"3 Poetriae Novae"
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Description

S'il y a du Baudelaire, c'est à Geoffroy de Vinsauf, grammairien anglais qui publie en 1210 "Poetria nova", que j' "L" emprunte, les textes à Homère, à Xénophon, à Virgile, à Lewis Carrol, sous les augures génériques de Lycophron, car il y est question : d'imitations, de translations, de transformations, de compressions spatiales, de dérivations temporelles, de cristallisations oniriques, de crédit-illustrations & de réflexions glissées, croisées, tissées des autres, des résumés, des condensés, d'abrégés, de précipités, de comprimés...

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Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2010
Nombre de lectures 262
EAN13 9782296266407
Langue Français
Poids de l'ouvrage 8 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,009€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

« 3 POETRIAE NOVAE »
Levée d’ancre
Collection dirigée par Michel Cassir et Gérard Augustin

Levée d’ancre est une nouvelle collection privilégiant l’écriture poétique. Elle se propose d’abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes ; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose » par lequel l’œuvre exprime ce qu’il y a de plus actuel, dans sa construction d’un sens de la poésie.
Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie.

Dernières parutions
58 – Hiromi TSUKUI, L’eau qui rit , 2010.
57 – Gérard AUGUSTIN, Athènes dispersée parmi les fleurs , 2010.
56 – Antoine SIMON, Re coudre , 2010.
55 – Nora IUGA, Le cœur comme un poing de boxeur , 2010.
54 – Christian CAVAILLE, gravités , 2010.
53 – Alain ROBINET, La poésie n’illustre pas la peinture, qui n’imite pas ! En 5 théories-fictions prises sur le vif du sujet : contre Horace pour Eros , 2010.
52 – Enver ERCAN, Le coquelicot blanc , 2010.
51 – Sebastian REICHMANN, L’Unité a déménagé dans le monde d’en face (photographies de Gheorghe Rasovsky), 2010.
50 – Pierre GODO, Rue , angle et feux , 2010.
49 – Gavin BOWD, Chastellart , 2009.
48 – Catherine LECHNER-REYDELLET, Æternitas. Nasci – Vivere Mori , 2009.
47 – Christian CAVAILLE, Instances accrues , 2009.
46 – Reza HIWA, Rêve et châtiment , 2009.
45 – COLLECTIF, Dix-sept poètes turcs contemporains , 2009.
44 – Siegfried PLÜMPER-HÜTTENBRINK, Itinerrance , 2009.
43 – Dan STANCIU, Les témoins oraculaires , 2009.
42 – Philippe André RAYNAUD, Innombrables parmi les minuscules , 2009.
41 – Nathalie PICARD, Le Mot Amen ne se prononce pas , 2008.
40 – Nanos VALAORITIS, La boîte de Pandore , 2008.
39 – Maria EFSTATHIADI, Gants avec mains. Traduit du grec par Michel Volkovitch, 2008.
38 – Paul HENRY, Mari d’Ingrid (trad. de l’anglais par Gérard Augustin), 2008.
Alain Robinet


« 3 POETRIAE NOVAE »

convoquent
Homère, Xénophon, Hérodote,
Virgile, Arioste, L. Carroll &…
à ce colloque :

fil(m)ez métaphores !


L’Harmattan
© L’Harmattan, 2010
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-12954-2
EAN : 9782296129542

Fabrication numérique : Socprest, 2012
LE SYNOPSIS des 3 POETRIAE NOVAE par ALEXANDRA
variante de la « Cassandre » de Lycophron {1}

C’est alors que, sur fond de ciel vert-de-gris,
Alexandra alias Cassandre
des créneaux de sa tour prémonitoire où elle enfermée
pour trop dire la vérité
proféra, proclama, oracula ses prophéties :
Hélas ! hélas ! 2 x maudite ! 2 x embrasée, Troie !
par Hercule, pseudo Jonas Cétacé, par les Grecs,
Je t’embrasse des yeux, Troie !
Tout à l’heure, la voie des Enfers va conduire un marin, Pâris,
jusqu’au con d’Hélène pour notre + grande perte séculaire !
De sa bouche qui mâchait du laurier, sortait sa voix fatidique,
telle celle du Sphinx :
ELLE DIT : tu verras des mâchoires & le Dard d’anelle,
baleines & dauphins & phoques
bondir au milieu des villes, des campagnes
pour s’échouer sur les plages sablonneuses.
Tu ne jouiras pas longtemps du fruit de ton crime, Pâris,
car Protée t’enlèvera Hélène
& tu reviendras à Troie, seul, telle taupe creusant
galeries dans les tréfonds abîmes
de notre futur depuis déjà de ce passé !
Hélène, elle, jouira de 4 autres maris :
Thésée, Ménélas, Déiphobe & Achille,
loups ravisseurs, aigles prédateurs aux yeux perçants
& au vol rapide.
Car, de ma tour promontoire de très haute clairvoyance,
Je vois, je prémonitionne, Je prédis la toute destinée,
d’Europe/Asie depuis LN !
Car ton forfait poussera les Grecs à la vengeance, qui,
après avoir immolé Iphigénie, (ou une biche en leurre)
coalisés font voiles dehors contre Troie.
Je vois encore depuis longtemps la ligne sinueuse des nefs
qui, terribles, s’avancent sur les flots :
Là, Scandalex, tu ne toucheras pas à vide les cordes bandées
de ta lyre aux fatidiques flèches.
Car, pythie, tu as vu, tu vois, tu verras déserts s’étendre
des lisières sablonnoeuses des plages houleuses
où ils débarquent en Asie pour une guerre sanglante :
ruines & incendies garantis.
Non contre la pluie de Jupiter qui de sa foudre submerge,
tsunamise tout le pays !
& alors déjà Je prédictionne, J’augure, Je présage :
Cother -Hectot mort, Troïle- Loiret mort,
Laodice- Claidoe mort & les morts de Polyxène le
Xenopyl, de mes sœurs, de ma mère Hécube- Buchée
& de Priam- Rimap , mon papa.
Et déjà, se lamentent, à ces bruits d’apocalypse,
les chevaux qui hennissent {2}
Aethon, Aéropetes, Aéthé, Aliger, Amor, Aquilo, Arion, Eole,
Borysthenes, Bucéphale, Cyllarus, Eous, Euthycidus, Hirpinus, etc…
Quant à moi, telle bacchante, Sibylle Alexandra qui
enchâsse les temps, emboîte les espaces,
Moi, l’entourée, ceinte de clairvoyances, JE DIS :
Ajax me violera…Puis,
étendue, nue, à terre, écrasée sous les coups
d’airain me brisant nuque & reins
Clytemnestre ME tuera en tant que Cassandre.
Pallas me vengera & les maux accableront les Grecs !
& le loup fera sous jaillir l’eau de sources cachées, cryptées.
& depuis déjà, voici les mers couvertes de cadavres,
de débris, de vaisseaux & de pétrole.
Morts d’Ajax, de Phoenix, de Calchas, d’Idoménée,
de Sthénélu, de Mopsus, d’Amphiloque.
& déjà voici l’aigle aux ailes frémissantes qui
imprime, écrit sur la terre comme un large sillon.
Or, de tant d’errances sur les mers & dans les temps
s’établirent sur tant de terres in Mare Nostrum :
Teucer, Agapénor, Acamas, Praxandre & Céphée
& J’entendrai raconter ce que Je vais annoncer :
car, de mes yeux de voyante, J’ai vu, Je vois & verrai
défiler le déroulé de ces jours lamentables
où se sont accomplis les + terribles des malheurs,
sur terre, sur mer, dans les cieux !
[Des amours d’Acamas & Laodice = raccour(é)cit :
Aethra, Dioscures, Apharides Idas & Lyncée.]
Hélas, telle Pythie, telle Sibylle, Je pleure malheurs, je geins,
choralise les plaintes des mourants rejetés sur les plages !
Vous les entendez-vous ? ! Hélas !
Moedie- Diomède le Grec arrive en Italie,
d’autres aux Baléares…
… Si Ulysse- Yssule connaît bcp de malheurs,
Smalen -Ménélas visite bcp de pays.
Gunée, Prothoüs & Eurypyle périront en Libye,
Philoctète en Italie, ainsi qu’Epéus
le menuisier du cheval-leurre de Troie.
Le soleil les séchera comme dauphins sur bords de mer salée !
Comme pour après avoir laissé derrière elles le lac Averne
& les eaux noires, les bitumes du Styx,
des colonies troyennes essaiment à Ségeste, à Malte,
à Siris, à Leutarnia, se répandent
comme le coursier né du cou de la belette de mer
aux regards pétrifiants, Gorgone.
Des Grecs, en Thessalie obéiront à Clété l’Amazone
qui fondera Etrusqu’ Ombrie,
Térina sera fondée par d’autres guerriers géniteurs,
Nérée & Thoas aux pieds du Pind’art.
D’autres in Mélita Isola, Elpénor conquiert l’île d’Othrone
& l’Actium.
Comme des peuples nés d’avant la lune, de Podalire,
le sort en est jeté
& celui des Naubolides jusqu’aux bords du fleuve
aux cou & cornes de taureau.
Je sais, Je vois, J’embrasse passés, présents,
futurs intriqués, imbriqués, spiralés :
sont les malheurs de la Sétée-troyenne & des Grecs
au-delà de Corse que JE DIS :
Piques & feux de la foudre écraseront les taureaux ailés,
Agamemnon sera tué par sa femme,
Clytemnestre ME tuera en Cassandre ,
étendue à terre, écrasée par coups d’airain sur reins & nuque.
Mais non en Alexandra , qui est Sur-Vive
& dont le lamento devient flamenco !!
Locriens expieront crime d’Ajax avatar de sa mère
comme conque percée
sur les flots où surnagent des planches
(translation des os d’Hector à Thèbes ?).
Je vois cette ville aux 30 tours crénelées bâtie
depuis la troyenne truie Kelainè !
Je sais, Je vois, Je dis qu’en Crète tout chez Idoménée périra !
En revanche, ma postérité s’étendra loin Enée en Italie
& ce sera Rome qui dominera terres & mers…
…Car Je prophétissais déjà, en devineresse :
que la rencontre (fortuite ?) d’Enée & d’Ulysse (Reomulus)
est la vraie origine lydienne/mysienne de Rome.
J’annonce donc que les Greco-Latins domineront le monde.
Malgré Amas De Kalamités des guerres Europe/Asie
aux roches Cyanées du Pont-Euxin :
enlèvements d’Io par les Phéniciens, Europe par les Crétois,
Argonautes, Thésée, guerres de Laomédon,
les 2 destructions de Troie,
expédition de Tyrrhène-Lydus en Italie
[comment se love le raccour(é)cit] :
Tu pleureras sans cesse nos malheurs, nos tours écroulées :
échec & mat en jeu de go au détroit d’Hélas-Pont !
Ta douleur n’aura de terme :
car Agamemnon ravagera Troade, Oreste la Tauride.
Du haut des rochers-tours, toujours, il Illiadera une expédition
vers l’au-delà des mers, îles-mondes & continents-planètes :
Xerxès brûlera Athènes, & Alexandre le Grand
de mon sang d’Alexandrie fondera un vaste empire !
Le flambeau de la haine s’alimente aux brasiers.
Mon double nom ne disparaîtra pas (à fonds renversé),
car on m’élèvera un temple à Pasali -Salapia.
En ritournelle, j’entendrai raconter ce que je vais annoncer :
Ces terribles combats de reptiles tels des dragons,
Ces terres dévastées par des taureaux de feu & de fric !
O ma mère, ton nom ne s’oubliera, même chienne devenue !
O Pâris, mon frère ! depuis… ce que TU,
les malheurs de ma race sont tels éclairs de foudre-Jupiter
qui s’étendront sur les palais de Gnosse & de Gortyne,
qui sont les les styxmates d’Occident & Chinaméric.
& d’où, en échos réverbérés, J’entendraiS
raconter ce que Je vais (vous) annoncer :
arbres calcinés, rivières taries, ciel de flèches, soleil obscurçuif !
Le résumé des guerres Asie/Europe : Prométhée/Sarpédon :
Io enlevée, Europe raptée, Argonautes,
Troie-truie aux 30 tours 2 x détruite par Hercule,
Tyrrhène & Lydus in italia & Pâris, ETC…
…& (comme une ritournelle) les Grecs coalisés qui…
Mais la gloire de ma race s’accroîtra en effets exo-dominos.
Je prophétisse que depuis Enée & Ulysse les origines de Rome
sont lydiennes-mysiennes, pour que
paix soit pour 6 générations (207 ans), p/our !
Comme une Ritournelle, comme une Anabase !
Messager, depuis cette vision-écran, porte mes paroles,
DIT-ELLE !!

