Mon éducation sexuelle de femme mariée
60 pages
Français

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Mon éducation sexuelle de femme mariée , livre ebook

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Description


Joëlle écrit des livres et, cette année, elle est en séance de dédicaces dans le plus grand salon de France.


La foule est grande et attend avec impatience de la voir jusqu’à ce qu’on lui glisse à l’oreille : « Bonjour, petit colibri. » Instantanément, les souvenirs remontent.


Ces années où son mari a fait entrer dans leur vie d’autres couples, et où son éducation sexuelle a réellement commencé.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 10
EAN13 9782377805969
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Mon éducation sexuelle de femme mariée
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aniel
 
 
Mon éducation sexuelle de femme mariée
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Libertine Editions  2021

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement

Texte réservé à un public majeur et averti
 
Prologue

 
 
 
Mars 2019
Depuis deux ans, sous le pseudonyme de Joëlle, grimée d’une perruque et d’un masque de velours dentelé en bordure, couvrant la totalité de mon visage afin de conserver l’anonymat, je sillonne les routes à la suite d’un roman publié par une édition spécialisée. Les salons des quatre coins de la France réclament l’auteure de récits décrivant des scènes libertines avec une telle précision qu’il semble envisageable qu’elle-même ait participé à ces ébats. Ce sont les commentaires des médiats et des critiques littéraires qui l’affirment. Je n’avais, quant à moi, jamais envisagé un tel engouement.
Bien que mes enfants soient grands, et mon couple loin de ces belles aventures, nous préférons d’un accord commun préserver notre famille. Pour cela, ils ne m’accompagnent que rarement.
Après une brève interview demandée par une radio nationale, je suis invitée par mon éditeur à dédicacer pendant deux heures mon dernier livre paru récemment, et déjà vendu à près de vingt mille exemplaires à Livre Paris, immense salon du livre connu et reconnu depuis près de trois décennies, situé porte de Versailles.
Prête à quitter le stand, je parle avec une de mes fidèles lectrices quand, derrière moi, une main féminine glisse un de mes livres sous mon nez. Sans me retourner, je décline poliment sa demande.
— Pouvez-vous patienter, s’il vous plaît ?
— Bonjour, joli colibri, souffle-t-elle à mon oreille.
Soudain, mon cœur s’arrête. J’ai la nette impression de rougir comme une jeune adultère prise en faute. Cette voix inoubliable, ce surnom que seule une femme fut en son temps autorisée de prononcer. Je me retourne, c’est elle.
Une foule de bons et quelques mauvais souvenirs surgissent face à moi.
 
Récemment, j’ai conté dans une nouvelle parue dans un recueil érotique ma première expérience d’échangisme avec Martine et Alain. Je suis ravie de vous retrouver pour cette fois vous dévoiler en totalité mon éducation sexuelle qui débuta le jour où je connus celui qui, un an plus tard, devint mon époux. Permettez que je vous rappelle ce qu’est cette pratique appelée échangisme, devenue avec le temps presque banale, mais qui, dans les années 80, connut son ampleur aidée par ce qui fut les prémices des réseaux sociaux, nommées « les rencontres minitel ». Sous le prénom de Joëlle, je vais, si vous le souhaitez, vous dévoiler les diverses expériences sexuelles qui permirent une véritable éducation et qui, sans m’en rendre compte, transforma notre couple.
Pour en revenir à la définition de l’échangisme, il s’agit de partager son partenaire en consentement mutuel dans une relation extra-conjugale, dans des chambres ou des lits séparés ou parfois côte à côte sur le même matelas. À la différence, le mélangisme préconise les cunnilingus, les caresses sensuelles et les fellations, laissant les pénétrations aux véritables partenaires, souvent excités par les regards des autres convives présentes dans la même pièce.
Pour paraître plus clair, le mélangisme, c’est offrir une fellation à un partenaire pendant que ton homme danse en toi, excité par le vagin et le parfum intime d’une autre femme posée sur sa bouche, femme qui elle-même partage un baiser ardent avec son ou sa partenaire attitré.
L’échangisme, c’est accomplir avec un ou une autre ce que tu réserves normalement par le serment de fidélité.
 
