Max Marty
226 pages
Français

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Max Marty

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Description

Thriller Romance - 418 pages


Lorsqu’on impose à Max Marty une nouvelle coéquipière, il espère bien s’en débarrasser très vite. Entre lui et Aly Parnon, la jeune profiler rebelle, va alors commencer une lutte incessante, chacun bien décidé à défendre son territoire.


Plongés au cœur de deux mystérieuses enquêtes, entre le calme troublé d’un petit village et l’insaisissable tueur en série surnommé « Le Masque Rouge », ils vont apprendre à se connaître, à se dompter.


Parviendront-ils à surmonter les épreuves ? Se feront-ils assez confiance pour lâcher prise dans cette tornade de violence et de passion ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 57
EAN13 9791096384969
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Max Marty


Chrys Galia
Chrys Galia

Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 979-10-96384-96-9
Photo de couverture : Conrado
Illustration masque intérieur : Worksart
Dédicaces

À mes parents, les plus merveilleux au monde, mes repères, vous sans qui rien ne serait possible.
À toi, maman, tu me poussais depuis plusieurs mois à écrire un thriller, tu m’as encouragée, aidée, rassurée, j’espère que les aventures de Max et Aly te feront frissonner…
À ma sœur, sœurs par chance, amies par choix.
À mon mari, toi qui fais battre mon cœur un peu plus chaque jour.
À mes enfants, ma vie, mon sang, je suis si fière de vous, je vous aime plus que tout.
À mes grands-parents, vous qui me manquez tant, qui m’inspirez. Les étoiles que vous êtes aujourd’hui brillent toujours dans mon âme, je vous porterai dans mon cœur jusqu’à la fin de mes jours.
À ma marraine, ma famille, mes ami(e)s, vous qui m’encouragez et m’êtes si fidèles…
À vous, lectrices, lecteurs peut-être, pour que toujours vous continuiez de rêver, de croire et d’espérer…
Remerciements

Merci à mes parents , que j’aime tant, vous qui croyez en moi depuis toujours, qui m’encouragez à relever tous les défis, merci pour tout ce que vous êtes, mes modèles, mes racines...
Merci à ma sœur , pour sa présence, son amour et son aide précieuse.
Merci à mon mari , le plus merveilleux des hommes, mon héros à moi, qui a la patience de lire chacun de mes manuscrits, d’un regard que j’espère objectif.
Merci à mes ami(e)s , qui me soutiennent et qui me lisent, qui m’encouragent aussi. Je vous embrasse toutes et tous très fort.
Merci à mes bêta lecteurs : maman, mon mari, Mauricette, Marie, Natacha, votre regard sur mes romans est précieux, j’ai toujours hâte de recueillir votre avis.
Un immense merci à mes amis L.S.Ange et Didier de Vaujany , les fondateurs et directeurs des Éditions Elixyria , qui m’ont accordé leur confiance pour ce thriller. Je suis fière et heureuse de travailler avec eux. Ou quand l’amitié se prolonge au fil des mots… Une nouvelle page s’écrit aujourd’hui.
J’embrasse mon agent, Andrea , qui me donne de précieux conseils, m’accompagne avec tant de professionnalisme, de gentillesse et d’humanité dans cette belle aventure. Merci au reste de l’équipe de Librinova , Charlotte , Laure , mais aussi Ophélie et tous les autres , pour la petite famille que vous nous offrez, et qui nous permet de progresser et de nous aventurer en toute confiance dans ce monde si nouveau de l’écriture. Merci de nous offrir la chance de pouvoir nous autopublier dans de si douces conditions.
Merci aux Cultura qui m’ont invitée pour des séances de dédicaces. J’ai été merveilleusement accueillie, je vous en remercie.
Merci à vous, chroniqueuses, chroniqueurs , blogueuses, Blogueurs, qui me suivez maintenant, qui contribuez, si adorablement, à faire connaître mes histoires. Je vais citer ici ceux qui m’ont offert un partenariat permanent : Nos Étoiles Livresques, NewsAlyromance, Aly vous lit, Romance Sisters, Des songes et des mots, Meli Melo de Gwen, By Meli Melo, Maman Pas Parfaite mais j’essaie, Les lectures de Maria, Honey-Money, Cindy Soyer, Crazy créations by Cindy, Addiction Livresque, Les dévoreuses de livres, Mel Blogueuse littéraire Dupuis, Petite discussion entre amis, Reading Passion 2017, Books Madness, The killeuse Book, Critiques de romans, Le Monde enchanté de mes lectures, Les lectures d’Amélie, Ma Passion Les livres, More & New Reading, Lily and the world of books, Lilou et Tita Bouquinent, Mel’Lectures, Reading Passion Livresque, Les chroniques d’Emma, Les lectures de la Diablotine, Livres et Petits plaisirs, Les lectures d’Angelique G. Lily, Au cœur d’une passion, Les accros de la romance, The reading passion, les lectures de #princesstiti, Maman a la bougeotte, Recto Verso, Lectures à Flo-ts, Madame Book In, Le cercle des lecteurs disparus, Aurelivre, Frénésies livresques, Ysa et ses avis, Mamzelles Livre, Lectures Évasion Patricia Mercier, Mordus de lecture, Lecture en famille, Les chroniques de Miss chieuse, Maëva Lemerle Blogueuse, Lola Bouillon, L’aventure des livres, Osez-lire, les chroniquesdauroreblog.wordpress.com, les magiciennes des mots (merci entre autre à Gaëlle pour ses gentils messages et ses belles chroniques), lectureenfolieblog.wordpress.com, Love & books.
Pardon à toutes celles ou ceux que je n’ai pas cité (e) s ici, ce n’est pas volontaire si je n’ai pas inscrit le nom de votre page. N’hésitez pas à me contacter sur ma page auteur si je vous ai oublié(e)s.
Enfin, merci à vous, lectrices, lecteurs peut-être, qui m’avez accordé votre confiance, en choisissant mes livres, j’espère vous avoir apporté un peu de rêve, et vous avoir donné l’envie de découvrir et de poursuivre le voyage dans mon imaginaire.
Petit conseil à mes lectrices et mes lecteurs…

