Triptyque saphique
87 pages
Français

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Triptyque saphique , livre ebook

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Description

Jennifer apprend avec surprise que sa mère a refait sa vie avec une autre femme. Elle rencontre Chloé, la fille de cette dernière, mais les circonstances vont rapprocher les deux jeunes filles au-delà de la simple amitié. Tania est maquilleuse pour une boîte de films pornographiques. Lors d’un tournage, elle retrouve Laureline, dont elle était amoureuse au lycée, et qui est désormais actrice X sous le pseudonyme de Lily Tease, pour des scènes exclusivement lesbiennes.


Durant des vacances en famille, la jeune Julia fait la connaissance de Linda Lothaire, ravissante quadragénaire. Suite à une crise familiale, Julia est accueillie par Linda, en couple avec une femme, et s’ouvre une parenthèse sensuelle qu’aucune n’oubliera...


Trois histoires de femmes qui aiment les femmes : le Triptyque saphique.



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9782377805709
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Triptyque saphique

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Johnny B.
 
 
Triptyque saphique
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Libertine Editions  2021
 
 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore. Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement
 

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
Une affaire de famille

 
 
 
L’esprit vaguement absent, Jennifer consultait ses mails. Cela faisait quelques heures qu’elle avait obtenu ses résultats de première année de licence de droit ; elle avait été reçue. Elle n’avait éprouvé qu’une satisfaction de circonstance à la vue de son nom sur le tableau d’affichage ; certes, elle avait franchi une première étape, mais elle ne savait toujours pas ce qu’elle voulait faire de sa vie ni si elle comptait poursuivre son cursus après l’obtention de sa licence. Son année universitaire s’était passée globalement sans encombre, entre révisions plus ou moins pénibles, sorties entre amis au cinéma ou en boîte. Niveau vie sentimentale, ce n’était pas mieux non plus ; il y a trois mois, elle avait rencontré un étudiant qui avait trois ou quatre ans de plus qu’elle dans un bar, quelques heures plus tard, elle se retrouvait dans son lit pour une demi-heure à trois quarts d’heure de plaisirs conventionnels et, le lendemain, ils se séparaient bons amis ou presque, le jeune homme prétendant qu’il ne voulait pas aller plus loin. Jennifer l’avait soupçonné d’être déjà pris, mais ne lui posa pas la question, estimant que ce n’était pas son problème. Pour une première expérience sexuelle, il y avait quand même mieux.
Alors qu’elle faisait le bilan de cette année monotone, elle vit deux mails envoyés par son père et sa mère (ses parents avaient divorcé quelques années auparavant, peu de temps après son entrée au collège), tous deux étaient prétendument sans objet. Elle jeta un coup d’œil au mail de son père :
« Ma chérie, j’ai reçu ton SMS, je suis très fier de toi, on se verra très bientôt pendant ces vacances ! Bisous ! »
Autrement dit, rien de particulièrement transcendant en la matière. Jennifer passa sa main dans ses cheveux châtains coupés court et déplaça le mail de son père à la corbeille. Elle tomba immédiatement sur celui de sa mère, qui était bien plus long et détaillé. Intriguée, elle le lit lentement et alla de surprise en surprise au fur et à mesure de sa lecture :
« Bonjour, ma chérie.
J’ai hésité avant de t’envoyer ce mail, mais je me suis dit que je devais le faire par honnêteté envers toi, même si j’ai attendu le résultat de tes examens pour ça.
Depuis un mois, je vis une histoire merveilleuse avec Yannick. Même si son prénom est souvent porté par les hommes, c’est bien d’une femme que je suis tombée amoureuse. Depuis mon divorce avec ton père, je n’avais jamais ressenti de telles sensations. Elle me comprend, je la comprends et, entre nous, c’est l’entente totale.
Nous avons emménagé ensemble depuis une semaine. Avant-hier, nous avons été rejointes par sa fille Chloé, qu’elle a eue à vingt ans et qu’elle a élevée souvent seule. Chloé est une jeune fille un peu réservée, mais adorable quand on la connaît bien, elle est en première année de licence de psychologie. J’espère que tu t’entendras bien avec elle et Yannick quand tu les rencontreras.
Je t’embrasse très fort,
Maman.
PS Félicitations pour ton succès aux examens. »
Pendant deux ou trois minutes, Jennifer resta immobile sur sa chaise, bouche bée, les yeux à moitié levés vers le plafond de son studio. Elle relut ensuite en diagonale le mail de sa mère, mais finit par comprendre qu’elle n’avait pas un sérieux problème de vue et lâcha :
—  Mais. Mais c’est quoi, ce délire ? Maman est lesbienne ?
Durant le restant de la journée, Jennifer demeura sous le choc de cette révélation et y pensa encore une bonne partie du temps. Le lendemain, dans le train qui l’emmenait chez sa mère, elle continuait à s’interroger sur ce changement de vie ; certes, elle avait fréquenté des copains homosexuels pendant son année universitaire, l’an dernier, elle avait sympathisé avec un cousin gay lors du mariage d’une autre cousine, mais que ça la touche d’aussi près, elle avait encore du mal à s’y faire.
