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Toi et moi (à) jamais , livre ebook

165

pages

Français

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2024

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Audrey Je vous ai déjà parlé de l’homme qui m’exaspère le plus au monde? Il s’appelle Maxime Durand et je n’ai jamais compris pourquoi mon frère avait choisi ce type arrogant, taciturne et dépourvu du moindre humour comme meilleur ami. Non seulement il a réussi à convaincre mon jumeau de déménager à Londres, mais (poisse, quand tu nous tiens!) me voilà obligée de cohabiter avec lui. Je vais devoir faire appel à tout mon self-control pour survivre à cette épreuve. Sinon, vous n’avez pas des idées pour lui en faire voir de toutes les couleurs? Maxime Elle m’a pourri la vie pendant huit ans avec sa langue acérée. Je pensais être enfin débarrassé d’elle en changeant de pays, mais me voici coincé avec cette peste superficielle et revancharde pendant une durée indéterminée. Le plus dur? Me retenir de lui sauter dessus après la nuit de folie que nous avons partagée. Tout compte fait, ça ne devrait pas être si difficile étant donné que nous nous livrons une guerre sans merci, nous rendant coup pour coup. D’ailleurs, si vous avez des tuyaux pour la faire capituler, je suis preneur.
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Publié par

Date de parution

14 août 2024

EAN13

9782487757134

Langue

Français

Toi et moi (à) jamais !


LINA LESON
Cher lecteur, Chère lectrice,

Nous vous souhaitons de passer un agréable moment en compagnie de Audrey et Max.

Bonne lecture,
Table des matières



1. Audrey

2. Audrey

3. Audrey

4. Audrey

5. Audrey

6. Audrey

7. Maxime

8. Maxime

9. Maxime

10. Maxime

11. Maxime

12. Maxime

13. Audrey

14. Audrey

15. Audrey

16. Audrey

17. Audrey

18. Audrey

19. Audrey

20. Maxime

21. Maxime

22. Maxime

23. Maxime

24. Maxime

25. Maxime

L’épilogue d’Audrey

L’épilogue de Max

L’épilogue de Tom


Remerciements
Tous droits réservés. Ce livre, ou quelque partie que ce soit, ne peut être reproduit de quelque manière que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur.
Ce livre est une fiction. Les noms, caractères, professions, lieux, événements ou incidents sont les produits de l’imagination de l’auteur utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des personnages réels, vivants ou morts, seraient totalement fortuite.
2024 Éditions LL
ISBN : 978-2-487757-13-4
En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments.


