Rockstars , livre ebook
214
pages
Français
Ebooks
2025
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Titre de l'édition originale : Rockstars - Jackson
Copyright © Butterfly Publishing 2025
Couverture © Butterfly Publishing
Tous droit réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit sous n'importe quelle forme.
Cet ouvrage est une fiction. Toute référence à des événements historiques, des personnes réelles ou des lieux réels cités n'ont d'autre existence que fictive. Tous les autres noms, personnages, lieux et événements sont le produit de l'imagination de l'auteur, et toute ressemblance avec des personnes, des événements ou des lieux existants ou ayant existé, ne peut être que fortuite.
ISBN : 978-2-48799-001-2
Dépôt Légal : avril 2025
04042025-1742-VF
Internet : www.butterfly-editions.com
contact@butterfly-editions.com
Lila Collins
Rockstars - J ackson
ISBN : 978-2-48799-001-2
Dans Rockstars , vous trouverez des thématiques et des scènes pouvant heurter la sensibilité d’un lectorat non averti.
Votre bien-être mental est une priorité. Si les trigger warnings listés ci-dessous résonnent en vous de manière inconfortable, nous vous encourageons à ne pas poursuivre cette lecture.
- langage grossier ;
- scènes à caractère sexuel explicites ;
- mentions d’abus sexuels sur mineurs (évoqués, mais non décrits) ;
- maladies mentales.
Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue…
France Gall, Évidemment
Jackson
J’aime m’envoyer en l’air. Dans tous les sens du terme.
J’aime me défoncer la tête lors de soirées toutes plus dépravées les unes que les autres.
J’aime oublier qui je suis, d’où je viens, ce que les gens attendent de moi.
Mais par-dessus tout, j’aime cet état de transe, d’abandon, à mi-chemin entre l’euphorie, les pleurs, l’instinct primaire de pouvoir réaliser un million de choses sans jamais m’épuiser.
Je suis un dieu. L’unique, le seul. Celui que les hommes détestent et que les femmes adulent.
Je suis moi. Une putain de rockstar au bord du précipice.
Et j’adore ça.
JACKSON
— Il ne va pas bien.
J’aimerais que Ryan, mon manager, me foute la paix. Définitivement. J’ai tout donné pendant ce concert privé. Absolument tout. Qu’est-ce que ça peut lui foutre si je me suis envoyé une fan qui m’attendait devant ma loge, les cuisses déjà écartées ?
Je n’ai rien demandé, moi.
Une jolie brune s’est littéralement jetée sur moi. J’allais pas refuser, non ?
— Prends du Viagra, mec.
Chaque mot m’a coûté. Je suffoque.
— Il a dit quoi, le merdeux ?
Moi, un merdeux ?
J’utilise mes dernières forces pour me redresser sur le canapé en cuir de ma suite.
— T’as besoin de baiser, mais tu n’y arrives plus.
Sur l’instant, il me fixe de ses yeux globuleux. Un moment de doute le submerge : a-t-il bien entendu ? Ai-je réellement prononcé ces paroles-là ?
Ouais, mec, t’as tout juste…
Épuisé, je m’affale à nouveau. J’ai vraiment besoin d’un médoc, là.
— Calme-toi, ça ne sert à rien, le calme Jude, mon bassiste.
Et meilleur ami, au passage. Il y a aussi Cameron, le guitariste, et Adam, le batteur. On s’adore… depuis toujours. Moi, je chante. Je ne sais faire que ça.
Et baiser.
Et me droguer.
Et m’enfiler les meilleures cuites de l’Univers. Non, de la galaxie.
Et…
— Il n’a pas à me parler comme ça, ce petit con !
— Ryan…
Jujujudy aurait-il retrouvé sa paire de couilles ?
— Vous allez droit dans le mur avec lui ! Je vous l’ai déjà dit ! Mille fois ! Et quoi ? Vous continuez ? Vous persistez ? Quelle sera la prochaine étape ?
Ryry est vraiment en rogne. Vraiment. Il m’en veut plus que les autres fois.
— Il va reprendre son traitement. Promis.
Pourquoi Adam s’engage-t-il pour moi ? J’ai rien promis. Rien. Ce médoc, je ne le supporte pas. Il m’anéantit.
Puis, ce petit con ne parle jamais. Il aime rester prostré dans son coin à attendre que l’Apocalypse lui tombe dessus. À force de patienter, il risque de s’encroûter.
— Je vous laisse une semaine, les gars. Une semaine.
Après, je le vire et je vous trouve un remplaçant.
Il ne peut p…
— Juste une question. Pourquoi vous vous acharnez autant à le sauver ?
Il plaisante, là, le trouduc ?
J’essaie de prendre appui sur mes coudes. Je vais me lever et lui en coller une. Magistrale, même. Son nez s’en souviendra toute sa vie.
— On est frères, lâche Cameron, telle une évidence.
— Frères, vous ? se moque l’autre crétin.
