Restart
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Description

Romance contemporaine - 320 pages


Sophia, Emy et Jenna, trois amies inséparables, tiennent un bar à Phoenix. Pourtant, du jour au lendemain, Sophia quitte la ville pour rejoindre son frère dans le ranch familial.


Quelle raison la pousse à prendre cette soudaine décision ? Sa récente relation tumultueuse avec un séducteur invétéré ? Une blessure bien plus profonde ? Un secret trop douloureux à porter ?



Son destin est-il encore entre ses mains ?

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Publié par
Nombre de lectures 144
EAN13 9782379610950
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Restart
Marie Meyer
Restart
MarieMeyer M entions légales Éditions Élixyria http://www.editionselixyria.com https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/ ISBN : 978-2-37961-095-0 Photos de couverture : Valua Vitaly - ITALO
Parce que c’est le passé qui fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui...
PROLOGUE Les filles… Je sais que vous ne comprendrez pas pourquoi je ne suis pas à vos côtés pour vous expliquer ce qu'il se passe, mais je n’en avais vraiment pas la force. Je suis désolée, mais je dois prendre du recul et réfléchir à pas mal de choses avant d’envisager quoi que ce soit. Ma vie n’est pas celle que j’aurais souhaité avoir, et dernièrement, j’ai pris un tournant qui ne semble pas être le bon. Je me doute bien que vous ne devez pas comprendre un traître mot de ce que je dis. Même moi, je ne me comprends plus. Alors, ça signifie que je dois partir. Je ne peux pas vous dire où, tout simplement parce que je ne le sais pas… Je vous appellerai quand je serai arrivée quelque part, là où je me sentirai prête à respirer… Ne me demandez pas la date de mon retour ; à l’heure actuelle, je n’en ai pas la moindre idée. Je sais juste que j’ai besoin d’air et que ce n’est pas ici que je vais le trouver. Ne le prenez pas mal, les filles, vous êtes les meilleures. Jenna, pardonne-moi. Je t’abandonne alors que tu te remets à peine, mais tu es entre de bonnes mains, ma belle. Thomas est simplement le bon pour toi. Et je te connais, ma chérie, je sais également que tu serais venue me voir demain à la première heure pour tenter d’obtenir des réponses que je n’aurais pas pu te fournir. Excuse-moi de te lâcher comme ça… Un jour, tu comprendras. Toi aussi, Emy… Ma poucinette adorée, arrête de te morfondre en attendant le prince charmant. Jenna l’a trouvé, c’est mort pour nous. Rabats-toi sur Gabe, il n’attend que ça. ;) Allez, j’arrête là mon roman. Vous allez me manquer, les filles. Je vous aime, n’en doutez pas. Bisous. Sophia. À la seconde même où je pose mon stylo sur le bureau de Jenna, je réalise que je prends la bonne décision. Je me doute bien que les filles ne vont pas comprendre mon geste, qu’elles vont chercher à analyser le pourquoi du comment quand elles vont se retrouver devant ces mots, mais je ne peux pas faire autrement. Pourquoi ? Même au plus profond de moi, je ne le sais pas. Et si je ne prenais pas cette initiative à moitié cachée dans cette pièce semi-éclairée, je sais également qu’elles chercheraient à m’empêcher de partir, par n’importe quel moyen possible. Cependant, je n’ai pas le choix et je suis dans l’incapacité totale de réfléchir convenablement, tant tout ce qui m’arrive tourne en boucle dans ma petite tête fatiguée. Je suis comme ça, je suis moi. Sophia. Ce n’est pas la première fois qu’une situation délicate me force à voir l’avenir sous un jour nouveau. Subir, Se relever, Avancer, Recommencer... Non, c’est la troisième fois que ça m’arrive... Le premier coup dur que j’ai dû supporter dans ma satanée vie, personne ici n’est au
