On the run
171 pages
Français

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Description

Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, et encore moins être obligés de partager leur quotidien.


Jackson, orphelin livré à lui même depuis sa plus tendre enfance, taciturne et solitaire, rêve d’une vie meilleure, quitte à passer au dessus des lois et devenir le braqueur le plus recherché du moment.


Lana, journaliste maladroite et insouciante, a flairé le scoop de l’année et ne compte rien lâcher.


Quand deux mondes doivent cohabiter en pleine cavale avec la police aux trousses, la tempête n’est jamais loin.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 novembre 2021
Nombre de lectures 11
EAN13 9782493219190
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

On the
RUN
 
 
D é dicace
 
 

 
EVY BARNES
 
 
 
 
On the
RUN

 
«Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
 
 
©2021, Evy Barnes
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
Dépôt légal : 11/2021
ISBN numérique : 978-2-493219-17-6
ISBN papier : 978-2-493219-18-3
EVY BARNES
 
 
Résidant en Belgique avec son mari et son fils, Evy travaille dans le domaine administratif depuis de nombreuses années.
L’écriture et la lecture ont toujours fait partie de son univers. Ses parents étant libraires, elle a grandi entourée de livres.
Elle aime particulièrement la romance contemporaine, la romance fantastique ainsi que la dark romance. Néanmoins très éclectique, ses lectures peuvent très bien passer d’un thriller à une romance psychologique.
Déjà auteure de Lust for revenge et 30 days to bewitch you, qui ont séduit de nombreux lecteurs, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.
 

 
 
 
 
 
"Au-delà des ténèbres, il existe toujours une lueur de clarté. Ne vous arrêtez pas avant de l'avoir trouvée"
Evy Barnes
Table des matières
Préface
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Épilogue
Remerciements

 
Préface
 
 
JAX
 
Voilà trois heures que je tourne en rond dans le trou à rats qui me sert de squat. Trois heures que j’essaie de la joindre et qu’elle ne répond pas à son putain de téléphone. L’encastrer dès qu’elle va passer la porte est la seule chose qui me vienne à l’esprit en ce moment. Mes dents grincent les unes contre les autres alors que je suis à deux doigts d’exploser. 
Candy n’a que dix-sept ans, mon rôle est de la protéger. Elle est l’unique personne qui compte en ce bas monde. Il m’est inconcevable qu’il lui arrive quoi que ce soit. 
Elle devait juste aller chercher du pain. Bon sang.  
Qu’est-ce qu’elle a foutu ?  
Ne me dites pas qu’elle s’est fait coffrer pour avoir volé un peu de baguettes ?  
Je continue d’arpenter cet appartement de misère en balançant des coups de pied dans tout ce qui jonche le sol. Les canettes de bière vides, les sachets suintants de graisse de fast food, les paquets de cigarettes, tout y passe. Mes mains se glissent dans ma tignasse emmêlée et je tire sur les pointes en laissant échapper des cris de fureur.  
Et si les services sociaux l’avaient renvoyée dans cet horrible foyer ?  
Je ne le supporterais pas. J’irais la rechercher, encore et encore. Candice, c’est ma seule famille. Il n’y a qu’elle et moi, depuis toujours. On s’est rencontrés dans cet orphelinat alors que nous n’étions que des enfants. La petite blondinette au visage d’ange s’est collée à mes basques dès le premier jour de son arrivée. 
Les années ont passé, nos liens se sont renforcés. Elle est tout ce que j’ai. Et je suis tout ce qu’elle a. Néanmoins, je suis incapable d’éprouver le moindre amour pour qui que ce soit. Depuis l'instant où ce bâtard a étranglé ma mère devant moi jusqu’à lui ôter la vie. Je devais avoir environ six ans. La police m’a retrouvé trois jours plus tard, endormi contre le corps sans âme de ma génitrice. Mon cœur ne bat plus que pour m’empêcher de crever depuis ce moment-là. 
Candice et moi, on se soutient, on est soudés. Nous avons ce lien étrange que personne ne peut comprendre. On couche ensemble sans s’aimer. On se protège comme des frères et sœurs. Nous ne sommes rien l’un pour l’autre, mais nous ne sommes rien l’un sans l’autre. 
Alors que je coince une clope entre mes lèvres et sors le briquet de ma poche, la sonnerie de mon cellulaire résonne enfin dans cet espace vide et froid. Je le porte à mon oreille, prêt à dégommer mon interlocutrice. 
 
— Putain, Candy ! vociféré-je sans lui laisser la possibilité de s’exprimer. 
— Viens me chercher, Sweety, s’il te plaît. 
 
Sa petite voix tremblante arrive à dompter mon anxiété en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je tente de calmer ma respiration, pourtant mon cerveau tourne à plein régime.  
Bordel, dans quel pétrin s’est-elle fourrée ?  
Si quelqu’un lui a fait du mal, je ne donne pas cher de la peau du responsable. 
 
— T’es où ? soufflé-je tout en faisant rouler la pierre de mon briquet pour en échapper une flamme. 
 
