Love Business Sweetness - tome 1
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Description

Des personnages heurtés par le passé.
Une histoire d'amour compliquée.
Un scénario sur fond de drame qui vous rend accro.

Anna Todd à la française.
CE TITRE EST AUSSI DISPONIBLE EN VERSION NON CENSUREÉ.

Rose fête ses 25 ans. Le regard gris acier qu'elle croise ce soir là bouleverse son univers et s'impose à elle.
Pourquoi cet homme si mystérieux, au caractère sombre et imprévisible s'intéresse-t-il à elle ? Que cherche-t-il réellement ? Qui est-il ? Que cache-t-il ?
La passion dévorante entre eux sera-t-elle son échappatoire ou bien provoquera-t-elle le retour de ses anciens démons ?
Quand mensonge et trahison s'en mêlent, Rose sera-t-elle capable d'abandonner les souvenirs qui la hantent ?

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Lanabellia vit dans le nord-est de la France. Passionnée de lecture, elle a commencé à écrire vers l'âge de 15 ans pour finalement abandonner et y revenir des années plus tard, poussée par ses proches. L'histoire s'accélère lorsque ses romans connaissent un succès inattendu chez Nisha.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 novembre 2016
Nombre de lectures 40
EAN13 9782374133577
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0150€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Un scénario sur fond de drame qui vous rend accro.

Anna Todd à la française.
CE TITRE EST AUSSI DISPONIBLE EN VERSION NON CENSUREÉ.

Rose fête ses 25 ans. Le regard gris acier qu'elle croise ce soir là bouleverse son univers et s'impose à elle.
Pourquoi cet homme si mystérieux, au caractère sombre et imprévisible s'intéresse-t-il à elle ? Que cherche-t-il réellement ? Qui est-il ? Que cache-t-il ?
La passion dévorante entre eux sera-t-elle son échappatoire ou bien provoquera-t-elle le retour de ses anciens démons ?
Quand mensonge et trahison s'en mêlent, Rose sera-t-elle capable d'abandonner les souvenirs qui la hantent ?

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Lanabellia vit dans le nord-est de la France. Passionnée de lecture, elle a commencé à écrire vers l'âge de 15 ans pour finalement abandonner et y revenir des années plus tard, poussée par ses proches. L'histoire s'accélère lorsque ses romans connaissent un succès inattendu chez Nisha.


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Angel Arekin
 
Love Business
Tome 1
Sweetness
 

 
Nisha Editions
Copyright couverture : Andrey Kiselev
ISBN 978-2-37413-357-7


Have fun !
 

@NishaEditions

Nisha Editions

Nisha Éditions & Angel Arekin

Nisha Editions

www.nishaeditions.com
&
www.nishassecret.com

 
 
 
 

 
 
 
 
 
SOMMAIRE
 
 
Présentation
 
1. Si tu étais une couleur… Bleue, assurément !
 
2. Si j’étais une boisson… Un mojito fraise
 
3. Si tu étais un dessert… Tu serais un éclair au café
 
4. Si j’étais ma sœur… Je me pendrais
 
5. Si tu étais un mensonge… Tu serais délicieux
 
6. Si j’étais une vengeance… Je serais la tienne
 
7. Si tu étais une sucrerie… Je voudrais toutes les dévorer
 
8. Si j’étais un t-shirt… Je voudrais être mouillée
 
9. Si tu étais un acteur… Tu aurais l’Oscar
 
À paraître

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
À l’homme de ma vie qui
fait toujours vivre mes fantasmes


Si tu étais une couleur…
Bleue, assurément !
 
 
– Je n’aime pas cette idée !
– Ne t’inquiète pas, j’ai tout organisé. Tout se passera très bien.
 
Merryn emprunte ce ton rassurant et mielleux dans lequel je n’ai aucune confiance. Feignant d’ignorer ma mauvaise humeur, elle arrange l’une de ses mèches blondes qui s’est détachée de son chignon impeccable, puis glisse son index le long de sa lèvre supérieure pour corriger son rouge à lèvres rose foncé.
 