courant, pas même les filles. Ça nous avancerait à quoi après tout ? Remuer le couteau dans une plaie déjà béante qui jamais ne cicatrisera ? Se faire du mal intentionnellement ? Non, je préfère éviter, merci. Pourtant, nous sommes aussi proches qu’on peut espérer l’être, vu la zone d’ombre que je garde enfouie en moi… Mais là, c’est au-dessus de mes forces... Je ne peux pas m’ouvrir au risque de ne pas pouvoir me remettre debout. J’en suis incapable. Plus tard, peut-être... Alors me voilà dans ce bureau... Dans ce Jenna’s que j’aime tant et pour qui je me suis tellement donnée. La main resserrée sur la poignée de la porte, les yeux fixés sur cette pièce où nous avons partagé tant de merveilleux moments remplis de rires et de discussions plus ou moins décousues, je pense aux filles. Je songe à ce que je leur ai caché. À toutes ces choses qui font de moi la personne que je suis aujourd’hui et dont elles ne savent rien. Malgré tous mes problèmes, je pense à elles, à Jenna qui a beaucoup subi ces temps-ci, et la dernière chose que je souhaite est de la perturber davantage. Emy est beaucoup plus forte. Elle joue la blasée plus souvent qu’elle ne l’est vraiment, mais c’est une petite boule d’énergie qui n’a pas fini de nous étonner. Jenna, ma Jenna, c’est une survivante. Un peu comme moi... Avec le courage qui me fait défaut en plus... Perdre son grand-père d’un cancer foudroyant, se retrouver seule à la tête d’un bar déjà réputé sans plus aucun repère, car elle était plus proche de cet homme tant aimé que de ses propres parents, et apprendre quelques années plus tard qu’elle souffre quasiment du même mal que lui... Il faut être sacrément forte pour encaisser un coup du destin aussi mesquin, mais elle l’a fait, et pas seule, en plus, cette fois-ci. Avec ses parents qui ont enfin compris l’importance du mot « famille », mais surtout avec Thomas. J’en suis heureuse pour elle, vraiment. Cependant, une petite part de moi se pince d’amertume en pensant à tout ça, à cette relation qu’elle a retrouvée avec les siens, chose que je ne pourrai jamais connaître. Aux sentiments particuliers et sincères qui les lient, Thomas et elle. J’espère juste que ça durera. Je lui souhaite profondément. On sait tous que dans la vie, rien ne dure éternellement. Il est si rare de parvenir à trouver la paix, le bonheur et l’amour en même temps. Ça arrive, mais combien de fois ? Et pour combien de personnes ? En ce qui me concerne, je pensais enfin avoir réussi à définir ma place au Jenna’s. Le deuil malheureux qui entourait Jenna ayant entraîné la reformation de notre trio infernal du temps de l’Université. Chacune à sa place, chacune dans son domaine, le top quoi ! Qui aurait cru que je serais passée aussi facilement de comptable dans une petite société de transport de Queen Creek à cogérante d’un bar et responsable de la partie restauration ? Il y a un monde entre ces deux emplois, un gouffre géant, même. Cependant, je n’avais jamais eu à regretter ce saut dans l’inconnu. Jusqu’à maintenant...
1 - SOPHIA On dit toujours dans la vie que la roue tourne. C’est quoi ça ? Un dicton ? Une maxime ? Un conseil ? Pas vraiment, c’est un bon vieux satané proverbe à la noix. Un de ceux que l’on énonce sans y croire parce que, quand on prend le temps d’y réfléchir, c’est logique qu’un truc cylindrique tourne, non ? On est bien d’accord ! Donc, pourquoi dire que la «roue tourne» quand on espère que les choses vont changer ? Soyons réalistes, les habitudes sont dures à dégager et il est rare d’obtenir gain de cause autant qu’on le voudrait. Oh, je me suis fait une raison avec le temps. Ce ne sont que des mots, une boutade, une expression censée soulager notre esprit affaibli. Un mensonge quoi ! La roue ne tourne pas. Elle oscille. Elle se balance et revient inexorablement à son point de départ. Droite. Gauche. Droite. Gauche… Un mouvement de balancier qui vous ramène au tout début, puis recommence, encore et encore… On pourrait considérer ça comme le pendule d’une horloge, qui égrène le temps seconde par seconde avec un tic-tac entêtant, mais nécessaire. Le temps qui s’effiloche, s’étiole, mais jamais ne s’arrête. Comme pour nous narguer à nouveau dès qu’il en a l’occasion. Quand on est née sous une mauvaise étoile, comme ça a l’air d’être mon cas, on prend ce qui vient et on essaie de se réjouir du peu de bonheur et de positif qu’on peut tirer du quotidien. Un pas après l’autre. Un souci après