Et elle se posait encore toutes ces questions quand elle descendit du train et posa le pied sur le quai de la gare. Sa mère, Florence, une femme d’une quarantaine d’années aux cheveux bruns mi-longs et aux yeux noirs, accourut vers elle à bras ouverts :
—  Bonjour, ma chérie ! Je suis contente de te revoir !
—  Bonjour, maman, moi aussi, répondit-elle en tâchant de dissimuler son trouble.
—  Dis-moi, tu as reçu mon mail ?
—  Oui, oui, ça m’a surprise, mais bon, si tu es heureuse comme ça, affirma-t-elle alors qu’elle avait du mal à croire à ce qu’elle disait.
—  Merci, ma chérie ! Yann n’est pas venue avec moi, elle travaillait encore, mais elle devrait bientôt rentrer, tu la verras sûrement en arrivant.
Jennifer et sa mère prirent aussitôt la voiture et mirent une dizaine de minutes avant d’arriver chez elles. Une femme de taille moyenne, la quarantaine, aux cheveux noirs courts et frisés, vêtue d’un débardeur beige et d’un jean, les attendait sur le pas de la porte. Florence, le sourire aux lèvres, accourut vers elle, lui sauta au cou et l’embrassa à pleine bouche (à cet instant, Jennifer détourna promptement le regard) :
—  Bonsoir, ma chérie ! Ta journée n’a pas été trop pénible ?
—  Pas trop, non, les clients m’ont moins emmerdée avec leurs soucis d’argent. Mais dis-moi, c’est ta fille qui est derrière toi ?
—  Oui, répondit affirmativement Florence. Jennifer, je te présente Yannick, mon amoureuse, mais tu peux l’appeler Yann, c’est plus court. Yann, voici Jennifer, ma fille.
Jennifer, les jambes un peu tremblantes, s’avança vers Yannick et lui tendit la main, mais la compagne de sa mère préféra l’embrasser sur la joue :
—  Bonjour, Jennifer ! Je peux t’appeler Jenny ?
—  Je… je ne préfère pas, je trouve que ça fait bébé. J’ai toujours détesté que mes parents m’appellent comme ça, même mes amis m’appellent Jennifer.
—  Ah bon ? En tout cas, comme ta mère l’a dit, toi, tu peux m’appeler Yann sans problème ! Flo, je crois qu’on va rentrer, il fait chaud.
Florence et Yannick rentrèrent donc. Jennifer les suivait, mais en traînant les pieds. Alors qu’elle venait de franchir le seuil, elle entendit Yannick appeler quelqu’un :
—  La fille de Flo est arrivée ! Tu peux descendre !
—  J’arrive, maman.
Intriguée, Jennifer cligna des yeux, puis se souvint que sa mère lui avait dit que sa compagne avait une fille de son âge. Son attention se porta sur l’escalier et elle ne tarda pas à voir une jeune fille de dix-huit ou dix-neuf ans arriver dans sa direction. Elle avait de longs cheveux blonds tirant sur le roux pâle, quelques taches de rousseur parsemaient ses joues. Elle portait une longue robe blanche et grise et avait une allure moins garçon manqué que sa mère, qui le confirma explicitement :
—  Tu as toujours l’air d’une princesse, ma chérie ! Mais je te comprends, on a une invitée de marque. Chloé, je te présente Jennifer, la fille de Flo. Jennifer, voici Chloé, ma fille. Je l’ai eue à vingt ans, alors que je ne savais pas encore que je préférais les femmes.
—  Salut, fit Jennifer.
— Bonjour, répondit Chloé d’une petite voix.
— Chloé a toujours été un peu timide, expliqua Yannick, mais, avec le temps, elle s’habitue vite à la compagnie.
— Nous n’avons pas trouvé une maison avec beaucoup de chambres, vous allez donc dormir dans la même pièce, ça ne te dérange pas, Jennifer ? demanda Florence.
— Non, pas du tout, répondit Jennifer.
Elle se disait en même temps :
Au point où on en est. Après tout, on ne dormira pas dans le même lit, c’est déjà ça.
Une demi-heure plus tard, après une conversation banale et des valises déchargées, Jennifer rejoignit sa chambre, suivie par Chloé, qui lui dit :
— Comme tu n’étais pas encore arrivée, j’ai choisi le lit le plus éloigné de la porte, ça ne te dérange pas ?
— Non, non.
Jennifer s’affaissa avec nonchalance sur son lit et regarda d’un air perdu Chloé rejoindre le sien. Pendant une ou deux minutes, les deux jeunes filles ne firent que regarder le plafond de leur chambre, puis Jennifer se hasarda à demander :
— Dis-moi, Chloé, ça t’a fait quoi, de vivre avec deux femmes en couple pendant longtemps ?
Chloé se tut brièvement avant de répondre :
— Eh bien, pour tout te dire, c’est une première pour moi. Ma mère n’a toujours vécu qu’avec moi depuis ma naissance et ce n’est que le mois dernier qu’elle m’a dit qu’elle était lesbienne.
— Ah bon.
Aussitôt, Jennifer songea :
OK, OK. Donc, elle n’a pas dû être la seule à avoir un choc. Je ne suis pas plus avancée sur la façon dont je dois gérer cette nouvelle situation. Chouette !
Elle fut alors sortie de ses pensées par Chloé :
— Et toi, Jennifer ?
— Ben, à ma connaissance, ma mère ne m’a jamais dit qu’elle avait un penchant pour les femmes, pas même quand elle a divorcé de mon père. C’est donc tout nouveau pour moi.
Chloé sourit et lança :
— Bon, au moins, on est dans le même bateau.
Elle fit un quart de tour sur elle-même et écarta les jambes sous les yeux de Jennifer, qui lui dit :
— S’il te plaît, tiens-toi mieux, je vois ta culotte sous ta robe !
— Oh, pardon ! s’excusa Chloé. J’ai toujours été seule dans ma chambre, alors parfois, je me laissais aller.
— Je vois ça, oui, constata Jennifer.
Après quoi, les deux jeunes filles ne se parlèrent presque plus, se contentant de regarder le plafond ou d’écouter de la musique sur leur iPhone.
 