–  J’ai très bien choisi, ajoute-t-elle en m’offrant un sourire blanc de blanc dans le miroir.
 
Je détourne mon regard vers la baie vitrée et me concentre sur les buildings qui surplombent mon bureau. La lumière du soleil miroite et se reflète contre les fenêtres, me renvoyant un éclat aveuglant. Je pousse un profond soupir en m’enfonçant dans mon fauteuil.
 
–  Tu prétends toujours que tu n’as pas le temps de t’en occuper. Sois satisfaite. Je m’en suis chargée pour toi, m’assure-t-elle en s’approchant de mon bureau.
 
Elle pose les deux mains à plat sur le merisier, puis esquisse un large sourire.
 
– Satisfaite ou remboursée, je te le promets.
– Tu as intérêt, réponds-je d’un ton mordant avant d’appuyer sur le bouton on de mon pc, sinon amie ou non, je serai contrainte de me passer des services d’une secrétaire autrefois irréprochable.
–  Je suis la meilleure dans mon domaine, me lance-t-elle. Tu ne trouverais jamais mieux. Tu connais beaucoup de personnes que tu peux appeler durant la nuit, à des heures impossibles, juste parce que Madame a des angoisses nocturnes ?
–  Je n’ai pas d’angoisses nocturnes !
– Eh bien, parce que tu t’ennuies, si tu préfères.
– Je ne m’ennuie jamais, objecté-je sans la regarder, la longue liste de mails qui m’attend pour l’après-midi défilant sur mon écran.
 
Elle se rogne un ongle, puis pousse un soupir :
 
– Béni, accorde-moi une faveur : sois gentille ce soir.
–  Je le suis toujours, grogné-je machinalement en plissant les yeux sur un message qui retarde de deux jours un rendez-vous important. Lester décale encore. 
 
Elle m’adresse un signe de la main.
 
–  Je le rappellerai. Ne te soucie pas de ça aujourd’hui.
–  Très bien, je te fais confiance.
–  Mais sois gentille !
– Tu m’énerves, Merryn ! Va travailler au lieu de me parler d’un sujet qui m’horripile. Pire, qui me donne de l’urticaire ! 
 
Elle prend une profonde inspiration et relâche ses poumons.
 
– Comme tu veux, espèce de patronne ingrate et frigide !
–  Si tu continues, je retiendrai 1% de ton salaire à chaque fois que tu m’insulteras. 
 
Je lui envoie mon sourire « Je prélève 2% si tu crois que je bluffe ». Elle agite la main comme un éventail, puis me lance en s’éloignant :
 
– Si tu fais ça, je raconte à Lester que tu es prête à coucher avec lui pour débloquer les crédits.
–  Ne m’oblige pas à te virer, pesté-je en tapant un mail rapidement.
– Comme si tu pouvais te passer de moi ! me lance-t-elle en refermant la porte.
 
La tornade Merryn étant partie, le silence avale mon bureau, me permettant de me recentrer sur les vrais problèmes à venir : trois commandes en attente à gérer, un brief cet après-midi avec les gars du marketing, un rapport à rédiger. Tout cela pour être prête à 20 heures. Je me plonge dans le boulot sans tarder, épluche les dossiers en cours, reçois deux appels de Merryn pour me prévenir qu’elle n’arrive pas à joindre Lester. Je me dépêche de me rendre à ma réunion, examine des graphiques en tout genre et des diaporamas en donnant l’air de ne pas m’ennuyer et constate à quel point j’excelle dans les faux sourires émail diamant. Je retourne à mon bureau, travaille sur mes papiers, passe quelques coups de fil. Je m’offre le temps d’une pause cigarette dans la cage d’escalier, puis je prends une douche dans mon bureau avant d’enfiler une tenue de cocktail.
 
Tandis que je me maquille avec soin, ma secrétaire fait irruption dans mon bureau, dépose une liasse de papiers sur mon pupitre, puis juge de ma toilette par l’interstice de la porte qui s’ouvre sur ma salle de bains personnelle. Une fois prête, je me retourne face à elle et passe ma main sur le tissu pour en défroisser un pli.
 