Orgueil et préjugés - Jane Austen
CHAPITRE 1

Audrey

3 décembre
Posant au sol les nombreux sacs que je tiens dans mes mains, j’observe autour de moi en poussant un lourd soupir. À partir de ce jour, cette petite chambre exigüe meublée d’un canapé-lit, d’un placard ridiculement minuscule dans lequel je ne pourrai pas mettre un quart de ma garde-robe, d’un bureau et d’une chaise à roulette devant avoir mon âge, devient, le nouveau lieu de vie de Thomas, mon frangin. Il arrive dans mon dos et me serre dans ses bras avant de frotter le haut de ma tête, dans ce geste coutumier qui a le don de m’agacer depuis que nous sommes gosses. Je râle pour la forme, mais je ne peux ignorer la boule d’émotion qui vient se loger dans ma gorge.
Nous n’avons jamais été séparés plus d’une nuit et voilà que cet abruti a décidé d’aller vivre à presque 500 kilomètres de moi. Lorsqu’il me l’a annoncé, j’ai tout d’abord éclaté de rire, croyant à une mauvaise blague. Quand j’ai finalement compris qu’il était sérieux, je suis entrée dans une rage sans précédent. Comment osait-il m’abandonner ? Pourquoi partir si loin ? Qu’allais-je devenir sans lui ? Indignée, je ne lui avais pas pardonné facilement et avais refusé de lui adresser la parole pendant plusieurs jours malgré ses vaines tentatives de réconciliation. Céline, ma meilleure amie, m’a rappelé que mon frère était aussi buté que moi, que je ne pourrais jamais le faire changer d’avis, et que chaque journée à bouder était du temps perdu que nous aurions pu passer ensemble. Alors j’ai décidé de mettre ma rancœur de côté.
Depuis, je joue les pots de colle, allant même jusqu’à dormir avec lui, ne lui laissant de répit que lorsqu’il prend sa douche ou s’isole dans un endroit où je ne peux pas aller à sa place. Connaissant mon humeur, Tom m’a supportée sans se plaindre une seule fois. Ou bien était-ce parce que, malgré sa décision, notre séparation lui pesait lourd également ?
— Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu as choisi de tout quitter pour venir t’installer ici, gémis-je.
— Pour parfaire mon anglais ? tente-t-il.
— Mouais, des vacances à rallonges auraient suffi, contré-je, tu n’étais pas obligé de déménager.
Il ne répond pas et s’éloigne en soupirant. Je sais que ma mauvaise humeur l’agace, mais c’est plus fort que moi. Malgré tout, je ne veux pas gâcher nos derniers moments ensemble. Je reprends le train en direction de Paris demain, ce serait bête de se quitter en mauvais termes. Je le rejoins en deux enjambées — en même temps, étant donné la superficie de la pièce, je ne risquais pas de faire des kilomètres — et viens me blottir contre son torse, mes bras enserrant fermement sa taille. Tout de suite, il me rend mon câlin en embrassant mon front. Bien que nous soyons jumeaux, mon frère et moi avons de nombreuses différences.
Il mesure un mètre quatre-vingt tandis que je peine à atteindre le mètre soixante-dix, a une tignasse brune qui boucle légèrement quand elle est trop longue alors que mes cheveux sont blonds et raides. Sans compter son corps athlétique sans fournir un seul effort et en s’empiffrant des pires cochonneries qui existent lorsque je dois vivre avec une petite bouée de sauvetage qui me complexe en permanence. En revanche, nous possédons les mêmes yeux bleus piquetés d’or en amande et un grain de beauté au coin de l’œil gauche.
— Pardon, m’excusé-je en chuchotant, c’est juste que tu vas me manquer.
— Je sais, ce n’est pas facile pour moi non plus, lâche-t-il finalement.
Je resserre un peu plus mon étreinte, respirant son parfum familier. Notre relation fusionnelle en a surpris plus d’un et a dérangé nombre de ses petites amies. Tout le monde a cependant dû s’en accommoder, notre complicité étant plus forte que le reste. Si l’un faisait une bêtise, l’autre le couvrait. Lorsque l’un était attaqué, l’autre le défendait aussitôt. Nous nous appelions toujours en premier pour fêter ensemble les bonnes nouvelles et étions présents l’un pour l’autre en cas de coup dur.
Bien sûr, je sais que ce n’est pas parce que mon frère vit désormais à Londres et moi à Paris, que nous allons arrêter de tout nous confier, que nous ne pourrons plus compter l’un sur l’autre. Mais ce ne sera plus pareil. Nous ne pourrons plus nous précipiter dans la chambre de l’autre pour tout et n’importe quoi. Même si, depuis que je l’avais surpris avec Clarissa, son ex, en pleins ébats, nous avions dû mettre en place un code pour ne pas risquer de trouver l’autre en mauvaise posture. Si une chaussette ornait fièrement la poignée, interdiction d’entrer !