— Ouais, frères, surenchérit Adam. T’as un problème avec ça ?
Adam, je t’adore quand tu causes.
— Moi, un problème ? À regarder cette épave au milieu de vous trois, c’est plutôt vous qui en avez un, de problème. Une semaine, les gars. Pas un jour de plus.
Une porte claque. Il est parti ? Enfin ?
— Frères de sang, enculé ! Frères de sang !
Putain, Jude, tu devrais arrêter de toujours te la ramener avec un train de retard. T’es le meilleur.
Et mon préféré.
Rosie
Cette journée n’aurait pas pu plus mal commencer. D’une, je déteste les lundis.
De deux, je hais carrément celui qui ouvre le mois d’août.
Quel rapport me direz-vous…
Août veut dire vacances qui, elles, signifient le début des embrouilles de ma vie déjà plutôt compliquée.
Trouver une place en centre aéré, cette semaine, s’avère un véritable parcours du combattant, genre celui que même les militaires les plus émérites, surentraînés, ne parviendraient pas à réussir du premier coup. Même du troisième.
Trois ans que je vis cet enfer estival.
Soraya est trop petite pour intégrer les colonies de vacances, mais bien trop âgée pour espérer dégoter une place en crèche. Les centres aérés sont complets depuis des mois.
« Vous n’aviez qu’à vous y prendre plus tôt, Madame… »
Je vais lui en faire bouffer des « Madame », moi, à la nana de l’accueil de la Mairie.
D’une, je ne savais pas que mes parents partiraient pile à ce moment-là. D’ordinaire, ce sont eux qui s’occupent de leur petite-fille pendant les vacances scolaires et ils adorent
ça. Ils n’avaient juste pas prévu d’être invités pour les vingt ans de mariage du cousin de mon père, à Houston.
De deux, dans mon domaine – la médecine en centre hospitalier –, les plannings, jamais fixes, sont susceptibles de changer du jour au lendemain. Qui serais-je pour monopoliser une place alors que je ne suis même pas certaine de la garder ? Puis, faudrait déjà pouvoir la payer. Rien que de penser à l’état de mes comptes bancaires, une remontée douloureusement acide se fraie un chemin le long de ma trachée déjà fortement irritée.
Résultat des courses, je suis fichue. Ou presque.
— Vous avez bien tout noté, Frida ?
— Yeah.
« Yeah », vraiment ? Serait-ce un mélange de « yes » et de « ja », sa langue natale, l’allemand ?
Comprend-elle ce que je lui raconte ? La règle suprême ? Celle que personne, absolument personne, ne doit enfreindre ?
— Pensez à son traitement. À treize heures.
— J’ai tout compris. Je jure.
La pendule m’indique que je suis déjà sacrément en retard pour prendre la relève de mes collègues de nuit.
— D’accord. Si jamais vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à m’appeler à ce numéro, lui tends-je une feuille sur laquelle j’ai noté toutes les informations cruciales.
Je déteste laisser Soraya aux mains d’inconnus. Je ne fais confiance à personne… ou presque. Mary, ma meilleure amie, m’a juré que la jeune fille au pair de la voisine de sa cousine était une perle, disponible pour les deux semaines à venir. Que demander de plus ? Puis, la rentrée des classes aura lieu et toute cette charge mentale fondra comme neige au soleil… pour laisser place à une autre, bien plus pernicieuse. L’achat des affaires scolaires, de nouveaux
habits, l’inscription aux activités – quelle idée ai-je eue de lui montrer Ballerina ?
— Je ferai maximum. Je ferai maximum.
Je meurs d’envie de la corriger, mais je n’ai pas le temps. Je dois vraiment y aller. Mon chef, Abel, ne m’accordera jamais les heures supplémentaires que je demande si je ne parviens même pas à gérer correctement le timing de mes propres gardes.
Quarante-cinq minutes d’embouteillages plus tard, une odeur poisseuse de transpiration me collant aux aisselles, j’arrive enfin devant le plus gros centre hospitalier de la ville, le Cendras-Sinai de Los Angeles. J’adore cette ville autant que je la déteste. Après avoir vécu plus de six ans dans sa périphérie, je ne me verrais en déménager pour rien au monde. Le climat me convient, je vénère le soleil, l’océan et l’absence d’un hiver rigoureux. Cela me change de…
Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas y penser.
Surtout le premier lundi du mois d’août.
En revanche, pour une infirmière qui peine à joindre les deux bouts, ça pique. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’habiter en banlieue, là où les loyers sont décents et compatibles avec mon mode de vie. Cela ne m’empêche pas d’être dans le rouge dès le vingt du mois.
Le Cendras-Sinai… Lorsque j’ai signé mon contrat de travail, je n’y ai pas cru. L’hôpital le plus respectable de toute la côte Ouest du pays. Là où les stars accouchent, se font soigner, meurent. Ici, on ne s’ennuie jamais. Je pensais que mon salaire suivrait les affres de la célébrité. Que n