Sous mon aile
166 pages
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Description

Raphaël ne se laisse pas attendrir facilement. Jeune pompier au cœur blessé, il consacre sa vie à son métier et occupe son temps libre à prendre son pied avec des filles sans importance.


Mais ce jour-là, le regard de cette femme va tout changer...


Méline a trois enfants, son mariage est une catastrophe, et elle n'a pas de solution pour remonter à la surface. Malgré sa force de caractère, elle ne parvient pas à fuir, de peur de se faire retirer la garde de ses enfants.


Mais ce jour-là, c'est allé trop loin...


Tout les oppose. Pourtant, leurs chemins vont se croiser et l'orage va éclater.


On ne choisit pas son ange-gardien.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 13
EAN13 9782902427529
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sous mon aile
 
 
Dédicace
 
Émilie Achin
 
Sous mon aile
 
 

 
Du même auteur
 
 
Jiji (saga en 4 volumes)
Harley Club (saga en 3 tomes)
Ne m'approchez pas
Les drôles de plumes en vacances (recueil de nouvelles à 5 auteures)
 
«Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
 
©2020, Émilie Achin
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
Dépôt légal : 08/2020
ISBN numérique : 978-2-902427-52-9
ISBN papier : 978-2-902427-53-6       
Émilie Achin
Auteure de plusieurs romans, depuis 2017, Émilie sait fidéliser ses lecteurs grâce à sa plume fluide, ses histoires touchantes qui comportent chacune la même recette : une touche d'humour, des personnages attachants, du suspense, une petite dose de sensualité, et beaucoup d'amour.
Proche de ses lecteurs, elle fait régulièrement des séances de dédicaces, des salons et autres événements littéraires. Elle montre également souvent sa présence sur les réseaux sociaux.
Retrouvez-la sur sa page Facebook : Émilie Achin Auteure ou sur Twitter : @EmilieAchin.
Également éditrice, elle a créé sa maison d'édition en décembre 2018, avec pour but principal d’aider les auteurs à réaliser leur rêve de voir leur manuscrit se transformer en roman. Aujourd'hui, le nom de son entreprise est dans les bouches de beaucoup de lecteurs, conquis par les magnifiques romans qu'ils ont découverts chez Plumes de Mimi éditions.
Suivez toute l'actualité de cette maison d'édition sur le site : www.plumesdemimieditions.fr ou sur Facebook : Plumes de Mimi éditions.
 
Table des matières
CHAPITRE 1 : L’INTERVENTION
CHAPITRE 2 : UNE SITUATION CATASTROPHIQUE
CHAPITRE 3 : S.O.S ENFANTS PERDUS
CHAPITRE 4 : UN ANGE TOMBÉ DU CIEL
CHAPITRE 5 : LA FÉERIE DE NOEL
CHAPITRE 6 : NOUVEAU DÉPART
CHAPITRE 7 : BESOIN DE RECUL
CHAPITRE 8 : CONFRONTATION
CHAPITRE 9 : PROTECTION ET PETITES ATTENTIONS
CHAPITRE 10 : I HATE YOU, I LOVE YOU
CHAPITRE 11 : LA FRONTIERE EST MINCE ENTRE L’AMOUR ET LA HAINE
CHAPITRE 12 : UNE INTERVENTION INATTENDUE
CHAPITRE 13 : DU BOUT DES DOIGTS
CHAPITRE 14 : UNE VIE DE FAMILLE RECOMPOSÉE
CHAPITRE 15 : RESTE…
CHAPITRE 16 : CE QUE NOUS SOMMES
CHAPITRE 17 : QUAND LE CHAT N’EST PAS LÀ
CHAPITRE 18 : SOIRÉE EXEPTIONNELLE ET NUIT MAGIQUE
CHAPITRE 19 : MON BEAU SAPIN
CHAPITRE 20 : QU’EST-CE QUI CLOCHE ?
CHAPITRE 21 : LA REVOIR
CHAPITRE 22 : ETRE DEUX POUR SE COMPLÉTER
CHAPITRE 23 : CONFIDENCES À UN FRÈRE
CHAPITRE 24 : RETROUVAILLES SOUS LA COUETTE
CHAPITRE 25 : UN PERE PARTAGÉ
CHAPITRE 26 : MISSION SAUVETAGE
CHAPITRE 27 : LENDEMAIN DIFFICILE
CHAPITRE 28 : FEMME FATALE
CHAPITRE 29 : UNE BONNE SURPRISE
CHAPITRE 30 : RENCONTRE OFFICIELLE
CHAPITRE 31 : UN RÉVEILLON EXCEPTIONNEL
CHAPITRE 32 : DES NOUVELLES PERTURBANTES
CHAPITRE 33 : GROSSE BÊTISE (partie 1)
CHAPITRE 34 : GROSSE BÊTISE (partie 2)
CHAPITRE 35 : BESOIN DE SE SENTIR AIMÉ
CHAPITRE 36 : UNE NUIT POUR RÉFLÉCHIR
CHAPITRE 37 : LE PARDON D'UNE MÈRE
 
 
 
 
 
 
On a tous un ange gardien pour veiller sur nous.
J'essaie de ne pas décevoir le mien...
 
