Play & burn - tome 6
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Description

Dylan Savage est un électron libre. Elle se démène pour survivre, entretenir sa mère, obtenir son stage dans une grande multinationale et faire fonctionner son groupe de rock... La solution? organiser des soirées underground. Tout roulait jusqu'à sa rencontre dans une demeure de Neuilly-sur-Seine avec le sexy Gaspard Maréchal, riche héritier d'une grande société spécialisée dans les médias, torturé par son passé. Le jeu de séduction qui s'impose entre eux sera dévorant, insatiable.
Dylan Savage est un électron libre. Elle se démène pour survivre, entretenir sa mère, obtenir son stage dans une grande multinationale et faire fonctionner son groupe de rock... La solution? organiser des soirées underground. Tout roulait jusqu'à sa rencontre dans une demeure de Neuilly-sur-Seine avec le sexy Gaspard Maréchal, riche héritier d'une grande société spécialisée dans les médias, torturé par son passé. Le jeu de séduction qui s'impose entre eux sera dévorant, insatiable.
Alors que leur milieu respectif les oppose, réussiront-ils à surmonter les obstacles et leurs différences?
Tome 6 sur 6 de la série Play and burn
Chaque titre Nisha est également disponible en version Sweetness [Amour, romance, passion]

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Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 août 2016
Nombre de lectures 15
EAN13 9782374133157
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0150€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Fanny Cooper
 
Play & Burn
Tome 6
 

Nisha Editions
Copyright couverture  : Irina Pusepp
ISBN 978-2-37413-315-7


www.nishaeditions.com


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@NishaEditions

Nisha Éditions & Fanny Cooper

www.nishaeditions.com

TABLE DES MATIERES
 
Présentation
1. L’âne
2. Refus d’obtempérer
3. Désillusion
4. Mérite
5. Libre et sauvage
Remerciements
À paraître

 
 
À mes chamallows, et à mon modèle numéro un toutes galaxies confondues : ma mère.
« It is only when the mind is free from the old that
it meets everything anew, and in that there is joy.  »
Jiddu Krishnamurti.

1. L’âne

 
GASPARD
 
– Alors, une sorte de super-vilain en veut donc à Maréchal Community depuis des années. Il est toujours là, tapi dans l’ombre. Et d’après toi, mon père est au courant ?
 
Quentin me dévisage. Il n’a pas touché une seule fois à son plat de frites depuis que j’ai émis des soupçons sur son père. C’est Monsieur Gesbert qui a envoyé Quentin, sans oublier qu’il a dissimulé des informations qui auraient pu nous faire gagner un temps considérable. Nous aurions pu également être davantage sur nos gardes. Et, surtout, éviter d’accuser mon oncle.
 
– Qu’est-ce que c’est ? Le scénario du prochain Marvel ?
– J’aimerais bien, lui soufflé-je. Mais notre témoin clé était le pilote, Quentin. Ce sont ses mots.
– Mon père m’a donc délibérément dissimulé la vérité.
 
Il fronce les sourcils et réfléchit à toute allure. J’ignore quoi lui dire. Monsieur Gesbert n’est sûrement pas un meurtrier, mais pourquoi ne nous a-t-il pas donné cette information quand il a vu que nous enquêtions sur la mort de mon père ? Quel secret ce bordel cache-t-il à nouveau ?
 
– J’ai un rendez-vous important, s’empresse-t-il d’ajouter.
 
Je ne polémique pas et me lève avec lui. Il laisse un billet de cinquante euros sur la table et s’en va sans me laisser le temps de lui parler. Je quitte le restaurant et traverse en vitesse le torrent de pluie qui touche Paris aujourd’hui. Mes deux gardes du corps sont plutôt discrets, mais je les repère trop facilement.
 
Je regagne mon étage cinq minutes plus tard et mon portable vibre. Une adorable photo de Dylan et Cyrus, accompagnée d’un mot, apparaît à l’écran :
 
Dylan : [Je suis restée une petite heure, ce matin, avec lui et ta grand-mère. Il m’appelle Lane (ou l’âne, comme tu préfères) ! Mais on est super potes, maintenant !]
 
Elle veut me tuer. D’abord, elle ne répond pas à ma demande en mariage et, maintenant, elle m’envoie ce genre de message.
 