Vous trouverez dans le livre deux QR Codes à scanner. Faites-le, je vous le conseille, ils vous permettront d’accéder à deux musiques à écouter pendant la lecture de passages importants.
Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l’Espérance, comme une chauve-souris, S’en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; Quand la pluie étalant ses immenses traînées D’une vaste prison imite les barreaux, Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux, Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement. - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir, Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire 1821-1867
1 – FRICTIONS

MAX
8 h 45, novembre 2015…
Un froid glacial !
La petite main gantée de ma fille est recroquevillée au creux de la mienne. Ce matin, c’est moi qui la conduis à l’école. Mon seul rayon de soleil dans cette putain de vie, ça m’arrache le cœur de la laisser entre ces quatre murs. Je voudrais la garder avec moi, toute la journée, en profiter encore un peu. Elle vit chez sa mère, avec le nouveau . Cy, mon ex-femme, n’a pas perdu de temps. À peine divorcée, elle s’est laissé passer la bague au doigt, par un type aussi hautain qu’insipide. Mais voilà, il a une excellente situation, du fric, une belle baraque, une superbe voiture, et un avenir tout tracé. Cy, est ce qu’on appelle communément une pourriture. Le jour où je l’ai épousée, j’ai cru tomber sur la perle rare, jolie, amusante, amoureuse. En réalité, une belle contrefaçon, une enveloppe vide, mythomane, profiteuse ! Une véritable coureuse de dot ! Voyant en moi un fils à papa, prêt à céder à tous ses caprices. Elle imaginait vivre dans une totale oisiveté, sans avoir à faire d’efforts.