Durant près d’une semaine, les journées se passèrent sans heurts, assez vite, mais sans grands bouleversements. Jennifer avait encore du mal à l’idée de voir sa mère refaire sa vie avec une autre femme, aussi éluda-t-elle le sujet en permanence lorsqu’elle sortait avec ses amis ou déjeunait avec son père et sa compagne. Quant à Chloé, elle se tenait à distance, mais ni sa mère ni Florence ne s’en alarmèrent, étant donné que cela faisait partie de ses principaux traits de sa personnalité. Les relations avec Jennifer étaient correctes, mais elles étaient encore loin d’être des amies intimes.
Et puis, une nuit, alors que Jennifer dormait à poings fermés, petit à petit, elle fut tirée de son sommeil par des soupirs d’abord ténus, puis plus explicites au fur et à mesure qu’elle émergeait de sa torpeur. Elle se retourna lentement dans son lit, se retrouva allongée sur le dos, tendit l’oreille et entendit très distinctement Yannick murmurer entre deux halètements :
— Oui… Oui… Oh oui… Oh oui, oui, oui.
Jennifer cligna des yeux et, désormais bien réveillée, pensa :
Attends. Ma mère et Yannick. Elles couchent ensemble en pleine nuit ?
Alors que les gémissements de Yannick continuaient de marteler les tympans de la jeune fille, elle poursuivit ses élucubrations personnelles :
Ah oui, elles ont deux jours de repos et elles en profitent. Elles pourraient être plus discrètes, quand même, j’ai envie de dormir, moi !
— Oui, oui, oh oui, oui, oui…
...

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