[Objection, votre honneur], lui réponds-je. [Sauf si tu me dis oui], rajouté-je. [Dis-moi OUI], et je ne peux m’empêcher de lui envoyer, finalement.
 
Une bulle de conversation se lève et je reçois :
 
Dylan : [N’est-ce pas ce que je crie à chaque fois que tu vas et viens en moi ?]
 
Ma queue frétille et je la force à se calmer. Belle façon de contourner le sujet, pensé-je avant de me pencher au-dessus du bureau d’Elizabeth.
 
– Elizabeth, quel restaurant gastronomique dit à une femme… Peu importe le prix de cette soirée ou de ce verre de vin, tu vaux tellement plus à mes yeux. Tu vaux tout.
 
Elizabeth cligne des yeux, surprise.
 
– La petite Dylan ?
 
Ça fait incroyablement pédophile. Mais je souris quand même comme un idiot.
 
– Je m’occupe de votre agenda de la soirée, s’enthousiasme-t-elle, et je vous envoie un mail récapitulatif. Pour quelle heure souhaitez-vous être parti ?
– Dix-huit heures, j’ai rendez-vous avec mon agent immobilier.
– Entendu. Les producteurs de Major sont dans votre bureau, comme vous l’avez demandé.
 
Je prends une légère inspiration pour me donner du courage et gagne mon bureau. Deux hommes se lèvent à mon arrivée et me tendent la main.
 
– Monsieur Maréchal. Franck Cohen, je suis le manager des No Limits. Nous nous sommes parlé au téléphone hier.
 
Ouf, cet homme n’est pas du tout le genre de Dylan. Il a dans les yeux un « je ne sais quoi » qui m’empêche de le classer dans la catégorie des personnes honnêtes. J’irai même jusqu’à dire qu’il ressemble à quelqu’un de vicelard, ce qui doit sûrement repousser ma lionne.
 
– Et je vous présente Virgil. Il s’occupe des relations presses et publiques du groupe.
Virgil est un peu plus jeune que moi mais, malgré son statut, il a l’air réservé et peu confiant. Pas du tout le genre de personnalité qui s’accorde à Dylan.
 
Je me reconcentre sur la raison de cette réunion – plutôt que d’évaluer les hommes avec qui travaille ma pépite – leur serre fermement la main et prends place derrière mon bureau.
 
– Heureux que vous ayez pu vous libérer. Je vais aller droit au but avec vous, messieurs. Faites des No Limits des stars de la musique mais, en échange, je veux que ce soit mon entreprise qui s’occupe de leur image publique.
 
Le Virgil en question blêmit car il s’agit là de son rôle. Si Dylan n’était pas dans le groupe, je le laisserais gérer, mais ce n’est pas le cas. Elle est l’essence même des No Limits, et c’est sa voix qui sera présentée à toute la France, dans quelques temps.
 
– Avec tout le respect que je vous dois, monsieur, nous nous occupons déjà de leur image.
 
Je stoppe le garçon d’un regard glacial, me redresse sur mon siège et les considère à tour de rôle.
 
– Je me suis mal exprimé, reprends-je. Laissez-moi vous expliquer comment nous allons procéder. Maréchal Community possède quatre stations de radio, dix chaînes de télévision nationales, et contrôle à peu près tout ce qui touche à la publicité. Ce serait dommage qu’un malentendu avec la direction vous bloque l’accès à certains de ces éléments.
 
Les deux employés de Major Music cillent, échangent un regard, puis me considèrent.
 
– Messieurs, c’est un plaisir de travailler avec vous.
 
***
 
– Des nouvelles de Stéphanie ? interroge grand-mère Nini quand je franchit la porte de la suite.
 
Elle est assise sur le canapé, un livre à la main, son verre d’eau et ses médicaments sur la table d’appoint. Cyrus court tout autour, en lançant ses jouets par terre, sans raison valable. Je regarde la chambre d’hôtel où j’ai logé ces derniers temps et l’impersonnalité de sa décoration. Une dure journée de boulot est atténuée par un chez soi. Mais ici, rien ne change mon ressenti.
 
– Pas directement, réponds-je en desserrant ma cravate. Dylan m’a dit qu’elle séjournait chez Parisse, une de leurs très proches amies. Ne te fais pas de souci.
 