–  Tu es ravissante, m’affirme-t-elle d’un air appréciateur. Je peux partir en week-end en paix. Amuse-toi bien à ce mariage. 
 
Elle ricane en se dirigeant vers la porte.
 
– J’espère que tu te casseras une jambe ! lui crié-je avant qu’elle referme le vantail.
 
Je l’entends marmonner depuis son bureau :
 
–  Oui, oui… 
 
Je rassemble mes affaires, range mon ordinateur portable dans sa sacoche, enfile mes talons aiguilles.
 
Le bip de mon téléphone résonne. J’appuie sur le bouton du haut-parleur.
 
– Ta voiture est arrivée, ainsi que ton cadeau.
 
Elle s’esclaffe comme une dinde et je raccroche en grommelant.
 
En descendant les trente étages de la tour Bella, je me surprends à regarder mon reflet dans le miroir de l’ascenseur. Mes cheveux couleur fauve bien coupés en un carré plongeant n’ont pas une mèche rebelle. Mon maquillage dans les tons de brun est impeccable et met en valeur mes yeux légèrement en amande ainsi que la couleur noisette de mes iris. J’ai opté pour un rouge à lèvres pourpre qui redessine ma bouche avec ostentation. Le côté clinquant mis à part, j’ai toujours choisi cette couleur parce qu’elle attirait les regards. Or, dans mon travail, sortir des sentiers battus et être celle que l’on repère ont toujours été utiles. Il ne faut jamais sous-estimer le regard que portent les hommes sur les femmes, ni se voiler la face, ni être hypocrite. Le monde tourne autour de la beauté, du sexy, de l’apparence et de l’élégance. Je ne me considère pas particulièrement comme une femme magnifique, mais je m’efforce d’entrer dans les critères qui déterminent une femme belle d’une autre. J’obtiens davantage de choses. Une femme, dans mon monde, a besoin de trimer trois fois plus qu’un homme pour atteindre les sommets. Être intelligente ne suffit pas. J’éclipserai les carriéristes aux dents longues. Être belle me permet de dissimuler mon intelligence pour leur passer devant sur la ligne d’arrivée. C’est tout un art de surfer sur les rouleaux et d’éviter de s’écraser dans la mer. Jusqu’à présent, ma stratégie a payé, même si je ne me suis pas attirée que des amis dans le milieu. Je parviens à tracer ma route, en sacrifiant cependant d’autres pans de ma vie. Je n’ai pas le temps de sortir, pas le temps de boire des cafés avec les copines. De manière générale, je n’ai pas le temps de les voir, hormis Merryn au bureau. Lorsque je rentre le soir, il est déjà si tard que la plupart, mères de famille, sont déjà couchées. Je n’ai pas de petits amis, parce que je travaille beaucoup et que je gagne trop d’argent. J’ai quelques amants de passage, encore que, ces derniers mois, ils sont plutôt rares. Je n’ai même plus le temps de me consacrer à prendre du plaisir. Quelquefois, lors de mes moments d’angoisse nocturne, je me demande si tout cela en vaut bien la peine. Autrefois, je pensais que mon travail déterminerait toute ma vie. Je ne me voyais pas exercer un métier qui m’ennuierait ou que je détesterais. Maintenant que mes ambitions sont comblées, je me rends compte de toutes les choses que je perds en chemin.
 
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et je me dirige d’un pas pressé vers le guichet de l’accueil, mes talons claquant sur le sol de marbre. L’une des trois hôtesses présentes derrière le comptoir, vêtue d’un tailleur aussi chic et cher que ceux que je porte d’ordinaire, m’accueille d’un sourire faux.
 
–  Quelqu’un doit m’attendre. Madame Béni Mordret, m’annoncé-je d’une voix vive.
–  En effet, Monsieur est arrivé. Il se trouve dans le salon. 
 
