.
— On ne fait pas ce cocktail. Par contre, si tu veux, on peut aller boire une bière dans mon bureau…
— D’accord beau gosse, accepte-t-elle sans hésitation.
— C’est par là, j’indique en nous décapsulant une Imperial.
Après avoir fait un petit signe à ses copines la Ciccolina me suit. J'ouvre la porte qui mène à mon antre et à la réserve.
— C'est au fond. Vas-y je te suis.
— Alors comme ça c’est ton bar ? me questionne-t-elle en me passant devant dans un mouvement félin hyper sexy.
— Oui, j’acquiesce alors que ma queue se met à palpiter d’excitation.
— Et c'est quoi ton petit nom ?
— Et toi, c'est quoi ton nom, je demande sans lui répondre en entrant dans mon repère.
— Vitoria.
— Eh bien Vitoria, maintenant tais-toi, je lâche d'une voix rauque en l'attirant à moi d’un mouvement sec.
Tandis que je m’empare de sa bouche, ses deux énormes seins viennent s'écraser contre mon torse et m’arrachent un râle bestial. Elle voulait se faire tringler, et bien elle va être servie.
La petite fouteuse de trouble aux yeux couleur océan m’a mis les nerfs en boule. Trop de désir contenu… Trop de frustration… Trop de rage.
En un geste expert, Victoria défait les boutons de mon jean puis plonge sa main dans le carcan de coton qui opprime mon sexe gonflé. Sentir ses doigts presser mon membre est si libérateur que j’en gémis de plaisir. Putain. Il m’en faut plus.
Surexcité je finis de baisser mon boxer afin de lui permettre de me branler. Mon sang se met à pulser de plus en plus vite alors qu’elle accélère le mouvement. Ma queue est si dure qu’elle m’en fait mal. D’un geste rageur, j'arrache son débardeur puis, une fois sa poitrine libérée, la prends à pleine bouche.
Pris d’une frénésie sexuelle inhabituelle je me mets à...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents