Un démarrage explosif
45 pages
Français

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Un démarrage explosif , livre ebook

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Description


Une femme tête en l’air en baskets bleues, un homme propre sur lui aux vêtements sans le moindre pli, deux personnalités que tout oppose, et deux familles qui n’arrangeront rien...




RÉSUMÉ



Harold et Elsa ont survécu à leurs diverses rencontres explosives, jusqu’à un fameux 14 février qui a tout changé... et les a poussés dans les bras l’un de l’autre.


Ils entreprennent alors de se découvrir, de partager leur quotidien, de se donner une chance.


C’est sans compter sur quelques difficultés notables, sources de tensions, de situations rocambolesques et d’incompréhensions : entre leurs personnalités différentes, leurs familles pour le moins envahissantes, et leurs activités professionnelles, arriveront-ils à trouver de la place pour l’amour ? Survivront-ils à ce démarrage explosif ?



Après « Un service explosif », découvrez sa suite : « Un démarrage explosif »...




EXTRAIT 1


— Tout va bien ? demande subitement Harold. Tu as l’air ailleurs.


Perdue dans ses souvenirs, Elsa s’est figée, la fourchette à mi-chemin de sa bouche, du fromage dégoulinant de son morceau de pizza. Réalisant sa posture, elle avale la bouchée, avant d’adresser un sourire à son rendez-vous de la soirée.


— Oui, désolée. Perdue dans mes pensées.


— Positives, j’espère, lâche-t-il, tandis que son genou vient délicatement frôler le sien.


Ce simple contact lui envoie une décharge électrique. Il lui faut invoquer tout son self-control pour ne pas se jeter sur Harold et lui arracher ses vêtements.


— Très positives, affirme-t-elle en se gardant bien de mentionner ses souvenirs de colopathies et de ballonnements... niveau glamour, on peut difficilement faire pire.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9791096622634
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Iman EYITAYO
 
 
 
Un démarrage explosif
 
 
 
Un service explosif, acte II
 
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
Illustration de couverture  : Pixabay
Corrections et vérifications du Bon à tirer  : Audrey Moui
 
Collection numérique  : Plumes Libellules
 
ISBN : 979-10-96622-63-4
© Tous droits réservés pour tous pays
Février 2020
 
Dans la même collection
 
La danse des tatouages – Iman Eyitayo
L’appel du destin – Iman Eyitayo
L’enfant aux mille sourires – Marie H. Marathée
Héritage familial – Marie H. Marathée
Esmeralda, mon amour – Marie H. Marathée
Le rendez-vous des morts – Miss Huakinthos
L’odeur du mimosa – Marguerite Gauthier
Un présent plus que parfait – Marie H. Marathée
Coupure de courant – Pascale Quiviger
Enchanteresse – A.J Lanolli
Un service explosif – Iman Eyitayo
Des lys blancs pour Eva – Marie H. Marathée
 
Iman EYITAYO
 
 
 
Un démarrage explosif
 
 
 
Un service explosif, acte II
 
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
 
 
Le restaurant
 
Elsa s’efforce de ne pas fixer Harold. Chaque coup d’œil lui rappelle le moment qu’ils ont partagé deux heures auparavant, lors d’un banal entretien d’embauche qui s’est finalement révélé riche en surprises.
C’était comme si la fin du monde approchait, comme s’ils n’auraient qu’une seule chance d’exprimer le désir qu’ils contenaient depuis quelque temps déjà. Lorsque leurs lèvres s’étaient touchées, Elsa s’était senti fondre, puis exploser. Elle avait plongé dans ce baiser comme dans de la lave en fusion, l’attirant à elle avec force et détermination. Il n’avait pas résisté, bien au contraire. Il l’avait retournée et plaquée contre le mur, s’était écarté un instant pour la boire du regard, avant de reprendre là où il s’était arrêté. Leurs langues avaient joué ensemble, leurs mains s’étaient aventurées sur la peau de l’autre, caressant bras, torses, poitrines et visages. Elsa n’avait jamais autant perdu le contrôle avec un mec, mais elle s’en fichait. Bien qu’elle préfère en général attendre, avoir confiance d’abord, elle avait envie de lui : tout de suite . Elle avait donc sauté dans cet océan de plaisir les deux pieds joints, sans retenue… jusqu’à ce que leurs ébats la conduisent à se heurter l’orteil contre un bout de table. Elle avait hurlé de douleur, coupant court à l’instant. Harold avait essayé de la soulager, mais, vu qu’il avait le tact et la compassion de la fameuse Blanche-Neige de l’hôpital privé de Marne-la-Vallée — c’est-à-dire, très peu —, Elsa lui avait exigé de ne pas s’en mêler. Ils étaient donc restés à fixer le mur avec embarras, tandis que la souffrance d’Elsa s’évanouissait peu à peu. Durant ce laps de temps, elle avait étrangement pensé à son homonyme — la princesse Disney —, qui portait des escarpins sous un hiver éternel, sans avoir froid ou se geler les orteils. Elle avait songé qu’un pouvoir comme le sien n’aurait pas été de refus en ce moment, puis s’était ressaisie et avait proposé de continuer la soirée dans un restaurant italien qu’elle appréciait. Harold avait accepté.
À présent, ils se tiennent là, au Little Nonna, à déguster une pizza au nom imprononçable : la Il bello Il brutto 4 formaggi — ou quatre fromages, en français. Après une longue semaine de privation de son mets préféré, le choix du type de cuisine lui a paru évident : c’était ça, ou elle dévorait quelqu’un, littéralement. Or, il y a peu d’endroits sur Paris où elle peut en manger, du moins depuis qu’elle a été diagnostiquée intolérante au gluten, après près de quatre années d’allers-retours fréquents aux urgences pour des crises de colopathie assez douloureuses et voyantes. Il s’agit d’un trouble affectant le colon et provocant des crampes, des douleurs abdominales, des ballonnements, de la diarrhée, de la constipation et autres joyeusetés. Pour Elsa, consumer du gluten s’apparente à ressembler, en moins de deux minutes, à une femme enceinte de quatre mois, dont le tronc se bloque douloureusement. Une fois, alors qu’elle était encore étudiante, Elsa était restée coincée dans son lit le jour d’un examen important : il avait fallu attendre cinq heures que son intestin dégonfle pour qu’elle puisse enfin bouger et se déplacer. Évidemment, personne ne l’avait crue, et elle avait récolté un joli «   zéro   ». Faire le lien entre ces crises et son intolérance a requis beaucoup d’analyses, de temps et de chance.
— Tout va bien   ? demande subitement Harold. Tu as l’air ailleurs.
Perdue dans ses souvenirs, Elsa s’est figée, la fourchette à mi-chemin de sa bouche, du fromage dégoulinant de son morceau de pizza. Réalisant sa posture, elle avale la bouchée, avant d’adresser un sourire à son rendez-vous de la soirée.
— Oui, désolée. Perdue dans mes pensées.
— Positives, j’espère, lâche-t-il, tandis que son genou vient délicatement frôler le sien.
Ce simple contact lui envoie une décharge électrique. Il lui faut invoquer tout son self-control pour ne pas se jeter sur Harold et lui arracher ses vêtements.
— Très positives, affirme-t-elle en se gardant bien de mentionner ses souvenirs de colopathies et de ballonnements… niveau glamour, on peut difficilement faire pire.
— Comment trouves-tu ta pizza   ? tente Harold, qui, lui, a opté pour un plat de tagliatelle alle capensante — pour les non avertis, il s’agit de tagliatelles aux Saint-Jacques et aux tomates cerises.
— Bonne, rebondit Elsa en attaquant le reste de son plat.
— Tu as l’air d’aimer ça, en effet. Je connais une excellente pizzeria à Noisy-le-Grand, si tu veux essayer.
— Je la connais, contre Elsa. Chez Nonna et Nonno, je suppose   ? Très bon, mais je ne peux plus y aller malheureusement.
— Pourquoi   ? demande-t-il en fronçant les sourcils.
— Intolérante au gluten, soupire Elsa, qui craint de plus en plus la tournure que prend cette conversation. Je ne connais que deux restaurants qui servent des pizzas sans gluten, et ils sont tous les deux sur Paris : celui-ci, et un autre dont j’oublie le nom à chaque fois.
Tandis qu’Harold avale la dernière bouchée de son plat, il étudie Elsa du regard. L’intéressée se doute de ce qui va suivre : une litanie sur le fait que le sans gluten n’est qu’une mode et qu’elle n’est qu’une chieuse avec des contraintes. Depuis qu’elle a débuté son régime, on la juge constamment : sa famille, ses amis, ses collègues, ses rendez-vous galants, et même les serveurs. À Paris, l’ère de la tolérance alimentaire ressemble fortement à une utopie digne d’un blockbuster américain… quand bien même il lui faut admettre que les choses ont beaucoup progressé ces dernières années.
Elle attend donc patiemment la réplique d’Harold , qui ne tarde pas à arriver.
— Comment as-tu su que tu étais intolérante   ? Et quand   ?
Étonnée de la question — on ne la lui pose qu’après trois heures de culpabilisation intense ou de jugement sur l’absence cuisante de croissants dans sa vie —, elle a besoin d’une minute pour répondre :
— Je l’ai su il y a quatre ans. J’avais des… comment dire… des soucis de digestion. Malgré des tonnes d’analyse, les médecins ne trouvaient pas le souci. Une amie m’a suggéré de tenter le régime sans gluten. Au départ, je n’ai pas voulu. C’était il y a six ans, à une époque où il n’y avait que très peu d’alternatives sur le marché : j’avais trop peur de ne plus pouvoir manger de pizza.
Malgré elle, Elsa pouffe en se rappelant sa stupidité à l’époque. Quand elle y songe, choisir d’être malade pour des pizzas, c’est assez taré.
— Je ne s

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