Tricher n est pas jouer
25 pages
Français

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Tricher n'est pas jouer , livre ebook

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Description

Éric et Jamie ont décidés de continuer leur relation au-delà de la soirée où ils se sont rencontrés. S'appliquant à réaliser un à un les fantasmes de Jamie, les sentiments des deux hommes continuent de se renforcer au fur et à mesure.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782375745984
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Moriah Gemel
Tricher n'est pas jouer
Fausser la donne - T.2 -

Traduit de l'anglais par Laure Malaquin-Feeney
MxM Bookmark
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Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Cet ouvrage a été publié sous le titre original :
Load the dice
MxM Bookmark © 2018, Tous droits réservés
Traduction © Laure Malaquin-Feeney
Suivi éditorial © Marie Charlotte Lenoir
Correction © Porte-Plume
Illustration de couverture © MxM Créations
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal.
ISBN : 9782375745984
LE COUP DE BLUFF
 
Le lendemain matin après leur première mise en scène en tant que couple, Eric se réveille avec une mauvaise haleine, une érection matinale et une bonne dose de gêne. Jamie est installé sur le ventre à côté de lui, une jambe au-dessus de la sienne, grommelant et se frottant les yeux. Le blond fait la grimace et se tourne vers lui.
— B’jour, fait son amant, la voix rauque, avec un rire à moitié réprimé et un sourire endormi sur le visage.
Eric lui sourit en retour, remuant de façon gênée.
— Bonjour, répond-il. Euh. Je vais… au petit coin, si ça ne te dérange pas.
— Mmm, bien sûr. Juste en face, dans le couloir.
Jamie ne semble pas du tout affecté par son malaise et s’affale sur le lit, grognant et riant alors que le dominant se lève et enfile ses sous-vêtements. Il s’éloigne, embarrassé, mais s’autorise un sourire lorsque Jamie le siffle avec appréciation.
Sa salle de bains est propre. Eric exécute quelques gestes habituels pour se réveiller, allant même jusqu’à emprunter un peu de bain de bouche pour enlever le goût dégoûtant de son haleine. Il se demande s’il serait déplacé de sauter sous la douche lorsque la porte s’ouvre et que son amant entre.
— Salut, fait-il. J’allais attendre pour me doucher mais je ne peux pas. Mon dos est vraiment dégoûtant. Euh… tu veux te joindre à moi ?
Eric est conscient que ses yeux se sont écarquillés et il cligne rapidement sans pouvoir se retenir. Ce n’est pas le genre d’offre à laquelle il est habitué après une première nuit. D’ordinaire, il est plutôt question d’au revoir gêné et d’une hâte de rentrer chez lui avant d’aller travailler ou de faire ce qu’il a à faire. C’est juste gênant de se demander quel niveau de familiarité il peut se permettre, juger ce qui va trop loin, lorsqu’il envahit finalement l’espace de quelqu’un. Leur relation – qu’importe la façon dont ils la définissent – est encore nouvelle et il s’agit définitivement d’une zone délicate où naviguer.
Et Jamie ne le laisse pas faire ce qu’il a l’habitude de faire. Au lieu de ça, il l’invite sans aucune trace de gêne ni d’embarras. Alors il se dit qu’il devrait être suffisamment mature et se montrer tout aussi direct.
— Vraiment ? demande-t-il. Je veux dire que… le lendemain… je ne veux pas être dans tes pattes.
— Je te l’ai demandé, pas vrai ? lui fait-il remarquer, un sourire en coin.
Eric a définitivement l’impression qu’il se moque de lui.
Il soupire et passe sa main sur son visage, le sourire aux lèvres.
— Euh. J’ai l’habitude de beaucoup plus de… ronds de jambe avec un nouveau… euh… une nouvelle… dit-il en gigotant et n’en voulant définitivement pas à Jamie pour l’air confus sur son visage.
— Relation ? suggère ce dernier lentement, et le blond soupire à nouveau.
— Relation, corrobore-t-il. J’aimerais me doucher avec toi, si tu ne penses pas que je m’accroche de trop.
Son partenaire rit et le prend dans ses bras dans une accolade serrée et chaude.
— C’est une douche, Eric. Tu n’emménages pas.
Non, mais il est probablement la personne la plus gauche qui ait jamais existé, surtout avant d’avoir de la caféine dans le système. Il se rend compte qu’il rougit et secoue la tête en se reculant.
— Est-ce qu’on peut recommencer sans que je me comporte comme le dernier des imbéciles ? demande-t-il. Bonjour, Jamie, j’allais mettre la douche en route. Comment tu te sens ?