l’autre. Oui, je sais, ce n’est pas gai tout ça, hein ? Il ne faut pas m’en vouloir, je suis seulement réaliste et devenue, par la force des choses, fataliste. La vie ne m’a jamais fait de cadeaux. Je ne suis pas la seule dans ce cas, je le sais bien. Je ne suis ni stupide ni folle, mais grâce à ça, ou à cause de ça, tout dépend comment on entrevoit le cours du temps, j’ai appris à ne compter que sur moi-même et j’accepte les choses telles qu’elles sont… C’est à dire, la plupart du temps : pourries ! Pour ne pas dire merdiques ! Je ne sais pas ce que j’ai pu faire au Bon Dieu dans cette vie, ou dans une autre d’ailleurs, pour mériter ce qui m’arrive continuellement. Oh, je vous arrête tout de suite ! Non, non, non ! Mon existence est partie à la dérive bien avant que je ne devienne celle que je suis aujourd’hui : la fille qui se veut indifférente à tout, libre et libérée. Comment ne pas le devenir pour essayer de conjurer le mauvais sort après tout ? Rien d’autre n’avait marché, alors… C’est à peine croyable quand même. Comment réussir à accumuler autant et continuer à résister à la tentation de tout stopper ? J’en ai marre. Et oui, pour une fois, j’ai envie de me plaindre ! La Sophia qui se veut insouciante, déconneuse et légère a juste besoin de hurler à s’en brûler les cordes vocales ! Étonnant ? Pas vraiment. Quelquefois, ça fait du bien de tout lâcher. Je veux simplementoublier… Fermer un instant les yeux et m’imaginer ailleurs, au lieu de souhaiter tout exploser autour de moi. Cette vie-là n’est pas pour moi. Ce monde-là n’est pas pour moi. Je n’y trouve toujours pas ma place. Pourtant, j’essaie. Au quotidien, je me tue à la tâche pour changer tout ça. Mais j’en reviens inlassablement au même point de départ. Maintenant, je dois juste trouver une solution. Je dois réfléchir. Tenter. Sortir de ce cercle vicieux qui m’emprisonne et m’empoisonne la vie. J’étouffe. Besoin d’air et vite.
S’endormir les larmes aux yeux. Se réveiller dans le même état… Vouloir essayer, continuer, avancer, sans se rendre compte qu’une page est définitivement tournée. Aucun retour en arrière, aucune chance d’y arriver. Y croire, le vouloir et se dire que peut-être… Mais non, le passé s’en est allé comme le vent souffle les feuilles, jusqu’à leur destruction. Le passé est enterré, l’espoir anéanti. Celui qui pense qu’on peut poursuivre tranquillement sa route se trompe lourdement. Les rafales se noient dans l’horizon comme les larmes dans notre chagrin… Mais c’est quoi ce délire ? Depuis quand je me mets à la pseudo-poésie, moi ? J’ai failli lâcher prise. J’ai manqué de replonger et voilà où ça m’a menée. Pourquoi moi ? Saloperie de Karma ! Comment j’ai pu ne pas me rendre compte que ça allait partir en vrille aussi vite ? Comment j’ai fait pour me retrouver dans cet état en moins de temps qu’il n’en faut pour direouf? Sérieux, mais ce n’est pas vrai ! Quelle conne ! Fait chier à la fin ! ― Dites-moi juste ce que j’ai bien pu vous faire Seigneur, pour que vous ne me foutiez jamais la paix ? Hein ? Mais aidez-moi, pour une fois, dans cette satanée vie, au lieu de vous acharner ! C’est dingue ça ! Voilà que je me remets à parler toute seule, maintenant. À Dieu en plus ! Moi qui ai délaissé toute forme de croyance depuis bien longtemps. Pourquoi y croire de toute façon ? Pourquoi penser qu’une existence suprême pourrait vous sortir la tête de l'eauet vous montrer miraculeusement le meilleur chemin à prendre ? C’est du grand n’importe quoi, j’en sais quelque chose. Et pourtant, me voilà, ici, dans ma chambre, postée devant ma penderie, implorant Dieu de me venir en aide, tout en sachant que ça ne résoudra strictement rien. C’est le big bang dans ma tête, j’ai beau tourner et retourner ça dans tous les sens, j’en suis toujours au même point : l’incompréhension, la surprise, la stupeur et la bêtise… Je me sens carrément stupide pour le coup ! Comment ai-je pu être à ce point idiote et assez dingue pour me fourrer dans cette situation ? J’ai pourtant été à bonne école et jamais je n’aurais pensé que ça puisse m’arriver un jour à moi