1 vague gris argent se brise, sédimente une fange grise des bas-fonds marins si froide qu’elle brûle, qui sent le musc la désolation & le vide. Rejetée, projetée par un volcan abyssin… A bâbord, encadrée de brume, pend une Face ni humaine ni animale, la bouche ouverte darde une petite langue d’éléphant, des rides de peau blanche Lui commissurent les lèvres, des antennes blanches barbent sa mâchoire inférieure édentée. Ses yeux blancs, sans regard au fond d’orbites blanches, sont d’os gratté : telles rage & terreur / masque de lion ds une sculpture assyrienne. Longue antenne blanche oscille, ondule, flèxe. Mer grise de boues bouillonne en cercles-remous : une Chose grise & rouge à long cou mugit de douleur. Aveugle, ses flancs sont lacérés, tailladés, ensanglantés. Le limon gris des suprêmes abîmes comblait les rides monstrueuses du dos & en ruisselait en gouttières. Les coups de sa tête blanche en arrière de son encolure découvraient, au-dessus des vagues rouges & grises du volcan, une paire d’épaules frémissantes de douleur, d’angoisse, zébrées d’algues, encroûtées de coquilles… D’un lointain point un cri perce la coque de l’horizon. Ce fut alors comme une navette : une 2° tête, un 2° cou cinglant, au travers de murailles d’eaux bruissantes, vers la 1° tête de la 1° bête, vers le 1° cou du 1° Etre. Qui se rencontrent, mugissantes, s’immergent, émergent en enlacements, en élancements, en frottements, qui sont crampes, torsions & soubresauts d’agonie. L’Etre avait été vomi, mutilé & mourant, du lieu de son repos sur le sol des mers où il aurait attendu le Jugement Dernier ! Leva le cou, aveugle & abandonnée, poussa un mugissement désespéré qui se répercuta le long des croupes des houles comme une coquille d’huître ricoche sur une Mare Nostrum … S’acheva en 1 tourbillon de lames versicolores. S’éloigna vers l’Ouest, où le soleil déclinait ses ors sur la nuque de sa tête mordorée devenue, de « Mobile Loch Hic Ness »…………………………………… N’est-ce pas le là du + de l’ultra ? [ D’après R. Kipling : « Un fait », p. 245/250 in « La plus belle histoire du monde », Folio 617.]