CHAPITRE 1 :
L’intervention
Je suis en plein échange de textos avec Clara, ma copine de sexe, quand la sirène se fait entendre.
 
— Raph, on a une intervention dans le quartier des mines. Un père de famille ivre a pété les plombs, il y a des blessés.
 
Je range mon portable et saute dans la camionnette conduite par mon meilleur ami et collègue, Jérôme. Je n'ai qu'une pensée en tête, que cette intervention se termine au plus vite pour pouvoir retrouver celle qui partage mon lit de temps en temps. Elle m'a émoustillé avec ses avances torrides.
Clara est gentille et c'est une sacrée coquine, elle est toujours ouverte à mes propositions, je prends mon pied avec elle. Elle n'a rien dans le crâne, c'est une pimbêche. Elle est vendeuse dans une parfumerie renommée et connaît tous les ragots qui tournent en ville. Elle n'a aucune conversation intéressante, mais je m'en fiche, je ne lui demande pas de parler.
Ce soir, elle m'a proposé de la rejoindre chez elle pour réaliser mes désirs les plus fous. Je sais déjà que ma nuit va être mouvementée.
 
— Waouh, deux bagnoles de flics et le Samu ! Y'a combien de blessés là-dedans ? dit mon ami en éteignant le moteur du véhicule.
 
J'attrape la trousse de secours et entre dans le jardin, où je reconnais Guillaume, un ami d'enfance devenu policier, en train de menotter ce qui semble être le père de famille.
Une petite fille, qui doit avoir une dizaine d'années, est emmenée par un médecin vers la camionnette du Samu et un autre policier questionne gentiment deux autres enfants en bas âge.
 
— Madame, je vous conseille fortement de déposer plainte et de demander le divorce. Des centaines de femmes meurent sous les coups de leur mari chaque année. Enfin, voyez dans quel état vous êtes, cet homme est très violent, dit une policière qui tente de décider la victime de déposer plainte pour violence conjugale.
 
La jeune femme ne répond pas, elle a le regard vide, comme si elle était en état de choc.
 
— Je vais m'occuper d'elle, si elle change d'avis je vous appelle, dis-je assez fermement pour qu'elle me laisse faire mon travail.
— Très bien, je vais voir si on a besoin de moi par là-bas, répond-elle en s'éloignant.
 
Je me mets à la hauteur de la victime pour commencer à vérifier ses blessures et croise son regard terrifié et triste.
 
— Quel est votre prénom ?
— Méline.
— Très bien, Méline, je suis Raphaël. Je vais juste regarder d'où vient ce sang, ne bougez pas, dis-je d'une voix qui se veut rassurante.
— Où sont mes enfants ?
— J'ai pu apercevoir trois enfants discuter avec les policiers et un médecin. Le compte est bon ?
 
Elle hoche la tête et laisse couler quelques larmes.
 
— Vous pouvez me dire où vous avez mal exactement ?
 
Elle me montre sa tête, ses côtes, son poignet et sa gorge. Il aurait pu la tuer. Ce mec est malade, il faut le faire enfermer. Je garde mon calme et lui demande :
 
— Il a touché aux enfants ?
— Non ! Jamais je ne le laisserai faire ça !
— Ça arrive souvent ?
 
Elle se mue dans un silence gênant en versant à nouveau un torrent de larmes.
 
— Allez, venez, on va aller faire le bilan à l'hôpital. Vous avez besoin de quelques points de suture à la tête et il faut vous faire des radios.
— Mes enfants !
— Y a-t-il un ami ou quelqu'un de la famille qu'on peut appeler pour s'en occuper ?
— Je n'ai plus personne...
— Alors, ne vous inquiétez pas, on va s'en charger.
 
J'ai mal au cœur pour cette femme et ses enfants, j'ai vraiment envie de les aider. Je vais voir mon ami policier et lui demande :
 
— Tu peux appeler ta mère pour qu'elle s'occupe des enfants cette nuit ?
 
Cette dernière travaille pour les services sociaux, elle accueille des enfants en détresse et c'est vers elle qu'on se tourne dans ces cas-là.
 
— Je l'appelle et lui demande, me répond-il.
 
