H.E. (Homo Erectus)
41 pages
Français

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H.E. (Homo Erectus) , livre ebook

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Description


Sur fond de festival de jazz, un adolescent découvre des réalités insoupçonnées...




Alors que quelques notes de jazz se dissolvent au-dessus des Arènes, dans la chaleur d’un après-midi d’été, Olivier déambule, seul, dans les ruelles de Nîmes en quête d’un recoin pour y passer la nuit.


Y parviendra-t-il ?



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782381537245
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

H.E. (Homo Erectus)
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Hervé Pezzini H.E. (Homo Erectus)

 
 
 
 
 
Dehors, l’hiver faisait frissonner la ville et les errances nocturnes ne me tentaient guère. Elles me menaçaient, me fragilisaient. Me retrouver face à moi-même me tranquillisait, rassemblait mes sens autour d’un projet qui s’imposait à moi.
 
Il m’était récemment revenu à l’esprit un épisode de ma vie que je tenais caché dans ce que l’on imagine être un recoin de la mémoire, protégé des assauts quotidiens par un drap blanc qui en dissimule les contours. Le moment était venu de faire glisser lentement l’étoffe…
L’annonce
Affalé sur le lit, Olivier parcourt pour la vingtième fois, le programme du Festival de jazz. Il est capable désormais de citer les noms des vedettes, de leurs accompagnateurs, des musiciens assurant la première partie des concerts ainsi que les jours durant lesquels ils se produisent. Il refait mentalement le calcul de la dépense : abonnement aux spectacles, billet de train, bouffe pour s’assurer que l’argent de poche accumulé suffira. Pourtant, afin d’avoir l’esprit totalement tranquille, il lui reste à demander l’accord parental. Tout excité, il lance la revue au milieu de la pièce et dévale l’escalier.
— Maman, j’ai un truc à te demander !
— Oui ? répond-elle distraitement, absorbée à la fois par le magazine télévisé et le pli rebelle d’un drap de coton. Il n’avait jamais compris comment elle pouvait simultanément s’affranchir des travaux de repassage tout en suivant téléfilms et documentaires, sans se brûler.
— J’ai envie d’aller au Festival de jazz, cette année ; il y a de super concerts !
— Mais…, tout seul ? …, tu vas dormir où ? …, combien de jours ? …
Ces questions ne le surprennent pas. Il connaît cette réaction pour l’avoir vécu souvent dans d’autres circonstances. Pourtant, elle fait naître en lui un sentiment de colère. Car, il sait que le moindre changement dans la routine familiale provoque, chez sa mère, naturellement anxieuse, une nouvelle vague d’angoisse. Il est, à la fois, excédé contre elle de cette propension à voir tout en noir, à imaginer les pires risques d’une situation somme toute banale ; et contre lui-même d’en être à l’origine. Il sait également que sa mère ne lui refusera pas mais qu’elle sera partagée entre la satisfaction d’avoir fait plaisir à son fils et l’anxiété déjà présente.
 
 
La machine était sur les rails. J’avais choisi le temps de la narration. Je faisais vivre au présent cette aventure à quelqu’un d’autre, à ce « il », à cet Olivier, si pratique à observer, à décrire ; à qui tout pouvait arriver sans risque de blessure. Je sortais ainsi du faisceau du projecteur ; devenais à la fois conteur et spectateur. Le miroir, accroché au-dessus de la table sur laquelle j’écrivais, me renvoyait le regard de l’homme dont j’éprouvais le besoin de mener, personnellement, la filature.
Le voyage
Après quelques heures passées dans le train sous une chaleur accablante, Olivier traverse enfin le hall de la gare d’arrivée, son sac à dos en bandoulière.
 
Ses parents l’avaient accompagné jusqu’aux marches du wagon. Sa mère avait ménagé quelques secondes entre ses recommandations pour l’embrasser tendrement. N’ayant que très peu voyagé elle-même, ses conseils se contentaient d’être purement théoriques. En revanche, son excitation trahissait une émotion bien...

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