Ses yeux s’illuminent en me désignant discrètement un homme confortablement installé dans l’un des fauteuils club de l’entrée. Une cheville sur le genou, vêtu d’un costume trois-pièces bleu nuit élégant, il observe la rue au travers des verres teintés du building.
 
– Merci. 
 
Je m’éloigne promptement et m’approche de l’individu en question. Des cheveux bruns coupés courts, coiffés d’une manière volontairement négligée, mais avec allure, encadrent une peau bronzée et une mâchoire carrée. En se sentant observé, l’homme tourne la tête et lève les yeux dans ma direction. Deux prunelles d’un beau bleu azuré se posent sur moi et me détaillent de la tête aux pieds sans la moindre discrétion. Un sourire étire ses lèvres tandis qu’il se redresse, les deux mains à plat sur les accoudoirs. En m’approchant, je constate qu’il mesure deux bonnes têtes de plus que moi, qu’il est aussi grand que fin et élancé. Son costume tombe à la perfection. Il porte une grande marque de tailleur qui confectionne des smokings sur mesure.
 
–  Mademoiselle Mordret ? me demande-t-il d’une voix rauque et grave, comme s’il avait bu beaucoup de whisky depuis l’âge de ses cinq ans et fumer clope sur clope jusqu’à désintégrer ses cordes vocales.
 
J’acquiesce et lui tends la main. Il la fixe en affichant un sourire immaculé, avant de la saisir. Sa poignée de main est franche et puissante. Mon père m’a toujours appris à lire à travers la poigne des gens, à me méfier de celles qui sont flasques ou fuyantes.
 
–  Je m’appelle Finn, m’annonce-t-il.
 
En me voyant grimacer, il ajoute en souriant :
 
–  Et je vois à quel point vous adorez mon prénom.
– Parce qu’il sonne faux.
– Il est faux.
– C’est ce que je dis. Vous auriez pu trouver mieux.
– Pourquoi ?
– Pour que ça ne ressemble pas à du toc.
– Les relations que nous entretenons sont du toc. Un nom en toc me semble de circonstance. 
 
Je le regarde en silence et détaille les lignes de son visage. Ses yeux bleus me semblent francs et chauds, ce qui est plutôt surprenant pour une couleur d’ordinaire froide. Ses lèvres sont bien dessinées et légèrement rosées. Il est rasé de frais et je hume les fragrances de son after-shave. Son visage pourrait être parfait si une fine cicatrice ne fendait pas sa joue droite, s’effilant jusqu’au menton. C’est la seule chose qui dénote sur son faciès, lui conférant un air à la fois plus rebelle et plus sauvage. Il me voit l’observer et relève en souriant :
 
–  Souvenir d’une chute de vélo. 
 
Je hoche la tête, puis détourne les yeux.
 
– Nous devrions y aller. Nous allons être en retard. 
 
Je pivote sur mes talons et marche jusqu’aux portes tournantes sans regarder s’il me suit. En arrivant sur le trottoir, il s’arrête à ma hauteur, puis m’ouvre la portière de la grosse BMW noire qui attend patiemment sur la chaussée, avant qu’Arin, mon chauffeur, n’ait eu le temps de bouger de son siège. Je me glisse sur le fauteuil et me cale contre le dossier, tandis qu’il contourne la voiture et s’installe à mes côtés.
 
Arin nous salue, puis insinue la voiture dans l’artère encombrée de ce début de soirée.



Si j’étais une boisson…
Un mojito fraise
 
 
Le silence envahit l’habitacle tandis que les bâtiments défilent par la vitre. Je me sens obligée de communiquer, ce qui ne me ressemble pas du tout. L’absence de bruit ne m’incommode pas le moins du monde, d’ordinaire. Ma famille baigne dans les longs soupirs, parce que nous n’avons souvent rien à nous dire.
 
–  Ma secrétaire a pris contact avec votre société. On m’a assuré que vous rendiez un service impeccable. 
 