Il s'éloigne pour téléphoner et j'attends, là, comme un con, en espérant avoir une bonne nouvelle à annoncer à cette pauvre femme.
J'observe la scène. Les enfants sont rentrés dans le camion pour voir leur mère. La première voiture de police est partie avec le père et le SAMU est parti sur une autre intervention puisqu'il n'y a pas de blessé " grave " ici. Il reste Guillaume, qui est au téléphone avec sa mère, sa jeune collègue, qui est avec les enfants, Jérôme, qui range la trousse de secours, et moi, planté comme un piquet au milieu du jardin, attendant une réponse de mon ami.
 
— C'est bon, elle arrive avec l'assistante sociale.
— Merci, mec, c'est cool.
— C'est normal, c'est mon boulot !
 
Après tout, c'est vrai, pourquoi devrais-je le remercier de faire son travail ? Je rentre annoncer la nouvelle à la mère de famille désemparée et épuisée.
Dès leur arrivée, les deux femmes s'approchent des enfants pour les emmener.
 
— Non, s'il vous plaît, ne m'enlevez pas mes enfants !
— Madame, on les emmène juste pour la nuit, afin que vous puissiez aller faire un bilan à l'hôpital, dit l'assistante sociale.
— Non, je ne veux pas, ils ont besoin de moi, ils ne vous connaissent pas !
— Je vous donne ma carte avec mon numéro de téléphone. Si vous avez besoin de leur parler, vous pouvez m'appeler à n'importe quelle heure. J'habite à trois rues de chez vous, dès que vous êtes de retour je vous les ramène, c'est promis. Mais pour l'amour de Dieu, allez vous faire soigner, intervient la mère de mon ami.
— Venez, Méline, ils sont en sécurité avec Madame Duvar.
 
Je la laisse embrasser ses trois petites têtes blondes et l'emmène dans la camionnette. Jérôme conduit tandis que je suis assis à l'arrière, à côté du brancard où se trouve la victime.
Mon téléphone sonne dans ma poche, c'est Clara. Elle ne doit pas comprendre pourquoi je ne suis pas encore arrivé chez elle. Je réponds à voix basse.
 
— Salut, ma belle, j'ai un contretemps.
— C'est pas grave, on se voit une autre fois ! Je n'aurai plus cette culotte brésilienne ni ce porte-jarretelle que tu aimes tant...
— Je suis désolé, Clara, une intervention de dernière minute.
— Sans rancune, chéri, à plus !
 
Elle ne m'a pas laissé le temps de lui proposer de passer après, elle a raccroché. Cette fille n'a rien d'autre que le sexe en tête, elle est égoïste et si elle ne me servait pas de vide couilles, je ne la supporterais pas une minute.
 
— Votre petite amie vous fait la tête à cause de moi ?
— Oh non, je ne suis pas en couple, je devais juste passer voir quelqu'un ce soir, mais votre état m'importe bien plus que cette invitation !
 
Elle se mue à nouveau dans un silence gênant. J'observe son visage enflé à certains endroits à cause des coups de son enfoiré de mari. Comment peut-on faire ça à une femme, qui plus est, celle qu'on a épousée et avec qui on a procréé ?
Je ne pourrais jamais comprendre comment un homme peut s'en prendre à plus faible que lui. Je ne comprends pas non plus comment une femme peut encaisser et rester avec son bourreau.
Une fois aux urgences, nous expliquons la situation à l'infirmière qui nous accueille et la victime est immédiatement prise en charge.
 
— Bon, Raph, t'attends quoi, maintenant ?
— Rien, on y va, dis-je en suivant le brancard des yeux.
— On ne t'a jamais dit qu'il ne fallait pas tomber amoureux d'une victime ?
— T'es malade ou quoi ? Cette femme m'a juste fait mal au cœur.
— On en voit malheureusement très souvent des femmes comme elle, et on a beau leur dire de porter plainte, le soir même elles se réconcilient avec leur mari au pieu et oublient tous les coups qu'elles ont reçus. T'as prévu d'aller voir Clara ce soir ?
— Non, je suis solo.
— On va boire un verre chez Michel ?
— Ouais, pourquoi pas.
 
Il a raison, j'ai pris pitié de cette personne, mais je n'aurais pas dû. Son mari sera libéré demain matin et il rentrera chez eux comme si de rien n'était. J'ai l'impression d'être un enfoiré de penser ça, aucune femme ne mérite ce châtiment, je devrais tout faire pour la sortir de là. Mais je ne suis rien pour elle, elle ne me connaît pas et me prendrait pour un psychopathe si j'intervenais dans sa vie sans qu'elle me le demande.
 
Bon, allez Raph, tu ne peux pas sauver le monde entier, oublie-la ! me sermonne ma conscience.
 