Elle m’observe longuement et j’arque un sourcil. Elle m’éclaire alors :
 
– Je ne saurais comment l’expliquer mais, quand elle est là, c’est comme si tu vivais à nouveau. Je t’entends rire, je te vois sourire, je te sens libre. Trois choses que tu t’étais interdit après la mort de tes parents.
 
Elle marque un temps d’arrêt, puis lâche d’une traite :
 
– Je l’apprécie beaucoup ! Voilà, c’est dit.
 
Je ne peux m’empêcher de sourire comme jamais. Elle balaie de la main mon air imbécile et retrouve sa contenance chic.
 
Dès qu’elle entame son speech sur les évènements mondains dans lesquels je devrais faire une apparition avec Dylan, je me déconnecte. Paul-Antoine a disparu de la circulation et je me retrouve avec celle qui l’a élevé. Même si j’adore grand-mère Nini, je connais aussi son besoin maladif de tout contrôler. Dylan comprend de qui je tiens ça, maintenant.
 
– Passons, j’ai une amie qui m’a conseillé des nourrices au CV irréprochable. Elles arrivent demain pour passer un entretien. Penses-tu être présent ?
 
Je crois lui répondre non, mes pensées planant à des kilomètres de là. Elle continue de parler, alors que je me change dans ma chambre et fais un brin de toilette. Ma montre affiche vingt heures. J’allume mon ordinateur, consulte mes mails et suis interrompu par une agitation à mes pieds.
 
– Je veux mon cadeau, déclare Cyrus en tirant sur mon pantalon.
 
Debout à mes pieds, il est minuscule. Comme toujours, ses yeux bleus me regardent avec une intimidation et une admiration que j’ai du mal à comprendre, et qui me mettent mal à l’aise. Pour lui faciliter la tâche, je pose un genou au sol.
 
– Ton cadeau ?
 
Il hoche la tête.
 
– Les cadeaux, bonhomme, c’est quand on fête son anniversaire. Or, aujourd’hui, ce n’est pas ton anniversaire.
 
Il fronce les sourcils, mécontent.
 
– Mais quand je suis sage tout à l’heure, défend-il avec une utilisation très naïve des temps verbaux, l’âne a dit que le papa Noël descend du ciel.
 
Je vois. L’âne a dû acheter son silence d’une manière ou d’une autre. Je ne peux pas la blâmer.
 
– Tu n’auras pas de cadeau, Cyrus.
– Si !
– Ce n’est pas Noël.
– Si, c’est Noël.
 
Il fulmine, prêt à sortir les armes et à m’abattre si j’ose me dresser contre lui. J’ouvre la bouche, inspire profondément et me jette :
 
– Non. Ce n’est pas Noël. Et même si c’était le cas, tu viens de me prouver que tu ne mérites pas de cadeaux. Répondre aux adultes, c’est impoli et ça mérite une punition. Pour l’instant, je dois dîner avec ma chérie, mais sois sûr que je réfléchirai à une façon de te punir, bonhomme.
 
Il se tait. Ne rétorque pas. Ne respire même pas, surpris et choqué par le ton de ma voix.
 
– Laisse ton grand-frère tranquille, Cyrus, lui intime grand-mère.
 
L’enfant se calme immédiatement – comme ça, en un claquement de doigt – et redevient un ange dans les bras de sa grand-mère.
 
Elle l’attrape par la taille et le porte. Ses yeux parcourent rapidement ma chambre avant de se poser sur moi. Un sourire chaleureux éclaire son visage pâle, marqué par les années.
 
– Tu ressembles tant à ton père.
 
Effectivement. La façon dont j’ai remis mon petit frère en place est typique de la façon dont se comportait papa. Ferme et direct. Ça marchait toujours avec Fafa et moi.
 
– Je ne te retiens pas plus longtemps. Passe une bonne soirée.
 
***
 
Impatient, mon chauffeur tapote le volant de la voiture. Je lève mon regard de mon portable et la sent approcher avant même de la voir. Dylan pousse les portes de son immeuble et sort sous la pluie.
 
Captivante.
 
Elle cherche où je suis. Je sors de la voiture en rangeant mon portable dans la poche de mon manteau et ouvre mon parapluie. Elle a troqué la robe de ce matin pour retrouver le confort de ses vêtements. tee-shirt Metallica rentré dans une jupe en cuir bordeaux et – doux Jésus – des bas noirs en dentelle, ainsi que des bottines à talon. Nos regards se croisent, elle me sourit, se précipite vers moi et saute à mon cou. Le bonheur de la prendre contre moi après une longue journée est indescriptible. J’aimerais ressentir ça chaque jour de ma vie.
 
– Où est ton manteau ? grogné-je en reniflant l’odeur familière de ses cheveux électriques.
– Bonsoir à toi aussi, murmure-t-elle avec un sourire dans mon cou.
– Bonsoir, ma grande !
 
Elle m’embrasse sur la mâchoire en gloussant comme une petite fille et je lui ouvre la portière. Elle s’installe immédiatement pour fuir les gouttes d’eau. Le parapluie rangé, le chauffage de l’habitacle allumé, la soirée peut commencer.
 
Nous parcourons les bords de Seine jusqu’au point de rendez-vous. Elizabeth a sorti le grand jeu et nous a réservé une petite péniche, un chef cuisinier, des serveurs et une croisière, qui démarre du pont des Arts et remonte jusqu’à la tour Eiffel. Nous connaissons déjà les lumières de Paris et ses quais, mais nous promener ainsi tous les deux pour la première fois est une redécouverte. Nous négligeons pratiquement la moitié du dîner pour admirer notre ville, nous bécoter et nous taquiner. La peau de sa cuisse nue est un appel aux caresses ; les baisers sous l’oreille que je lui offre ne sont jamais suffisants ; la musique est trop forte quand elle murmure près de mes lèvres, trop faible lorsqu’elle gémit sous mes mots.
 
Mon pouce lui effleure le menton et je fantasme sur cette bouche de malheur qui sait me donner tant de plaisir.
 
– Comment se passe l’enregistrement de l’album ?
 
Elle mord la chair de mon pouce et déclenche la levée de ma queue.
 
– Incroyable. Je n’arrive pas à croire que je suis réellement en train de vivre mon rêve.
– Et très bientôt, tu en vivras !
 
Elle agite la tête de droite à gauche, incrédule.
 
– Si tu voyais ce que Thibault fait avec notre son. C’est vraiment magique ! Il est si doué que je me dis que c’est impossible que notre public n’aime pas.
 
Je grogne à son oreille en entendant l’éloge sur son Thibault, resserre mon bras autour de sa taille et l’embrasse dans le cou. Elle sent terriblement bon.
 
– Je suis jaloux, marmonné-je. Maréchal Community est jaloux. Tu n’aurais jamais dû nous quitter.
 
Je lèche la peau de son cou et ronronne. Cette odeur qu’elle dégage…
 
– Dis-moi ce qu’il faut que je fasse pour te faire revenir !
 
Elle rigole, me dit : « Viens par-là », prend mon visage entre ses mains et m’embrasse généreusement. J’inspire profondément en prolongeant le plus longtemps possible ce baiser qui nourrit mon cœur, le gonfle d’amour et de paix.
 
– Putain, je pourrais t’embrasser sans jamais me lasser.
 
Elle lève les yeux vers moi, mon pouce frôle le bord de sa bouche et, délicatement, elle le suce sans dévier ses pupilles des miennes. Je plonge sur ses lèvres et mêle ma langue à la sienne et à mon doigt. Son haleine fraîche ne parvient pas à calmer le feu qu’elle provoque en moi. Elle se détache bien trop vite, inspire profondément et ouvre ses paupières alourdies par le désir.
 
– Et ta journée à toi ? me demande-t-elle.
– Chargée, réponds-je, frustré.
 
La mèche qui tombe sur son front me dérange. Je la repousse avec mes doigts et profite de la douceur de sa peau.
 
– J’ai rencontré les gars de Major.
 
Ses yeux s’écarquillent.
 
Qui est sur le point de mettre fin à cette si belle soirée ?
 
– Pourquoi ? Pourquoi, Gaspard ?
 
Moi…
 
– Parce que tu es ma petite amie. Je veux qu’ils sachent où ils mettent les pieds. Si on touche à toi, c’est de moi qu’il faudra répondre.
 
Elle se mord la lèvre et je lis en elle la lutte qu’elle mène pour ne pas me balancer son opinion en pleine gueule.
 
– Je peux me défendre toute seule.
– Nous ne parlons pas de coups de poings ou de jurons, mais d’un contrat qui peut détruire ta vie et celles de tes amis.

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