Ma cigarette glissée entre mes lèvres, le bout rougeoyant, je tire une longue taffe et laisse la fumée envahir mes poumons.  
 
— Dans les toilettes de la station-service, à Crossroads. 
— Mais qu’est-ce que tu fous là-bas ? grondé-je, espérant qu’elle ne soit pas allée se faire sauter par une bande de sales types. 
 
C’est tout à fait le genre de la blonde. Autant, moi, des nanas pour me vider les couilles, ça ne m’intéresse pas, autant Candice a cette tendance à ouvrir les cuisses pour un rien. 
 
— Je... je t’expliquerai, balbutie-t-elle, le timbre de sa voix n’étant plus qu’un fin murmure dans le combiné. 
 
Je souffle avec exagération, jette ma clope au sol et l’écrase négligemment du bout de ma Doc Martens. 
 
— J’arrive, grogné-je avant de raccrocher sans plus de cérémonie.  
 
Le portable glissé dans la poche kangourou de mon sweat, je sors de l’appart. Je descends en vitesse la volée d’escaliers et retrouve la bagnole garée sur le trottoir. Une voiture qu’on a chourée il y a quelques jours sur un parking. Vu l’endroit où on crèche en ce moment, j’ai déjà de la chance que personne ne nous l’ait empruntée. 
Frottant les fils l’un contre l’autre pour démarrer l’engin, le moteur de la vieille Cadillac se met en branle. Direction la pompe à essence.  
Qu’est-ce qu’elle a fait comme connerie cette fois ? 
Alors que j’entre sur le parking, trois voitures de flics attirent mon attention. Je continue ma course comme si de rien n’était et fais le tour du bâtiment pour rejoindre l’arrière. À l’instant où j’arrête la caisse devant la porte des WC, Candy sort en galopant et s’engouffre dans l’habitacle une hilarité sans précédent émanant de sa petite personne. 
Pour une gonzesse paniquée, elle semble aller très bien. Je pivote vers la blonde, le regard brûlant de rage. Elle m’aura tout fait, celle-là. 
 
— Tu m’expliques ? 
 
Pour toute réponse, elle ouvre un sac en plastique et me colle sous le nez une collection de billets de banque. Un sourire satisfait scotché sur ses lèvres, elle me fixe de son air de diablesse.  
Elle est fière d’elle, la cocotte. 
Je soupire, contrarié, et promène une main nerveuse sur mon visage.  
 
— Candice, qu’est-ce que je vais faire de toi ? 
— Mais on avait plus un rond ! Il faut bien qu’on mange, non ? se défend-elle. 
 
La rage me submerge d’un seul coup. J’attrape son cou et le serre de mes doigts, la collant au siège passager. Alors qu’elle devrait paniquer, un air sexy envahit ses traits de poupée tandis qu’elle relève son sourcil, provocatrice. 
 
— Tu sais bien que ta sauvagerie m’excite, Sweety, me souffle-t-elle. 
 
Malgré la situation plus que scabreuse, ma queue se met au garde à vous. Je soupire, vaincu, puis approche mes lèvres de sa bouche pulpeuse. Elle attrape mon piercing entre ses dents et tire légèrement dessus. Juste assez pour me faire basculer. Ma poigne se resserre autour de son cou et ma langue s’enfourne au fond de sa gorge.  
C’est alors que la portière s’ouvre à la volée et que je suis entraîné vers l’arrière par une paire de mains puissantes. Avant que je n’aie le temps de réagir, me voilà plaqué sur le capot de la voiture. Mon érection est vite redescendue, croyez-moi.  
Le flic me tord les poignets dans le dos pour me passer les menottes tout en m’énonçant mes droits, que je connais de toute façon par cœur. Le visage anxieux de Candice face au mien, nous sommes tous les deux à moitié couchés sur la bagnole dont le moteur vrombit toujours. 
 
— Surtout, tu ne dis rien ! lui soufflé-je avant d’être embarqué de force par le policier. 
 
Et c’est reparti pour un tour.
 
 
 
Chapitre 1
 
Lana
 
 
 
Trois ans plus tard 
Cette première journée commence vraiment mal. Après avoir fait demi-tour quatre fois dans les escaliers pour récupérer des affaires oubliées, je dévale les marches sur les fesses. Dans la précipitation, mon pied gauche n’a pas voulu suivre son acolyte et me voici donc affalée sur le sol en pierre bleue du rez-de-chaussée, le coccyx en morceaux et mon café renversé sur mon nouveau tailleur. 
Mais quelle matinée pourrie !  
Pourquoi rien ne se passe jamais dans le calme et la joie avec moi ? Pourquoi je ne ressemble pas à ces working girls aux talons vertigineux et aux sourires de requin ?  
Non, moi j’ai plutôt une fâcheuse tendance à me rapprocher d’Anne Hathaway dans “Le diable s’habille en Prada”, mais uniquement au début du film. L’odeur d’oignons frits de la veille, la tâche sur le cardigan. Oui, ça, c’est moi ! Lana Lombardo. La plus grande

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