— Et puis, sourit-il, tu n’as pas à t’inquiéter, Max sera là pour veiller sur moi.
— Parce que tu crois que cet argument me rassure ? m’indigné-je en m’éloignant un peu.
Maxime Durand, le pote de mon frère, nous rejoint au même moment. Celui qui est désormais son colocataire est également mon meilleur ennemi. Ils sont amis depuis huit ans et nous nous détestons cordialement depuis autant de temps. Je n’ai jamais compris comment Tom pouvait apprécier cet énergumène taciturne et dépourvu du moindre humour. Je crois bien ne jamais l’avoir vu ne serait-ce qu’esquisser un rictus et les rares fois où j’ai entendu le son de sa voix étaient pour faire des remarques désobligeantes sur les autres.
Je vous jure qu’au début, j’ai essayé de sympathiser avec lui. Pour mon jumeau, j’ai été patiente, ai tenté de lui parler, d’apprendre à le connaître. Mais être face à une porte de prison m’a rapidement saoulée. Au lycée, ses coéquipiers de basket aimaient se moquer d’autrui et il est déjà arrivé qu’ils me chambrent sur mon poids. Jamais je ne l’ai vu prendre ma défense ou celle d’une autre de leurs victimes. Son côté distant à la limite du dégoût constant couplé à son rôle d’arrière dans le club local lui conférait un statut très populaire. Je dois reconnaître que ça m’a toujours fait rire, car il semblait avoir une aversion pour cette célébrité. De nombreuses filles lui tournaient autour et je plains sincèrement celles qui ont eu la témérité de l’approcher et ont été rembarrées par celui qui a été surnommé L’ours par ses partenaires de jeu.
— Je vais courir et je passerai chercher un truc à manger au passage, marmonne-t-il. Tu veux quoi ?
Comme à son habitude, Maxime ne s’adresse qu’à mon frère, m’ignorant totalement. D’abord blessée par ce comportement, j’ai appris à m’en amuser et à prendre un malin plaisir à lui répondre, juste pour l’emmerder.
— Essaie des légumes pour changer, suggéré-je avec un grand sourire. Ces trucs vert et rouge que tu trouves d’habitude sur tes pizzas peuvent aussi être cuisinés de manière parfaitement saine.
Son regard braqué sur mon frangin, il soupire lourdement, accentuant un peu plus mon hilarité pendant que Tom lève les yeux au ciel, habitué à notre sempiternelle guéguerre.
— Tu sais que ce n’est pas un peu de malbouffe de temps à autre qui va te tuer, assène mon frère.
— Non, mais elle va faire augmenter mon tour de taille et je n’ai pas besoin de ça, répliqué-je en fermant les pans de mon gilet pour cacher mon ventre.
— Arrête un peu avec ça, s’énerve-t-il. Tu es parfaite comme tu es !
— C’est typiquement le genre de phrase que l’on dit à une personne grosse ou moche. Ce ne serait pas le cas, on lancerait juste tu es parfaite , sans ajouter le comme tu es .
— Arg. Tu me fatigues ! s’écrie-t-il. Je veux bien une quatre fromages, reprend-il à l’attention de son pote qui suit notre conversation des yeux, les sourcils froncés.
— OK, se contente de répondre Maxime avant de quitter la pièce.
Tournant le dos à Thomas, je commence à sortir nos emplettes des sacs pour les poser sur son bureau afin d’échapper à la discussion qui va inévitablement être engagée. Le sujet de mon poids et de ma corpulence est sensible entre nous depuis des années. Alors que je m’astreins à un régime alimentaire équilibré pour tenter de tenir dans mon 44, voire de retrouver un 42, mon jumeau ne comprend pas ma fixette. Forcément, quand on a une morphologie comme la sienne…
— Didou, souffle-t-il en posant sa main sur la mienne. Il faut que tu arrêtes de te prendre la tête sur ton poids. Tu es parfaite, je t’assure.
— Tom, s’il te plaît, je ne veux pas qu’on se dispute, annoncé-je en revenant à mon déballage.
— C’est juste que… je m’inquiète pour toi, avoue-t-il. Tu vas à la salle trois fois par semaine, tu fais attention à tout ce que tu ingères, tu consignes tes mensurations. J’ai peur que tu tombes dans l’excès si je ne suis plus là pour veiller sur toi.
— Ne t’en fais pas, le rassuré-je, je ne vais pas commencer des régimes extrêmes ou faire de la chirurgie esthétique. Je veux juste faire disparaître cette bouée de sauvetage qui s’accroche malgré toutes mes tentatives.
— Je ne vois pas de quoi tu parles, insiste-t-il. Je te garantis que tu es ma

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