 
CHAPITRE 2 :
Une situation catastrophique
Je passe la soirée à picoler des bières et discuter avec Michel, le patron du bar où nous allons depuis que nous sommes en âge de boire de l'alcool. Il y a aussi sa fille, Émie, qui sert le soir pour aider bénévolement son paternel, et Jérôme, qui se vante d'avoir sauvé la vie d'une mamie qui avait fait un arrêt cardiaque dans la semaine pour impressionner la demoiselle qu'il courtise depuis des années sans qu'elle ne le remarque.
Je rentre dans mon petit appartement avec un peu de mal. J'ai trop bu ce soir, je ne marche pas très droit et je peine à enfoncer ma clé dans la serrure de la porte d'entrée.
Je jette mes vêtements sur le sol de la salle de bain et me couche pour m'endormir en moins de deux minutes.
 
Je travaille tout le week-end et enchaîne les interventions sans qu'aucune ne me touche. Je repense de temps en temps à cette femme, Méline. A-t-elle retrouvé ses enfants ? Son mari est-il rentré ? A-t-il recommencé ? J'ai beau essayer de penser à autre chose, c'est plus fort que moi. Son regard me revient toujours en tête et je revois sa détresse.
Clara, quant à elle, ne m'a toujours pas rappelé. Elle a dû se trouver un autre joujou.
Ce soir, je décide de sortir et d'aller retrouver des amis en boîte de nuit. J'espère vraiment trouver de quoi m'amuser pour chasser les images de cette famille en souffrance de mon cerveau.
Je repère ma bande de potes, assis autour d'une table, un verre à la main, matant des minettes qui dansent un peu plus loin. Je les rejoins et les salue avant de me servir dans leur bouteille, comme nous en avons tous l'habitude.
Il y a de bien jolies filles ce soir. Je scrute la piste et repère un petit groupe de nanas toutes plus sexy les unes que les autres. J'enfile mon verre et vais les impressionner avec mon déhanché bien contrôlé. Je plonge mon regard dans celui de la jolie blonde à forte poitrine, sûrement refaite ou équipée d'un push-up. Elle semble être attirée et vient vers moi en bougeant ses fesses de gauche à droite. Ce soir, elle est à moi.
Elle me chauffe en se frottant volontairement contre ma ceinture et colle ses seins à mon torse. Je profite un peu de la vue, puis lorsque je sens que mon boxer est prêt à craquer, je l'emmène à l'extérieur.
La gourmande n'attend pas que je lui propose d'aller chez moi, elle me tire vers un endroit sombre du parking, ouvre ma ceinture, pour ensuite se mettre à genoux devant moi.
Une fois qu'elle a pris son dessert, nous rentrons dans la boîte comme si nous ne nous connaissions pas, ce qui est vrai, elle ne connaît même pas mon prénom, pourtant elle a déjà goûté à mon sexe.
 
— Qu'est-ce que tu foutais, mec ? On te cherchait !
 
Je réponds par un sourire et mon ami ouvre grand la bouche.
 
— Je ne sais pas comment tu fais pour toutes les faire tomber aussi vite. C'est laquelle ?
 
Je lui montre la fille en question et il me met une tape sur l'épaule.
 
— T'es un putain de Don Juan, mon pote !
— J'ai seulement été gâté par la nature ! Bon, allez, je me tire.
— Ouais, maintenant que tu as eu ce que tu cherchais ! Bonne nuit, Raph, à bientôt.
 
Je marche pour rentrer chez moi, mais perdu dans mes pensées, je dépasse mon immeuble et atterris dans la cité des mines. C'est là que vit Méline. Je ne devrais pas être ici, mais maintenant que je suis là, autant passer devant chez elle pour voir si tout va bien.
Une lumière étrange attire mon attention, on dirait qu'il y a quelqu'un à la cave. À cette heure, ça me semble bizarre. J'avance discrètement et aperçois par la grille d'aération, le mari de Méline, qui cherche un moyen de sortir. Par chance, il est dos à moi et ne sait pas que je suis là.
 
— J'vais t'buter quand j'aurai trouvé un moyen de sortir d'ici, salope ! T'es fière de toi, là ? Vas-y, profites-en ! Fous-toi de ma gueule avant que tu ne le puisses plus ! Tu m'as bien entendu ? Je vais te tuer !
 