Il ne me répond pas, si bien que je tourne la tête vers lui. Il est en train de m’observer en affichant un sourire amusé, puis demande d’un ton moqueur :
 
–  Vous attendez une confirmation de ma part ?
– En effet. Est-ce surprenant ?
– Chaque cliente est différente, chaqu e service aussi. Tout dépend de vos exigences et de votre niveau de satisfaction. Certaines personnes se contentent de peu, d’autres ne s eront jamais comblées.
–  Que dois-je comprendre exactement ?
–  Que mon travail dépend en partie de vous.
–  Je vois. Au regard du prix que je débourse pour me payer vos offices, j’ose escompter que cela dépend un peu plus que de moi. 
 
Un sourire de plus en plus large envahit sa figure, le rendant un instant plus jeune qu’il ne l’est certainement en réalité.
 
– Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle Mordret, mes offices seront à la hauteur du prix que vous avez déboursé. 
 
Je serre les dents devant son ton ironique, puis détourne à nouveau la tête vers la rue.
 
– Ne vous méprenez pas, mais ma famille excelle dans l’art de la supercherie. Si vous ne vous méfiez pas, elle vous percera à jour en un instant et si une telle chose devait se produire, soyez assuré que je ne serais pas satisfaite. Et croyez-moi, ce n’est pas ce que vous désirez. 
 
Il laisse échapper un rire sarcastique.
 
– Vous ignorez ce qui m’intéresse, mais admettons. Votre secrétaire a exposé l’objet du service que vous sollicitez. Cela ne devrait pas poser de problème si vous m’avisez de mon rôle. Je suis là pour dilapider des mensonges.
–  Comme votre prénom, ricané-je en enfonçant mon menton dans ma paume.
 
Il garde le silence. Du coin de l’œil, je le vois appuyer sa nuque contre le dossier.
 
– Soit ! soupiré-je en passant le dos de ma main sur mon front. Déjà, commencez par vous trouver un autre nom d’emprunt. Finn… sérieusement ? C’est inenvisageable ! J’ai raconté que nous nous étions rencontrés lors d’une garden-party pendant mes vacances aux États-Unis voici deux mois, chez la famille Hannigan. Ils ont invité tellement de monde et ils étaient tellement bourrés qu’une tornade aurait pu ravager leur jardin sans qu’ils ne s’en rendent compte. 
 
Il lâche un rire amusé tout en m’examinant sans réserve.
 
– Vous êtes encore étudiant, en dernière année. Choisissez la matière qui vous convient. Je n’ai pas donné de précision.
– Quel âge avez-vous ? 
 
Je tourne la tête vers lui, surprise.
 
– Je ne vois pas en quoi ça vous regarde !
– Eh bien, si nous devons sortir ensemble, je crois que connaître quelques détails sur vous est indispensable. 
 
Je pousse un long soupir après avoir retenu ma respiration durant quelques secondes.
 
– J’ai 29 ans. Je suis directrice financière auprès des Cosmétiques Bella. La société appartient à mon oncle.
– Quoi d’autre ?
– Ça ne vous suffit pas ? 
 
Il me regarde d’un air ébahi.
 
– Pour une fille que j’ai croisée dans un bar un soir, si. Pour prétendre que nous sommes fiancés auprès de sa famille, non ! Quel parfum portez-vous ?
–  Jean-Paul Gautier.
– Votre plat préféré ?
– Des pâtes.
– Des pâtes ? se moque-t-il.
– Oui, qu’y a-t-il de si surprenant ?
– Vous avez plutôt l’air de déguster du homard à tous les repas.
– Ne vous fiez pas aux apparences. Du reste, vous ne ressemblez pas à un gigolo.
– Parce que je n’en suis pas un, me répond-il sans s’offusquer. Je vous accompagne, c’est tout.
– Vous voyez très bien où je veux en venir. Ne jouez pas sur les mots. Je paie pour vos services, quoi qu’il en soit.
– Comme vous voulez. 
 
Il m’adresse une légère grimace qu’il gomme rapidement derrière un sourire factice.

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