Je suis effectivement issu d’une famille bourgeoise. Mes parents m’ont appris la valeur du travail. Je devais bosser pour obtenir ce que je désirais. Je me suis fait un point d’honneur à ne jamais leur réclamer le moindre cent. Au début, avec Cy, tout allait bien, j’avais confiance en elle, nous n’avons pas fait de contrat de mariage. Elle est très rapidement tombée enceinte ; Lily a vu le jour. Cette enfant est un enchantement. Elle a trois ans depuis une semaine ; ses boucles brunes s’échappent de sa capuche, bougent sur son écharpe, elle avance à petits pas vers le grand portail de l’école maternelle.
Si Lily n’avait pas existé, j’aurais divorcé six mois après mon mariage. Pendant la grossesse de Cy, j’ai eu des doutes quant à ma paternité. Cette salope se tapait mon partenaire. C’était un ami, un mec que je fréquentais assidûment, au boulot et en dehors. Il a bouffé chez moi je ne sais combien de fois. Quand j’ai découvert le pot aux roses, je suis tombé de haut. Gros choc ! Double, triple choc ! Trahi par ma femme, mon ami, mon partenaire. Ce con échangeait des sextos avec ma femme. Il a oublié son portable dans ma caisse, quatre mois après le mariage. J’ai vu le visage de Cy s’afficher sur l’écran. C’est comme ça que j’ai su.
Alex, je l’ai envoyé à l’hosto, ce qui m’a valu un blâme, il n’a pas eu le culot de porter plainte. Il a viré ses affaires de notre bureau, a migré dans un autre service. Depuis, on évite de se croiser. Il fait profil bas, je l’ignore. Tout compte fait, je devrais peut-être le remercier de m’avoir obligé à précipiter la séparation, à ouvrir les yeux sur ma femme. Elle, je l’ai mise devant le fait accompli. Elle a rapidement avoué, m’assurant que le père, c’était moi. Je m’en veux encore aujourd’hui, par rapport à ma fille, mais j’ai exigé un test de paternité. Quand je regarde ma puce, ses grands yeux bleus, ses longs cils bruns, ses cheveux noirs de jais, sa tâche de naissance, couleur café, minuscule, au bas de sa nuque, je sais que je n’aurais jamais dû avoir le moindre doute. Elle me ressemble comme deux gouttes d’eau.
Pour se justifier de sa trahison, Cy a argumenté qu’elle attendait mieux de nous, de moi, je n’étais plus assez bien pour elle. Je ne suis qu’un flic. Si elle m’admirait pour mon job lorsque l’on commençait à se fréquenter, elle a vite déchanté devant mon salaire misérable, mes horaires impossibles, et ma gueule de déterré, chaque fois qu’une enquête me menait plus loin que ma cervelle ne pouvait le gérer. Nous nous sommes séparés, tout de suite après la naissance de Lily, préférant partager la garde, dès le départ, pour éviter un traumatisme un peu plus tard. Une enfant qui grandit avec des parents qui se déchirent, se détestent, ne part pas avec le meilleur bagage émotionnel.
Je peux comprendre que Cy ait été écœurée par ma profession, parce que je suis flic à la SRPJ {1} . Ma spécialité, c’est le crime, en particulier, les meurtres, les assassinats, les trucs bien glauques. J’ai de plus en plus de mal à laisser mes valises devant la porte. Au fil des années, les démons que je passe mon temps à poursuivre, parfois à arrêter, finissent par envahir ma tête, vriller mon esprit. Les scènes que je découvre, m’occasionnent de plus en plus de dégâts. Je voudrais pouvoir être assez fort pour oublier, mais les images reviennent, m’assaillent, parfois me terrassent. Si encore j’avais pu trouver un foyer chaleureux après le service, mais me confronter en permanence à cette traîtresse ne m’aidait franchement pas. Depuis mon divorce, j’ai ma fille une semaine sur deux. Elle amène de la magie dans mon univers, c’est un souffle de vie qui déboule dans mon appartement, j’aime son rire, son visage angélique. Ma gosse est une fée qui sème des paillettes partout où elle passe. Avec sa mère, nous ne nous adressons plus la parole. Elle dépose notre fille, sonne, me tend son sac, embrasse prestement Lily, se barre. Ça me convient parfaitement.
– Papa, j’ai froid !
Je refoule mes pensées, Cy n’a plus aucun intérêt, pourquoi m’attarder encore sur cette histoire. Je m’arrête, m’accroupis devant ma fille, réajuste son écharpe, remonte le col de son blouson. Je la serre très fort dans mes bras, lui frictionne le dos en déposant un gros baiser sur sa joue.
– Papa, tu piques, dit-elle en riant.
J’ébouriffe sa capuche, frustré de ne pouvoir le faire à sa chevelure soyeuse, récupère sa petite main pour pénétrer dans l’enceinte de l’école. Les parents se bousculent, pressés de déposer leurs enfants, de les confier aux instituteurs, avant de filer au pas de course dans leur bagnole rejoindre les embouteillages. Je pense, avec satisfaction, que si j’ai bien un avantage à exercer mon métier, c’est qu’on ne m’impose pas d’horaires. Je prends tout mon temps pour aider Lily à ôter son manteau, l’accrocher à la patère, enlever ses bottines, enfiler ses chaussons. Délicate, précautionneuse, elle range sagement son écharpe et ses gants dans son cartable.
Mon petit bout de femme…
Elle est aussi différente de sa mère que le soleil l’est de la nuit. À ce moment précis, j’ai toujours un pincement au cœur. Lily entre dans la classe, après avoir poliment dit bonjour à sa maîtresse : une femme brune, cheveux au carré, une quarantaine d’années. Sympathique au premier abord, tout ce qui m’importe, c’est qu’elle prenne soin de mon trésor. Lily, déjà habituée aux rituels, se précipite vers le bureau pour trouver son prénom. Elle n’a plus besoin de sa photo pour l’y aider, elle sait l’écrire. Très en avance pour son âge, Lily est ma grande fierté, ma plus belle réussite. Je la regarde s’appliquer pour positionner son étiquette sur le tableau aimanté. Elle s’attache à ce qu’il soit bien droit, bien parallèle. Elle revient vers moi, entoure ses bras autour de mon cou, pendant que je me baisse pour être à sa portée, puis elle retourne jouer avec ses camarades. Je la regarde s’éloigner, inspire profondément, avant de saluer son institutrice.
– ÇA NE VA PAS SE PASSER COMME ÇA, hurle un homme dans le couloir.
Je me retourne, comme la plupart des parents présents ici, alerté par les cris. J’aperçois le gars devant le bureau vitré de la directrice. Menaçant, il se passe nerveusement la main dans les cheveux, tout en pointant du doigt la responsable de l’école. Rouge de rage, il tente d’impressionner la rouquine qui le regarde, petit sourire en coin. Debout devant son bureau, elle ne se laisse pas démonter, paraît s’amuser de son vis-à-vis.
– VOUS N’ÊTES QU’UNE INCAPABLE, UNE IRRESPONSABLE, s’égosille-t-il.