Visiblement, il a encore trop bu et elle, par je ne sais quel moyen, l'a enfermé à la cave. Je ne peux pas partir sans savoir qu'elle sera en sécurité pour la nuit. Alors je tape discrètement à la fenêtre de la cuisine pour qu'elle me remarque. Elle fronce les sourcils et ouvre pour me demander :
 
— Vous ? Que faites-vous ici ?
— Je marchais et j'ai entendu des cris. Est-ce que tout va bien ? je demande innocemment.
— C'est une soirée ordinaire. Quand il aura décuvé, je le laisserai sortir et il s'excusera, répond-elle froidement.
— Est-ce qu'il vous a encore frappée ?
— Je vous dis que tout va bien, alors partez sinon j'appelle la police !
— Très bien, très bien ! Je voulais seulement vous aider.
— Je n'ai pas besoin de votre aide ce soir ni de votre pitié !
 
Et elle referme la fenêtre. Moi qui la croyais faible et sans défense... Qu'elle se débrouille, alors ! 
Je rentre chez moi en repensant à ce que je viens de voir et d'entendre. Si j'ai bien compris, il passe souvent ses soirées à la cave à attendre que l'alcool qu'il a ingurgité ne lui fasse plus effet. Comment peut-on vivre ainsi ? Ces gens portent la pauvreté sur leur visage et c'est pareil pour leurs enfants, mais au lieu de se serrer les coudes pour avancer, ils ne trouvent pas d'autres moyens que de se battre l'un contre l'autre.
J'aurais au moins essayé de les aider...
Je me couche directement en arrivant à la maison et peine à m'endormir. Il faut que je passe à autre chose, merde ! Cette femme ne veut pas de mon aide. Je dois me faire une raison et reprendre le cours de ma vie.
 
Je passe une semaine sans la revoir, évitant de penser à cette famille autant que possible. Je retrouve ma bonne humeur et Clara m'a même invitée jeudi soir. J'ai passé la nuit avec elle, et autant dire que je n'ai pas beaucoup dormi.
Je ne travaille pas ce week-end, je vais en profiter pour remplir mon réfrigérateur et mes placards trop souvent vides, ensuite j'ai prévu de retrouver Jérôme au bar pour une soirée entre célibataires.
Avant tout ça, je vais me faire un petit dix kilomètres de course à pied, comme je le fais chaque fois que je suis en repos. J'évite d'aller vers le quartier des mines et vais plutôt vers le parc urbain, équipé d'une piste de footing.
Sans m'en rendre compte, j'ai fait deux kilomètres supplémentaires d'après mon smartphone. C'est donc complètement rincé que je rentre chez moi, prendre une bonne douche et remplir mon estomac avec un sandwich très appétissant au jambon de Parme, mimolette et crudités.
Je pars faire mes courses avec un caddie dont les roues ne tournent plus à cause de la crasse. C'est toujours pour moi ces trucs-là. Je commence par le rayon boissons, ou plutôt bières, et je remplis déjà une bonne partie du chariot. Ah oui, je n'ai plus de whisky non plus ! Je tourne vers le rayon alcool fort et tombe nez à nez avec l'homme que je rêve de tuer de mes propres mains pour ce qu'il fait subir à sa famille. Il me défie du regard, comme s’il savait qui je suis. Je le fixe en levant un sourcil comme pour lui demander ce qu'il me veut et il reprend ses achats.
 
— Mél, ramène le caddie ici, tout de suite ! crie-t-il d'une voix rauque, abîmée par l'alcool.
 
Elle arrive vingt secondes plus tard avec ses trois marmots et me reconnaît immédiatement. Je l'ignore et choisis ma bouteille comme si je ne les avais jamais vus auparavant.
 
— Pourquoi t'as pris ça ? demande-t-il en tendant une caissette de viande.
— Tes enfants et moi ne nous nourrissons pas d'alcool comme toi !
 
Il pose plusieurs bouteilles dans le caddie et enlève la caissette de viande qu'il pose au beau milieu du rayon.
 
— Arnaud, non ! Tu n'en prends qu'une, je dois acheter de la viande.
— Qui paie ? Qui bosse pour vous entretenir ? Réponds, connasse !
— C'est toi...
— Alors t'as qu'à la fermer !
 
Elle me regarde, attristée, et baisse la tête comme pour se cacher. Les enfants ont l'air muets, ils tiennent chacun une partie du chariot sans jamais oser regarder leur père. Cette scène est alarmante, je ne peux pas rester sans rien faire.
 