L’intéressé le regarde pendant un long moment, l’air de désirer plus que tout continuer à se jouer de lui et à bien le taquiner, mais il hausse les épaules puis se penche en avant pour un rapide baiser, bouche fermée.
— Bonjour, Eric. Une douche me tente bien. Tu la lances et je te rejoins dans une seconde ?
— Ça marche, répond-il en se retournant pour tourner les contrôles de la douche au carrelage crème, parvenant presque à se brûler vif avant de la régler à une température convenable pour y entrer.
Il laisse l’eau couler pendant plus d’une minute, la laisse le détendre et l’apaiser alors que Jamie fait ce qu’il a à faire pour se réveiller et être un tantinet moins dégoûtant de l’autre côté du rideau. Le temps qu’il le pousse et qu’il y rentre, Eric se sent bien, chaud et détendu.
— Viens là, viens sous l’eau, dit-il en se reculant.
Il se sent reprendre le rôle du dominant, de celui qui prend soin de l’autre. Cela ne se passe pas uniquement après un scénario, pas si cela a été intense, et il faut qu’il vérifie le corps du brun pour voir les marques et les dégâts potentiels.
— Laisse-moi jeter un œil à ton dos, reprend-il.
Jamie se tourne et pousse un soupir lorsque l’eau s’abat sur lui, mouillant ses cheveux et dégoulinant dans sa nuque. Eric fait glisser ses mains sur ses épaules, prenant un instant pour apprécier la différence de couleur de leurs peaux, foncée pour Jamie, à mi-chemin entre bronzée et marron, lisse et douce, un peu hirsute . Le mot « basané » lui vient en tête, il retient un rire et se regarde. Le terme le plus juste pour le décrire serait le mot « rosé », surtout dans la chaleur de la douche. Il a des taches de rousseur et des grains de beauté, et il se rase le corps parce que ses poils poussent en touffes, comme s’il n’avait jamais terminé sa puberté. Il préfère avoir l’air délibérément prépubère plutôt qu’accidentellement.
Mais le dos de son amant est magnifique. Les marques sont plus fades et il ne voit aucun hématome. Il passe les mains sur sa peau tiède. Tout semble en ordre.
— Des douleurs ?
Son interlocuteur hausse les épaules.
— Je suis un peu… Je ne sais pas… Sensible ?
— Tu n’as pas de bleus alors ça devrait cesser rapidement, dit Eric avant de s’accroupir et de passer ses doigts sur l’arrière de ses jambes. Comment tu te sens en général ?
Jamie pousse vers l’arrière lorsqu’il se relève et le blond comprend le geste, enveloppant ses bras autour de lui et le serrant fort, son menton par-dessus son épaule.
— J’ai un peu mal, admet le fleuriste. Comme si j’avais fait du sport. De la bonne douleur. Et… j’ai toujours le droit d’être entièrement honnête sans que tu me juges ?
— Bien sûr, promet-il. Ici, c’est la politique du sans tabou.
Jamie se tourne et l’embrasse langoureusement.
— Est-ce qu’un jour ça marchera dans les deux sens ?
Il se raidit et se sent instantanément mal à l’aise. Mais c’est une question légitime et toute relation dans le milieu se doit d’être ouverte, honnête et a besoin de communication. Cependant son amant semble vouloir quelque chose en dehors du milieu également, et il ne peut nier qu’il le souhaite aussi. Et c’est un désir différent, qui n’a rien à voir avec la franchise qu’une relation entre un dominant et son soumis nécessite. Il se sent trop vulnérable, et le risque de souffrir est trop grand sans des limites clairement établies.
Peut-être que c’est ça, la réponse. Peut-être qu’ils ont juste besoin de fixer des limites pour leur relation à l’extérieur du milieu également. Des limites explicites, au lieu de la normalité dont Eric a l’habitude. Les règles implicites des relations le rassurent et sont une alternative familière à la vulnérabilité prématurée. Manifestement, rien ne se passe comme prévu avec Jamie.
— Oui, dit-il finalement en attrapant le shampoing et en souriant alors qu’il lui savonne les cheveux. Mais pourquoi ne me dis-tu pas ce que tu as en tête là maintenant ? Je te laisserai entrer lorsqu’on en aura fini avec ça.
— Ça me va, répond-il en se rinçant les cheveux. OK. Alors. Euh. Tu sais quand on parlait de se doucher ensemble, tu pensais que je trouverais que tu t’accroches ou que tu pourrais t’accrocher, peu importe ce qu’on a dit ? finit-il en riant.
— Oui.
— OK. Eh bien. Je pense que je m’accroche. Genre… commence-t-il avant de soupirer et de se retourner pour le regarder nerveusement dans les yeux. Tu me fais ressentir beaucoup de choses, Eric. Je ne parle pas de beaucoup de différentes choses, mais que tu me fais ressentir chaque chose intensément. Est-ce que… tu vois ce que...

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