aussi. Moi qui m’étais juré de ne jamais lui ressembler... Quelle blague ! J’en rirais bien si je n’étais pas à deux doigts de me mettre à pleurer, et ça, c’est le signe tangibleque rien ne va plus. Je dois me vider la tête pour y voir plus clair, souffler un bon coup, changer d’air et réfléchir à tout ça ailleurs. Ça m’embête vraiment de lâcher le boulot et les filles comme ça, mais je ne vois aucune autre option possible pour le moment. Elles peuvent comprendre. Elles comprendront. Je dois m’éloigner et connais qu’une seule personne susceptible de pouvoir m’aider. Comme toujours... Je prends mon téléphone sans réfléchir une seconde de plus et compose ce numéro que je connais par cœur, sans me soucier de l’heure tardive de ce premier jour de juillet. De toute façon, il ne m’en voudra pas. Il ne m’en veut jamais... ― Allô, Brad ? J’ai besoin de toi…
2 - JAKE ― Ohhh, Jake ! Ouiii ! ― C’est ça, ma belle, vas-y, continue… Lâche-toi, donne-moi tout ! Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, en train de faire son affaire à cette nana, mais ses cris commencent légèrement à me taper sur le système. J’ai les reins en feu à force de m’activer, alors que rien ne vient. C’est à se demander si je n’aurais pas dû boire davantage pour que ça aille plus vite. Mais depuis quand je dois picoler pour pouvoir m’envoyer en l’air, moi ? Sérieusement ? C’est quoi mon problème ? En même temps, ce soir, non seulement, je n’étais pas d’humeur pour verser dans le social, mais j’étais surtout déjà bien entamé, quand elle a commencé à me tourner autour ! Et quand elle s’est mise à se frotter de plus en plus à moi, sans équivoque, ce n’était pas son visage que je voyais. Non. Et ce n’est pas le sien que je voulais voir, alors j’ai continué à descendre les whiskys secs pour m’anesthésier le cerveau. Je dois dire que ça a parfaitement marché. En plus, elle m’a fourni un show dans les coulisses qu’il aurait été stupide de ne pas accepter. Elle a une sacrée bouche, soit dit en passant, mais même si j’ai apprécié l’habilité de sa langue lors de cette gâterie improvisée, elle ne geignait pas autant que maintenant, et ça m’allait bien ! Forcément, elle avait moins de facilité pour faire du bruit la bouche pleine, mais là, elle commence à me porter sur les nerfs avec ses décibels qui grimpent d’une manière hallucinante. Il faut que ça s’arrête et vite, sinon je vais y laisser mes tympans en plus de ce qu’il me reste de bon sens. Pourquoi je continue à m’acharner d’ailleurs, si elle me soûle autant ? Parce que tu dois te changer les idées et penser à autre chose, crétin ! Et pourquoi je me prends la tête avec ça alors que je suis là où j’adore être ? Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi en ce moment ? J’arrête de cogiter et continue à lui lancer des coups de reins sans plus me soucier de rien. Je veux juste prendre mon pied, et je vais vite y arriver ou je ne m’appelle plus Jake ! La sueur coule entre mes omoplates, je fixe ses seins qui se balancent à chacun de mes passages, mais ça ne provoque rien en moi, ce n’est pas assez. J’attrape ses chevilles derrière mon dos, me redresse sur mes genoux, lui écarte les jambes au maximum. ― Ouais, c’est ça, resserre-moi cette petite chatte, ma jolie ! Je ferme les yeux, rejette la tête en arrière pour profiter de la sensation de mes bijoux de famille qui claquent contre sa croupe et qui se contractent à chacun de mes efforts. Les gémissements et les cris ne s’arrêtent pas, ils s’amplifient. Je sais que je lui fais de l’effet, mais là, on atteint la limite du supportable. Trop pour moi en ce moment, et j’en ai marre de la voir ELLE chaque fois que je ferme les yeux ! Si je veux y arriver rapidement, je ne dois plus voir ce visage qui n’est pas celui que je… Merde à la fin ! C’est quoi mon putain de problème ? D’un mouvement rapide, je me retire, la retourne sur le ventre en lui agrippant les hanches pour la poster à quatre pattes et replonger aussitôt au chaud. ― Allez, ma belle, accroche-toi. C’est quoi son nom déjà ?
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