1 ° : « ILYAD’ {3} »
D’après Homère aux doigts de rose & en toge de safran,
qui à l’aube dit : « C’est la guerre, le filigrane ! »
Chambardons le CHANT 1 !
ILYAD’ de Troie la guerre pour le con d’Hélène
ou le détroit des Dardanelles.
ILYAD’ à dire l’ire d’Achille, Arrrgggnnn !
aux pieds agiles & au tendon d’argile
qui maugrée car, malgré lui,
l’Aga du Même-Nom que le chef, le conin de Briséis
lui reprit des dessous de sa tente.
ILYAD’ à dire + l’ire d’Achille, Arrrgggnnn ! Greeeuu !
ILYAD’ à dire aussi ce que je vis
les 9 jours 2009 sous les traits diluviens
& meurtriers d’un Phoebos l’Apollon,
l’ire ivre des hommes, leur colère ! Car,
ILYAD’ à dire , ici, l’ire comme tirelyre de l’aède.
ILYAD’ à dire qu’on relève les mufles des buffles,
qu’on égorge, qu’on dépèce,
qu’on découpe des cuisses, qu’on répand le vin
aux sombres feux lors d’une belle & illustre hécatombe !
ILYAD’ des boucliers le heurter des guerriers
& leurs courroux comme courr’oyes.
ILYAD’ à dire ce que j’ouis :
les paroles ailées des imprécations,
les paroles fuselées des injurations,
les paroles ombrées des supplications,
les paroles trompettées des visions :
au milieu de 7 chandeliers, qqu’un :
une figure, une évocation, un personnage,
un colosse vêtu de longue robe & ceint d’or.
Tête & cheveux blancs neige ou laine
yeux flammes de feu, pieds airain.
ILYAD’ à dire sa voix de grandes eaux furieuses,
de sa bouche une épée à 2 tranchants
& son visage soleil zénithal.
Ciel, c’est Google !
& iLYAD’ de noirs vaisseaux blanches voiles,
iLYAD’ les alizés qui gonflent la toile pleine voile,
iLYAD’ les flots qui bouillonnent & sifflent, Ziiii !
autour d’azur étrave, éperon, rostre Clap-clap !
jusqu’aux débarcadères, aux docks, aux silos (pour 10 ans),
du vaste camp plagiaire des Achéens où
iLYAD’ les rumeurs d’hommes en furie,
des vacarmes d’armes, Tsing-brac-dziiin !
qu’ils fourbissent avec bruits, cris & fracas !
ILYAD’ à dire : l’ire noire d’Achille, à la cithare !
& ce que dit Maître Sun {4} :
« la guerre repose sur le mensonge ».
Chamboulons le CHANT 2 !
ILYAD’ de l’Agard du Même Nom que grand chef grec,
à dire, à décrire, à décrypter
le songe, le rêve, la prémonition, le fou présage
à l’instar de Calchas ou de Virgile :
« Les chefs Danaéns construisirent avec le divin secours de Pallas un cheval haut comme une montagne dont ils recouvrirent les flancs d’ais de sapin ou de chêne-rouvre ou de pin entrelacés. Ils font croire que c’est un vœu pour leur retour …Ils y enferment furtivement des guerriers d’élite & les flancs ténébreux du colosse & les cavités profondes…que caresse par 3 fois Hélène… tout son corps se trouve rempli de soldats armés… Hélène (l’enjôleuse, la sirène) les appelle de la voix de leur épouse ; Ulysse les & se bâillonne (Odyssée, ch. IV)… Laocoon lance un énorme javelot ds le ventre & les flancs arrondis de la bête ; il s’y fixe en vibrant ; le sein du monstre en est ébranlé & ses cavités profondes retentissent & exhalent un long mugissement… » … ce rugissement est celui des guerriers qui s’en répandront, nuitamment, & qui mettront à sac, à sang & à feu Troie ruinée, Ilion en cendres ! Eheu ! &
Lors, fort de cette vision cheval Destroy
– type Royal de Luxe –
ILYAD’ à l’ardeur à attiser, à ranimer guerre,
qui s’éternise depuis une décennie
& comme c’est le moment où divine Aurore
s’en vient vers le haut Olympe :
ILYAD’ palabres, ILYAD’ pouparlers, ILYAD’ rivalités.
Alors, là, ILYAD’ à ouïr le grand cri des Argiens, Yooouuh
qui se lèvent, sacrifient & s’arment.
« Tel feu destructeur en cime de mont embrase
immense forêt, clarté brille au loin » (Haïku),
tels ils marchent, tels ils avancent, tels ils foncent,
telle une nuée de l’éclat resplendissant
de leurs bronzes innombrables,
qui, traversant l’éther, monte jusqu’au ciel.