 
CHAPITRE 3 :
S.O.S enfants perdus
Je mets la caissette de viande dans mon chariot et quitte le rayon sans leur prêter plus d'attention. Dans leur caddie, il n'y avait que des produits premier prix, avec un pouce en guise de logo, ceux qui sont généralement fabriqués avec les ingrédients que les usines de qualité jetteraient.
Je continue mes courses en réservant une partie de mon chariot à cette famille. Je leur prépare un sac rempli de bonbons, de biscuits au chocolat, de viande de qualité et de quelques fruits et légumes, puis je passe le déposer devant leur porte d'entrée avant de sonner et de déguerpir. J'attends de voir la réaction de celui ou celle qui ouvrira la porte depuis un buisson derrière lequel je suis accroupi. C'est l'aînée des trois enfants qui ouvre et trouve le sac. Elle regarde partout pour voir de qui il vient, puis appelle sa mère. Méline a la même réaction que sa fille et me cherche, puis prend le sac et rentre chez elle avec le sourire.
Ma mère serait fière de moi si elle savait ce que je viens de faire. Mon père, lui, me traiterait d'idiot, parce que je dépense de l'argent pour des gens que je ne connais pas. Seulement, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour l'aider sans qu'elle puisse refuser.
Je retourne vers ma voiture garée un peu plus loin et rentre chez moi.
Le soir, chez Michel, Jérôme me trouve étrangement évasif. Qui d'autre me connaît mieux que lui ? C'est mon meilleur ami et je lui ai toujours tout dit. Mais cette fois, je sais qu'il me tirerait les oreilles et me ramènerait à la réalité. Alors je lui mens en lui disant que je suis fatigué.
 
— T'as pas pris de congés depuis au moins deux ans, tu devrais te reposer un peu !
— Pourquoi prendre des vacances ? Je suis tout seul.
— Et alors ? Moi aussi, pourtant je prends mes cinq semaines par an ! Nos grands-pères se sont battus pour qu'on obtienne ce droit, respecte leur combat, même si tu ne pars pas en voyage !
— J'en ai pas envie pour le moment...
— Hé, salut les mecs ! s'écrie Émie en venant nous faire la bise.
— Salut beauté ! lui dit Jérôme.
 
Elle rougit et sourit comme une ado. Ça y est, elle a enfin remarqué que Jé était fou d'elle ?
 
— Je vous sers autre chose ?
— Tu peux nous remettre une bière s'il te plaît ?
 
La porte du bar s'ouvre et Émie écarquille les yeux en la fixant.
 
— Oh, mon Dieu ! Qu'est-ce qu'il vous arrive ?
 
Je me tourne et vois Méline, le visage en sang, les cheveux dans tous les sens et les mains tremblantes.
 
— Je cherche mes enfants... vous n'auriez pas vu trois enfants ? Aidez-moi, s'il vous plaît...
 
Et elle s'écroule au sol. Je cours vers elle pour prendre son pouls. Heureusement, c'est juste un malaise. Je l'aide à reprendre connaissance et remarque une entaille d'environ trois centimètres sur son front. Elle va avoir besoin de points de suture.
 
— Méline, ouvrez les yeux, dites-nous ce qu'il s'est passé. Quand avez-vous vu vos enfants pour la dernière fois ?
— On te laisse avec elle, on va chercher après les petits, dit Jérôme.
— Vous la connaissez ? Qui est cette femme ?
— Émie, ferme le bar et viens avec moi, je vais t'expliquer en chemin.
 
Elle ne discute pas et écoute mon ami. Méline peine à ouvrir les yeux et pleure en suffoquant, à tel point qu'elle ne peut rien me dire.
 
— Chut, je suis là, on va les retrouver. Mes amis sont partis à leur recherche, ça va aller.
— Il... il... il... tente-t-elle entre chaque couinement de douleur.
— Calmez-vous, soufflez lentement et fermez les yeux.
 
Elle fait ce que je lui dis et retrouve peu à peu une respiration normale.
 
— Maintenant, vous pouvez me raconter.
— Il a dit aux enfants de fuir très loin, et que si les revoyait, il les égorgerait... Anaïs a pris les petits et est partie en courant... puis il m'a cognée, encore et encore, parce que je hurlais pour que mes enfants restent avec moi. Il est complètement fou...
— Comment vous êtes-vous enfui ?
— Après m'avoir battu, il s'est endormi dans son fauteuil tellement il avait bu... lorsque j'ai réussi à me relever, j'ai couru aussi vite que j'ai pu, mais je n'ai pas trouvé la moindre trace de mes bébés. J'ai ouvert la seule porte où il y avait de la lumière et je suis tombée sur vous.
— Méline, vous avez besoin de voir un médecin, vous avez une plaie à la tête.
— Non, soignez-moi, mais ne me forcez pas à y aller !
— Et ensuite, que ferez-vous une fois qu'on aura retrouvé vos enfants ?
— Je vais partir le plus loin possible, je ne retournerai pas là-bas...
 
Je réfléchis à une solution et lui dis :
 
— Pour cette nuit, je vais vous accueillir, ensuite on vous trouvera un foyer. Venez, je vous emmène.
 