Je pourrais intervenir, mais, après tout, je ne suis pas encore en service. Elle a l’air de s’en tirer à merveille. Elle a l’habitude, ma fille fréquente cette école depuis moins de deux mois ; j’en entends des vertes et des pas mûres au sujet de cette femme. Je n’ai pas encore eu affaire à elle, si ce n’est pour l’inscription de la petite. Glaciale, imbue d’elle-même, elle s’écoute plus qu’elle n’accorde son attention aux autres. Quant à son attitude avec les gamins : le jour de l’inscription, ma fille, assise sur la chaise à mes côtés, n’a pas su susciter son intérêt. Je n’ai pas cherché à m’imposer dans la conversation. J’ai rapidement appris à analyser les gens, me suis vite fait une idée du personnage. Inutile de polémiquer, elle aura toujours raison. Cette attitude avec les enfants me répugne. Je ne comprends pas que l’on puisse exercer ce métier en étant si indifférent. Ma fille voulait savoir si l’une de nos petites voisines serait dans sa classe. Elle n’a pas même daigné s’adresser à elle pour répondre. Elle m’a regardé, m’a balancé qu’elle n’avait pas le temps de tenir compte des affinités des uns et des autres. J’ai regardé ma fille qui ne comprenait pas, attendait toujours sa réponse. Je me suis adressé à Lily, sur le ton le plus doux possible, retenant mon envie de claquer la directrice aux cheveux rêches en face de moi :
– Lily, ma puce, au pire, tu verras ta copine dans la cour de récréation…
– Oui, enfin, rien n’est moins sûr, nous n’avons que deux petites cours, vous imaginez bien que vu le nombre d’enfants dans l’établissement, toutes les classes ne sortent pas s’aérer au même moment.
Sinon, la diplomatie, la gentillesse, tu connais ?
C’était la première fois que je la voyais, qu’elle rencontrait ma fille, j’ai tenté de garder le contrôle, je n’avais pas envie qu’elle la prenne en grippe.
– C’est bon, Lily, tout ira bien.
L’entretien s’est poursuivi sur le même ton. J’ai précisé à la coincée du bulbe, que ma gosse savait lire, écrire, compter. Tout ce qu’elle a trouvé à me répondre, c’est que ce n’était pas au programme en maternelle, donc, elle s’en foutait.
J’ai laissé tomber.
Le père affolé devant l’attroupement de parents curieux, nous prend à témoin :
– Je veux que vous sachiez, tous, ce qui se passe dans cette école, c’est important, dit-il bien fort. Mon fils a subi des attouchements sexuels de la part d’un de ses camarades. C’est allé trop loin, beaucoup trop loin, il faut que ça se sache !
Un brouhaha de parents offusqués, inquiets, envahit le grand couloir. La directrice menace l’homme d’appeler la police. Je dois intervenir avant que ça ne se termine en pugilat. Je coupe la foule qui se questionne, jouant des coudes. J’atteins les deux protagonistes de cette scène dramatique :
– Je suis inspecteur de police, je peux peut-être me rendre utile.
Pour la première fois depuis la rentrée, cette femme désagréable semble m’accorder un peu d’intérêt. Elle opine du chef, me remercie de proposer mon aide.
Je n’ai pas dit que je serai de son côté.
Je me retourne vers les autres parents, moins enclins à regagner leur voiture. Je leur montre ma carte de police, les engage à retourner vaquer à leurs occupations, je suis là pour éclaircir la situation, ils seront informés de la suite. Pendant quelques secondes, ils restent plantés là, dans un camaïeu de manteaux couleur automne, jusqu’à ce que d’un signe de la main, je leur rappelle que la sortie est derrière eux. Certains tournent encore la tête vers moi, pas très sûrs de vouloir laisser leurs enfants dans ces locaux, après ce qu’ils viennent d’entendre. Une fois que l’Atsem {2} a enfin fermé le portail à double tour, et regagné ses pénates, je me retourne vers la directrice, madame Fabienne Layran :
– Je crois que nous allons poursuivre dans votre bureau.
Sans un mot, elle se réinstalle sur sa chaise en cuir, pendant que je fais signe au père furieux de s’asseoir à mes côtés.
– Bien, parlez-moi des faits, dis-je en jetant un œil à ma montre.
S’il y a un petit harceleur dans le coin, j’aime autant être au courant et trouver le moyen de couper court à ce genre d’acte. Le papa de la victime prend la parole.
– Mon fils, Mathis, est rentré à la maison, avant-hier, en pleurant. Il est dans une classe mixte : petite section-grande section. Un des gamins de grande section l’a entraîné sous le préau, dans un recoin, a fait pression sur Mathis pour qu’il baisse son pantalon. Ce gamin lui a tripoté le sexe et mis un doigt dans le derrière.
– C’est la version de votre fils, l’interrompt la rousse.
– Madame Layran, ordonné-je, laissez-le terminer, je vous écouterai dans un second temps !
Mon ton lui impose le silence. Elle m’obéit, je jubile. Le papa de Mathis poursuit, lui jetant un regard haineux.
– Mathis n’a pas dormi de la nuit, encore heureux qu’il nous ait tout dit. Je l’ai amené, hier matin, j’ai demandé à lui parler, explique-t-il en désignant Layran du menton. Je lui ai exposé les faits. Elle a pris ça par-dessus la jambe, en disant qu’elle ferait attention, que ça arrivait entre enfants. Elle a osé me répondre que c’est leur manière de découvrir leur corps. Hier soir, il est revenu à la maison, tout avait recommencé. Mon fils est traumatisé. Je ne veux plus qu’il mette les pieds dans cette école.
Je pose une main sur le bras du père que je sens à la limite de pleurer, pendant que Layran se tient contre son dossier, un sourire en coin qui me donne envie de lui remettre la bouche en place d’une bonne rafale de phalanges. Je me retourne vers elle.
– Les enfants ont toujours tendance à exagérer les choses, à interpréter les situations. Ce sont des jeux innocents, comme je l’ai déjà dit, ils s’amusent à touche-pipi , ce n’est ni un cas isolé ni dramatique !
Je suis sidéré, comment une directrice d’école maternelle, responsable de nos tout petits peut-elle parler ainsi ? C’est impensable, intolérable !
– Madame Layran, je suis bien placé, vu mon métier, pour savoir qu’il ne s’agit en rien d’une affaire banale. Il y a eu pénétration digitale, ce qui s’apparente à un viol. Certes, l’enfant agresseur est très jeune, mais ce n’est en aucun cas un geste anodin. Vous devez prendre très au sérieux ce qui est arrivé, accroître la surveillance dans la cour, avertir les parents du garçon qui a commis cet acte. Il faut les convoquer pour qu’ils aient connaissance de ce qu’a fait leur enfant. Ils doivent lui parler, peut-être même le faire voir par un pédopsychiatre. Quant au petit Mathis, il mérite un peu plus de considération de votre part, l’école est censée être un endroit sursécurisé {3} , vous devez mettre tous les moyens en œuvre pour protéger les enfants qui sont sous votre garde. Même si l’état se substitue à votre responsabilité s’il y a plainte, vous avez un devoir moral, une obligation morale !
– Désolée, mais j’ai deux versions différentes, je n’ai aucune preuve de ce qui s’est passé. Je ne vois pas pourquoi je sanctionnerais un enfant plutôt qu’un autre. Qu’est-ce qui me dit que ce n’est pas Mathis qui a inventé toute cette histoire pour se rendre intéressant, ou faire punir son camarade ?
Le père se lève d’un bond, poings serrés ; furibond, il souffle comme un bœuf, la mitraille des yeux. Je l’attrape par la manche, lui demande d’une voix douce de se rasseoir.
– Madame Layran, je vais être très clair, soit vous prenez les choses en main, vous vous occupez de convoquer les parents de l’agresseur, vous lui donnez une punition, lui rappelez le règlement, le bien et le mal, soit je lance une enquête sur votre établissement. Vu votre manque d’empathie et de réactivité devant l’urgence, je vous demande de me rendre des comptes, vous avez jusqu’à demain. Sinon, je me verrai contraint de prévenir la DASS. Suis-je assez clair ?