Il avait vingt-huit ans et moi vingt-deux, jeunes mariés depuis quatre ans, notre couple me paraissait normal et, personnellement, je ne ressentais pas le besoin de comparer mon mari avec d’autres hommes. Il me comblait tant par son physique, que d’autres que moi enviaient, que par l’amour que nous partagions à chaque instant depuis le lycée. Étant le premier et je pensais le dernier, je ne pouvais, contrairement à lui, le comparer à un ex. Un soir de folie, un samedi durant lequel nous n’avions pratiquement pas quitté notre lit, l’envie me prit de mesurer l’ampleur de son sexe qui me procurait jusqu’à deux orgasmes par nuit, et plus le week-end : 22 centimètres de longueur pour 4 de diamètre.
Dans le milieu des années 80, Serge, mon époux, à mon insu, nous inscrivit sur un 36 15 code spécial, dit rose, la couleur signalant à l’époque le contenu de ce genre de site. Hésitante les premiers jours, couverte par l’anonymat, moi, la jeune fille timide au temps de l’adolescence, je me pris au jeu de la communication et de la séduction de l’inconnu.
Les dialogues furent souvent précis, parfois indécents. Certains aboutirent à l’envie de se parler au téléphone. D’autres donnèrent lieu à des rendez-vous physiques. Nous fîmes ainsi connaissance de plusieurs couples dans nos âges. Toujours dans le respect de l’autre, nous convînmes des invitations à partager un dîner sans aucun engagement.
Alors que nos dialogues, sous couverture d’un physique imaginé par ce qui était dévoilé par écrit, ou au cours de nos conversations téléphoniques, étaient plus ou moins osés, nous échangeâmes au cours de ces dîners en présence de nos enfants des propos d’adultes plus nuancés, présentant à nos chérubins ces invités comme des amis ou collègues de travail de Serge.
Bien que consentante par obligation, je ne me sentais pas prête à franchir le pas. Pourquoi voulait-il me partager ? D’où provenait cette insistance. Des mauvaises langues prétendaient qu’il me trompait. Si jeunes mariés, cela me semblait inconcevable, d’autant plus que j’étais de ce côté largement comblée et qu’il me semblait qu’il ne manquait de rien non plus.
Il n’avoua les véritables raisons qu’au terme de ces six années de pratiques peu ordinaires.
Nos soirées passées avec ces presque inconnus considérées comme un premier rendez-vous physique se déroulèrent en toute convivialité. Parfois, il nous arrivait de terminer une de ces rencontres par des danses langoureuses, échangeant quelques baisers plus ou moins intenses sur des musiques. En aucun cas nous nous sommes placés en défaut irréversible au risque de voir surgir notre progéniture en recherche d’un câlin apaisant.
Durant cette première année de recherche, nous reçûmes six couples plus ou moins experts. En prévision, ceux qui venaient de loin prirent une chambre d’hôtel dans le village voisin. Nos échanges furent constructifs. Certains nous apportèrent des conseils plus ou moins précieux, d’autres plus entreprenants regrettèrent que je refuse un premier contact plus intime. Serge le regretta également à plusieurs reprises.
Il m’avait cependant accordé le privilège du choix de ma décision. En six ans, il n’y eut en fait que quatre couples qui contribuèrent à cette étrange éducation. Deux d’entre eux nous invitèrent un week-end, le troisième resta durant près de quatre ans des amis que nous revîmes le plus souvent que possible pour deux jours ou parfois une semaine de vacances passée chez eux. Quant au quatrième, il fut particulier parmi ces couples non moins particuliers.
Le premier qui nous reçut chez lui, à l’autre bout de la France, Martine et Alain que nous n’avons jamais revu, contribua à ce que je pourrais appeler mon épanouissement sexuel. Car telle était la raison de ces étranges aventures. Ce fut en tout cas dans un premier temps, celle évoquée par Serge, soi-disant inassouvi dans notre relation malgré l’amour qu’il me portait. Aveuglée par les intenses nuits vécues dans ses bras, je refusais de connaître la vérité. Le regrettant, il ne savait comment l’avouer. Il m’aimait et, en même temps, au risque de me perdre, il désirait que, sexuellement, je me libère.
J’aurais pu lui en vouloir et lui demander le divorce. Ne jamais lui avouer ce qui s’était passé avec Alain avant notre retour chez nous, alors qu’il ne cessait de se reprocher ce dernier quart d’heure passé avec Martine, me semble encore actuellement une réelle vengeance.
Serge ne m’a plus jamais trompée, du moins il le prétend, en dehors de ces relations épisodiques. Désormais, en partie grâce à Alain et Martine, qui m’ont permis de franchir le cap, et surtout les autres, je suis une mère de famille épanouie dans un couple marié depuis près de quarante ans. Qui sait ce qui se serait passé si j’avais refusé ce premier rendez-vous ?
 