Je l'aide à se relever et nous sortons par la porte arrière du bar. Nous sommes à deux rues de chez moi, nous arrivons donc rapidement à mon appartement. Une fois sur place, j'appelle Jérôme pour lui dire de me rejoindre dès qu'il les aura retrouvés, puis je sors ma trousse à pharmacie. Heureusement, je suis bien équipé et j'ai appris les bons gestes, elle ne gardera qu'une mince cicatrice.
 
— Allez prendre une bonne douche en évitant de mouiller votre front, je vais vous prêter des vêtements pour la nuit.
— Merci... pour tout...
 
Je ne lui réponds pas, encore un peu vexé qu'elle m'ait repoussé quelques jours plus tôt, quand j'ai seulement voulu savoir si elle allait bien alors qu'elle avait enfermé son bourreau dans la cave.
 
— Tenez, voici de quoi vous sécher et vous habiller. Prenez le temps qu'il vous faudra, je vais préparer du café.
 
Elle hoche la tête et ferme la porte. Étonnamment, elle ne la verrouille pas.
Alors qu'elle est sous la douche, mon portable vibre sur le plan de travail de la cuisine. Je cours pour répondre, c'est Émie.
 
— Oui, Émie ?
— On les a trouvés ! Ils étaient à l'arrêt de bus devant le centre commercial, on arrive.
— OK, super !
 
À peine dix minutes après y être entrée, Méline sort de la salle de bain, vêtue d'un de mes t-shirts et d'un pantalon de jogging cent fois trop grand. Ses cheveux mouillés lui tombent sur les épaules et ses bras sont remplis de chair de poule... et de bleus...
 
— On a retrouvé vos enfants, ils arrivent.
 
Elle s'écroule contre mon torse et pleure comme si je lui avais annoncé la résurrection d'un être cher. J'ai envie de la serrer dans mes bras, et alors que je lutte pour me retenir, on sonne à la porte. Jérôme tient la plus petite dans ses bras, tandis qu'Émie donne la main au petit garçon. L'aînée a le regard rempli de haine. Elle avance vers sa mère en la montrant du doigt.
 
— Pourquoi c'est pas toi qui es venue nous chercher ? Pourquoi tu l'as laissé nous faire ça ?
— Anaïs... j'étais à pied, ils m'ont aidé. Et je ne l'ai pas laissé faire, sinon je ne serais pas ici avec de nouvelles blessures !
 
La petite est hors d'elle, elle parle à sa mère comme si c'était elle l'enfant. Je les laisse mettre les choses au point et propose un dessin animé aux petits. Je sais qu'il est tard et qu'ils devraient dormir, mais je dois trouver une solution de couchage.
 
— Est-ce que papa peut nous trouver ici ?
— Non, mon petit gars. Ton papa ne peut ni te trouver, ni te faire de mal ici.
— J'ai le droit de dormir ?
— Bien sûr, enlève tes chaussures et mets-toi à l'aise. Toi aussi, ma puce, vous êtes en sécurité, il ne vous arrivera rien. C'est promis.
 
Les deux enfants s'allongent l'un contre l'autre et s'endorment avant la fin du générique du dessin animé. Méline a le visage tourné vers la fenêtre, je la vois essuyer ses yeux. Anaïs est assise à table et me regarde froidement.
 
— Tu peux partager mon lit avec ta mère pour cette nuit, la chambre est au fond du couloir.
— Pourquoi vous faites tout ça ?
— Pour vous aider !
— On n'a pas besoin de vous.
— Alors, dis-moi. Si tu n'étais pas ici, où serais-tu allée ? Si tu ne veux pas de mon hospitalité, tu peux toujours aller dormir sur un banc rempli de neige !
— Ma mère est mariée !
— Je suis au courant.
— Alicia ! Va te coucher !
— Pourquoi ? Tu veux être seule avec lui ?
— Ne dis pas n'importe quoi, fais ce que je te dis tout de suite !
 
Elle se lève brusquement et va dans ma chambre.
 
— Je suis désolée...
— Ce n'est rien. Elle est troublée, c'est normal.
— Où allez-vous dormir ?
— Ne vous inquiétez pas pour moi, allez plutôt vous reposer, vous en avez besoin.
— Bonne nuit alors... et encore merci.
— C'est normal.
 
Je vérifie que la porte d'entrée soit bien fermée à clé puis me pose dans le petit fauteuil en me couvrant d'un plaid. L'appartement est très calme, j'entends les respirations des petits, et bizarrement, ça m'apaise et m'aide à m'endormir.
 
 
CHAPITRE 4 :
Un ange tombé du ciel
Une petite main me fait sursauter en se posant sur ma joue. J'ouvre les yeux en sursautant et tombe sur la petite brune aux yeux noisette.
 
