Humbles épousailles à l'orée de la grande bleue , livre ebook
65
pages
Français
Ebooks
2017
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Publié par
Date de parution
24 août 2017
EAN13
9782386472244
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
1 Mo
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Date de parution
24 août 2017
EAN13
9782386472244
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
1 Mo
Humbles épousailles
à l'orée de la grande bleue
© Éditions Complicités, Paris, 2017 ISBN : 9782351201305
www. editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Éric Bruni - Rémy Boyer
Humbles épousailles
à l'orée de la grande bleue
Éditions Complicités
D'un ciel vaguement voilé
d'un doute qui trace sa voie
un départ abrite d'une continuité.
Une passade passagère divertissante.
Une aventure amoureuse tendre et chaste
au fond vertueux d'une terre damée.
Marche florissante, arrondie et nourricière.
En ce flirt à la trame d'une représentation maternelle
duveteuse et moussue,
butine en m'introduisant hors du fouillis inextricable.
En pèlerin fait table rase d'un enfermement
respire le bien-être à l'ouverture réelle.
De deux pièces scindées
avec égard,
se ramifient avec densité
tête et corps.
Ils osent avec méticulosité
alors prêts et pudiques se projeter
dans ce vide auquel ils sont destinés.
Où les plantes essaiment leur pollen
peaufinent et se recueillent afin de retrouver un esprit sain.
Ces défilés campagnards sont faits par ou pour l'homme
une vie se découvre en frémissantes friandises
au panachage de leurs bonnes fibres
feuilles de route, herbes folles et herbes fauchées.
L'horizon d'un accord versant apaisant si bien posé
et ces chemins éclairants
au dessein de leurs haies rangent l'espace
intérieurement et soigneusement
ensembles invitent à tous les possibles.
Comme les souches cultes de vigne sculptent leurs pampres
et les rampes cultivées assurent leur récolte.
Nul besoin de manger son blé en herbe
au travers d'un herbier souverain
sans béton, sans goudron
les tourments s'inclinent au couchant dans la droite ligne
de la verdeur renaissante, de la délivrance
et de cette leçon d'une peau qui ride naturellement marcescente
par ses ondulations et ses plis avant de devoir disparaître.
La campagne est ce florin de conscience
aux couleurs de la vrai vie.
Une existence retrouve la vue.
L'éclatante lumière nous a abandonné.
Les remous succèdent à l'agitation.
La mâchoire humaine monotone au béton confite
n'a plus rien à se mettre sous la dent.
Le néant répond à l'exode
et l'absence de lumière au déclin.
Seuls les nuages en famille occupent notre regard.
Seule notre volonté se retrouve comme la plage lâchée aux marées.
Et seul l'on aurait tendance à ruminer comme le voilier dans le roulis.
D'une crème estivale à l'effervescence qui érode
la plage bondée de vie désormais désertique a fait le vide.
Les rouleaux contre la jetée couvrent le silence austère.
Cette finitude explique le manque.
Et même si cette mer morne se referme ternie par la morte saison
en retrait, la vraie vie poursuit
son chemin…
Entre ombres et lumières
faire la part des choses.
Garder l'équilibre.
Douces confidences près d'un abri de pierres.
L'arbre chaleureux laisse poindre une clarté :
entre fuite du temps, sommeil et épanouissement
Un frisson d'incertitude entre un cabanon isolé
et une agglomération désolée se respire.
Nature humaine
se concentre entre ciel et entrailles.
Une pensée et un corps défaits.
Aux confins d'un béton insipide,
alors qu'un goût de confiture de pierres élaboré à la main
d'une vierge douceur
embaume une âme avide d'équilibre.
Pleinement à l'abri sous sa voilur