 
 
 
Martine et Alain
(Aventure contée en partie dans ladite nouvelle)

Il y a différentes manières d’utiliser les miches pour un boulanger-pâtissier
 
 
 
Été 1986
Partis de l’est de la Côte-d’Or depuis l’aube, nous avons parcouru près de cinq cents kilomètres pour nous rendre à destination. Tout au long du trajet, Serge m’explique une énième fois les supposées véritables raisons de notre inscription sur ce site de rencontre qui seraient, d’après lui, un manque de comparaison et le risque de me perdre si un jour je rencontrais un autre homme. Au risque de me perdre, il préfère me partager plutôt que d’apprendre une éventuelle trahison. À demi convaincue, j’accepte de poursuivre la route. Durant le trajet, je pense aux risques encourus. Notre histoire vaut-elle la peine d’ignorer cette maudite maladie récemment découverte ? Avec une petite heure d’avance, nous pénétrons dans le magasin situé à l’adresse indiquée. Ne nous connaissant pas physiquement, la vendeuse, belle femme au premier regard, nous prend pour des clients.
— Martine ? demande Serge.
— Oui, répond-elle, surprise.
Habituée en apparence à ce genre de rendez-vous, elle réfléchit rapidement et propose.
— Vous êtes en avance. Attendez, c’est bientôt la fermeture. Suivez-moi jusqu’à notre appartement. Alain prépare le repas pour ce soir.
Contrairement à son épouse, Alain n’a rien de spécialement attirant. Ravi de notre venue, il me prend par la taille et se colle à moi pour m’embrasser sur les joues. Son short, qui peine à maintenir ses poignées d’amour, gonfle légèrement. Martine, radieuse, s’accroche au cou de Serge pour déjà lui offrir un baiser plus que passionné.
— Le temps de fermer la boutique et je suis à toi. Je ne regrette pas ta venue, précise-t-elle, tu es comme je l’espérais.
Puis elle lui souffle quelques mots à l’oreille en posant sa main sur son entrejambe. A-t-elle oublié si vite ma présence ? Alain propose de servir l’apéritif à la salle à manger, côté salon.
Au cours du repas, nous apprenons l’un de l’autre ce que nous acceptons de dévoiler. Martine dévore des yeux Serge qui, à en croire la réaction dans son short, semble sensible à son charme. Je n’ose pas croiser le regard d’Alain que je soupçonne aussi intéressé. Stressée à notre arrivée, petit à petit, je me laisse gagner par la bonne humeur. Les ingrédients mélangés à nos boissons et nos plats contribuent sûrement à nous détendre.
Alain propose de monter à l’étage voir nos chambres. Comme par hasard, nous sommes obligés de passer dans la leur pour gagner la nôtre.
— La salle de bains est juste à côté si tu veux prendre une douche, me montre Alain en se déshabillant. Par cette chaleur, le trajet a dû t’épuiser, cela te fera du bien.
Serge m’accompagne à notre chambre. La porte fermée, je me dévêts.
— Je ne veux pas, dis-je à voix basse. Je sais qu’elle te plaît et que tu ne lui es pas indifférent, mais lui, non, chéri, je ne peux pas.
Je cherche des excuses valables pour le contraindre à annuler.
— Il est plus vieux que toi et bedonnant.
— Il est trop tard pour repartir, constate Serge déjà en forme. Si tu veux, je vais trouver une excuse et nous verrons demain. Regarde sur la table de nuit, ils ont pensé aux préservatifs.
En vue du comportement de Martine à son égard et de son envie naissante, je doute de sa pensée. A priori, ils se sont plu au premier regard. À demi rassurée, je gagne la salle de bains revêtue d’un peignoir. Mon mari propose de me suivre peu après. Nos hôtes sont déjà en tenue d’Adam et Ève, allongés sur leur lit, occupés à des préliminaires. Nue sous la douche, je perçois le bruit de la porte de notre chambre, signalant la probable venue de Serge. Les yeux voilés, j’aperçois à travers la paroi martelée une forme non distincte de personne venue patienter devant la porte.
...

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