— Lé où maman ?
— Elle fait dodo. Tu veux quelque chose ?
— Un câlin... Tu peux faire un câlin à moi ?
— Oh... Oui, viens par ici.
 
Je la porte et la pose sur mes genoux, la tête collée à mon torse. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il fait encore nuit, il doit être très tôt. Je me rendors avec la petite Zoé dans les bras, essayant de caler ma respiration à la sienne.
Lorsque je me réveille à nouveau, j'ai des courbatures et un mal de dos affreux. En ouvrant les yeux, je vois Méline, assise dans le canapé, qui me regarde étrangement. Je me lève et repose Zoé dans le fauteuil puis la couvre avec mon plaid avant de faire signe à sa mère de me suivre dans la cuisine.
 
— Bonjour. Vous avez pu vous reposer un peu ? je demande.
— Oui, merci. Malgré mes peurs et mes soucis, j'ai réussi à dormir. Votre lit est très confortable. Et vous, vous avez pu dormir ?
— Votre fille est venue me demander un câlin en pleine nuit et j'ai des courbatures partout, mais je suis soulagé que vous ayez été en sécurité cette nuit. Qu'allez-vous faire maintenant ?
— Je ne sais pas, toutes mes affaires sont à la maison et j'ai nulle part où aller. Et puis, je n'ai ni argent ni travail...
— Il existe des foyers pour les personnes en situation d'urgence. C'est votre cas, vous devriez y aller ! On peut vous donner des vêtements et vous aider à trouver du travail.
— Je n'ai aucun diplôme et je n'ai jamais travaillé... Et qui va s'occuper de mes enfants pendant ce temps ?
— Mais vous ne pouvez pas rentrer chez vous, cette fois il finira par vous tuer ! Je connais peut-être quelqu'un qui pourra vous aider.
 
Je pense à ma tante, la sœur de ma mère, qui tient une friterie. Elle gère son commerce seule et accepterait peut-être de louer le petit appartement adjacent en échange de quelques heures de travail.
 
— Que faites-vous ?
— J'ai un appel à passer, je reviens vite, dis-je en sortant sur le palier.
 
Ma tante répond dès la deuxième sonnerie, inquiète que je l'appelle aussi tôt. Je lui explique un peu la situation et elle me dit qu'elle serait ravie d'aider cette famille, mais l'appartement dont elle est propriétaire est dans un mauvais état, étant donné qu'il n'a pas été loué depuis cinq ans. Je lui propose donc de faire moi-même les travaux pour rendre ce lieu habitable. Elle accepte sans rechigner et invite Méline à commencer dès le service de demain midi.
Comme je commence à vingt-trois heures toute la semaine, je lui propose de m'occuper de ses enfants le temps qu'elle travaille.
 
— Merci beaucoup pour tout ce que vous faites pour nous, Raphaël. Nous allons trouver un foyer pour la nuit.
— Vous ne me dérangez pas ici. Et puis, je serai absent toutes les nuits cette semaine, alors vous pouvez rester.
— Oh, non, on va se débrouiller. Vous avez été assez généreux, merci.
— Vous serez plus à l'aise et vous serez libre de faire ce qui vous chante ici, tandis qu'en foyer, vous devrez suivre leurs règles et vous n'avez aucune intimité !
 
C'est vrai, après tout, je peux encore les accueillir une semaine...
 
— Qu'en pensez-vous, les enfants ?
— Oui ! Moi aime bien Phaël, il est danti ! dit Zoé dans son langage.
— C'est mieux qu'à la maison, en plus y'a une grande télé, ajoute Noah.
— Pourquoi tu nous demandes notre avis ? Tu sais déjà que nous allons rester ici !
 
Méline ignore la remarque d'Anaïs et dit :
 
— La majorité l'emporte, nous restons ! Merci encore, Raphaël.
— Dans ce cas, je vais devoir m'absenter quelques heures. Notez-moi ici les tailles de vêtements et pointures que vos enfants et vous mettez, je vais passer vous chercher des affaires propres.
— Non, je ne peux pas accepter, vous...
— Méline, dans un premier temps, je vous demande de me tutoyer. Ensuite, arrêtez de discuter mes projets.
— Je ne veux pas que tu dépenses ton argent pour nous, et si je dois te tutoyer, alors toi aussi.
— Je ne vais pas dépenser un centime, c'est promis. Prenez votre petit-déjeuner, vous avez de la chance, j'ai fait les courses hier !
 
Elle croise son regard au mien et me sourit en repensant sûrement au sac que j'ai déposé devant chez eux.
Je vais prendre une douche rapide, puis grimpe dans ma voiture pour prendre la route de chez Véro, la mère de Guillaume.
 
— Raphaël ! Quel...

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