Elle vacille, la petite reine en son royaume ! Mais le royaume bat sacrément de l’aile, tout ce qu’elle va gagner, c’est la désertion de son école ; un roi sans cour n’est plus un roi. Layran fulmine, ses ongles s’enfoncent dans les paumes de sa main. Sa bouche trop fine n’est plus qu’un trait. J’invite le papa de Mathis à me suivre, lui propose un café. Il accepte, certainement rasséréné de se savoir enfin écouté. Nous nous dirigeons vers la sortie, je me retourne vers le bureau de la directrice, lui montre l’horloge de l’index, pour lui rappeler que le temps presse. Une fois que l’ATSEM nous libère de l’école, Eliot, le papa de Mathis, me suit jusqu’au bar, sur le centre de la place. Une ombre voile son regard. Je hèle le serveur pour commander nos consommations, puis m’adresse à lui.
– Ça va aller, rassurez-vous, nous allons trouver un moyen d’arranger la situation.
– Merci, mais je ne peux pas tolérer de tels agissements. C’est de la vie de mon enfant qu’il s’agit. Elle a des gosses pourtant, elle devrait essayer de se mettre un peu à la place des autres. Ce qui s’est passé est terrible ; je ne suis malheureusement pas le seul à avoir rencontré des difficultés avec cet établissement.
– Je crois savoir qu’effectivement, d’autres parents se sont plaints.
– Oui, il y a un véritable problème de surveillance. Les gens parlent, elle devrait s’en douter. J’ai l’impression qu’elle s’en fout.
Il ricane, secoue la tête, et poursuit :
– Couverte par son immunité, elle a conscience qu’elle ne pourra pas être tenue pour responsable de ce qui arrive dans son établissement, et se moque bien de nos plaintes. Vous rendez-vous compte que le premier jour d’école de Mathis, le tout premier jour, ma femme est venue le récupérer. Il n’était pas dans sa classe, la maîtresse était incapable de dire où il était. Elle ne s’était pas rendu compte de son absence. C’est quand même hallucinant ! C’est une connaissance de ma femme, qui a trouvé mon fils, pantalon aux chevilles, devant les portes qui menaient sur l’extérieur, face à la route. Il était complètement perdu, déboussolé, au milieu du flux de parents qui allaient et venaient. Ma femme a à peine eu le temps de lui remonter le pantalon, que son institutrice l’a choppé par le bras pour le tirer vers la classe et l’admonester. Il n’a rien compris, le pauvre, c’était sa première fois dans ces lieux, il ne retrouvait pas sa classe. Ma femme a dit à l’instit ce qu’elle en pensait, et qu’à compter de ce jour, elle exigeait de récupérer notre enfant, assis, dans sa classe, bien sagement.
– C’est dingue !
– Il n’y a pas eu que Mathis. Le petit Timéo s’est carrément échappé de l’école.
– Pardon ? Parlez-moi de cette histoire…
– Il jouait dans la cour avec ses camarades. L’un d’eux a eu l’idée de franchir le muret qui délimite l’école du centre aéré attenant. Les institutrices, trop occupées à se raconter leur vie, discutaient en cercle en sirotant leur café, n’ont pas vu les petits passer le mur. C’est une petite fille qui le leur a signalé.
– Comment l’avez-vous appris ?
– La maman de la gamine en a parlé à ses parents, qui l’ont dit à ceux des petits fugueurs. Avec cette route passante, juste devant l’école, ça aurait pu être dramatique… Les parents ont pris rendez-vous avec la directrice, encore une fois, elle s’est fermée à toute discussion, invoquant le fait qu’elle n’avait aucune obligation de résultat quant à la sécurité des gamins. Tout le monde la déteste. Elle a une sacrée chance que ça ne soit pas allé plus loin. Je vous assure qu’il m’a fallu moi-même du contrôle ce matin, pour ne pas lui en mettre une !
– Je veux bien vous croire, mais ce n’est pas la solution, cela se retournerait contre vous. Elle pourrait porter plainte, vous seriez inquiété. Avez-vous fait appel aux associations de parents d’élèves ? Leurs interventions sont souvent efficaces.
– Oui… Ils font de leur mieux. Heureusement qu’ils sont là, mais avec une femme pareille à la tête de l’école, c’est aussi efficace que de pisser dans un violon.
Nous poursuivons notre conversation encore quelques minutes, je suis effaré de tout ce qu’il m’apprend. Ma fille est loin d’être en sécurité dans cette école, c’est aussi effrayant que culpabilisant, parce que tous les matins, je l’y conduis, et dorénavant, ce sera en toute connaissance de cause. Mais à part la prévenir des dangers, des risques, quoi faire ? Je ne peux pas être présent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour la protéger. Avant de quitter le papa de Mathis, je lui laisse ma carte.
Après vingt minutes de trajet, je rejoins mon bureau. Comme d’habitude, une pile de dossiers s’accumule. Depuis que j’ai réglé son compte à mon ancien collègue, je bosse seul. La hiérarchie craint, je pense, de m’attribuer un nouveau partenaire. Ça m’arrange, j’aime gérer les choses comme je l’entends, mais la charge de travail, en contrepartie, est énorme. Je jette un coup d’œil rapide sur les nouvelles affaires, celles des dossiers jaunes. Les rouges sont ceux à traiter en urgence, les bleus, ceux sur lesquels je m’arrache les cheveux, ramant pour trouver de nouvelles pistes. Pas de rouges ce matin, les jaunes attendront un peu, je reprends Le Masque Rouge .
2 – L’AFFAIRE DU MASQUE ROUGE
 
