Nos différences - Saison 1 Contre tout attente
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Description

Sarah Miland et Henry Walsh sont différents :
lui, sexy et milliardaire a l'habitude que les femmes soient attirées et dans ses bras, mais il ne s'engage pas. Son passé l'empêche parfois d'avancer.

Elle, femme indépendante et déterminée rejette les hommes riche et sexy qui lui rappelle une histoire douloureuse encore très présente.
Sarah
J'aime les couleurs vives; il aime le noir.
J'ai des kilos en trop; il ressemble à un top model.
Je dis tout le temps ce que je pense (c'est plus fort que moi); impossible de savoir ce que lui pense.
Je suis son assistante (du moins temporairement); il est mon boss.
Tomber amoureuse de lui ? Moi vivante, jamais! Les beaux types sexy, j'ai donné et merci bien, mais je n'en veux plus.
Et puis, nous sommes tellement différents...

Henry
"Never fuck with the payroll'. Ma devise. Même si j'attire les femmes comme des mouches, je n'ai jamais failli à ce principe. Et voilà que Sarah Miland débarque dans ma vie avec ses chaussettes débiles et son franc parler.
Coucher avec son assistante ? Mauvaise idée. Très mauvaise, même. Et pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'y penser tout le temps...
Mais nous sommes si différents que cela nous mènerait à la catastrophe...

Ils n'appartiennent pas au même monde; ils sont aux antipodes l'un de l'autre.
Et pourtant... Derrière les différences peuvent parfois se cacher les ressemblances.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 novembre 2018
Nombre de lectures 1 186
EAN13 9782374137179
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0200€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
Titre

LAURIE PYREN






NOS DIFFÉRENCES
Direction éditoriale : Stéphane Chabenat
Éditrice : Charlotte Sperber
Conception graphique et mise en pages : Pinkart Ltd
Conception de la couverture : Elise Godmuse Olo. éditions



Les éditions de l’Opportun
16 rue Dupetit-Thouars
75003 Paris

www.editionsopportun.com
Dédicace









À SBG, la meilleure assistante de la planète, mais aussi ma première et fidèle lectrice.
Table des matières

T ABLE DES MATIÈRES
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
C HAPITRE 1
Sarah
Hier, le Teckel s’est pointé dans mon bureau et s’est campé devant moi, bras croisés sur le torse… Histoire de mettre la pression pour que je termine plus vite ma conversation avec un client. J’ai raccroché et il est resté debout, parce que s’il s’assoit, je le dépasse d’une demi-tête et il perdrait son pouvoir.

— Michelle est malade et sera absente aujourd’hui et demain, m’a-t-il annoncé froidement, son petit air suffisant sur le visage.
— Je sais, ai-je répondu calmement.
— Elle devait venir avec moi à une réunion demain soir à dix-neuf heures. C’est vous qui viendrez. Réunion dans mon bureau dans une heure pour parler du dossier.
Volte-face et le voilà s’éloignant sur ses jambes maigrelettes alors que mon cerveau est toujours en train de carburer pour formuler une répartie négative.
Merde ! Il m’a encore eue !

Le Teckel, alias Tony Miller, on le déteste tous. Petit, maigre et hargneux, il ne se contente pas d’aboyer ; il mord aussi. D’où le surnom, car ce petit chien est tout de même responsable de trois pour cent des morsures. C’est beaucoup pour un petit chien. Et le Teckel est aussi le fils de William Miller, feu notre P.-D.G. brusquement décédé d’une crise cardiaque il y a six mois et ayant fait du Teckel son héritier. Logix conçoit et entretient des logiciels dédiés aux PME type restaurants, salons de coiffure ou entreprises de construction, par exemple. Et le Teckel n’y connaît absolument rien. Avant d’être propulsé P.-D.G., il était fonctionnaire aux impôts. Certainement frustré par une vie de paperasse où chaque jour ressemble au précédent, il a accumulé des tonnes d’aigreur qu’il s’emploie à déverser insidieusement chaque jour depuis six mois.
Allez, faut que je me bouge !

Branle-bas de combat, j’ai appelé Michelle chez elle. Je suis sa remplaçante en cas d’urgence quand il faut faire les paies ou la facturation, par exemple. Je lui explique le débarquement du Teckel. Il faut qu’elle me briefe.