Voici ce qu’ ILYAD’ à voir :
des Achéens qui s’installent face aux Troyens
dans la plaine, vaste hémicycle des opérations,
des acteurs, des effigies, des archétypes
avides de se détruire !
ILYAD’ à dire qu’ils sont légions
autant que les comparaisons de l’aède,
ou les mouches en troupes compactes,
qui font blocs bien rangés, catalogués, répertoriés
qui ainsi font coalitions sur 2 fronts
(ou coalescences à foisons des toisons frisées,
des ellipses cons d’Hélène & de Briséis
à clito réverbéer, à stylets spéléographier…)
au récit de ce qu’ iLYAD’ à dire, d’à ouïr
de/dans cette guerre décennale
dont chocs sonores titanesques
métalliques, équins, boisés,
tonitruants, invectivants, vociférants,
douloureux, victorieux, haineux,
dont mêlées ou combats singuliers des corps armés
sont annales, chroniques, minutes :
qui a des oreilles les dresse & les entende encore
qui ébranlent terres & cieux, Vraoum ! Baoum boum !
& troublent les yeux !
Chambranlons le CHANT 3 !
Qui a des oreilles entende & écrive :
ILYAD’ à voir & entendre les Troyens
qui avancent en criant.
ILYAD’ à voir les Achéens qui avancent en silence
car ils respirent leur fureur,
leur feu intérieur.
Qui a des oreilles les dresse & entende & écrive :
ILYAD’ à voir les 2 armées qui marchent l’une sur l’autre
& qui entrent en choc frontal, hop ! hop ! hoplites !
Alexandre le Troyen ou Pâris en pseudo,
peau de panthère sur le dos,
arc recourbé, épée, 2 piques à têtes de bronze
se présente en champion déjà victorieux.
Mais Ménélas le blond de bondir, tel un lion,
des rangs grecs.
(Tous 2 habitent le con d’Hélène {5} !)
Qui a des oreilles les dresse & entende & écrive :
Pâris fuit ! Hou ! Hou ! voici ce qu’ ILYAD’ à dire du bellâtre !
Car las, sont, les héros
après 9 ans neufs de guerre, eheu ! hélas !
Leurs chefs s’entretiennent d’un cessez le feu
ou d’un duel aux dés pour le rachat
de la chatte d’Hélène.
Sont les 2 sus nommés, tirés.
Qui a des oreilles les dresse & entende & écrive :
ILYAD’ à voir ce combat-là :
jambières & couvre-chevilles d’argent,
cuirasse & glaive de bronze à clous d’argent,
casque à crins de cheval
(dont le panache en brise agité est effrayant),
pique bien ergonomique en main & regard terrible ! Waouh !
Lancers de lances en vain, sbling ! Blong !
les glaives ferraillent qui s’éclairent d’étincelles,
tintent glaives qui sonnent & sabrent au clair…
Se brise celui de Ménélas, hélas ! Blong !
mais qui saisit Pâris au cimier du casque
dont la courroie étrangle son cou roux, mais qui se rompt
& qui s’évapore, escamoté
(en un fondu enchaîné blanc/ noir ?)
& qui rejoint Hélène & avec qui il baise !
han ! han ! oui ! oui ! J’jouis !
Qui a des oreilles les dresse & les entende &
écrive leurs ébats :
ILYAD’ d’Aphrodite, là, un sortilège, non ?
ILYAD’ à dire que ce coup de dés bien mal armé
est d’épée dans l’eau du Scamandre,
qui est un Styx pour tant,
& tant de méandres, attendent encore, en ce chant 3/24,
le lecteur qui a toujours dans le casque tant de bruits
de tant de fureurs qu’écrit l’aède
à l’aide de sa propre ouïe tant que ses paroles ailées
visent le 1000 de la cible
des souvenirs de ce qu’il en vit,
de ce qu’il en lit pour + d’un titre !
Chambrons le CHANT 4 !
ILYAD’ à dire ce que dit Maître Sun :
« exciter la fureur des hommes les mène à massacrer l’hainemi. »
& qu’ ILYAD’ querelle en stade d’Olympe :
du Trône sortent des éclairs, des tonnerres & des voix
pour que ce grand pendart de Pandare tue Ménélas.
Il tend l’arc en le ployant contre le sol,
il choisit une flèche ailée, vierge,
il dispose le trait sur la corde, il fait vœu,
l’arc devient cercle qui crisse,
sonne la corde, s’élance la flèche aiguë, ardente à voler,
Bzzzz !
qui traverse de la cuirasse le ceinturon
& fait jaillir le sang du ventre,
splatch !
