Muse le temps d un roman
57 pages
Français

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Muse le temps d'un roman , livre ebook

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Description

Quand l'auteur qu'elle aurait dû rencontrer la recontacte, Scarlett pense qu’elle va passer une semaine à travailler dur sur son plan média.


C’est sans compter sur l’hospitalité très particulière de son hôte qui va lui proposer du plaisir à volonté !


De simple attachée de presse, la jeune femme deviendra le temps d’une semaine sa muse personnelle.



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9782377806027
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Muse le temps d’un roman

 
 
 
 
 
 
 

 
Syn Daï
 
 
Muse le temps d’un roman
 
   
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Evidence Editions  2021

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 

Crédit photo : Jérôme Lamanolo
 
 
 
 
Avertissement

Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
La rencontre

 
 
 
Vous ne me connaissez pas ? Faisons alors les présentations. Je m’appelle Scarlett Patrick. Si vous aimez les grandes blondes pulpeuses ou les brunes hyper sexy, vous êtes très loin du compte. Pour revenir dans une réalité plus probable, je suis une femme dans la moyenne, qui fait un bon quarante et qui en est fière. Oui, j’ai des hanches larges, une poitrine moyenne, même si c’est un bon bonnet B, mais j’aime mon corps. Sans oublier que je ne suis pas la seule. Depuis que j’ai l’âge de voir le loup, j’ai eu quelques succès niveau hommes. Je suis une femme moderne, qui aime se faire plaisir… et faire plaisir.
Que dire de plus ? Ah oui, mon parcours professionnel. Après un bac économique, je suis partie en école de journalisme. Une énorme erreur. N’aimant pas ce monde, j’ai tout de suite viré vers l’édition, un monde tout aussi cruel où j’ai néanmoins réussi à faire ma place en devenant attachée de presse. Je tairais le nom de la maison d’édition pour laquelle je travaille maintenant depuis quelques années, inutile de faire des jaloux et surtout, je m’en voudrais beaucoup.
Nous en arrivons à ma présence ici, dans cet hôtel parisien où j’attends de rencontrer le nouvel auteur phénomène du moment. Nous le savons tous, les quelques auteurs reconnus demandent une bonne publicité, une patte particulière dans leur écriture, mais il faut également un certain charisme, le « je ne sais quoi » qui fera fondre les lecteurs. Vous souhaitez quelques exemples ? Oh, allons, vous avez sûrement quelques noms en tête.
Je suis donc installée au bar de l’hôtel avec un Perrier citron, attendant mon rendez-vous de 18 h. En patientant, j’écris sur mon calepin les quelques questions à poser, les informations que j’ai recueillies sur l’auteur. Oui, je suis assez Old School quant à ma façon de faire. Pas d’ordinateur en dehors de mon bureau, j’aime la sensation du stylo sur le papier, l’union de ces deux objets qui forme une nouvelle vie, qui laisse l’encre sortir et se rendre visible sur le blanc immaculé de la feuille.
Une demi-heure passe. Il est en retard. Ou il me pose carrément un lapin. Je regarde à nouveau ma montre, comme si elle pouvait le faire apparaître dans la seconde. Cela commence à me lasser. De l’autre côté du bar, je vois un bel inconnu qui m’observe tout en sirotant son verre de vin. Je retourne à mon calepin, puis sors mon portable de la poche afin de vérifier mes messages.
Rien. Aucune information. Je décide d’appeler l’éditeur pour plus d’informations. Le téléphone de son bureau ne répond pas, alors je tente son personnel. Il me répond au bout de trois sonneries.
— Ton auteur ne m’aurait pas oublié, par hasard ?
— Attends une minute, je regarde ça.
Je l’entends fouiller sur son ordinateur, taper son clavier avant d’entendre sa réponse qui me met hors de moi.
— Il a annulé notre rendez-vous ?
— Il y a un quart d’heure, oui. Je suis désolé.
— Mais comment peut-il me faire ça ?
— Robert est un peu fantasque. Mais je ne peux rien lui dire, comme ses romans se vendent très bien.
— Lui donner des cours de politesse ne serait pourtant pas malvenu.
— Écoute, je le recontacte demain pour mettre au clair cette situation. En attendant, profite du restaurant et du bar de l’hôtel, c’est pour moi.
En raccrochant, je maudis intérieurement cet auteur qui se croyait au-dessus de tout. C’était ça aussi, le monde de l’édition. Des personnes qui, après avoir connu le succès, oublient à quel point un jour, ils ont dû galérer pour arriver là où ils en sont. Oublier jusqu’à ce que voulait dire le mot « humanité », mais passons. J’avais à présent le droit de me détendre, alors, profitons-en.
— Un porto, s’il vous plaît, demandai-je au serveur quand il vint vers moi.
— Mettez-le sur ma note, m’interrompit le bel homme assis au bar un peu plus loin.
— Vous n’êtes pas obligé de faire ça.
— Il le faut bien quand une demoiselle en détresse est sur le point de passer sa soirée seule.
Une demoiselle en détresse… Cette appellation me fit rire, bien que ce ne soit pas tout à fait la bonne formulation pour mon cas. En le voyant de plus près, je remarquai un corps fin, mais ferme sous son polo noir. Il portait aussi un jean bien coupé et des chaussures qui devaient coûter une fortune, bien que moins que sa montre, un modèle suisse, si je ne me trompais pas.
— Moi, c’est Dean.
— Scarlett.
— Peu commun comme prénom.
— Ma mère était une grande fan de Autant en emporte le vent . Je dois ce nom à cette référence.
— Ce n’est pas une mauvaise référence, je trouve.
Ses yeux pétillaient quand il me regardait. Un marron profond et ensorcelant. Quant à ce sourire…
— Racontez-moi, reprit-il. Que fait une superbe femme ici, seule, dans cet hôtel ?
Flattée, je me mis à sourire. Superbe, moi ? Il ne fallait pas exagérer, mais c’est vrai que ma robe mettait en valeur mes jambes et j’avais opté pour un maquillage léger, mais professionnel, tout en attachant mes cheveux acajou dans un chignon souple. Avec mes lunettes, j’entrais vraiment dans le cliché de la secrétaire, s’il voulait aller vers cette direction.
— Mon rendez-vous a annulé notre rencontre, avouai-je. Les risques du métier. Et vous ? Que faites-vous ici ?
— Je suis descendu pour un congé. Je repars demain.
— Vous avez visité un peu la ville ?
— Qui ne visiterait pas Paris ? Oui, je me suis pas mal promené. Mais ce soir, je reste sagement ici. Accepteriez-vous de venir dîner avec moi ?
— Je ne voudrais pas vous déranger pour votre dernière soirée ici.
— Du tout, et j’insiste. Si vous voulez bien me suivre.
...

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