— Ah, ma pauvre Sarah, soupire-t-elle avec sa petite voix de malade. Pas de chance que ça tombe sur toi. Tu veux passer chez moi ce soir pour discuter du dossier ?
— Non merci, dis-je en riant. Ta fille a la gastro, toi aussi. Ta maison est donc zone sinistrée. Parle-moi plutôt de cette réunion, s’il te plaît.
— Walsh est un investisseur important, explique-t-elle. Ça, c’est la version officielle. Mais en lisant entre les lignes, je pense que le Teckel veut lui vendre l’entreprise. Le dossier compile les différentes données importantes, genre chiffre d’affaires, coûts, ce genre de trucs. Comme Walsh est anglophone et que le Teckel ne parle pas bien anglais, je devais venir pour jouer les traductrices.

Je lui pose une tonne de questions sur les chiffres, histoire d’être préparée. Je laisse Michelle à sa gastro et file dans le bureau du Teckel. Tandis que je m’assois, il me toise, installé sur son immense trône de cuir.
Certains compensent par la voiture, lui c’est le fauteuil de bureau.

Du bout des doigts, il fait glisser une chemise vers moi. Elle comporte une biographie du fameux Walsh et ses états de service professionnels. Aucune donnée sur Logix.
— C’est l’homme qu’on rencontre demain, explique-t-il. Comme vous le lirez, il possède plusieurs entreprises en création de logiciels et souhaite investir chez Logix. Michelle devait m’accompagner pour faciliter la discussion, étant donné que ce monsieur vient de Toronto. Vu que vous êtes bilingue, Sarah, vous allez venir avec moi pour jouer ce rôle. Vous êtes aux Ressources Humaines, au recrutement et travaillez directement avec les clients. Vous connaissez donc les différentes facettes de cette entreprise, et c’est pour ça que je vous ai choisie .
Il vient d’accentuer ce dernier mot pour me faire comprendre que c’est un honneur d’être choisie par lui. Beurk…
— Un petit avertissement cependant, Sarah. Vous ne venez pas pour donner vos opinions : vous vous contentez de traduire. Et vous me donnerez un coup de main au cas où certaines questions porteraient sur des détails que je ne connais pas. Est-ce clair ?
— Comme de l’eau de roche, réponds-je, mielleuse.

*****
Je franchis les portes du Carlton à dix-neuf heures sept.
Vendredi soir, pfff… Je devrais être en train de commencer mon week-end, à cette heure-ci.

Le Teckel est parti en voiture vers dix-huit heures, anticipant la circulation dense, pour se rendre au centre-ville de Montréal où se situe l’hôtel. J’ai prétexté une urgence pour ne pas avoir à faire le trajet à ses côtés et pris le métro.
— Vous avez intérêt à être à l’heure, m’a-t-il prévenue.
Je me suis donc arrangée pour avoir dix minutes de retard. Ce matin, il a aussi détaillé ma tenue – pantalon noir et pull chauve-souris saumon – et m’a reproché de ne pas être en tailleur.
— J’ai quand même fait des efforts, ai-je rétorqué en pointant mes boucles d’oreilles.
Porter un veston inconfortable ? Non merci.
Une belle jeune femme m’accueille à l’entrée de la Maison Boulud, le restaurant du Ritz-Carlton.
— Réservation au nom d’Henry Walsh, annoncé-je.
Elle hoche la tête et fait signe à l’un de ses collègues.
— La dix-sept, lui indique-t-elle.

Tandis que je traverse le restaurant derrière le jeune homme, j’admire le décor chic du lieu. Lumières tamisées, grandes colonnes aspect bois creusées de niches abritant des lampes, plancher clair sur lequel résonnent mes talons. Au milieu de la salle trône un immense foyer au gaz, éteint, mais dont les flammes doivent donner une impression chaleureuse en hiver. Chaque table est couverte d’une nappe blanche et bordée de chaises qui ressemblent plus à des fauteuils qu’aux chaises Ikea dans ma cuisine. Même si chaque plat coûte une fortune, la salle est bondée d’hommes en costume et de femmes en tailleur et escarpins. Vraiment pas mon genre d’ambiance.