MAX
Un vrai casse-tête ! Trois ans que je m’escrime à tenter de résoudre cette affaire. En janvier 2013, le corps d’une jeune femme de dix-huit ans a été retrouvé dans une voiture abandonnée dans un des parkings aériens, sur les quais. Les vitres teintées dissimulaient le corps. C’est le stationnement de longue date, et la poussière accumulée sur le véhicule, qui ont donné lieu à une intervention. Aucune empreinte dans la caisse, pas un cheveu, pas une trace d’ADN, pas de plaque d’immatriculation. On a cherché les numéros de série sur les pièces du moteur, tout avait été remplacé, pas un ne correspondait au véhicule.
Le corps a été découvert dans un état de putréfaction relatif, le froid ambiant de cet hiver glacial ayant ralenti le processus de décomposition. Nue, sous un drap de satin noir, la victime était allongée sur la banquette arrière, les mains jointes sur la poitrine, un solitaire à l’annulaire gauche. Des pétales de roses flétris, secs, étaient éparpillés sur le drap. Sur ses yeux, un masque de dentelle, couleur carmin, ses lèvres maquillées d’un rouge aussi vif… Ses cheveux blonds, mi-longs, soigneusement disposés autour de son visage, semblaient récemment brossés. À l’évidence, une mise en scène. J’ai secoué la tête, écœuré, non par l’odeur putride des miasmes émanant de ce corps frêle et juvénile, mais par le fait que je flairais les emmerdes. J’ai tout de suite compris qu’on n’avait pas affaire à un simple meurtre.
La jeune femme, qui gisait là, avait été éventrée, puis recousue. Incisée du sternum au pubis, une fine ligne droite, au scalpel très certainement, propre. L’exérèse de son utérus, de ses ovaires avait été pratiquée par une main experte, un tueur méthodique, ayant des connaissances certaines du corps humain, mais aussi des pratiques chirurgicales. Il avait refermé le corps de la victime en surjet simple. Un élément très important, pourquoi ? Parce que d’une part, cette procédure s’exécute sans autre instrument que les mains, le point d’entrée se situe à une extrémité de la plaie, dans l’alignement de l’incision. Il faut passer en sous-cutané, un côté après l’autre. Il faut un alignement parfait des berges de l’ouverture. Le fil doit circuler librement lorsque l’on tire dessus. Il faut être précis. Le résultat est impressionnant : un simple trait sur la peau, pas de tension, de bourrelets, une seule ligne droite qui laisserait penser qu’on a juste dessiné au crayon sur le corps. C’est fastidieux, long, il faut une expérience certaine pour y parvenir aussi bien.
S’il ne s’agissait pas d’une mise en scène, pourquoi prendre autant de soin à recoudre sa victime ? Le légiste nous en dirait plus sur les causes du décès, mais je craignais déjà le pire. Je ne m’étais pas trompé. Il nous a appris que la bouche de la jeune femme contenait un morceau de papier plastifié, plié en quatre, avec ces mots :
La maternité est un don du ciel qui ne devrait pas être offert à toutes les femmes. Dieu ne sait pas faire la différence, je suis là pour rattraper ses erreurs.
 