de Ménélas. Le sang teint ses cuisses, ses jambes
& ses chevilles.
Ça pisse le sang noir sur l’ocre de la terre !
ILYAD’ à dire qu’il est hors de danger
mais que la ligne troyenne est en marche.
L’Agard du Même Nom qu’Agamemnon, le chef,
rameute les siens, les 2 Ajax, Nestor, sonore orator,
pour laver à l’eau probe l’affront, mais qui, couards,
se défilent, se débinent…
ILYAD’ à voir, ILYAD’ à dire la belle prestance,
l’élégance hiératique de Diomède,
qui statuairement est, toujours-prêt, debout derrière
l’attelage de son char d’assaut.
L’Aga l’engueule pour l’animer de vengeance ! …
De son char, il saute à bas, en armes.
Le bronze rend un son terrible, broomm !
sur la poitrine du héros bondissant :
quiconque est pris de peur ! Aaaahh !
Ainsi sur la rive sonore d’une mer comme le verre,
comme le cristal,
la houle marine, en vagues pressées,
bondit au branle de Zéphyr :
ILYAD’ à voir les 4 animaux pleins d’yeux
devant & derrière :
le 1 o semblable à un lion, le 2° tel un veau,
le 3° comme un homme
& le 4° est un aigle & chacun avec ses 6 ailes !
ILYAD’ à ouïr comme elle se soulève, la houle, au large,
puis se brise sur terre
en un immense fracas dressant sa crête en volutes
& crachant l’écume.
Ainsi les bataillons danéens, muets
où étincellent les armes rutilantes.
Pareille est la clameur chez les Troyens
où les langues sont mélangées,
où tous n’ont pas même accent ni même parler que chacun.
ILYAD’ à dire parce qu’on voit que bientôt ils se rencontrent
s’entr’heurtant boucliers, piques, glaives & fureur
en un tumulte immense
dicté par Crainte, Déroute, Lutte & Fureur
qui est la tirelyre de l’aède, du barde, du rappeur d’odes
& en tisse & en retentisse
un dôme de clameurs, une voûte de gémissements
de ceux qui tuent, de ceux qui sont tués.
& des flots de sang noir couvrent, inondent, irriguent,
inscrivent depuis & pour longtemps encore la terre.
C’est ce qu’ILYAD’ à ouïr & à voir :
que c’est au tour d’Ajax haut comme tour
d’être cible sur damier, ratée ! Youpi !
Mais échec & mat pour Leucos, atteint à l’aine.
Ce voyant, tel Calchas, c’est l’ire d’Ulysse qui tire &
qui, de sa javeline, perce le crâne de Démocoon, le bâtard
qui tombe avec pertes & fracas &tc..
ILYAD’ à dire que c’est par centaines, en ce jour,
Troyens & Achéens gisaient le front
dans la poussière gluante de sang,
côte à côte, tout le long des tranchées du désastre !
Champagnisons le CHANT 5 !
ILYAD’ Diomède au casque d’or 2 cimiers, 4 bossettes,
au bouclier allumé des feux vivaces
de sa prochaine fougue, de sa future audace
qui entre en lice avec liesse pour sa prouesse
dans la danse d’Mars-Arès, cruelle, brutale, atroce.
Quelle pagaille cette bataille ! où chacun s’élit une ouaille
pour sa tripaille, dans une mitraille métonymique.
Il n’y a pas à en faire le compte, le détail :
car pas de quartier pour le charnier, Ding dong dang !
Pique du dos perfore poitrail, pique fichée dans épaule,
pique-pique traverse dents sectionne langue,
pique transperce vessie, bras tranché, cou coupé !
C’est ainsi qu’on besogne, c’est ce qu’ ILYAD’ à en dire !
& Diomède, plein d’allant joyeux, radieux,
fait sauter clavicules, rotules, mandibules ou cotyles.
Les volées de traits trépanent, trépassent,
le bronze tranche la langue,
sifflent dru les fines javelines
qui explorent les bas-ventres,
les glaives explosent les crânes, percent
les tempes, cassent les dents !
Les Troyens reculent, les Grecs avancent,
les Grecs reculent, les Troyens avancent
telles des marées, des déferlantes, des tsunamis
des marées de mêlées humaines, liiiaaaarrr !
selon cycles lunaires,
car c’est la beauté convulsive de la guerre
qui fonde le monde
parfois striée d’éclaircies de paix voire d’amour.
ILYAD’ qu’au bal d’

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