Arrivant au fond de la salle, j’aperçois le Teckel en grande discussion avec un homme de dos. Mon patron adoré ne me voit que lorsque le serveur s’arrête près de la table.
— Vous voilà enfin ! s’exclame le Teckel.
Henry Walsh se lève en même temps qu’il se tourne pour me faire face.
Et cette vision me heurte de plein fouet. Moi qui m’attendais à un vieux croulant, c’est un homme en fin de trentaine qui me regarde. Une mâchoire carrée, une barbe de quelques jours, style faux négligé, des cheveux bruns un peu trop longs sur la nuque, un sourire Colgate et des yeux bleus qui ont dû faire chavirer un nombre incalculable de cœurs.
— Henry Walsh, se présente-t-il, en tendant la main.
— Sarah Miland, réponds-je en la serrant.
Sa poigne est ferme ; la mienne aussi. Je regarde toujours les personnes dans les yeux lorsque je me présente. Une habitude de recruteur. Il est grand, je suis obligée de lever les yeux pour croiser son regard. Cet homme est beau, c’est indéniable. Mais c’est le charisme magnétique qui se dégage de lui qui me cloue sur place. Mon moi intérieur est en extase mais je conserve une attitude neutre.
J’aurais dû googler son nom pour voir à quoi il ressemble, avant de le rencontrer…
— Enchanté, Mademoiselle Miland.
— Veuillez excuser mon retard, messieurs, lancé-je en m’asseyant entre les deux hommes.

Le Teckel me lance un regard noir. Je lui souris.
La conversation s’oriente rapidement sur les merveilles de Montréal et du Québec, l’hiver dernier, qui a été rude, l’économie en général et le marché des technologies de l’information. Le Teckel est en mode séduction. Comme demandé, je joue sagement les traductrices, tout en picorant dans mon assiette. Les plats sont divins mais je n’arrive pas à les savourer. Henry Walsh est charmant, drôle et brillant. De n’importe quel angle, il est parfait. Et c’est justement pour cela que je m’en méfie. Des hommes beaux, j’en ai rencontrés. Mais ils avaient toujours quelque chose à l’intérieur qui finissait par les rendre laids à mes yeux. Le seul que j’aurais pu qualifier de charmant, drôle et brillant a fini par prendre mon cœur et le broyer. Si bien que je l’ai remplacé par un morceau de glace. Bien moins douloureux.
Vers vingt heures trente, au café, le Teckel sort les dossiers de Logix. Enfin, les choses sérieuses commencent. Je suis tendue comme un string depuis une heure et demie et pas loin de choper une scoliose et des crampes aux épaules. Henry Walsh ouvre son dossier et le parcours en même temps que je découvre les diagrammes colorés représentant la vie de mon entreprise. Fébrilement, je tourne les pages et lis en diagonale leur contenu en me remémorant ce que Michelle m’a dit.
Rien ne correspond.
C HAPITRE 2
Sarah
Samedi matin
— Putain, c’était Logix au Pays des Chiffres Merveil­leux, Michelle ! Augmentation du chiffre d’affaires de soixante pour cent sur les deux dernières années et de soixante-dix pour cent pour les six derniers mois, alors qu’on baisse depuis qu’il a repris l’entreprise ! Disparition d’une partie des salaires ; apparition magique de plusieurs gros contrats, baisse soudaine des crédits… La totale !
Il est neuf heures et demie, et je fais les cent pas dans mon salon tout en téléphonant à Michelle.
— Merde ! s’exclame-t-elle.
— Tu m’enlèves les mots de la bouche, dis-je en tirant d’une main mon pantalon de pyjama rouge à pois blancs pour le remonter.
— Je suis désolée, Sarah, je ne savais pas…
— Sois pas bête, râlé-je. Ce n’est pas ta faute. Tu as de la chance d’avoir eu la gastro !
— On fait quoi ? me demande mon amie.
— Toi, tu ne fais rien ! Tu n’es même pas censée être au courant, d’ailleurs. Mais moi… J’en sais rien… je lâche avec un soupir à fendre l’âme.

Samedi après-midi

— ¡Qué cabron ! 1 vocifère Maria en me tendant un verre de vin.
¿Qué va hacer con esta… mierda 2 ?