La cause de la mort : nuque brisée. Ce taré a au moins eu la décence de la tuer avant de la charcuter. Pas besoin d’être Profiler pour deviner que ce malade a dû avoir des problèmes avec sa mère. Mais à part ces quelques maigres informations, rien, que dalle ! Nous avons cherché l’identité de la jeune femme. Un implant dentaire nous a permis de retrouver son dossier, de lui donner un nom, rechercher sa famille. Malheureusement, Charlotte Redon était seule au monde, vivait dans une relative précarité, s’était inscrite dans une université, études de lettres appliquées. Elle louait une chambre de bonne dans un vieil immeuble défraîchi.
Nous avons découvert que la pauvre gamine vendait ses charmes pour subsister. Pas d’amis, pas de famille, une chambre austère… On a fouillé la pièce. Dans son minuscule placard, à peine de quoi remplir un sac de voyage. Pas de réfrigérateur, seulement quelques paquets de biscuits secs. Une douche mouchetée de moisissures pour seul confort. Pas d’agenda, pas même un téléphone qui nous permette de trouver une trace de rendez-vous éventuels. Les recherches en ce sens n’ont rien donné. En gros, nous avions une jeune femme seule, flirtant avec le danger, s’enfonçant dans une vie de plus en plus misérable.
Une mauvaise rencontre ?
Le peu d’éléments en notre possession ne nous permettait pas d’avancer. Il n’y avait plus qu’à espérer un témoignage. Le texte laissé dans sa bouche pouvait être annonciateur de nouvelles cibles. À compter de ce jour, un cadavre par trimestre a été découvert. Le même type de jeunes femmes, physiquement et socialement proches, offrant leur corps pour survivre. Jeunes, jolies ; hormis leurs activités nocturnes, aucun lien entre elles. Nous avons enquêté dans ce milieu, renforcé la surveillance dans les endroits de rencontres connus, rien ! Restait internet, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Depuis un an, Le Masque Rouge ne se limite plus aux filles de joie, il a élargi son terrain de chasse, aux étudiantes et dernièrement, à une mère de famille.
 

 
Je suis toujours le nez dans mon dossier lorsqu’on toque à la porte de mon bureau. Je lève les yeux vers mon boss qui se tient droit devant moi. D’habitude sûr de lui, il semble soudain hésiter à me parler… Je me cale contre mon dossier, croise les bras, dans l’attente de la mauvaise nouvelle.
– Max, salut, dit-il hésitant.
– Tony, balance l’info mon vieux, ne me laisse pas imaginer le pire.
Il s’éclaircit la voix l’air embarrassé avant de pousser la porte pour laisser entrer une jeune femme brune.
– Voilà, je te présente Aly Parnon, ta… nouvelle coéquipière.
Je décroise mes bras illico, appuie mes mains à plat sur le bureau en me penchant, sourcils froncés, bouche pincée ; je lui réponds :
– C’est une blague, Tony ? Dis-moi que tu plaisantes, n’est-ce pas !
La demoiselle s’avance vers moi, fière, me tend une main que je ne regarde même pas. Sans lui prêter la moindre attention, je me lève, me dirige vers Tony, furieux. Depuis ma dernière expérience désastreuse en duo, j’avais pourtant bien fait comprendre à mon supérieur que je souhaitais travailler en solo. Jusque-là, la hiérarchie ne m’avait pas emmerdé avec ça, pourquoi maintenant ?
– Du calme, Max… on ne te demande pas ton avis.
Pendant que la fameuse Aly cale son popotin gracieux sur le rebord de mon bureau, attendant qu’on s’intéresse à elle, je tente de comprendre.
– C’est quoi le problème, Tony, pourquoi vous m’imposez une bleue ?
– Trois ans Max ! Trois ans que tu t’escrimes à retrouver Le masque rouge . Il est temps qu’on ait un regard neuf sur cette affaire. Tu as trop le nez dedans, tu n’as pas la moindre piste, on a besoin d’aide.
– Tu penses que cette gamine, dis-je en la pointant dans mon dos, va trouver la solution ? Elle est à peine sevrée, je suis persuadée qu’elle prend encore son bol de chocolat et ses tartines confiturées au réveil ! Tu crois que je n’ai que ça à foutre de mes journées : changer ses couches ! Merde, Tony, je ne veux pas d’elle, tu piges ?
– Je suis titulaire d’un DU de Méthodes psychologiques en criminologie et psychopathologie criminelle, monsieur Marty, je suis sortie major de ma promotion, je vous garantis que j’ai toutes les qualifications nécessaires pour ce travail, se défend la miss derrière moi.
Je me retourne, toujours aussi furax, la considère enfin, outrageusement des pieds à la tête. Serrée dans un jean slim noir, un haut sage et un perfecto, elle ressemble à une ado rebelle. Pas maquillée, de grands yeux noisette illuminent son visage, nez fin, bouche pulpeuse, cheveux bruns, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Sharleen Spiteri du groupe Texas . Il ne manquait plus que ça, et la nana affiche un air sûr d’elle qui me donne envie de la recadrer direct.
– Qu’est-ce que vous voulez que ça me foute ? lui asséné-je, depuis combien de temps vous êtes sur le terrain, dites-moi tout, je sens que je vais me marrer !
La voilà un peu vacillante, une bleue, c’est ce que je disais !
– Ce sera ma première affaire, mais je vous assure que…
– Que rien du tout, la coupé-je. Tony, c’est hors de question, imposé-je en me retournant vers lui.
Il hausse les épaules, amusé :
– Désolé mon vieux, l’ordre vient de plus haut, je ne peux rien pour toi. J’espère que vous trouverez un moyen de vous entendre. Ah, oui, j’oubliais, à compter de cette minute, Aly te suit partout pendant tes heures de boulot. Ce qui signifie que vous coopérez sur toutes les enquêtes, pas seulement sur Le Masque Rouge . Cerise sur le gâteau… On va rajouter un bureau collé au tien, comme ça, vous apprendrez à cohabiter et à vous supporter. Tu devrais commencer...

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