— No sé 3 , Maria, soupiré-je. ¿Qué me asesoras 4 ?
J’ai tellement soupiré depuis ce matin que mes poumons sont sur le point de s’affaisser.
Elle boit une gorgée de vin et repousse ses longs cheveux bruns derrière ses oreilles, geste qu’elle fait automatiquement quand elle réfléchit. Pendant que son cerveau tourne, je m’enfile mon verre en quelques gorgées.
Maria était ma coloc lorsque j’ai débarqué de France il y a sept ans pour finir mes études à Montréal. Elle-même avait débarqué de Colombie trois ans auparavant. Grâce à elle, j’ai pu pratiquer au quotidien mon espagnol et devenir trilingue. À vingt-huit ans (pour moi) et trente (pour elle), on a passé l’âge de la coloc, mais on habite le même immeuble. Pratique lorsque j’ai besoin d’une oreille pour m’écouter. Ce qu’elle fait à merveille puisqu’elle est fine psychologue. Me voyant débarquer en panique après le repas, elle a envoyé mari et enfant faire des courses.
— Je sais pas quoi te dire, cara 5 . Mais finalement, il n’y a que deux solutions : soit tu gardes ça pour toi et tu continues comme avant ; soit tu en parles et tu risques de te faire virer.

Samedi soir

Comme convenu, Éric débarque à dix-neuf heures, sac à l’épaule.
— J’ai pris deux bouteilles de rosé pour ce soir, m’annonce-t-il avant de déposer un rapide baiser sur mes lèvres.
Il sort les bouteilles de son sac de sport, les dépose sur le comptoir de la cuisine et dépose son sac dans ma chambre. Il me rejoint sur le canapé et me prend dans ses bras. L’odeur sucrée de son after-shave me chatouille les narines tandis que je me détends contre son torse.
— Comment ça va ? demande-t-il dans un murmure.
— Mal.
— Tu as réfléchi à ce que tu allais faire, Sarah ?

Je lève la tête pour croiser son doux regard noisette. Éric est plutôt moyen, physiquement. Ni laid ni vraiment beau. Ni grand ni petit. Ni gros ni maigre. Il a tout du gendre idéal : gentil, respectueux, un boulot d’ingénieur en génie civil avec bon salaire. On rit bien, on s’entend bien et, bon point pour lui, au bout de quatre mois ensemble, il n’a pas abordé le sujet de la cohabitation.
Sûrement parce que, dès le début, je lui ai dit que je tenais à ma liberté et que je ne voulais pas entendre parler de ça avant au moins six mois de relation…

— Je ne peux pas laisser passer ça, Éric. Je ne suis pas encore sûre de ce que je vais faire, mais je penche vers une explication en face à face avec le Teckel.
— Si tu fais ça, tu sais que tu risques de te faire virer !
Son ton suinte le reproche. Mouvement d’épaule pour me détacher de lui et me lever d’un bond. Ma colère flambe.
— Alors d’après toi, je dois laisser tomber et faire comme si je n’avais rien vu ? ! C’est malhonnête ! m’exclamé-je.
— Et pourquoi pas ? Après tout, vous voulez tous que le Teckel s’en aille et, si tu ne dis rien, l’entreprise sera vendue et le Teckel ne sera plus là. Ce ne serait pas une bonne chose ?
Je fulmine. À force de faire les cent pas, je vais finir par creuser une tranchée.
— Justement ! Au moins je connais le Teckel ! Henry Walsh possède une vingtaine d’entreprises. Qui me dit qu’il ne démantèlera pas Logix ? Ou qu’il ne la fusionnera pas avec ses autres entreprises ?
— Et alors ? rétorque calmement Éric. Ce n’est pas ton entreprise, chérie.
— Non, mais c’est tout comme ! rétorqué-je sèchement. Il y a un peu plus de trois ans, elle comptait cinquante salariés et aujourd’hui, nous sommes près de deux cents. Et qui a recruté tous ces gens, hein ? ! Je connais chacun de ces gars, chaque client, j’ai contribué à faire passer cette entreprise de pas grand-chose à quelque chose parce que William avait confiance en moi et a vu ce dont j’étais capable !
Soudain, je m’arrête et me plante devant lui.
— Et il n’y a pas de « chérie » qui tienne quand on s’engueule ! je conclus.
Il éclate de rire, se lève et me prend dans ses bras.
— Je sais que tu l’aimes, cette entreprise, murmure-t-il dans mes cheveux. Mais William est mort et Logix ne sera plus jamais la même. Penses-y à deux fois avant de mettre le feu : tu es très bien payée et tu fais un boulot que tu aimes…


1 . Traduction : Quel con !

2 . Traduction : Que vas-tu faire avec… cette merde ?

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